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Fillon, vainqueur provisoire

Cette fois, la surprise, c’est qu’il n’y a pas eu de surprise, la victoire de François Fillon était inscrite dans le premier tour de ces primaires. Les sondeurs ont dû pousser un long soupir de soulagement. Mais cela n’efface pas que, la veille du premier tour, Fillon était crédité par les deux principaux instituts de sondage de 15 points de moins que ce qu’il devait obtenir le lendemain. C’est pourquoi on ne peut plus affirmer ce que les médias et les politiques répétaient à satiété depuis des mois : le vainqueur de la primaire de la droite et du centre sera le prochain chef de l’Etat. Alain Juppé a donc été virtuellement président de la République pendant deux ans, avant de s’effondrer huit jours avant l’échéance. Juppé en était déjà à rédiger ses premiers projets de loi et s’enquérait auprès de son concurrent des modalités de son ralliement. Perrette avec son pot au lait devait être bordelaise…

Au demeurant, c’est un fait statistiquement avéré que le « vainqueur », à six mois de l’élection, n’est que rarement celui qui triomphe effectivement dans les urnes. Sans remonter jusqu’à Chaban-Delmas, songeons à Balladur, Jospin, DSK… Alors quand, dès dimanche soir, on a brandi des sondages donnant Marine Le Pen vaincue par Fillon au premier tour de 2017 et terrassée au second, c’est de la politique-fiction, personne ne sait aujourd’hui ce qu’il en sera demain. Fillon n’est que le vainqueur provisoire d’un seul camp.

Ce n’est pas que quelque obscure malédiction s’attache aux favoris des sondages, car il n’y a rien de mystérieux dans ce revers d’intentions de vote. L’élu du moment devient inévitablement le centre et la cible de tous ses adversaires et des investigations de la presse. Ainsi, le copieux programme de François Fillon, que personne n’avait eu le courage de lire jusqu’au bout, est-il désormais l’objet de toutes les attentions, et il inquiète autant que l’homme rassure. Si nombre d’électeurs en colère se déclarent prêts à voter pour lui, c’est qu’ils veulent en finir à n’importe quel prix aujourd’hui avec un Hollande chaque jour plus calamiteux. Alors, pourquoi pas Fillon, un homme sérieux après les bateleurs Sarkozy et Hollande ? Mais, au fil de la campagne, ces Français se souviendront qu’ils sont aussi assurés sociaux et que le candidat LR ne veut plus couvrir que les « gros risques », pour les médicaments comme pour l’hospitalisation, s’ils sont chômeurs, leurs indemnités se réduiront de mois en mois, consommateurs ils verront les prix augmenter de 2 %, avec la hausse de la TVA, etc. Alors, ils y réfléchiront à deux fois, et même un peu plus, avant de déposer un bulletin au nom du député de Paris.

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Primaires des Républicains : quelques réflexions sur la large victoire de François Fillon

28/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

François Fillon a remporté largement les primaires des Républicains. Il a battu Alain Juppé avec près de 67 % des voix. Une victoire sans concessions donc pour l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, légitimée par une large participation. En effet, le nombre d’électeurs pour ce deuxième tour a été supérieur à celui du premier tour, ayant déplacé déjà 4,3 millions de votants. Le rassemblement du parti LR est donc acquis pour le nouveau champion de la droite parlementaire. Alain Juppé a reconnu sa défaite et a appelé à soutenir sans condition François Fillon. Nicolas Sarkozy a chaleureusement félicité son ancien ministre. Même Jean François Copé a proposé ses services.

De quoi la victoire de François Fillon est elle le symbole ?

Si l’on en croit une certaine classe politico médiatique, François Fillon est le représentant d’une ultra droite décomplexée, conservatrice et ultra libérale. L’avocat homosexualiste Caroline Mecary tremble pour la communauté homosexuelle ; l’éditorialiste Bruno Roger Petit y voit la revanche des anti dreyfusards ; le patron du PS Jean Christophe Cambadélis dénonce la liquidation du dernier chiraco gaulliste par une ultra droite. Bref, l’heure semble grave. Il est vrai en revanche que la défaite d’Alain Juppé est celle d’une identité heureuse dans la diversité. La mobilisation de la communauté musulmane ainsi que d’une partie de l’électorat de gauche tentant de faire barrage à François Fillon n’aura pas suffi à faire élire Alain Juppé, le plus gaucho compatible des candidats de droite.

Comment se positionne le FN face à ce résultat ?

Pour Marine Le Pen, se retrouver face à François Fillon au second tour de la présidentielle serait une aubaine. Je la cite : « Henri Guaino a raison quand il dit que c’est le pire programme de casse sociale qui n’ait jamais existé, le pire ». Et les ténors de la droite nationale d’attaquer la « fausse droite dure » en relayant des déclarations du candidat de la droite et du centre. Comme celle ci, je cite : « C’est un leurre et une démagogie sans nom que de prétendre rétablir les frontières nationales ». Page 58 du programme de François Fillon.

