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Des primaires au Front National en 2022 ? L’idée de Gilbert Collard ne remporte pas un franc succès

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le député du Gard, frappé par le succès de la primaire de la droite, juge que le FN ne pourra pas éviter un scrutin interne au terme du prochain quinquennat. Il a notamment déclaré :

L’expérience des primaires telle qu’elle a été vécue cette fois ci est une bonne expérience démocratique. Je trouve même que le Front National ne pourra pas dans l’avenir, à mon avis, s’en affranchir.

Gilbert Collard apparaît bien isolé dans cette position au sein du FN, parti marqué par une gestion pyramidale organisée autour d’une figure forte de chef, où la présidence du parti offre de plein droit la possibilité d’être candidat. Interrogée mercredi dernier à l’Assemblée, Marion Maréchal Le Pen avait estimé peu probable l’occurence d’une telle primaire du fait notamment de l’absence d’antagonismes suffisants parmi les membres du parti pour nourrir un tel débat.

Lundi, sur Europe 1, David Rachline a précisé qu’il n’était pas partisan d’un tel scrutin :

C’est au contraire le retour des partis politiques. L’esprit du général de Gaulle dans le cadre de la Ve République, c’était la rencontre entre une personnalité et le peuple français. Cette personnalité, elle fait l’unanimité, c’est Marine Le Pen, et elle rencontrera le peuple français j’en suis certain.


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Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

17/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.

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Trump l’emporte en Floride et s’impose dans la campagne pour les primaires présidentielles américaines

17/03/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les violences et scènes d’émeutes, qui se sont déroulées dans les derniers rassemblements de Donald Trump et dont l’establishment a interprété qu’elles étaient raciales, ne semblent pas être parvenues à enrayer sa déferlante électorale. 3 des quatre États en lice ont été remportés par le magnat de l’immobilier.

Alors que Marco Rubio, grand favori pour l’élection de Floride, et élu de la ville de Miami West, n’a remporté que 27 % des suffrages, « the Donald », comme on l’appelle outre-Atlantique, en a remporté 45 % !
Les sondages montrent une forte augmentation de sa popularité dans cet État, depuis que des militants du candidat démocrate Sanders envahissent ses rassemblements. La chaîne CNN, qui est entrée de façon quasi-officielle en campagne anti-Trump, a couvert avec abnégation les « dérapages » du candidat invitant ses militants à frapper les perturbateurs et leur promettant de rembourser ensuite leurs frais d’avocats. Il a aussi invectivé les militants perturbateurs — de la cause des Noirs — par un sonore « allez plutôt chercher un travail ».

Le bilan de cette soirée électorale côté Républicain est éloquent : désormais seul le candidat conservateur Ted Cruz semble constituer un concurrent crédible à Trump.
Côté démocrate, Hillary Clinton, qui a remporté l’ensemble des quatre États en lice, a insisté sur le nécessaire combat contre les discriminations sexuelles et raciales et a fustigé son possible rival républicain « d’attiser les haines et les peurs ».
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Primaires américaines : ça se précise

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les candidats favoris, Donald Trump et Hillary Clinton renforcent leur avance lors des primaires du mardi 15 mars. Dans le camp républicain, aucun candidat concurrent de Donald Trump ne s’est détaché du lot. Certains évoquent l’idée qu’ils pourraient cependant avoir assez de délégués réunis pour empêcher que Trump ne soit désigné. Ils provoqueraient alors un vote de tous les délégués, qui ne seraient plus liés par leur engagement auprès de leurs électeurs. Opération risquée vis-à-vis de l’opinion.

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Donald Trump : « Je pense que l’islam nous déteste »

12/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
« Je pense que l’islam nous déteste », a déclaré Donald Trump à la chaîne américaine CNN. Le candidat à l’investiture républicaine a pointé du doigt la « haine formidable » dont il a affirmé qu’elle était constitutive de l’islam. Il a soutenu la distinction entre islam et islam radical, précisant néanmoins que ce dernier était « Très difficile à définir ». « Il est très difficile de séparer les deux. En fait, personne ne sait ».

