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Obama Etats-Unis

Le Parlement français face à la toute-puissance américaine

Que les Etats-Unis ne respectent pas la souveraineté française, on le savait. Mais que cela soit officiellement reconnu dans un rapport parlementaire, voilà qui est nouveau ! Des élus de tout bord, y compris parmi ceux réputés atlantistes, ont même planché durant plus de six mois sur le sujet. Maintenant, il faut des actes !

Minute Couv 2791L’extraterritorialité des lois américaines : le sujet peut sembler terriblement technique, si ce n’est ennuyeux. C’est pourtant avant tout une question de politique et de souveraineté. En résumé, aujourd’hui, la loi américaine s’applique à toutes les entreprises et tous les individus qui ont un lien, quel qu’il soit, avec les Etats Unis. Toutes les entreprises qui ont des activités ou des filiales aux Etats-Unis sont concernées. Pire encore, toutes celles qui effectuent des transactions en dollars tombent également sous les fourches caudines de la justice américaine. Quand on sait que près de 80 % des transactions mondiales se font en dollars, on se rend vite compte des enjeux.

Pour les Etats-Unis, l’objectif est clair : protéger les intérêts américains. « Nous sommes devant un mur de législation américaine extrêmement touffu, avec une intention précise qui est d’utiliser le droit à des fins d’imperium économique et politique, dans l’idée d’obtenir des avantages économiques et stratégiques », explique Pierre Lellouche, député LR de Paris, à la réputation très atlantiste et président de la mission d’information sur l’extraterritorialité de certaines lois des Etats-Unis, qui, constituée en mars dernier, vient de rendre son rapport. Et, « comme toujours aux Etats-Unis, cet impérium, ce rouleur compresseur normatif se déroule au nom des meilleures intentions du monde » : lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent ou le terrorisme, etc.

Bloquer tout business avec l’Iran

Ainsi, si la justice américaine estime qu’une entreprise française ou belge a obtenu un contrat dans des conditions qu’elle juge douteuses, elle peut la traduire devant ses propres tribunaux. Conséquence de cela, ces dernières années, les entreprises françaises ont payé presque 20 milliards de dollars d’amende au Trésor américain, pour deux motifs principaux. Le premier est la violation de la loi FCPA (Foreign Corrupt Practices Act) contre la corruption. Sur les dix-sept entreprises condamnées, dix sont européennes dont quatre françaises. L’exemple le plus connu est celui d’Alstom, contraint de signer un chèque de près de 800 millions de dollars pour des faits de corruption.

Le deuxième motif de condamnation est la violation, selon la justice américaine, des sanctions internationales qui visent des Etats. En 2015, BNP Paribas était ainsi condamné à 9 milliards de dollars pour le viol des embargos américains de Cuba, du Soudan et de l’Iran. Un an auparavant, c’était le Crédit agricole qui payait presque 800 millions de dollars d’amende pour les mêmes motifs !

Le problème, c’est que chaque Etat n’impose pas forcément les mêmes sanctions. L’exemple de l’Iran est ainsi extrêmement révélateur. Si les sanctions internationales ont bien été levées début 2016, « dans la pratique, explique Lellouche, les sanctions dites primaires américaines sont maintenues. En fait, les relations économiques avec l’Iran sont gelées sauf à aller demander l’autorisation des autorités américaines […]. Aujourd’hui, les entreprises françaises demandent à Washington l’autorisation de faire telle ou telle chose en fonction de la législation américaine ». Et d’illustrer ainsi son propos : Airbus n’a pu vendre des avions à l’Iran qu’après que Boeing lui avait vendu les siens !

Aujourd’hui, estime Karine Berger, député socialiste des Hautes-Alpes et rapporteur de la mission d’information, « nous ne pouvons pas, à ce stade, recommander aux entreprises françaises, et encore moins aux banques françaises, de renouer le business avec l’Iran », malgré la levée des sanctions internationales. Ce que confirme Marion Maréchal-Le Pen, député FN du Vaucluse : « Les grandes banques françaises n’osent plus soutenir les groupes industriels français désireux de parapher des contrats, notamment en Iran et en Russie, alors que des groupes américains, à l’instar de General Motors et Boeing, obtiennent des dérogations du Congrès américain pour investir sur le marché iranien à la place de nos fleurons industriels. »

Bref, pour Pierre Lellouche, « clairement la souveraineté de la France et accessoirement celles des autres pays européens, les intérêts politiques, économiques et stratégiques de ces pays sont directement mis en cause par ces législations » extraterritoriales américaines.

