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[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Alain de Benoist : «François Hollande aurait fait un très bon marchand des quatre-saisons»

Source : Boulevard Voltaire

C’est devenu un gag récurrent : chaque nouveau Président parvient à nous faire regretter son prédécesseur. Avec François Hollande, on a atteint le fond, non ?

Contrairement aux commentateurs qui le couvrent d’injures (se défouler en éructant est le meilleur moyen de faire savoir qu’on n’a rien à dire), je ne parviens pas à détester François Hollande. Je me désole de le voir occuper le poste qui est le sien, mais sur le personnage lui-même, je n’ai rien à dire. Il aurait sans doute pu faire un convenable receveur des Postes, un directeur de succursale d’une société d’assurances, un marchand des quatre saisons. En tant que premier secrétaire du PS, il n’a pas été pire qu’un autre : dans les magouilles et les petites blagues, il a toujours été à son affaire. Le seul problème est que ce personnage insignifiant est président de la République.
Depuis Pompidou, Mitterrand excepté, la fonction de chef de l’État n’a cessé de se dégrader. Il n’y a plus de chefs, et il n’y a guère plus d’État. La comparaison est certes facile, mais on imagine évidemment mal le général de Gaulle aller faire du jogging en suant à grosses gouttes sous un tee-shirt aux armes de la police new-yorkaise, ou partant en scooter pour aller rejoindre sous la couette une pom-pom girl du show-business. Un chef de l’État doit avoir conscience qu’il n’est pas seulement lui-même, mais qu’il incarne une fonction. Qu’il se discrédite lui-même passe encore, qu’il rabaisse sa fonction est impardonnable. L’homme et sa fonction sont deux choses différentes, et c’est la fonction qui doit l’emporter.
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hollande conf de press sept 15

Hollande s’en va en guerre… mais pas trop

07/09/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Pour sa sixième conférence de presse, François Hollande a tenté de revêtir le costume de chef de guerre qui, croit-il, fait tant de bien à sa popularité. Costume mal taillé, faits de demi-mesures contradictoires. Sur le front de la crise migratoire, en revanche, grande cohérence : on continue à encourager l’invasion. Tribune libre de Charles Dewotine.

Il joue son rôle de président, l’air grave, la cravate noire, le regard sombre, la syllabe bien détachée, ce qui permet de profiter de toutes ses fautes de Français… et de ses mensonges. Baisses d’impôts et croissance en hausse, il ne manque que la baisse du chômage pour que les bobards économiques soient au complet.

Mais sur ce terrain, l’occupant de l’Élysée sait qu’il n’a rien à attendre de bon, aussi dérive-t-il rapidement vers l’international, adoptant le mode belliqueux qui lui a valu ses quelques éphémères regains de popularité. Cette fois-ci, c’est en Syrie, Bachar el Assad et l’État islamique (« dache », prononce François et c’est vrai que c’est loin, la Syrie…) qui n’ont qu’à bien se tenir. Numéro d’équilibriste : comment expliquer que l’on va frapper ceux que l’on a armés contre le méchant Bachar el Assad ? Comment lutter contre ceux que tout le monde s’accorde à qualifier de mal absolu – l’État islamique — sans en découdre directement ? (les cercueils drapés de bleu-blanc-rouge à l’approche d’une campagne électorale, Hollande, il en veut pas.) En aidant ceux qui sont en première ligne contre Daesh… ah, non, ça, c’est Bachar el Assad et il est méchant.

Solution typique du grand mou : la France, elle est pas contre le régime d’Assad, le régime, il peut rester si Assad, il s’en va. D’ailleurs, la Russie, qui prône un soutien clair et massif à Assad contre l’État islamique, « est un allié du régime, mais n’est pas un soutien indéfectible à Bachar Al-Assad », on peut s’entendre… Et Daesh, on le bombarde, comme la France, elle aurait bien voulu bombarder la Syrie si les États-Unis, ils lui avaient donné la permission en 2012 (ah, mais là, c’était contre Assad qu’on voulait envoyer des avions…). Lire la suite

Fabrice Robert : “les islamistes n’ont pas gagné” (Présent 8272)

Fabrice Robert : “Les islamistes n’ont pas gagné” (Présent 8272)

14/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Entretien avec Fabrice Robert, président du Bloc identitaire. Propos recueillis par Catherine Robinson.

Ce n’est pas le crayon brandi par des bobos qui va arrêter la kalachnikov des djihadistes fanatisés.