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Nicolas Sarkozy sera le prochain Président de la République

08/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le maelström politique auquel nous assistons devrait malheureusement profiter à Sarkozy. La gauche s’effondre, le FN ne peut rassembler assez pour gagner et l’ex-président manœuvre pour verrouiller les primaires des Républicains.

Le 20 décembre 2015, j’écrivais une tribune intitulée « Présidentielles 2017 : le tripartisme va-t-il bouleverser le système ? » avec un deuxième tour : François Hollande face à Marine Le Pen.
Or, nous assistons depuis quelques semaines à une véritable explosion de la Gauche où tous les camps se déchirent autour notamment du projet de loi du travail mené par Myriam El Khomri : Une tribune sanguinaire de Martine Aubry à l’encontre de Hollande.
Une pétition de l’extrême-gauche contre la Loi El Khomri, des manifestations gauchistes, doublées d’une grève de la SNCF, Manuel Valls a même menacé de démissionner s’il ne pouvait appliquer cette loi…

Par ailleurs, coté Front National, le séminaire du FN qui s’est tenu début février 2016 n’a pas vu naître de grands changements au niveau de sa ligne politique. Deux jours durant lesquels ont notamment été réaffirmés les « principes de la souveraineté nationale et de la souveraineté économique et monétaire ».
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Le musulman Tahir Javed, 5e plus grand donateur de Hillary Clinton

Source : Boulevard Voltaire
La candidate de Wall Street est allée rendre visite à une communauté d’intérêts encore plus particuliers…

Après avoir observé, sur les chaînes américaines, les discours de Hillary Clinton, j’y voyais des jeunes filles voilées en arrière-plan, ce qui me serrait les tripes, je l’avoue. L’islam visible, revendiqué par l’accoutrement d’enfoulardées… Là aussi, me dis-je avec désespérance ! Je précise que je n’ai rien contre les religions, mais que je suis une farouche opposante à l’islam de conquête, un système politique totalitaire. Nulle autre idéologie n’avance comme l’islam. Par tous les moyens. Utilisant notre démocratie à son avantage, par la violence et la terreur, la conquête avance sans résistance et surtout et avant tout, parce qu’elle bénéficie de la complicité de la gauche dans le monde occidental.
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La jeune fille et le serpent

03/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
On peut penser ce que l’on veut du candidat Républicain à l’élection présidentielle américaine, mais il fait saluer son art de la parabole. La fable de la jeune fille et du serpent en dit plus long sur l’invasion migratoire de l’Europe que bien des discours.

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Primaires américaines : Clinton et Trump sortent vainqueurs du « super mardi »

02/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, un grand nombre d’États des États-Unis voyaient les sympathisants des partis démocrates et républicains voter pour savoir qui serait leur candidat pour les prochaines élections présidentielles.
Chez les démocrates, Hillary Clinton dispose de sept États contre quatre pour Bernie Sanders.
Côté républicain, Donald Trump en récolte sept, Ted Cruz deux et Marco Rubio un.

Quelles sont les indications politiques données par ces résultats ? v
Pour les démocrates, Bernie Sanders se déclare ouvertement socialiste et reçoit des soutiens de jeunes et des blancs pauvres du nord des États-Unis. Clinton l’a emporté parmi les minorités, en particulier chez les noirs du sud des États-Unis. Elle représente aussi le pouvoir des élites financières qui ont soutenu la présidence Obama. Elle se place aussi dans sa continuité pour ce qui est de la politique internationale, tout en étant encore plus agressive qu’Obama contre le gouvernement syrien de Bachar El-Assad.
Chez les républicains, Donald Trump semble beaucoup plus réaliste en politique internationale. Les journaux bien-pensants de France et des États-Unis lui taillent un costume de populiste et de fasciste. Ils soulignent que sa ligne anti-immigration était bien moins nette dans le passé, par exemple quand il employait des immigrés pour construire ses tours de promoteur immobilier.
Le conservatisme de Donald Trump étant récent et peu crédible, le juriste Ted Cruz est bien mieux vu chez les conservateurs chrétiens. Ils veulent un président qui fasse de bonnes nominations à la Cour suprême. L’enjeu sera de savoir s’il pourrait rassembler tous les anti-Trump des républicains.

