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La gabegie du fief de Royal

23/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8552)

Quand un socialiste reprend une région socialiste qu’est ce qu’il dépiste ? Une gestion socialiste… (sur l’air de « Quand un vicomte »). À peine installé dans ses nouvelles fonctions de président de la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, Alain Rousset a découvert qu’on lui avait délicatement laissé une ardoise comaque.
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Voilà aussi pourquoi il ne faut surtout pas que le FN prenne la moindre région et mette le nez dans la gabegie et les magouilles installées de longue date. D’habitude ça ne sort pas de la famille, mais Alain Rousset et Ségolène Royal se détestant, c’est sorti.
Dans un entretien à Sud-Ouest et La Nouvelle République du Centre, le député socialiste dévoile le bilan financier désastreux qu’il a trouvé dans la comptabilité de l’ancienne région Poitou-Charentes, gérée depuis 2004 par Ségolène Royal (puis par ses proches depuis qu’elle a rejoint le gouvernement en 2014) : plus de 137 millions d’euros de factures impayées qui « pourraient avoir des conséquences sur l’avenir de nombreuses entreprises poitevines » et qui en ont sans doute déjà eu en termes de faillites et de licenciements…

« Le directeur des finances de la collectivité a été relevé de ses fonctions manu militari », indique Alain Rousset. « Une partie des paiements, à hauteur de 50 millions d’euros, a été engagée à marche forcée », le solde devant être réglé avant la fin mars. S’agissant des emprunts structurés (dits aussi « toxiques »), Alain Rousset a précisé qu’« une négociation avait été engagée avec une structure spécialisée du ministère des Finances. » Quand on peut s’arranger…

Jean-François Macaire, qui avait pris en 2014 la suite de Ségolène Royal, a démissionné lundi soir de sa délégation financière. Tout en restant vice-président de région !
« Tout ceci est le résultat de la gestion chaotique menée par Ségolène Royal et des investissements hasardeux faits loin des compétences de la région et soi-disant placés sous le signe du volontarisme politique » dénonce Olivier Chartier, conseiller régional Les Républicains.
Il rappelle qu’il avait plusieurs fois demandé un audit à Ségolène Royal. En vain. C’est vers celle qui fut présidente de la région pendant dix ans et qui avait fait du Poitou-Charentes son fief et sa vitrine que tous les regards se tournent aujourd’hui. Incompétente à gérer une région elle est logiquement (de nouveau) devenue ministre.
Il faut dire qu’elle bénéficie d’une sacrée protection à l’Élysée.

Caroline Parmentier

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Les socialos s’engraissent sur les logements sociaux

01/02/2016 – SOCIÉTÉ (Présent 8536)

Salaires exorbitants, primes à gogo, congés interminables… À l’heure où la plupart des Français sont contraints de se serrer la ceinture et peinent à boucler leurs fins de mois, les salariés de Paris Habitat (organisme gérant les logements sociaux de la ville de Paris, ndlr), organisme d’État, eux, ne connaissent pas la crise.
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Avantages en pagaille

À l’origine de ce scandale qui éclabousse plusieurs socialistes, dont Roger Madec, président de Paris Habitat, Pascal Cherki, membre du conseil d’administration, ou encore Patrick Doutreligne, de la Fondation Abbé-Pierre, deux rapports cités par Le Parisien. Le premier, émanant de l’Inspection générale de la Ville de Paris et daté de 2014 ; le second, rendu par la Mission interministérielle d’inspection du logement social début 2013, mais resté jusque-là confidentiel. Et l’on comprend pourquoi.

Selon ces rapports, en effet, le premier bailleur social d’IDF se montrerait particulièrement généreux avec ses 3 000 salariés, qui émargeraient en moyenne à 3 170 euros par mois et auraient vu leurs payes augmenter de 20 % en six ans. Des salaires auxquels il faudrait encore ajouter 13e mois, primes d’objectifs, primes d’intéressement et autres récompenses.
Et ce n’est pas fini : de nombreux employés pourraient même gagner près d’un mois de salaire supplémentaire en se voyant racheter jusqu’à sept jours de congé sur les sept semaines dont ils bénéficient dans l’année !