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Eric Zemmour : « C’est Ali Juppé qui a perdu la primaire »

26/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour l’a affirmé jeudi matin sur RTL : « C’est Ali Juppé qui a perdu la primaire : l’homme de l’identité heureuse, d’un multiculturalisme qu’il voulait croire pacifié, des accommodements raisonnables avec l’islam. » « Avec un instinct très sûr, a-t-il enchaîné, Nicolas Sarkzozy lui a collé l’étiquette sur le front, mais c’est François Fillon qui a tiré les marrons du feu. » « Alain Juppé était à contretemps. Son optimisme, sa foi dans un islam modéré sonnent faux aujourd’hui à l’oreille d’une majorité de la population, et le rejet est encore plus massif chez les électeurs de droite. En politique, les fautes de temps sont mortelles. »

« Fillon a coché habilement toutes les cases de son élection, mais l’avenir pourrait lui jouer des tours, et des mauvais tours », a ensuite expliqué Zemmour, car « lui aussi est à contretemps, un contretemps historique » puisque « sa révolution thatchérienne a trente ans de retard ». Les Anglo-Saxons sont désormais passés à autre chose : « Theresa May en Angleterre défend désormais la préférence nationale, et Donald Trump s’apprête à relancer l’investissement public par une politique de grands travaux. Le programme économique de Fillon va vite apparaître anachronique. »

Les « erreurs de pilotage, a-t-il conclu, ont été payées durement par les vaincus de la mondialisation, ouvriers, employés, chômeurs, jeunes non diplômés, tous ceux qui ne sont pas venus à la primaire, qui votaient jadis pour la gauche et l’ont désertée pour le Front national ou l’abstention, cette France périphérique qui ne vit pas dans les grands métropoles, tous ceux qui font souvent basculer la présidentielle, la seule élection pour laquelle ils se déplacent. François Fillon ferait bien de s’en souvenir, pour ne pas à son tour se tromper d’élection. »

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Fillon-Juppé : Le débat des compères

Juppé a affirmé, il y a peu de temps, à propos de ses relations avec François Fillon qu’ils étaient « des amis de longue date qui ne se sont jamais véritablement disputés ». On en a eu confirmation lors de la campagne du premier tour où ils n’ont bataillé l’un contre l’autre qu’à fleurets mouchetés et comme la mort dans l’âme. Il faut donc saluer l’effort qu’ils ont dû accomplir jeudi soir pour trouver des terrains de mésentente. Certes, il y en a eu quelques-uns, mais ce sont ceux de boutiquiers. 35 heures, 37, 39, 48 ? Payées combien ? Pour les salariés du privé et les fonctionnaires ? Faut-il en supprimer 600 000, 500 000, 250 000 et comment ? Et les policiers ? Redéployer les effectifs ou en recruter ? On attendait des visionnaires et on a eu des experts-comptables ! L’électeur de la droite et du centre est prié de déterminer à quel endroit mettre le curseur afin de choisir entre ces deux vieux compagnons pour aller voter dimanche.

Mais sur l’essentiel, hélas, ils sont d’accord ! Sur la loi naturelle, qui touche aux fondements de notre civilisation, ils s’entendent pour entériner ce qui la bafoue. Ils sont déterminés à conserver le « mariage pour tous » après avoir voté contre, comme la droite libérale l’a toujours fait, acceptant, sans barguigner, les lois socialistes qu’elle avait combattues : l’abrogation de la peine de mort, le Pacs et maintenant le « mariage » gay. C’est cette abdication que Juppé et Fillon appellent « rupture » et cette continuité qu’ils nomment « alternance ». L’un, certes, ne veut que l’adoption simple pour les « couples » de même sexe, l’autre l’accepte plénière, la belle affaire ! Ils ont protesté avec véhémence de leur volonté de pas toucher si peu que ce soit, au prétendu « droit à l’avortement ».

Pour l’un, Juppé, il s’agit d’un droit « fondamental », pour l’autre, Fillon, c’est un droit « essentiel ». Cherchez la différence dans votre dictionnaire des synonymes… Le député de Paris a tenu à dissiper un « affreux » soupçon, développé par son compère, à savoir qu’il pourrait être hostile à l’avortement. Il l’a rassuré : certes, il y est opposé dans le tabernacle de sa conscience, mais qu’on ne s’alarme point, cela ne peut avoir aucune incidence sur sa gouvernance, l’homme public qui est pour ignorant l’homme privé qui est contre.

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Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite !

Source : Polemia – « Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite ! »

Philippe Christele s’interroge sur les conséquences du choix de François Fillon par les électeurs de la primaire de la droite et du centre sur le paysage politique :

La très probable élection de François Fillon n’est a priori pas une bonne nouvelle pour le FN et sa campagne.