« L’union nationale » autour de l’UMPS n’est-elle qu’une imposture ?

Une du numéro 8272 de "Présent"

Une du numéro 8272 de « Présent »

Le défilé de dirigeants politiques appelant les uns après les autres à l’union nationale a quelque chose d’odieux. D’odieux, car ce sont précisément eux qui sont responsables de la situation terrible dans laquelle est désormais plongé notre pays ! On atteint un summum d’hypocrisie avec la présence de l’UOIF et de SOS Racisme, qui avait réclamé l’interdiction des dessins sur Mahomet. Cet attentat a provoqué une émotion considérable dans le pays. Les médias de propagande ont su détourner l’attention pour éviter d’aborder les vraies questions. Ce n’est pas le crayon brandi par des bobos qui va arrêter la kalachnikov des djihadistes fanatisés.

Qu’est-ce qui terrorise à ce point nos gouvernants, pour qu’ils refusent de voir la réalité en face ?

Personne ne pourra prétendre lutter contre l’islamisme sans remettre en cause l’immigration massive et l’islamisation de notre pays. Nos gouvernants s’y refusent et préfèrent appeler les Français à refuser les amalgames et à défendre le « soldat vivre-ensemble ». Laurent Fabius préfère parler de Daesch plutôt que d’Etat islamique et de terroristes plutôt que d’islamistes. Ils ne veulent pas admettre que l’intégration est un échec. Mais le vernis craque aujourd’hui. On l’a notamment constaté avec ces nombreuses minutes de silence pour Charlie Hebdo perturbées par des « Allah Akbar ».

Nous sommes en guerre. Et ce n’est pas le discours Bisounours de nos gouvernants qui nous permettra de la gagner.

Les terroristes n’ont-ils pas déjà gagné, puisqu’il a suffi de trois fanatiques pour paralyser un pays et tuer un journal ? En effet, qui osera désormais rire de l’islam ?

Quand on voit ce qui s’est passé, on peut se demander si la France est réellement en capacité de réagir face à une attaque simultanée de plusieurs dizaines de terroristes. Et non, les islamistes n’ont pas gagné. Mais si nous voulons nous protéger, il va falloir lutter efficacement contre l’islamisation et ceux qui la favorisent. Je rappelle qu’il y a deux ans, des islamistes avaient projeté de m’assassiner. Ceux qui luttent contre l’islamisation de la France sont donc aujourd’hui des cibles potentielles. Nous sommes en guerre. Et ce n’est pas le discours Bisounours de nos gouvernants qui nous permettra de la gagner.

Crédit photo Une : Novopress(cc)


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Dichtatafaire

Dichtatafaire

07/09/2014 – PARIS (NOVOpress via Polémia)

♦ Qui a vu Dichtatafaire (*), lundi 2 septembre 2014 sur Sat 1 ?

Notre contributeur Frédéric Malaval dont les écrits, habituellement, relèvent plus du sérieux que du divertissement se livre ici à une critique amusante d’un téléfilm comique allemand qui, lui, tient de la facétie. Le lecteur non germanophone trouvera en fin d’article, sur le site d’Europe1.fr, un commentaire en français (**).
Polémia


Ce film allemand raconte l’histoire d’un homme et d’une femme qui se retrouvent dans la cinquantaine après une brève liaison pendant la chute du Mur de Berlin, arrêtée sur un quiproquo. Tiens ! Polémia chercherait-il à concurrencer la presse people et quitter le monde de la réinfosphère pour entrer dans celui du divertissement ?

Précisons que ce film a comme personnages principaux un Français et une Allemande. Rien de significatif, là encore.

Bon alors, lâchons le cœur de l’intrigue : lui est président de la Ve République française ; elle, chancelière de la Bundesrepublik Deutschland. Voilà l’intérêt de ce film qui, dans le registre bluette, fournit quelques clichés sur la façon dont nos cousins germains nous voient et envisagent nos relations.

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Les élections présidentielles de dimanche dernier à Kiev

Les élections présidentielles de dimanche dernier à Kiev

27/05/2014 – KIEV (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Petro Porochenko (photo), élu à la tête de l’Ukraine, n’a rien d’un insurgé patriote. Appelé le « roi du chocolat » pour son empire commercial dans les confiseries, sa fortune personnelle s’élève à 1,6 milliard d’euros. Il appartient donc à ce club très restreint d’oligarques lancés dans la vie politique trouble du pays. Il était d’ailleurs ministre dans le gouvernement du Ianoukovitch jusqu’à novembre 2012.

