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Éric Zemmour : « La primaire des Républicains cannibalise la présidentielle »

17/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Candidature de Jean-François Copé, soutien de Jean-Pierre Raffarin à Alain Juppé, présentation du projet par Nicolas Sarkozy : la campagne pour la primaire de la droite et du centre est lancée.

Pour l’instant ils sont sept, comme les sept nains. Bientôt ils seront dix, comme les dix plaies d’Égypte. Et puis sans doute douze, comme les douze salopards.

Pour Éric Zemmour, « la primaire tue l’esprit de la Vème République, car elle livre aux partis politiques la sélection du candidat » tout en désintégrant aussi les partis. La preuve ? « La primaire socialiste a accéléré la liquidation du PS ».


Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

13/10/2011 – 18h30
LYON (NOVOLyon) – Selon la fédération du Rhône du Parti socialiste, 70.000 personnes ont participé aux primaires socialistes dans le département. Ce nombre correspond à 7 % des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Le peuple et ses représentants vus par KonkTrès justement, la fédération socialiste voit, dans cette mobilisation massive, un avènement de la démocratie directe. D’ailleurs, dès les premiers résultats, le charivari médiatique s’est mis en route. Tous les candidats socialistes se sont attribué ce succès, paradant sur les plateaux de télévision pour encenser cette « démocratie directe » parée de toutes les vertus. Pourtant, ce sont ces mêmes élus et candidats qui la condamnaient en 2009 et en 2010 lorsque les Suisses avaient « mal voté ». En novembre 2009, ils étaient nombreux à critiquer le processus de démocratie directe représenté par la votation suisse, lors du référendum sur l’interdiction des minarets. Des critiques similaires ont fusé en 2010, lorsque les Suisses ont récidivé en refusant le droit de vote des étrangers !

Là où la démocratie directe est considérée comme un acte citoyen lors d’élections internes à un parti, elle est vilipendée par la classe politique comme le pire des maux pour la société. Ainsi la démocratie directe fait peur. Il est donc nécessaire de rappeler aux élites politiques que la démocratie directe est la voix du peuple. Son résultat n’a pas à être interprété, transformé ou contourné* mais seulement accepté.

Attardons nous sur le cas du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb. Pilier du Parti socialiste depuis plus de vingt ans, il a habitué les Lyonnais à… rien ! La démocratie directe n’existe pas, les Gones et les Fenottes ne sont jamais consultés sur les décisions importantes à prendre sur l’avenir de la capitale des Gaules. Et pourquoi leur demander puisqu’ils n’ont pas de velléité à faire entendre leurs voix ? La simple évocation du principe de subsidiarité, si cher à Charles Maurras et Proudhon, de parlements provinciaux, de démocratie directe et de référendum populaire n’évoquent plus rien à des citoyens habitués à ne rien dire et à subir.

D’ailleurs à quoi bon s’offusquer puisque les Lyonnais et les Français en règle général savent très bien que ce ne sont plus les hommes politiques qui décident pour eux.

Dans un extrait de son livre « Et si la France s’éveillait », le sénateur-maire de Lyon ne peut s’empêcher de nous révéler que le peuple et ses représentants ne dirigent plus la France. D’ailleurs, Gérard Collomb ne se plaint pas de cet état de fait, ne soyez pas naïfs, il s’en prend à Nicolas Sarkozy, car il continue de croire ou plutôt de nous faire croire que le peuple français décide pour lui-même.

Extraits de « Sarkozy, le plus hexagonal de nos présidents » :
[box]Urne électorale« En France, nos joutes politiques continuent à s’organiser comme si tout pouvait encore se décider dans le seul cadre hexagonal, comme si nous étions maîtres de tout, comme si l’économie et la société françaises n’étaient pas désormais totalement immergées dans un monde qui a vu se réduire à la fois le temps et l’espace, comme si nous pouvions encore décider et agir seuls. (…) Nous faisons croire qu’il nous est possible de mener à notre guise des politiques de relance, des politiques salariales, des politiques de protection sociale totalement déconnectées de celles de nos voisins, comme si nous n’étions pas liés par des interdépendances de plus en plus fortes. D’où ce raisonnement simpliste de la France seul maître à bord, qui est, pour nous, une tentation permanente. Cette fâcheuse tendance marque évidemment la politique de Nicolas Sarkozy, le plus hexagonal et le plus jacobin des présidents que nous ayons eus. Ma conviction est que Nicolas Sarkozy se perd, et la France avec lui, dans cette croyance en la toute-puissance de l’Etat-nation, mais que la gauche n’échappe pas davantage à cette illusion. »[/box]

En clair, le peuple ne décide plus de l’avenir de la France et les décisions ne se prennent plus dans l’isoloir. Avouons le, on s’en doutait un peu… Mais une question demeure : où se prennent les décisions si nous ne sommes plus « maîtres à bord » et que l’on ne décide « plus dans le seul cadre hexagonal » ? La réponse se fait attendre…

*comme cela a été fait pour le référendum pour le Traité de Lisbonne. Le non avait été majoritaire, mais M. Sarkozy a quand même ratifié le traité en détournant la constitution.

Le Projet Apache adepte de la pirareterie politique

Le Projet Apache adepte de la piraterie politique

Projet Apache Arnaud Montebourg25/07/2011 15h30
PARIS (NOVOpress) – Les lignes politiques sont-elles en train de bouger ? C’est la question que l’on peut se poser au sujet du Projet Apache, les jeunes identitaires de Paris et d’Ile-de-France, qui a indiqué voter pour Arnaud Montebourg… dans le cadre de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle (affiche ci-contre).

Cela a intrigué le site Préférence nationale qui indique que “les jeunes Identitaires ont décidé d’aller voter pour le député de Saône-et-Loire à la primaire socialiste. Le refus de la mondialisation devient ainsi une valeur transversale, de la gauche à la droite de la droite.”

Préférence nationale précisant : “Au-delà de la simple boutade, à laquelle les Identitaires, passés maître dans l’art de l’agitprop, sont coutumiers, on trouve une véritable adhésion à un concept qui semble aujourd’hui dépasser les clivages politiques traditionnels. Le refus de la mondialisation. Et, plus précisément, son exact inverse, la démondialisation.”

Boutade que Frédéric Robillard du Projet Apache explique ainsi : “‘Nous sommes en train de réfléchir à la manière dont nous allons procéder’, (…)pas le moins du monde gêné par l’obligation de signer une charte d’adhésion aux valeurs de la gauche, condition indispensable pour pouvoir participer au vote: ‘On aime certaines idées de gauche, comme on peut aimer certaines idées de droite’”.

Si le candidat des Identiatires pour l’élection présidentielle est Arnaud Gouillon, cette initiative marque bien un éclatement du clivage droite-gauche. Car Manuel Valls, autre candidat à la primaire socialiste et représentant de l’aile “droite” du PS, a affirmé hier dimanche 24 juillet au JDD que “ la ‘démondialisation’, thème de campagne d’Arnaud Montebourg, est un ‘concept ringard et réactionnaire, un retour aux années 80’”.