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Bruno Le Maire, seul espoir de Hollande

24/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande poursuit sa descente aux enfers dans les sondages. Pour le dernier en date, menée par l’institut Ifop-Fiducial, seul un premier tour opposant le « président » à Bruno Le Maire lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

D’après une enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, menée par l’institut Ifop-Fiducial, François Hollande serait devancé par la présidente du Front National, Marine Le Pen, ainsi que par un candidat de droite, que ce soit Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Bayrou.

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18 % des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait en tête avec 28 %, François Bayrou obtiendrait 15 % et Jean-Luc Mélenchon 12 % des voix.

Dans l’hypothèse d’une candidature Fillon, Marine Le Pen arriverait également la première avec 28 %, devant l’ancien Premier ministre et l’actuel « chef » de l’État à égalité à 18 %. Dans ce cas, François Bayrou rassemblerait 14,5 % des voix et Jean-Luc Mélenchon 12 %.
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Sarko (re) mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8548)

Il paraît que les épreuves, loin de décourager Nicolas Sarkozy, le dynamisent. Ce qui pourrait être coup de grâce lui est coup de fouet ! On doit donc voir ces jours-ci l’ex-président se lancer avec une énergie décuplée dans la course aux primaires, puisqu’il a été mis en examen pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012 et est devenu témoin assisté pour faux, escroquerie et abus de confiance dans l’affaire Bygmalion.
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D’ailleurs, son avocat en sortant de chez le juge s’est « réjoui ». Car, a-t-il expliqué, son illustre client n’est mis en examen « que » pour financement illégal, il n’aurait donc rien à voir avec l’escroquerie Bygmalion portant sur des dizaines de millions. Mais être témoin assisté dans cette dernière affaire ne vaut pas absolution définitive. Le statut de témoin assisté est hybride, il indique que vous n’êtes pas assez suspect pour être mis en examen, mais encore trop lié aux faits délictueux pour y être tout à fait étranger. C’est une mesure conservatoire, autrement dit une épée de Damoclès, le témoin peut être mis en examen plus tard. La justice estime donc qu’il doit rendre des comptes, à elle, certes, mais d’abord aux Français.

Quoiqu’il vienne d’écrire ses Mémoires, la défense du président de LR consiste à dire qu’il ne se souvient pas, qu’il n’était au courant de rien, qu’il n’a rien vu, rien entendu, qu’il en a seulement entendu parler quand la presse s’en est fait l’écho. C’est pourtant lui, en tant que candidat, qui a signé ses comptes de campagnes officiels. Mais il n’a rien vérifié, il faisait confiance. Si cela est avéré, il est inquiétant de voir qu’un homme qui veut de nouveau gouverner la France signe des documents les yeux fermés, en s’en remettant à d’autres auxquels il fait indûment confiance. Est-ce avec un tel personnage, qui dépense sans compter lui-même, que l’on peut espérer restaurer les finances du pays ?

Les électeurs, ceux de la primaire et les autres, ne vont pas s’embarrasser d’arguties juridiques, du distinguo entre « mis en examen » et « témoin assisté » ni même de la présomption d’innocence. Ils diront que cela confirme ce qu’ils pensent des politiciens en général : des magouilleurs aimant l’argent qu’ils utilisent pour obtenir ou conserver le pouvoir.

Pour Sarko, cela intervient après un conseil national boudé par ses concurrents, dans un parti où son autorité est contestée, et des sondages catastrophiques que le succès de son livre ne parvient pas à enrayer. Alors que le projet politique doit « engager chaque membre du parti », aucun de ses rivaux de la primaire n’en veut. Il est vrai que ce programme est constitué de tout ce qu’il n’a pas fait ou mal fait pendant son quinquennat et qu’il accomplira sans férir dans le suivant, sur l’immigration, les 35 heures, l’ISF, l’aide médicale d’urgence, etc. C’est simple : pour le connaître, il suffit de recenser les mea culpa de son livre La France pour la vie, qu’il qualifie de « retour d’expérience ». Mais les Français, eux aussi, ont un « retour d’expérience » sur son quinquennat : 74 % d’entre eux croient que Sarkozy ne tiendra pas plus ses promesses d’aujourd’hui que celles d’hier. Les tribunaux n’ont pas encore tranché mais, pour nos compatriotes, la cause est entendue.