Quelle évolution attendre d’un changement aussi… relatif

C’est que cet homme est un choix des urnes. Le dialogue de sourds de ces derniers temps avait aussi sa racine dans le coup d’Etat de février dernier.

L’élection à la tête de l’Ukraine de Petro Porochenko libère quelque peu la situation dans ce pays déchiré depuis des mois : Sergei Lavrov- ministre des Affaires étrangères russe – a déclaré : « Nous sommes prêts à un dialogue pragmatique, sur un pied d’égalité, basé sur le respect de tous les accords, en particulier dans les domaines, commercial, économique et gazier ».

Viktor Ianoukovitch, l’ancien Premier ministre a annoncé respecter le choix du peuple. Il a toutefois demandé a ce que soit pris en compte l’avis du sud‑est du pays, russophone.

Barack Obama a de son côté été plus grandiloquent en saluant le courage des électeurs. Il a par la suite annoncé vouloir travailler avec le nouveau gouvernement.

De quoi les primaires présidentielles sont-elles le nom ? Par Raoul Fougax

De quoi les primaires présidentielles sont-elles le nom ? Tribune de Raoul Fougax

C’est une mise en spectacle médiatique de la partitocratie.

Henri Guaino affirme que Nicolas Sarkozy (photo) s’il revient ne doit pas passer par des primaires. Il a raison. Un ancien président peut difficilement  repartir d’une base partisane alors qu’il s’adresse à tous les français qu’il a un temps représenté.

Mais au-delà de ce cas particulier, il faut bien voir que les primaires sont un moyen pour les partis de revenir sur le devant de la scène politique hors du cadre parlementaire. C’est une démarche encouragée par les médias, car c’est un spectacle et un show de politique réalité. Exhibitionnisme et voyeurisme sont, une fois de plus, les mamelles médiatiques.

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[Tribune libre] La France en mode low cost

[Tribune libre] La France en mode low cost

Connaissez-vous le low cost politique ? Explications de Michel Geoffroy

Conséquence de la crise européenne, le low cost se développe partout.
Cette expression anglo-saxonne pour « bas prix » signifie que les Européens, ayant de moins en moins de ressources, du moins les autochtones d’en bas, se trouvent réduits à consommer des produits de moindre qualité, mais aux prix plus abordables. Les entreprises pratiquent de leur côté depuis longtemps le low cost, consistant à rogner sur la qualité pour réduire leurs coûts de production.
Mais les Français, toujours à la pointe de l’innovation, expérimentent au surplus la politique low cost depuis un certain temps. M.G.

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Ces présidents de la République qui ont ruiné la France

Ces présidents de la République qui ont ruiné la France

05/12/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – Philippe Valode vient de consacrer un volumineux ouvrage aux « 24 présidents de la République française », aux éditions de l’Archipel. Soit 150 ans dans les coulisses de la petite et de la grande Histoire républicaine. Un voyage dans le temps souvent guère reluisant. Avec Adolphe Thiers (1871-1873), traité par Gustave Flaubert de « croûtard abject » et vu comme un « gnome monstrueux » par Karl Marx. Les débuts du régime sont sanglants, Adolphe Thiers se chargeant de liquider la Commune de Paris en 1871. La politique politicienne pointe rapidement son nez avec son cortège de scandales : « toute la République est atteinte au travers de ses élites », écrit l’historien, lors du scandale de Panama en 1892 sous la présidence de Sadi Carnot. Et ça continue avec le scandale de la Compagnie des chemins de fer du Sud sous Félix Faure (1895-1899) ou Albert Lebrun (1932-1940) au moment de l’affaire de l’escroc Stavisky. Fric et magouilles culmineront sous François Mitterrand (1981-1995) et Jacques Chirac (1995-2007).

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Gerolf Annemans futur président du Vlaams Belang

Gerolf Annemans futur président du Vlaams Belang

02/12/2012 — 16h00
BRUXELLES (via le site de Lionel Baland) —
Le Conseil de parti du Vlaams Belang a désigné, ce samedi 1er décembre 2012, Gerolf Annemans (ci-dessus) comme futur président du parti. Un congrès des membres est appelé à confirmer, le 16 décembre 2012, ce choix.