Représailles ou gentleman agreement ?

Pour Jacques Myard, député LR des Yvelines et membre de cette mission d’information, « il y a un autre trait qui doit être souligné, c’est notre propre faiblesse et surtout l’absence de réactions de notre gouvernement face aux agissements d’un Etat étranger en France qui sont autant de violations de notre souveraineté ». Parce que si le constat est très clair, les solutions pour régler cette ingérence américaine sont beaucoup plus difficiles à trouver. De l’aveu même de Pierre Lellouche, c’est « la lutte du pot de terre contre le pot de fer ».

Plusieurs propositions sont donc avancées. Certaines sont d’ailleurs prévues dans la loi Sapin II : la création d’un principe de réciprocité, permettant à la France de condamner des entreprises américaines pour les mêmes motifs et selon les mêmes conditions ; la création d’une « convention judiciaire d’intérêt public », permettant aux entreprises françaises accusées de corruption de « plaider coupable » devant des juridictions françaises et de payer leurs amendes à la France et non aux Etats-Unis.

Mais ce que demandent les auteurs du rapport, c’est avant tout un « rapport de force » politique et diplomatique pour que les Etats-Unis renoncent à ces procédures clairement abusives. Il faut, estime Pierre Lellouche, « signaler à nos amis américains que cette situation ne peut plus durer »… Là, tout de suite, c’est beaucoup plus compliqué…

Jean Masson

Article paru dans Minute daté du 12 octobre 2016

[Lu sur le Net] Pas de nation sans protection ! – par Nicolas Bay

28/09/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Jeudi dernier, sur la chaîne Public Sénat, j’ai eu l’occasion de débattre avec Juliette Méadel, porte-parole du PS et ancienne directrice générale du think tank Terra Nova. Elle est la parfaite représentante de la gauche actuelle, cette gauche du laisser-faire et du laisser-passer, cette gauche libérale-libertaire qui ne se soucie plus du peuple, qui a désormais décidé de se tourner vers les minorités et les communautés revendicatives, voire agressives. Une gauche qui n’est donc plus socialiste que dans le vocabulaire, et que l’on pourrait quasiment renommer « sociétaliste », ne se situant plus à gauche qu’au nom de postures prétendument morales et de l’anti-racisme. Un anti-racisme sélectif, évidemment, puisque le racisme anti-blanc et anti-français – qui est sans doute celui qui est aujourd’hui le plus répandu dans notre pays – est considéré par ces gens-là au mieux comme anecdotique, au pire comme fantasmatique…

Lors de cette émission, un vif échange m’a opposé à Mme Méadel à propos du protectionnisme économique (voir la vidéo ci-dessus, note de Novopress). Se figeant dans une posture caricaturale, elle a déclaré à plusieurs reprises que, si le protectionnisme était appliqué en France, on ne pourrait plus acheter de téléphone… Téléphone auquel Juliette Méadel tient énormément, puisque les salaires de misère, l’inexistence des libertés syndicales ou encore le travail des enfants dans certains pays ne semblent pas la déranger.

(…)

Le Front national défend un projet cohérent et propose aux Français un protectionnisme complet qui ne se limite pas aux considérations économiques. La maîtrise de nos frontières doit aussi servir à protéger notre identité en permettant de contrôler l’immigration, d’ouvrir ou bien de fermer notre porte. Le protectionnisme que nous proposons est donc un protectionnisme économique et social, environnemental, mais aussi culturel, et même désormais sanitaire, compte tenu des risques liés à certaines épidémies.

(…)

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Menaces sur la souveraineté alimentaire des Européens ?

Menaces sur la souveraineté alimentaire des Européens ?