Guy Rouvrais

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Affaire Bygmalion : Sarkozy mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans le cadre de l’affaire Bygmalion-compte de campagne, Nicolas Sarkozy a été mis en examen hier soir du chef de financement illégal de campagne électorale pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales. La question de la surfacturation est toujours posée en raison de certaines zones d’ombre. Jean-François Copé avait réitéré qu’il ne savait rien, tout en étant lui-même entendu par les juges, le 8 février dernier. Bref, ça balance, comme on dit. L’affaire Bygmalion influencera-t-elle les primaires des Républicains ? Décidément le feuilleton des primaires à droite sera mouvementé avec un juge qui s’invite à l’ordre du jour…


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États-Unis : quid des primaires dans l’Iowa ?

03/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’Iowa où s’est ouverte hier une saison électorale avec des primaires qui s’annoncent très serrées et pour le parti républicain et pour le parti démocrate. Pour les républicains, c’est Ted Cruz qui l’emporte avec 27,7 % des voix devançant Donald Trump à 24,3 % et chez les démocrates Hillary Clinton devance légèrement Bernie Sanders d’un petit point.

Et à la clef un sentiment d’exaspération populaire qui donne une chance à des candidats inattendus et perturbateurs
Ce phénomène est prégnant dans les deux principaux partis. Chez les républicains, c’est le sénateur du Texas Ted Cruz qui talonne le très sulfureux Donald Trump. Le Texan doit son succès à la canalisation d’une colère conservatrice et religieuse qui reproche au parti républicain son inaction malgré des succès aux mi-mandats. En effet, celui-ci n’a pas su empêcher la légalisation du mariage homosexuel ou plus récemment de supprimer les subventions au planning familial.

Une telle exaspération est aussi palpable chez les démocrates
Au plus grand plaisir du sénateur du Vermont Bernie Sanders qui quant à lui est porté par la frustration de ceux qui jugent le bilan d’Obama à l’aune de la stagnation des salaires. Preuve de la tendance contestataire des votes américains : le discours de Sanders chevauche celui de Trump et de Ted Cruz surtout quand il s’agit de dénoncer le poids de l’argent dans les campagnes ou l’inefficacité de l’administration à Washington. Les estimations le donnent à un petit point de la très favorite Hillary Clinton alors qu’il était très largement distancé il y a peu.

Il s’agit en plus d’un enjeu de taille pour les candidats
En tout cas, ils ne le prennent pas à la légère. Selon le décompte du journal local Des Moines Register, les différents candidats ont organisé au moins 1 200 événements en Iowa pour la campagne 2016. Dix fois plus que la Californie, plus grand État américain. Une victoire dans l’Iowa donne un élan. Si le candidat gagne, il bénéficie soudainement d’une énorme attention des médias, du parti, des bailleurs de fonds et de l’Amérique entière.

Grosse désillusion donc pour Donald Trump ?
Sans doute, mais rien d’imprévisible : l’homme d’affaires avait négligé le dernier débat républicain disant qu’il avait un contentieux avec l’animatrice. Sa désinvolture avait beaucoup choqué les électeurs, ce qui peut expliquer la victoire de Ted Cruz qui — à peu de chose près — a le même programme que son concurrent. Une sorte de Diet Trump si vous voulez.


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Sarkozy et son boulet

11/09/2015 – POLITIQUE (Présent 8438)

Dans sa présomption et son incurable narcissisme, Nicolas Sarkozy pensait que, pour son opération « revanche 2017 », le fait qu’il ait été président était un atout ; or, c’est un boulet qu’il traîne et qui s’alourdit à mesure qu’approche l’échéance des primaires. Il croyait que, auréolé de son statut d’ancien chef de l’État, il allait naturellement s’imposer à ses rivaux, lesquels s’inclineraient devant lui tandis que le peuple rassemblé, las de Hollande et repentant pour l’avoir congédié, allait saluer le retour du sauveur. Or, lui qui croyait être à l’honneur est à la peine !