Que ce soit juste ou pas, François Fillon coche en effet presque toutes les cases du candidat rêvé de la droite :

    Sa posture physique personnelle est présidentielle, loin du bling-bling sarkozyste ou du hollandisme chiffonné. Ce que confirme une intégrité jusque-là irréprochable ;
    Ses positions géopolitiques d’équilibre – qui représentent ses seules réelles transgressions d’avec la doxa dominante – ne peuvent pas être attaquées ;
    Sa filiation historique de plus proche collaborateur du velléitaire Philippe Séguin lui donne un vernis de souverainiste, que ses actes n’ont pourtant jamais confirmé ;
    Sa campagne, renforcée du choix – contestable – de la bourgeoisie catholique de le soutenir, donne de lui une image forte sur le plan des valeurs, même si ses positions et votes personnels précédents démontrent qu’il n’en est rien. Mais en politique, est ce qui paraît ;
    Son programme économique lui rallie à la fois ceux qui pensent aux comptes publics comme ceux qui pensent à la liberté de l’entrepreneur. Ses soutiens sont à la fois auprès du grand capital et auprès des « pigeons » et autres cénacles analogues qui lisent dans son programme l’espoir de nous débarrasser des lourdeurs ruineuses, bureaucratiques, syndicales et normatives ;
    Enfin, sa fin de campagne autour d’une attaque résolue de l’islam nommément désigné lui a assuré l’ultime décollage sondagier dont l’acmé a été le surprenant premier tour de l’élection primaire.

A ces éléments statiques vont s’ajouter plusieurs éléments dynamiques :

    La rudesse de son programme économique va aider la gauche à se coaliser facilement contre lui, au nom de la défense des « zacquissociaux » et autres pesanteurs irréformables ;

    La disparition de l’épouvantail Sarkozy, figure préférée pour les attaques sans risques de l’extrême gauche, va laisser ces braves gens inoccupés. Ils vont vite se reprendre pour attaquer ce qui, chez Fillon, fleure bon le terroir, à savoir son prétendu enracinement et ses réseaux cathos ou conservateurs. Ce qui aura notamment pour conséquence d’en rajouter sur la dimension droitière et conservatrice dudit Fillon ;

    Bref, au programme de la prochaine présidentielle, une belle réactivation du clivage droite/gauche en lieu et place de l’affrontement système/antisystème qu’on aurait pu voir naître.

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Eric Zemmour : le défi pour Fillon, « être Pompidou ou la mort »

22/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Eric Zemmour, le défi qui se présente à François Fillon est maintenant d’« être Pompidou », sinon il mourra, sinon il sera balayé. Ce matin sur RTL, le chroniqueur a analysé cette « divine surprise » pour la gauche qu’a été le score de François Fillon – et sa probable victoire dimanche prochain –, en ce sens qu’elle lui permet de se refaire une santé à moindre coût sur le thème : « Au secours, la droite revient ! » Sous-entendu : la vraie droite, bien dure, pour tout dire bien réac. « Elle n’aura même pas besoin de travailler ses argumentaires, l’équipe d’Alain Juppé est en train de les préparer avec grand soin. »

Mais voilà aussi, estime l’essayiste, que « le Front national est débordé sur sa droite » et que, si Fillon tient bon face à la déferlante médiatique, « il peut couper l’électorat du FN en deux, détacher son aile la plus traditionaliste, aller chercher un électorat populaire qui ne s’est pas déplacé dimanche dernier. » C’est pour cela qu’il doit être Pompidou, sinon, ce sera « la mort ». Explications en vidéo d’Eric Zemmour.

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Primaire de la droite : Bon débarras !

« Le 7 mai 2017, je sifflerai la fin de la récréation », disait Sarkozy vendredi car, à cette date-là, il sera de nouveau président de la République et on allait voir ce qu’on allait voir ! Le 20 novembre 2016, ce sont les électeurs de la droite et du centre qui ont sifflé la fin de sa carrière politique. C’est la première bonne nouvelle de la campagne présidentielle de 2017. Bon débarras ! Encore qu’il faille se méfier du personnage, il nous a déjà fait le coup du retrait de la vie politique en 2012, mais il est y revenu pour sauver la France sans que celle-là pourtant le rappelle.

Animal politique qu’on disait redoutable en campagne électorale, il s’est lourdement trompé en se focalisant sur Juppé, car il a bien travaillé… en faveur de François Fillon, pour lequel il a tiré les marrons du feu. Ses critiques sur la molle alternance juppéiste, son pacte avec Bayrou, sa complicité avec la gauche, ont été entendues mais, au lieu que cela lui profite, Fillon en a engrangé le bénéfice. Les électeurs ont pensé qu’avec ce dernier, on avait un opposant apparemment aussi déterminé que l’ancien président sans que le débat politique soit hystérisé par un personnage incontrôlable.

Tout ça pour que l’ex-chef de l’Etat appelle à voter pour son ancien Premier ministre, dont il disait récemment : « Je décidais les réformes, Fillon les appliquait. » Cela pendant cinq ans ! C’est le « renouveau » dans la continuité, du sarkozysme sans Sarko ou retour vers le futur, et même plus loin que cela puisque Fillon aurait une politique à la Thatcher, ce qui ne nous rajeunit pas.