20/04/2013 – 12h00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Soutenu activement par Barack Obama et Angela Merkel, le projet de marché transatlantique, outre qu’il porterait atteinte à la qualité de notre alimentation et à notre souveraineté alimentaire, accélérerait le processus d’américanisation culturelle, économique et sociale des sociétés européennes. Libéral-mondialisme oblige, un sujet que la classe politique française se garde bien d’aborder ouvertement.

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Le Déclin français et les années 1970 - Par Pierre Milloz

Le Déclin français et les années 1970 – Par Pierre Milloz

Le rapport Gallois le relève dès ses premières pages : le début du déclin français date des années 1970. Pour autant il ne cherche pas à tirer quelque enseignement que ce soit de cette constatation : il s’abstient de toute allusion directe à la période extraordinairement brillante qui précédait ces années 70; et pas davantage il n’aborde les événements et décisions politiques de l’époque qui pourraient être responsables de ce déclin. (1)

Or en dépit de leur ancienneté, ces années méritent grande attention. P.M.

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La France a perdu plus d’un millier d’usines depuis 2009

La France a perdu plus d’un millier d’usines depuis 2009

07/02/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) – Le chiffre est éloquent à lui seul : depuis 2009, la France a perdu 1.087 usines. Il suffit alors d’imaginer les dizaines de milliers d’ouvriers abandonnés à leur sort, les territoires paupérisés et abandonnés après le départ d’une industrie, les nouvelles friches à la périphérie des villes.

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Briquets : Bruxelles préfère laisser le champ libre aux Chinois

Briquets : Bruxelles préfère laisser le champ libre aux Chinois

04/12/2012 – 16H00
REDON (NOVOpress Breizh) –
Bic a perdu la partie : la Commission européenne a émis lundi 26 novembre, une recommandation tendant à ne pas renouveler les mesures anti-dumping sur les briquets fabriquée en Chine, en vigueur depuis 1981. Il s’agit de la seule barrière à l’entrée en Europe de briquets bas de gamme, parfois non conformes aux règles de sécurité. La décision doit être officialisée d’ici le 12 décembre. La encore, la primauté du principe de la « concurrence libre et non faussée » l’a emporté, religion que pratique le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht (photo ci-dessus).

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Arnaud Montebourg, "cover boy" de luxe pour Armor-Lux

Arnaud Montebourg, « cover boy » de luxe pour Armor-Lux

19/10/2012 – 12h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) –
« Pour une fois, c’est un mannequin qui ne me coûte pas cher. » Jean-Guy Le Floch, le patron d’Armor-Lux, n’en est pas encore revenu : le très médiatique ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg fait la une du Parisien Magazine de ce vendredi,  revêtu de la célèbre marinière rayée, produit emblématique de l’entreprise quimpéroise.  Quand la politique spectacle se met spontanément au service de la marchandise.

Après avoir hésité, selon Europe 1, à revêtir un costume de James Bond (?) ou à se coiffer d’un béret basque – trop franchouillard ? – Arnaud Montebourg a finalement opté pou la marinière chère au couturier Jean-Paul Gautier.

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De l’indépendance énergétique américaine – Par Hervé Juvin [vidéo]

La question de l’indépendance énergétique américaine, abordée en juin dernier par Hervé Juvin sur Realpolitik.tv, a désormais envahi la sphère publique et particulièrement la scène de la campagne présidentielle américaine. Il s’agit bien d’un coup de tonnerre, qui pourrait changer la donne géopolitique mondiale.

Les Etats-Unis, conclut Hervé Juvin, affichent dorénavant face aux dérives de la mondialisation un protectionnisme sans complexes, réalisme, priorité de l’intérêt national et préférence nationale, sans honte. « On peut s’interroger pour savoir si certains de ces éléments de la politique américaine ne seraient pas, pour une fois, des produits d’importation utiles à l’Europe. » Continue reading

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Les Verts restent d'indécrottables mondialistes

Les Verts restent d’indécrottables mondialistes

02/08/2012 — 21h00
PARIS (NOVOpress) — Que les salariés soient conscients d’un fait important, les Verts ne sont guère motivés pour les défendre. C’est le bilan que l’on peut dresser des propos tenus ce matin sur les ondes de RMC par Jean-Michel Placé (photo ci-dessus), président du groupe Europe Ecologie-les Verts (EELV) au Sénat.