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Son boulet, c’est son bilan, ce qu’il a fait comme ce qu’il n’a pas fait. Jamais, pour ce nouveau départ qu’il veut couronner d’une belle arrivée, il n’a formulé quelque autocritique. Il vient juste de concéder du bout des lèvres devant des agriculteurs en colère que, peut-être, on a un peu trop chargé la barque du Grenelle de l’environnement. C’est peu pour cinq ans de règne.

Dès lors, chaque fois qu’il présente une proposition, formule une promesse, esquisse un projet pour demain, on lui demande : pourquoi ne l’avez-vous pas fait hier ? Ce sont surtout les électeurs qui, avec bon sens, posent la question, car la presse, qui aurait là un vaste champ d’interrogations, le ménage. On ne sait jamais, l’homme est vindicatif et on ne peut totalement exclure qu’il éructe de nouveau un jour à l’Élysée.

Ainsi, dans son interview-fleuve au Figaro sur la crise des « migrants », n’a-t-il été interpellé dans ce sens qu’avec parcimonie. Quand l’ex-chef d’État explique que ceux qui sont accueillis aujourd’hui, chez elle, par son amie Merkel, seront demain chez nous, parce que « La France garde des allocations sociales supérieures à celles de ses partenaires de Schengen », il a raison, mais que ne les a-t-il diminuées quand il était au pouvoir !

Il veut supprimer l’Aide médicale d’État qui permet aux clandestins de se faire soigner gratis. Bravo ! Non seulement il n’en a rien fait lorsqu’il le pouvait, mais il a combattu ceux qui le lui demandaient, telle Marine Le Pen, pour « ne pas remettre en cause cette générosité française ». Tout le monde sait que, depuis la calamiteuse décision de Giscard, le regroupement familial est la principale source de l’immigration légale. Sarkozy veut maintenant le limiter – sans revenir sur le principe ; qu’est-ce qui l’a empêché de le faire dès 2007 ? Le souci de ne pas contrarier son ouverture à gauche, la crainte d’être stigmatisé par les intellos branchés amis de son épouse. Il se dit aujourd’hui favorable à une « adaptation du droit du sol » après avoir prôné son maintien et dénoncé violemment le Front national prônant son abolition.

Déchoir les djihadistes binationaux de la nationalité française est désormais à son programme. Bonne idée, mais qu’il a déjà eue, en 2010, lors de son célèbre discours de Grenoble et qui n’eut aucune suite : il a reculé devant le tollé suscité à gauche. Nous pourrions continuer longtemps ainsi. Les Français se souviennent de tout cela en le regardant repasser les plats réchauffés de ses promesses non tenues.

Guy Rouvrais

Juppé, l’homme en creux (Présent 8237)

Juppé, l’homme en creux (Présent 8237)

24/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Nos lecteurs des premières années de Présent n’ont sûrement pas oublié les articles de Guy Rouvrais. Et nous, nous sommes honorés et heureux comme tout de le compter à nouveau dans notre rédaction. Brillant journaliste, écrivain, il est aussi bien éditorialiste qu’auteur de sketches. Vous le lirez désormais le mardi, le jeudi et le samedi. – C.P.


Une du numéro 8237 de "Présent"

Une du numéro 8237 de « Présent »

Quand ça ne marche pas, ça ne marche vraiment pas ! Voyez la campagne de Sarkozy : même lorsqu’il semble marquer un point, cela finit par se retourner contre lui, la guigne, un peu comme cette pluie à laquelle Hollande ne parvient pas à échapper. Ainsi, samedi, à Bordeaux, Alain Juppé avait consenti à paraître au meeting de l’ex-président. Certes, participation ne vaut pas ralliement, mais, enfin, la vision fugace d’un Sarko rassembleur, flanqué de son rival était plutôt positive. Las ! Le public, dévot de Nicolas, se met à huer « le meilleur d’entre nous » quand il évoque une primaire ouverte à la droite et au centre pour 2017.

