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Le vote FN progresse dans la fonction publique

12/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Selon une étude du Cevipof, concernant les choix politiques de la fonction publique, 51,5 % des policiers et militaires voulaient voter pour le Front National avant les élections régionales, contre 30 % en 2012. Dans la fonction publique hospitalière, ce vote passe de 19 à 26 % quand chez les professeurs et enseignants, il reste sous les10 %. Sur le total de la fonction publique, il passe de moins de 20 % en 2012, à 24,6 % en 2015. Le Cevipof en conclut que cela « conduit à relativiser l’argument selon lequel le vote FN serait la marque politique des salariés précaires ou en danger de perdre leur emploi comme des personnes peu diplômées ».

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Assurance « survie » pour les profs

13/10/2015 – FRANCE (Présent 8460)

Insultes, menaces, coups… Dans l’école de leur République laïque et obligatoire, le métier de prof est devenu une profession à risques. Depuis plusieurs années, on ne compte plus les professeurs agressés par des élèves agressifs quand ce ne sont pas leurs parents mécontents que leur rejeton soit puni. D’où stress et boule au ventre pour les enseignants, dont certains entrent dans leur classe avec la prudence d’une souris traquée par un chat.
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Face à ces risques du métier, les profs ont désormais la possibilité de contracter une assurance « survie » et de bénéficier d’une assistance juridique en cas « d’incident » avec les élèves ou leurs parents.

Qu’ils soient jeunes profs frais émoulus ou vieux routiers de l’enseignement, ils sont, selon les chiffres révélés par Le Parisien, quelque 461 000 profs, soit plus d’un sur deux, a avoir souscrit cette assurance « anti-insulte-menace-coup », notamment auprès de la compagnie d’assurances la MAIF et les Autonomes de solidarité laïque (ASL) – il n’est pas précisé si, en cas de « non incident », les assurés bénéficient d’un « bonus ».

Et vu le nombre « d’incidents », notamment dans les classes situées dans les zones difficiles dites zones d’éducation prioritaire, et la démission de l’Éducation nationale face à ce problème, pour les assureurs, c’est une affaire qui marche.
Toujours selon les chiffres, le nombre de contrats ne cesse d’augmenter. Plus de 2,7 % entre 2011 et 2014 (rien qu’en Seine-Saint-Denis, « territoire avec de nombreux jeunes enseignants et des situations compliquées », selon la MAIF, la progression est de… 18, 2 %).
Pour 34,90 euros ou 39 euros par an, les enseignants sont assurés qu’en cas « d’incident », ils peuvent bénéficier d’un accompagnement juridique – prise en charge des frais et des honoraires d’avocats, conseils… –, d’un soutien psychologique et moral ainsi que d’une protection des dommages corporels.

Bizarrement, on n’entend pas Najat Valmaud-Belkacem sur ce sujet…

Pierre Malpouge