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Le conseil régional socialiste d’Île-de-France délocalise un centre d’appel au Maroc

Le conseil régional socialiste d’Île-de-France délocalise un centre d’appel au Maroc

27/07/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpres) —
C’est une nouvelle dont le gouvernement socialiste, et plus particulièrement Arnaud Montebourg – le vibrionnant ministre du Redressement productif –, se serait passé. En effet, le conseil régional d’Île-de-France, présidé depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon, a décidé de délocaliser le centre d’appel du Stif (le syndicat chargé des transports en commun de la région parisienne) au Maroc. Selon une information du Parisien-Aujourd’hui en France.
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[lu sur le Net] « Le slip français », une affaire qui marche aux Galeries Lafayettes

[lu sur le Net] « Le slip français », une affaire qui marche aux Galeries Lafayettes

23/07/2102 — 08h00
via le Figaro.fr Déjà à la tête de la marque d’accessoires de voyage LEON FLAM qu’il a héritée de son grand-père, Guillaume Gibault, ancien élève à HEC, décide de se diversifier. Suite à un pari avec un ami, il décide de lancer, en septembre 2011, « Le slip français ». Le message est on ne peut plus clair. Créer des slips traditionnels et, surtout, promouvoir le « made in France », leitmotiv qui apparaissait déjà très souvent chez certains hommes politiques et qui a rythmé la campagne électorale. Sur sa page Facebook, la marque s’est d’ailleurs largement servie des affiches politiques.

« Même si c’est parti d’une idée un peu délirante, je savais très bien qu’il y avait un vrai marché et que le projet avait du potentiel», explique Guillaume Gibault. Dans la petite usine de Saint-Antoine, en plein cœur de la Dordogne, 12 personnes s’affairent à confectionner les sous-vêtements, dont 4 à temps plein. «Et nous sommes quatre personnes à travailler sur Le slip français à Paris », précise Guillaume Gibault.

(…)

Le 14 juillet, la marque a investi les Galeries Lafayette

Pour une marque chic et patriote, ouvrir un corner aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann un 14 juillet ne pouvait pas mieux tomber. Et seulement quelques jours après l’ouverture, le jeune créateur de cette marque 100% française ne cache pas que les premiers résultats sont plutôt encourageants. « Par rapport à une marque comme Armani, sur cinq jours de ventes identiques, nous réalisons un tiers de leur chiffre d’affaires », justifie le jeune patron.

Crédit photo : Le Slip français

Capitalisme rhénan, politique industrielle et préférence communautaire pour sauver l’euro et l’emploi ! Tribune libre de Marc Rousset

Capitalisme rhénan, politique industrielle et préférence communautaire pour sauver l’euro et l’emploi ! Tribune libre de Marc Rousset

Les rafistolages monétaires de la BCE, quelques «obligations projet » et des interventions ponctuelles de la BEI ne serviront qu’à reporter l’éclatement de la zone euro si des mesures structurel les à long terme porteuses d’avenir, de croissance et d’emploi ne sont pas mises en place immédiatement. Le » Ministère du redressement productif « ne doit pas devenir l’ambulancier de service des seules entreprises en difficulté avec des mesures électoralistes aussi démagogiques et inefficaces que coûteuses.

Fin de la logique financière anglo-saxonne de la primauté de l’actionnaire et retour au capitalisme industriel rhénan ainsi qu’à la préférence communautaire

Il faut en finir avec les profits à court terme, les stock options et opposer à la la logique de l’actionnaire, la logique à long terme des parties prenantes de l’entreprise (« stakeholders » ). L’entreprise doit penser avant tout à son développement et à sa survie à long terme. La finalité de l’entreprise n’est pas de satisfaire les intérêts immédiats des actionnaires, mais de prendre aussi en compte les attentes de tous ses ayants droits et plus particulièrement de son innovation, de sa recherche, de ses investissements et de la stabilité de son personnel. Cette contradiction avec les intérêts de l’actionnaire et la pression des analystes financiers est en partie responsable de la désindustrialisation française. Mais la cause première est bel et bien le libre échange mondialiste qui ne met pas en place des droits de douane pour compenser les bas salaires, les coûts sociaux et les charges environnementales , ce qui oblige les entreprises à délocaliser . Le retour à la préférence communautaire est impératif pour la France !