Nicolas Sarkozy ne fait rien pour calmer ses troupes et, au lieu de faire à son invité un rempart de son autorité, il reste muet. Qui ne dit mot consent ! Le « rassembleur » a rassemblé la salle contre Juppé en son fief. Mauvais point pour qui veut aussi unir les Français. Ce n’est pas tout, il offre à son concurrent une réplique cruelle : « Vous me connaissez, je ne me laisse pas, pour ma part, impressionner par des mouvements de foule. » Voilà Sarkozy renvoyé à son opportunisme et sa démagogie lorsqu’il a lancé, avec autant d’agacement que de mépris, aux opposants à la loi Taubira : « Abrogation, si ça vous fait plaisir, ça ne coûte pas cher… »

La popularité de Juppé est en creux le reflet de l’impopularité croissante de son cadet. L’ancien Premier ministre est et fait le contraire de l’ancien chef d’Etat. Même son âge, dont les sarkozystes croyaient pouvoir user comme d’une objection, lui est un atout. Il a l’image du sage, de l’homme raisonnable, qui n’a plus de la jeunesse ni la fébrilité ni les emportements d’un instant.

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Elections présidentielles : Alain Juppé sera candidat aux primaires de l’UMP

Election présidentielle : Alain Juppé sera candidat aux primaires de l’UMP

20/08/2014 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux)
« J’ai décidé d’être candidat, le moment venu, aux primaires de l’avenir » a annoncé Alain Juppé sur son blog, officialisant ainsi sa candidature à la primaire de l’UMP en vue de l’élection présidentielle de 2017. « Il reste moins de deux ans pour les organiser (car le bon sens voudrait qu’elles aient lieu au printemps 2016). C’est un bon délai », a affirmé le maire de Bordeaux.

François Bayrou, invité ce matin d’Europe 1, s’est réjoui de cette annonce. « J’ai de l’estime pour Alain Juppé, qui est un homme solide, courageux, respectable, qui peut faire du bien au pays », a déclaré le président du Modem, qui avait voté François Hollande au second tour des élections présidentielles de 2012.

Ces primaires de l’UMP sont un bon moyen pour les dirigeants du parti d’opposition d’éviter une trop forte droitisation de leur parti. En effet, une primaire ouverte aux seuls adhérents impliquerait un positionnement politique bien différent d’une élection également ouverte aux électeurs centristes et socialistes.

Ces élections verront donc s’affronter plusieurs ténors de l’UMP. Parmi les candidats officiellement déclarés, on retrouve l’ancien premier ministre François Fillon et l’ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand. La décision de Nicolas Sarközy n’est toujours pas connue, mais il est fort probable qu’il soit également candidat à cette échéance.

Crédit photo : UMP Photos, via Flickr, (cc).

De quoi les primaires présidentielles sont-elles le nom ? Par Raoul Fougax

De quoi les primaires présidentielles sont-elles le nom ? Tribune de Raoul Fougax

C’est une mise en spectacle médiatique de la partitocratie.

Henri Guaino affirme que Nicolas Sarkozy (photo) s’il revient ne doit pas passer par des primaires. Il a raison. Un ancien président peut difficilement  repartir d’une base partisane alors qu’il s’adresse à tous les français qu’il a un temps représenté.

Mais au-delà de ce cas particulier, il faut bien voir que les primaires sont un moyen pour les partis de revenir sur le devant de la scène politique hors du cadre parlementaire. C’est une démarche encouragée par les médias, car c’est un spectacle et un show de politique réalité. Exhibitionnisme et voyeurisme sont, une fois de plus, les mamelles médiatiques.

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Marseille : la ministre battue par le communautarisme - Désaveu et vote ethnique interpellent le PS

Marseille : la ministre battue par le communautarisme – Désaveu et vote ethnique interpellent le PS

Franchement Samia Ghali (photo) passe mieux que Marie-Arlette Carloti. C’est comme ça. On peut même dire que les marseillais connaissaient plus celle qui veut faire appel à l’armée que la très discrète ministre des handicapés.

Ce vote des militants dans une primaire prouve deux choses. Le rejet de l’étiquette gouvernementale concerne même les militants du parti. Pas seulement les électeurs, les militants ! Le vote communautariste est plus que jamais incontournable et fait la différence. Le PS est otage de la communauté immigrée. C’est indiscutable et cela doit tout de même en interpeller plus d’un dans la gauche républicaine et laïque.

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