Personne n’avait vu François Fillon venir, ni les sondeurs, ni les experts, ni les politologues et encore moins les journalistes, surtout avec un succès de cette ampleur. D’où la « grosse surprise », comme aux Etats-Unis avec Trump. Il paraît que tout ce beau monde ne pouvait rien voir puisque tout se serait décidé ces dix derniers jours à cause d’électeurs volages dont la versatilité serait une seconde nature. Ils en ont convaincu Alain Juppé qui se dit maintenant que, si on peut gagner 20 points, voire plus, en quelques jours, alors moi aussi je peux refaire mon retard sur mon rival en une semaine !

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Primaire de la droite : Le blast sarkozyste a fait plouf !

21/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La presse française revient bien sûr largement, aujourd’hui, sur la large victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre.

«La déferlante Fillon», titre le Figaro, qui salue, d’abord, «le formidable succès de cette primaire », qui a mobilisé près de 4 millions d’électeurs – présentant la victoire de l’ex-Premier ministre, comme le sacre de « la droite tranquille». Plus de 44% des voix face à Alain Juppé, loin derrière avec 28%, et Nicolas Sarkozy, éliminé, avec 21%. «Le raz-de-marée Fillon» a des airs de revanche, selon l’Opinion, qui le montre, impassible, déclarant à son ex-patron, qu’il va avoir besoin de «collaborateurs». «Fillon écrase tout», annonce le Parisien, tandis que 20 minutes compte les points: «Fillon a tout bon, Sarko est K-O». Résumé de ce premier tour, avec Libération: «Fillon, l’envol, Sarkozy, la chute».

D’après le Parisien, «le vote anti-sarkozy» «ne suffit pas» à expliquer la large victoire de François Fillon. Ce que les électeurs ont choisi, explique le journal, c’est «un homme dont le discours ne varie pas depuis des années», un candidat «qui promet des coupes claires dans les effectifs des fonctionnaires, une augmentation du temps de travail, et une réécriture de la loi Taubira sur le mariage pour tous». Un résultat dans lequel le Parisien voit ce «paradoxe»: «des centaines de milliers d’électeurs de gauche ont (finalement) participé à la mise sur orbite du candidat le plus libéral». Si François Fillon a déjoué tous les pronostics, c’est parce qu’il a su convaincre que la «rupture» serait plus efficace que le «dialogue» pour permettre les réformes, d’après le Figaro, qui rappelle que l’élu de la Sarthe «admire Margaret Thatcher et ne s’en cache pas» – ce qui lui a d’ailleurs valu les railleries de Nicolas Sarkozy, qui a moqué un candidat cherchant à se faire élire en promettant «du sang et des larmes».

«François Fillon est bien plus à droite que vous ne pensez», prévient Slate, qui assure que le candidat vient certes «d’une France douce, tempérée, modérée – mais où flottent des vapeurs réactionnaires, jamais totalement dissipées» – une «douce France rance», qui aurait été sensible à «cette piété authentique» affichée par François Fillon, par opposition à «l’artificialité des postures sarkozystes». «François Fillon, ou la revanche de la France de l’ouest», analyse le Point, qui évoque le poids, dans son électorat, d’une «France rurale», ce qui ne voudrait pas dire «nostalgique, voire pétainiste», ou plutôt d’une «France des territoires», qui se moquerait «comme d’une guigne des effets de mode, des mouvements de balancier médiatique et des hommes providentiels auto-proclamés».

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Primaire de la droite et du centre : premier bilan

Source : Boulevard Voltaire – « Primaire de la droite et du centre : premier bilan »

Nous sommes encore loin du dénouement de ce feuilleton à multiples rebondissements.

Dimanche soir, sondeurs et journalistes n’étaient pas vraiment à la fête ; les premiers, surtout, qui, après victoires du Brexit et de Donald Trump, n’ont pas vu venir celle de François Fillon (44,2 %) au première tour de la primaire de la droite et du centre. Certes, la remontée brutale de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote ne leur avait pas échappé et leur ultime pronostic de vendredi se trouvait globalement confirmé dans les urnes de ce dimanche.

Les médias dominants, eux, n’ont pas cette excuse, ce, d’autant plus qu’ils étaient à la fois juge et partie, menant campagne pour le seul Alain Juppé (28,3 %), grand perdant de cette soirée électorale avec Nicolas Sarkozy (21,09 %), évidemment.

L’un est blessé dans son orgueil. Le « meilleur d’entre nous » se retrouve aujourd’hui surtout seul entre tous, puisque ne bénéficiant pour l’instant que du soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet (2,5 %). L’autre, plus que blessé, est virtuellement mort, venant de faire une seconde fois ses adieux à la vie politique, tout en assurant François Fillon de son soutien, au même titre que Bruno Le Maire (2,4 %).

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Primaire de la droite : Fillon écrase tout, Sarkozy c’est fini !