Pour une politique industrielle de la France sous peine d’éclatement de la zone euro

IL faut tout d’abord poser en préambule que sans diminution des coût salariaux français et des prélèvements fiscaux dans les entreprises , sans redressement de la compétitivité, toute politique industrielle est vouée à l’échec car cela équivaudrait à des postures électorales , à élaborer en fait des stratégies industrielles reposant sur du sable.

Une politique industrielle doit contribuer essentiellement à produire des biens sur le territoire national en choisissant des créneaux judicieux afin de les exporter. C’est tout à fait le contraire de ce que vient de faire Renault qui avec son usine de Tanger et sans protection douanière européenne a contribué à la politique industrielle marocaine, mais en aucun cas à une stratégie volontariste industrielle française . Pendant ce temps, les Etats-Unis imposent des droits de douane pour les cellules photovoltaïques provenant de la Chine dont le montant varie de 31% à 250% sur les entreprises !

La France ne pourra pas faire non plus l’économie d’une nouvelle politique énergétique en développant son industrie nucléaire, tout en s’intéressant à quelques énergies renouvelables. IL importera aussi de se poser t sérieusement la question de l’exploitation ou non du gaz de schiste, après avoir engagé toutes les études nécessaires préalables et investi dans des programmes de recherche et de développement sans a priori, comme cela avait été fait avec succès pour de nombreuses réalisations françaises pendant les « trente glorieuses ».

Améliorer l’avantage compétitif français ne signifie pas embaucher des fonctionnaires inutiles pour palabrer sur le sujet avec empilement des fonctions au niveau de l’Etat, des régions, des départements, des communautés urbaines, des villes , et des chambres de commerce et d’industrie. Mais bien de prendre des mesures incitatives et d’apporter des aides efficaces et concrètes aux PME et PMI. IL faut en terminer avec les hôtels de région à 200 millions d’euros, les 22 ambassades inutiles des régions à l’étranger, et les 700 000 fonctionnaires territoriaux tout récemment recrutés !Cela signifie aussi réduire les charges inadmissibles de 76 milliards d’euros par an du coût de l’immigration dont personne ne parle jamais dans le monde politiquement correct.IL importe également de diminuer les prestations sociales laxistes en se limitant aux seules prestations justes ,équitables et nécessaires ! L’Allemagne a donné l’exemple avec son remède de cheval Hartz IV qui , au-delà de sa très grande dureté, montre à la France la direction à prendre sur le chemin du bon sens et du redressement !

L’idée de TVA sociale, au lieu d’être abandonnée pour des raisons démagogiques de diminution du pouvoir d’achat et de la demande devrait au contraire être reprise pour encourager l’offre et la compétitivité des entreprises fabriquant sur le territoire national.

Le risque du décrochage de la France par rapport à l’Allemagne

Le capitalisme rhénan allemand donne des résultats intelligents car les syndicats allemands ne cherchent pas à mettre en danger la croissance et la productivité. Les dernières augmentations accordées en Allemagne, après dix années d’efforts et de vaches maigre devraient encourager la France à limiter au contraire les salaires pour se donner un peu d’oxygène compétitif !

Les creusements des déficits commerciaux français aboutiront sinon à une crise sans précédent avec l’Allemagne qui ébranlera les fondements mêmes de la construction européenne, tout éclatement de l’UE devant au contraire aboutir à une refondation France/Allemagne sur une base carolingienne !

La Chine est en passe de ravir à la France la place de premier partenaire commercial de l’Allemagne. En 2007, les ventes allemandes à la Chine (30 milliards d’euros) ne représentaient qu’un tiers des ventes allemandes à la France(91 milliards).En quatre ans, le commerce avec la France a peu évolué. En revanche les ventes allemandes à la Chine (machines outils et voitures de luxe) ont dépassé les 60 milliards et les importations allemandes de Chine (appareils électroniques et vêtements) les 75 milliards d’euros.