Une direction qui se gave

Mais la gabegie atteindrait surtout des sommets avec la direction : pas moins de 7 000 euros par mois pour un directeur, autour de 9 000 pour un directeur général, et entre 9 000 et 10 000 pour les directeurs généraux adjoints.
Ainsi Stéphane Dambrine, directeur général depuis 2011, aurait-il obtenu une rémunération de 14 000 euros nets par mois, en plus des avantages octroyés au reste du personnel, jusqu’à ce que la MIILOS déclare son contrat de travail « irrégulier » en 2013. Ce qui ne l’a pas empêché de conserver son parachute doré de 500 000 euros !
Quant à son adjoint Gilles Romano, rémunéré 9 000 euros par mois, il logerait tranquillou depuis 2000 dans un F4 du XIIe considéré comme un logement « intermédiaire » avec un loyer d’environ… 1 000 euros.

Franck Delétraz

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FIFA : La chute de la maison Blatter (Présent 8367)

03/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Enfin le dénouement du scandale de la FIFA

Enfin, il a démissionné ! Rattrapé par près de 40 années d’affaires, cerné par les interpellations de proches collaborateurs, celui qui, suivant l’exemple de son prédécesseur Joao Havelange, a fait de la corruption un « sport national » à la FIFA, a annoncé mardi lors d’une conférence de presse exceptionnelle qu’il renonçait à son poste de président de la Fédération internationale de foot et qu’il remettrait en jeu son mandat à l’occasion d’un congrès extraordinaire entre décembre et mars prochains.

« Nettoyer le football mondial »8367-P1

Une décision qui a immédiatement réjoui tous ceux qui aiment le ballon rond. Du « roi » Pelé, qui a demandé aux « honnêtes gens » de « nettoyer le football mondial » au monument Platini, qui a parlé « d’une bonne décision », en passant par Greg Dyke, président de la Fédération anglaise, qui s’est exclamé dans The Guardian : « Enfin, nous allons pouvoir mettre de l’ordre à la FIFA ! »
Une joie partagée par ce grand connaisseur du foot qu’est Jean-Michel Larqué, qui a rappelé très justement que la démission de Blatter était surtout motivée par les enquêtes américaine et suisse en cours : « On voit que les affaires se rapprochent de plus en plus de lui, a en effet commenté l’ancien Vert. M. Blatter sent que le danger se rapproche et il sent qu’il est temps de s’en aller… »
C’est que l’étau se resserre sérieusement autour de Blatter. Après les récentes interpellations de neuf élus de la FIFA et de cinq partenaires de l’instance mondiale du foot menées par la justice américaine enquêtant sur des faits de corruption remontant à 25 ans, après les perquisitions menées dans les locaux de la FIFA dans le cadre d’une procédure pénale suisse pour soupçon « de blanchiment d’argent et gestion déloyale » entourant les attributions des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, les révélations du New York Times, accusant son bras droit Jérôme Valcke d’être responsable d’un virement de dix millions de dollars sur des comptes gérés par l’ancien vice-président de l’organisation Jack Warner, déjà mis en cause dans un scandale de corruption, sont venues enfoncer le clou.
« Blatter est totalement responsable »
Surprise ? Pas vraiment, pour ceux qui connaissent le foot. Comme le rappelait encore très justement Larqué, « Blatter est totalement responsable (…) puisque cela fait 37 ans qu’il est à la tête de la FIFA. Pour moitié comme secrétaire général, avec un président qui lui avait montré comment il fallait faire, qui était Joao Havelange, dont on sait quand même qu’il n’avait pas toujours les mains très propres. Et pour moitié en tant que président. (…) Il est le seul responsable de la situation actuelle, (…) du clientélisme qui sévit à la FIFA, (…) des pots-de-vin qui sont distribués avant les élections, qui sont distribués pour les droits télé, qui sont distribués pour les attributions de la coupe du monde, il est le seul responsable de ce qu’est la FIFA aujourd’hui. »

Franck Delétraz