21/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Grand vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a déjoué les pronostics et rafle la première place (44%) loin devant Alain Juppé, deuxième (28,3%).

C’est un échec cuisant pour Nicolas Sarkozy (20%), qui a été éliminé dès le premier tour. Henri Vernet, rédacteur en chef adjoint et responsable du service politique au Parisien – Aujourd’hui en France, décrypte cette soirée historique.



Primaire à droite: Fillon écrase tout, Sarkozy… par leparisien


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Primaire de la droite – Pour Jean-Frédéric Poisson, « l’Islam pose problème à la société française »

18/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le président du parti Parti chrétien-démocrate (PCD) explique à la rédaction du Parisien pourquoi la religion islamique pose problème à la société française.

L’islam pose problème à la société française. Parce que le projet de civilisation proposé par l’islam vient percuter les idéaux sur lesquels notre vie en commun est fondée. L’islam ne porte pas la même notion d’égalité que nous, pas la même notion de la fraternité. L’islam ne sait pas ce que c’est la séparation des pouvoirs religieux et politiques et l’islam n’a pas la même notion de la dignité que nous. Ces différences, il faut les assumer, il faut les poser.



Primaire de la droite, Poisson: « L’Islam pose… par leparisien

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Le réquisitoire d’Eric Zemmour contre la primaire de la droite

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour s’est livré à un véritable réquisitoire contre la primaire « de la droite et du centre », dont le dernier débat aura lieu ce soir sur France 2, et dont le premier tour aura lieu dimanche. « La primaire, explique-t-il, c’est une course de chevaux où les montures se prennent pour les jockeys sous des commentaires de journalistes qui ne distinguent pas les casaques et arbitrée par des juges sondeurs qui croient que c’est une compétition automobile. »

Eric Zemmour enchaîne :

« Le général De Gaulle voulait arracher l’élection présidentielle aux partis pour la donner au peuple. Les primaires ont rendu la présidentielle aux partis qui la confient aux médias et aux sondeurs, qui ne savent pas quoi en faire. »

Pour l’éditorialiste, « l’électeur de droite est un anarchiste qui aime l’ordre : il n’en fait qu’à sa tête », d’autant que « personne ne sait quel électeur de droite viendra voter ». Tout juste les sondeurs affirment-ils que l’électeur-type sera « un cadre retraité » et qu’il y aura peu de jeunes et peu d’ouvriers, ce qui fait dire à Zemmour que « la primaire est éminemment moderne » en ce qu’elle « réinvente de suffrage censitaire » : « Louis-Philippe, nous voilà ! »

Et Zemmour d’ironiser :

« Quand les ouvriers et les hommes non diplômés se déplacent, cela ne donne que des catastrophes : le Brexit et Trump ! »

A gauche, explique-t-il encore, la primaire fut un « accélérateur de carrière » puisque Manuel Valls devint premier ministre et Arnaud Montebourg ministre, malgré ou grâce aux scores qu’ils avaient obtenus. Pour la droite, elle tend à devenir « une machine d’ingratitude », et le phénomène va bientôt toucher la gauche.

Conclusion : « La présidentielle était un sacre, la primaire est une guillotine. »

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Le directeur de cabinet d’Alain Juppé devant la justice

L’ex-président du conseil départemental du Lot-et-Garonne, Michel Diefenbacher et son ancien directeur de cabinet, Ludovic Martinez, actuel directeur de cabinet d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel d’Agen dans une affaire de « frais de bouche », a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Michel Diefenbacher, à la tête du Lot-et-Garonne sous l’étiquette UMP de 2004 à 2008, et Ludovic Martinez, son directeur de cabinet de 2001à 2007, avaient été mis en examen en 2014 pour « octroi d’un avantage injustifié par une personne dépositaire de l’autorité publique« . L’instruction ouverte à Agen avait fait suite à une plainte contre X déposée en 2010 par Pierre Camani, actuel président PS du Conseil départemental et sénateur du Lot-et-Garonne.

Les faits mis en cause concernent l’attribution d’un marché de frais de bouche au Conseil départemental pour un montant estimé entre 200 000 et 300 000 euros, entre 2005 et 2007, liées à un éventuel non-respect de la procédure d’attribution de marchés publics. « C’est extraordinaire qu’on renvoie le président du Conseil général, ce n’est bien évidemment pas lui qui s’occupait de ces choses-là », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Me Michel Dufranc, avocat de Michel Diefenbacher. « C’est l’administration qui n’a pas joué son rôle. On ne comprend pas pourquoi le directeur général des services n’est pas poursuivi« , a-t-il poursuivi.

Joint par l’Agence France-Presse, Ludovic Martinez, directeur de cabinet d’Alain Juppé (LR) à la mairie de Bordeaux depuis 2008, s’est dit « très serein« . « C’est une affaire bizarre. Il n’y a eu ni enrichissement personnel, ni fausse facture, ni préjudice pour la collectivité. Cette affaire n’est pas de notre responsabilité, mais de celle de l’administration« , a-t-il ajouté. La responsable de l’entreprise de traiteur a également été renvoyée dans cette affaire. La date du procès n’est pas encore connue.