Le déséquilibre franco-allemand de 35 milliards d’euros a représenté la moitié du déficit global français en 2011. Si rien ne change, des ratés inéluctables apparaitront dans le couple franco-allemand soi-disant moteur de l’Europe tandis que le Lombard Mario Monti montre l’exemple des mesures structurelles à prendre pour améliorer la nécessaire et insuffisante compétitivité française !

En conclusion, la France s’installe dans un déficit structurel créé par sa désindustrialisation et son manque de compétitivité. La France et l’Allemagne doivent faire émerger un nouveau modèle industriel avec une harmonisation fiscale et sociale. Un rapprochement et une collaboration avec la Russie s’impose également. Rien ne résistera à long terme aux pays émergents, aux Etats-Unis et à la Chine, pas même l’Allemagne, si la préférence communautaire n’est pas rétablie et si la France ne met pas en place immédiatement une politique industrielle tout en s’inspirant davantage des vertus du capitalisme rhénan .

Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

Image en Une : logo fait d’après le modèle de celui de la douane allemande.
Protectionnisme américain, l'exemple de l'ail

Protectionnisme américain, l’exemple de l’ail

17/04/2012 – 18h30
WASHINGTON (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
Depuis 1994, les Etats-Unis appliquent une taxation sur les importations d’ail frais en provenance de Chine. Une taxation pas anodine puisqu’elle s’élève exactement à 376,67 %.

Les Etats-Unis continuent cependant à importer de l’ail. En 2010 ce sont 75.000 tonnes de ces gousses qui ont traversé les frontières pour une production locale de 170.000 tonnes. La facture s’élève à 130 millions de dollars pour la balance commerciale.

Mondialisation, ouverture des frontières, libre échange : OUI !
Mais pas pour les Etats-Unis…

Vers la fin de l'industrie photovoltaïque européenne ?

Vers la fin de l’industrie photovoltaïque européenne ?

03/04/2012 – 12h45
LEIPZIG (NOVOpress via Berliner Zeitung) —
Où en sont donc ces énergies renouvelables si souvent invoquées pour remplacer le nucléaire, mais surtout pour garder l’espoir de préserver le doux confort de notre société consumériste sans privation aucune ?

En Allemagne, l’éolien a fait des progrès considérables depuis l’époque où le lobby nucléaire se moquait volontiers de son faible rendement et de ses performances aléatoires : les multiples parcs éoliens en font foi. Et l’on s’est donné les moyens, grâce aussi à de généreuses subventions, de capter un peu de cette énergie solaire atteignant la terre, et qui serait 15 000 fois supérieure à nos besoins. Les cristaux de silicium, d’un rendement d’à peine 4% dans les années 50, affichent aujourd’hui couramment 20% et même 40% en laboratoire, et la recherche s’efforce aujourd’hui de transformer la lumière en énergie en faisant appel aux technologies micro-électriques et autres cellules à couches minces, pour se libérer de l’onéreux silicium. Avec l’encouragement que peuvent prodiguer des subventions atteignant des milliards, une véritable « vallée solaire » s’est créée autour de Bitterfeld-Wolfen, au nord de Leipzig (ex-RDA) dans une ancienne zone d’extraction de lignite sinistrée.

Mais tout cela appartient déjà à l’Histoire, car aujourd’hui on apprend la liquidation judiciaire de Q-cells (> www.q-cells.com), un des leaders européens du secteur qui a aussi des filiales en France, et qui était en difficultés depuis 2009.

Une nouvelle occasion de montrer du doigt la concurrence asiatique et surtout chinoise : « Les Chinois ont bien saisi le fonctionnement du capitalisme. Ils ont déjà rôdé le système avec les minerais rares si indispensables aux technologies de pointe. On submerge le marché de produits au rabais aussi longtemps qu’il le faut pour que toute la concurrence mette la clé sous la porte, puis on crée d’un coup la pénurie pour faire flamber les prix ». Aujourd’hui, c’est le photovoltaïque qui est victime de ce mécanisme, avec pour résultat une cascade de faillites, des milliers d’emplois perdus et surtout un savoir-faire menacé. Une situation qui incite le Berliner Zeitung, pourtant plutôt ancrée à gauche, à réclamer « une dose de protectionnisme et des barrières douanières ».