Article repris d’Infos Bordeaux (avec AFP).

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Jean-Frédéric Poisson : « Le vrai problème de fond est celui de l’islam »

Président du Parti chrétien démocrate (PCD) et candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson a accordé un entretien au journal Présent, proche du Front natinal, qui le fait précéder de cet avertissement : « Ses convictions sont proches des nôtres. […] Reste que le règlement de son parti l’oblige à soutenir le vainqueur de la primaire. Nous l’attendons donc dans six mois entre les deux tours de la présidentielle où se jouera la survie de la France : affranchi de sa famille d’idées largement responsable du sort que nous subissons ou bien définitivement boutinisé. Il mérite mieux. »

Présent : Votre avis concernant la polémique autour du burkini a surpris. N’est-ce pourtant pas une atteinte à la laïcité ?

Jean-Frédéric Poisson : Ce n’est justement pas une question de laïcité. Si elle est bien comprise, c’est un cadre qui se contente de ne reconnaître aucune religion d’Etat, certainement pas une règle de conduite imposée et encore moins un code vestimentaire. Il est dangereux d’en faire une question de laïcité car alors l’Etat deviendrait tout-puissant contre les particularités de telle ou telle religion. Lorsque je vois des femmes arpenter les plages en burkini, je n’y reconnais pas la France mais je refuse que mon pays accumule des lois à partir de faits divers qui ne sont que la conséquence de problèmes non traités. Le vrai problème de fond est celui de l’islam – et non simplement de l’islamisme – qui engendre un certain nombre de craintes aux Français dont je fais partie. Interdire le burkini ne réglera certainement pas le problème.

Comment expliquez-vous le fait d’être le seul candidat aux primaires LR à souhaiter l’abrogation de la loi Taubira ?

Ce n’est malheureusement pas très compliqué à comprendre : je suis le seul à avoir une ligne claire et cohérente que je refuse de faire varier en fonction des sondages ou des affinités médiatiques. Je continue à vouloir l’abrogation de cette loi alors que certains de mes concurrents s’acharnent sur ses conséquences désastreuses que sont la PMA ou la GPA. Si je le fais, c’est que sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, notre pays s’effondre en raison de mesures politiques qui se prennent justement sur des conséquences sans ne jamais renoncer aux causes. Résultat, rien n’est traité en profondeur, on recule le problème et les « solutions » sont décevantes. Oui, il faut abroger le mariage pour tous.

Votre position antilibérale vis-à-vis des syndicats et de la loi Travail vous a attiré la sympathie d’une certaine presse de gauche. Quelle est votre vision sur ces sujets ?

C’est parce que j’ai le souci de protéger les plus fragiles que je défends des mesures sociales bien différentes des autres. Le PCD propose par exemple depuis 2006 un revenu de base universel. Cette mesure – application concrète de la pensée catholique sociale – se fonde sur une vision non-marchande de la société et sur la reconnaissance de la dignité de chaque personne. Notre société est traversée par une crise du sens de l’existence individuelle, une crise de reconnaissance des personnes et de leur rôle social, une crise de la complexification des relations institutionnelles et une crise d’appartenance à un projet commun. Le revenu de base universel est évidemment une sécurité, mais également une reconnaissance de la participation de chacun à la richesse nationale. C’est la question d’un peuple en réalité : tous sont héritiers des richesses produites par les savoir-faire des générations précédentes. Il y a également une reconnaissance d’activités non-rémunérées dont la société profite pourtant : l’engagement associatif, le choix de rester auprès de ses enfants, d’aider ses parents dans leur fin de vie…

Sentez-vous que votre volonté d’en finir avec le cordon sanitaire autour du FN entraîne l’adhésion de la base militante de la droite classique ?

Ce cordon sanitaire n’existe pas, je crois, chez une partie significative de l’électorat qui aimerait enfin que les hommes politiques se soucient de problèmes concrets plutôt que de leurs guerres partisanes. Il est absolument ridicule de refuser de parler à tel ou tel élu alors que ces derniers font leur travail et respectent les règles. C’est aussi simple que ça, et c’est d’autant plus légitime à l’heure où nombre de Français choisissent ce parti, que cela plaise ou non.

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’entretenir la logique de parti lorsque vous avez annoncé votre ralliement au vainqueur des primaires, au risque donc d’appeler à voter Alain Juppé ?

Les primaires comportent des règles dont l’engagement de soutenir le vainqueur et de ne pas lui faire obstacle avec une candidature concurrente. J’ai signé en connaissance de cause et je n’ai qu’une parole. Je ne pense pas qu’on puisse m’en tenir rigueur. Ma famille politique comporte dans son ADN les principes politiques qui peuvent nous aider à redresser la France. Je regrette en revanche qu’ils soient trop souvent trahis.

Deux remarques dès lors. D’abord, voter pour moi, c’est me donner les moyens de peser dans ma famille politique. Plus mes soutiens seront nombreux, plus les idées que je porte devront être entendues. Pour ce qui est d’Alain Juppé, aujourd’hui favori, il est vrai que nous sommes très différents. J’aviserai évidemment en fonction de son comportement vis-à-vis de mes exigences. Mais s’il reste sur la ligne qui est la sienne aujourd’hui sans fléchir sur le moindre point, le « soutien » peut se faire particulièrement discret !

Vous êtes accusé d’antisémitisme pour avoir dénoncé la soumission d’Hillary Clinton aux « lobbies sionistes ». Certains de vos concurrents ont même réclamé votre exclusion des primaires. Que vous inspire cette polémique quant à la liberté d’expression en France ?

Il s’agissait d’un procès en sorcellerie de plus dans cette classe politique dans laquelle certains multiplient les faux scandales pour masquer leur incompétence. La commission de contrôle de la primaire a considéré, après m’avoir entendu, que l’affaire était close. Ces mots ont peut-être choqué et j’en suis désolé, mon propos ne visait en aucun cas la communauté juive de France, tous les gens honnêtes l’auront immédiatement compris.

Le soutien des géants de la finance à Madame Clinton n’est un secret pour personne, celui de groupes de pression sionistes non plus. C’est un fait que l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] – par exemple – revendique fièrement sur son site internet ! C’est très officiel et cela m’inquiète, parce que les choix de ces groupes de pression empêchent toute politique équilibrée au Proche-Orient. Les centaines de milliers de morts que se partagent l’Irak et la Syrie méritent peut-être autre chose qu’une bataille de mots, et je crois que la politique menée, et que promet d’accentuer Madame Clinton, a montré ses dramatiques limites.

Propos recueillis par Louis Lorphelin

Entretien paru dans Présent daté du 29 octobre 2016

 

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Jean-Frédéric Poisson : « J’ai un problème avec l’islam »

14/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sur la question de la lutte contre le terrorisme, les candidats à la primaire de la droite et du centre ne sont pas tous d’accord sur les mesures à adopter. Nathalie Kosciusco-Morizet a évoqué et défendu sa proposition de loi qui vise à interdire le salafisme.

En réponse à cette proposition, Jean-Frédéric Poisson a affirmé ne pas être « d’accord avec l’interdiction du salafisme » :

Je ne vois pas comment on peut interdire une idée. Je suis d’accord pour une lutte radicale sur les mosquées salafistes, bien sûr, mais l’idée je ne sais pas comment l’interdire. Je n’ai pas pas de problème avec les musulmans mais j’ai un problème, nous avons un problème avec l’islam


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Jean-Frédéric Poisson, la bonne surprise du débat de la primaire

14/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Inconnu du grand public, Jean-Frédéric Poisson a constitué la bonne surprise du premier débat de la primaire de la droite et du centre, qui se tenait hier soir en direct sur TF1, en s’efforçant de prendre de la hauteur par rapport au catalogue de mesures qu’égrenaient les autres candidats. Le président du PCD, le Parti chrétien-démocrate, s’est aussi singularisé en affichant des soutiens clairement de droite : il avait en effet invité Karim Ouchikh, conseiller régional d’Ile-de-France et président du Siel, un parti associé au Rassemblement Bleu Marine, Véronique Besse, député du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, qui voisinaient dans le public avec le maire PCD de Montfermeil, Xavier Lemoine.

Dans une tribune publiée par Valeurs actuelles, Jean-Frédéric Poisson et Karim Ouchikh, mais aussi Patrick Louis, secrétaire général du MPF, Christian Vanneste, président de La Droite libre, Charles Beigdeber, cofondateur, avec Charles Millon, de L’Avant-Garde, et le maire de Béziers, Robert Ménard, ont d’ailleurs annoncé qu’ils seraient ensemble, dimanche, à La Manif pour tous, « en préfiguration de cette union des droites que nous appelons de nos vœux », car «Il est impératif de pouvoir, à terme, se rassembler autour d’un programme commun de la droite fondé sur la défense de notre identité et le recouvrement, à cette fin, de notre souveraineté ».

« Venu avec la seule ambition de sortir de l’anonymat, lit-on dans Le FigaroJean-Frédéric Poisson a su profiter du premier débat de la primaire à droite […] pour se faire connaître. Fort d’un “effet nouveauté“, le candidat issu du Parti chrétien démocrate a en effet montré un visage sérieux et décontracté, et paru au point sur l’ensemble de ses dossiers. Une prestation sans pression, contrairement à ses adversaires, qui semble avoir convaincu les téléspectateurs et internautes. Selon notre sondage Kantar Sofres pour Le Figaro, LCI et Public Sénat, réalisé avant et après l’émission et publié ce vendredi, le député des Yvelines obtient 37 % d’opinions favorables, soit un bond de + 29 % en une soirée. »

Dans une récente interview, Jean-Frédéric Poisson avait appelé à « en finir avec ce cordon sanitaire qui n’a ni sens ni raison d’être » autour du Front national. Au printemps dernier, Marion Maréchal-Le Pen avait confié avoir « une sympathie humaine et politique particulière » pour Jean-Frédéric Poisson, qui se trouve « sur une ligne largement compatible avec la nôtre ».