Mais, et n’en déplaise à tous nos « Verts », il est prévisible que les retombées de la mondialisation sur les énergies dites alternatives n’en restent pas là. Si l’Allemagne a enregistré de grands succès en matière d’éolien, la Chine s’est haussée l’an dernier au premier rang mondial en matière de construction d’éoliennes, même si ces dernières restent – très provisoirement sans doute – encore peu fiables. Le rêve d’une indépendance énergétique allié à une croissance infinie, même rebaptisée développement durable, n’était-il donc que vanité et poursuite du vent ?

Crédit photo : © Q-Cells

[Tribune Libre] L’étrange passion des élus français pour les pavés et granites du bout du monde

[Tribune Libre] L’étrange passion des élus français pour les pavés et granites du bout du monde

14/02/2012 – 09H30
PARIS (NOVOpress) –
La première fois qu’un édile local a privilégié le granite chinois ou indien sur la production locale, bretonne notamment, pour la construction des quais de son tramway ou pour la réfection de ses rues piétonnes, on aurait pu croire à une simple maladresse, une regrettable mais ponctuelle erreur de gestion, le fruit d’un mauvais conseil ou d’un dossier trop hâtivement bouclé…

Mais devant la répétition, partout dans l’Hexagone, de Nantes à Vincennes en passant par Tours, de ce genre de faits, on ne peut désormais que s’interroger non sans une certaine inquiétude et un très légitime mécontentement.

A l’heure où nos politiques, de gauche et de droite, soutenus par le concert des grandes orgues médiatiques, nous hypnotisent à grands coups de partitions publicitaires vantant le « made in France » et le « patriotisme économique », ce genre de pratique paraît d’autant plus incompréhensible et scandaleux.

Une fois encore, le grand écart entre les discours démagogiques à visées électoralistes et la réalité des faits apparaît de façon tristement éclatante.

Mais qu’est-ce qui pousse donc des élus de toute coloration politique à privilégier des granites et pavés du bout du monde sur la production nationale, participant ainsi à une aberration multiforme, de la fragilisation de l’emploi local au coût écologique global de l’opération ?

Même d’un point de vue purement économique, ce délire mondialiste n’est pas défendable puisqu’il a été constaté que les matériaux français étaient parfois proposés à des conditions quasiment équivalentes à celles de leurs concurrents chinois, indiens ou angolais. Ainsi, Jean-Marie Bégoc, président du Syndicat des granitiers bretons pouvait-il légitimement s’indigner à propos du marché du tramway de Tours : « Prétendre que seuls les Chinois sont capables de garantir les volumes nécessaires avec une qualité irréprochable du produit pour un chantier comme celui de Tours est erroné. Les élus laissent crever les granitiers français« .

D’ailleurs, quand bien même les productions nationales seraient légèrement ou sensiblement plus onéreuses, l’argent ainsi dépensé étant réinjecté dans l’économie du pays, l’éventuel surcoût n’appauvrirait nullement la communauté qui en tirerait au contraire à moyen et long terme des bénéfices via la consommation des salariés locaux, les taxes salariales et professionnelles et autres revenus fiscaux dérivés de l’activité de production de ces biens.

Face à cette politique à courte vue, à ce déni de bon sens, à l’heure où le protectionnisme économique apparaît pourtant comme l’une des ultimes bouées face au grand naufrage libéral, et à un tel mépris de la qualité et du savoir faire locaux, on n’en viendrait presque à imaginer des causes sonnantes et trébuchantes comme motivations des décisions absurdes de nos élus… Mais bien entendu, dans notre probe république, cela est totalement inimaginable… Alors, nous, citoyens, contribuables et travailleurs français, exigeons, comme l’ont déjà fait les militants du Bloc Identitaire notamment à Vincennes, que ces élus expliquent de façon claire et transparente les raisons de ces choix amoraux (Quelles sont les conditions de travail, de rémunération et de protection sociale des ouvriers du tiers-monde ?) et anti-nationaux qui n’ont rien d’anecdotiques !

Xavier Eman