François Hollande : « Moi ou la droite de la revanche, de la réaction et de la régression »

François Hollande12/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un long entretien à l’Obs, que le site de l’Elysée publie en intégralité, François Hollande se pose en rempart contre la droite, cette « droite [qui] est dans la revanche, la réaction et la régression » !  Allez, zou, tous dans le même sac, dans l’esprit du « Moi ou le chaos » du général de Gaulle, alors que ce serait plutôt « Le chaos,  saison 2, sinon la droite ou le FN » ! La campagne présidentielle de 2017 est lancée !

Extraits des propos du président de la République qui est bien, nul n’en doute plus, candidat à sa propre succession :

« Si l’extrême droite est un danger pour notre modèle républicain, la droite met en cause notre modèle social. »

« C’est l’honneur de la gauche de gouverner face à une droite qui a été dans la revanche dès le premier jour, et contre une extrême droite qui attend son tour. »

« N’attendons pas que la droite dure défasse ce que nous avons bâti pour défendre les acquis d’une gauche supposée trop molle. »

« Le « programme commun de la droite » ne consiste pas à défaire ce qui a été fait depuis cinq ans mais à revenir sur des droits et des principes qui ont mis des décennies pour être conquis et acquis. »

« La droite est dans la nostalgie, avec des professeurs en blouse grise, des chants à la récré et des règles pour taper sur les doigts. En clair, c’était mieux avant Mai-68, quand les femmes obéissaient aux hommes, quand les ouvriers travaillaient sans protester et que les employées de maison n’étaient pas déclarées. C’était mieux quand on vivait à la campagne, qu’on mangeait des topinambours et que la terre ne mentait pas. »

Ben quoi, ce n’était pas mieux ?

Et Hollande de poser cette question, en forme de slogan : « 2017 : et si la droite faisait pire que Hollande ? » Ça paraît difficile, non ?

François Hollande lâche aussi à propos de « l’extrême droite », comprendre le Front national, quand il est lui est demandé s’il faut modifier le mode de scrutin pour lui permettre d’entrer au Parlement ?

« Mais quel que soit le mode de scrutin, elle va y entrer ! Le plus grave, c’est la banalisation de l’extrême droite. Comme si c’était un mouvement comme les autres. La diabolisation n’a pas plus d’avenir. C’est sur sa politique et ses conséquences qu’il faut aller la chercher.

 

Mariton

Hervé Mariton : « La droite doit livrer une bataille idéologique contre la gauche »

02/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Hervé Mariton, député (LR) de la Drôme, a mis en ligne des extraits de son livre, Le Printemps des libertés (L’Archipel). Celui qui entend faire triompher une ligne libéral-conservatrice à la primaire de la droite et du centre reprend le thème qui avait fait la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, celui du combat contre les idées de Mai 68.

« Depuis Mai 68, écrit-il dans le chapitre sur la « bataille idéologique » que la droite doit mener contre la gauche, l’amalgame de l’offre politique a été savamment orchestré par la gauche, avec des tabous qui ont fini par délégitimer la pensée conservatrice sur l’immigration, la sécurité, l’école ou même le capitalisme. Ce discours de culpabilisation a atteint sa cible : la droite a peur de penser par elle-même et d’affirmer ses valeurs. »

Il poursuit ainsi : « L’esprit de Mai 68 s’est infusé dans des pans entiers de notre société : le pédagogisme fou de l’Education nationale a imposé l’idée que l’enfant est censé reconstruire les savoirs par lui-même ; la justification sociale de la délinquance est parvenue à faire croire que le délinquant est avant tout une victime ; la sanctification de l’Autre nous a poussés à renier notre identité ; l’autoculpabilisation de notre culture rend impossible l’assimilation de nombreux immigrés ; l’étatisation de la solidarité a provoqué la déresponsabilisation des individus ; l’affirmation continuelle de droits a induit un mépris des devoirs. »

Mais c’est dans la critique du multiculturalisme qu’il est le plus pertinent, défendant des positions en rupture avec son parti :

« La gauche ne voit même pas que le modèle multiculturaliste dont elle chante les louanges constitue une fuite vers l’impossible. Elle semble ignorer une loi irréfutable de l’histoire du monde : pour que les cultures interagissent et s’enrichissent mutuellement, encore faut-il qu’elles continuent à exister. Encore faut-il que chaque individu ait pu se construire dans une culture particulière qu’il s’est approprié. Si dès notre naissance nous vivons tous dans une société multiculturelle, une telle appropriation devient presque impossible. La richesse prêtée au multiculturalisme cède trop rapidement la place au conformisme d’un a-culturalisme universel. »

Intéressant. Et qui a le mérite d’élever un débat bien terne.