Lors du premier tour de scrutin les candidats ont obtenu les résultats suivants :
Gerolf Annemans : 41 voix
Philip Claeys : 33 voix
Bart Laeremans : 19 voix

Au deuxième tour, les deux candidats restants ont obtenu les résultats suivants :
Gerolf Annemans : 51 voix
Philip Claeys : 41 voix

Crédit photo : Vlaams Belang.

Les enclumes

Les enclumes

La situation du premier ministre sous la Ve République n’est guère enviable : soit il est mis en court-circuit par l’Elysée, comme au temps de l’hyper-président Sarkozy, soit il sert de fusible au président, soit il doit cohabiter avec un président qui n’appartient pas à la même majorité que lui. On sait maintenant qu’avec une présidence « normale », manifestement cela ne va pas mieux. Il suffit de voir la tête d’enclume que fait désormais Jean-Marc Ayrault. MG

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[Tribune libre] Félicitations Obamalâtres, tous à l'abri !

[Tribune libre] Félicitations Obamalâtres, tous à l’abri !

Tous à vos bouchons d’oreilles, à l’abri, courez à la retraite ! La réélection – si surprenante – du demi-dieu afro-américain Barack Obama au poste marionesque de tenant du trône de Maison-Blanche, n’a pas fini de faire couler les louanges les plus baveuses, les félicitations les plus sirupeuses et les commentaires les plus complaisants envers ce si « légitime » Prix Nobel de la Paix.

Peoples et politiques se sont bousculés avec le même sourire complice – et répugnant – pour adresser leurs félicitations au président réélu. Ironie chronologique ou manifestation paroxystique de la déliquescence dans laquelle est tombée la res publica ? Le premier ministre belge Elio Di Rupo a été le premier à déclencher les embrassades, suivi de près par… Lady Gaga et… Cher (photo) !

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Présidence Hollande : cela ne se présente vraiment pas bien

Présidence Hollande : cela ne se présente vraiment pas bien

Il y a comme un malaise en France depuis le 6 mai dernier.
Les derniers sondages montrent une chute de popularité très rapide du président de la République et de son gouvernement : 11 points perdus entre juillet et aout selon le sondage Ipsos / Le Point (réalisé du 24 au 27 aout). Une majorité de personnes interrogées (47%) se déclare désormais insatisfaite de l’action de la nouvelle majorité.
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L’inquiétude sur le pouvoir d’achat (baromètre Viavoice-BPCE / Les Echos) suit la même pente. La moitié des personnes interrogées (46%) estime que leur pouvoir d’achat va diminuer au cours des trois prochains mois : soit 10 points d’inquiétude de plus qu’en mai 2012. On ne peut pas s’empêcher de rapprocher ces deux résultats.

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La présidence futile : enfumage et mal-gouvernance médiatique s'installent

La présidence futile : enfumage et mal-gouvernance médiatique s’installent

[box] Editorial de juin de la Fondation Polémia reproduit avec son aimable autorisation. [/box]

La présidence futile : enfumage et mal-gouvernance médiatique s’installent Le déficit des paiements courants de la France dépasse 4 milliards d’euros par mois. Le ralentissement de la croissance, et une bavure juridique, creusent le déficit budgétaire de plus de 10 milliards d’euros supplémentaires pour 2012. Les garanties apportées à la dette espagnole s’ajoutent aux garanties données à la dette grecque. Les banlieues ethniques s’agitent. Les étrangers clandestins ne sont plus gardables à vue. Les grandes entreprises continuent de délocaliser et de débaucher. La situation militaire s’aggrave dans le guêpier afghan. Pendant ce temps-là, la présidence Hollande s’installe dans la futilité.

Polémia

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Le président voyage. On ne sait pas ce qui ressort de ses déplacements, si ce n’est qu’il choisit des moyens de transport « ostensiblement modestes » et parfaitement inadaptés à sa fonction… et aux exigences de sa sécurité personnelle comme de la sécurité routière.

« La mère de ses enfants » (Ségolène Royal) et « la femme de sa vie » (Valérie Trierweiller) se livrent à une guerre de concubines. Non contente d’avoir ravi à Ségolène Royal son coq, Valérie Trierweiller fait tout pour lui faire perdre son perchoir… pour les plus grands délices de la presse anglo-saxonne.

Intime de DSK, le ministre des Finances, Pierre Moscovici, évoque « les valeurs perdues de la droite » pour dénoncer d’hypothétiques accords entre le FN et l’UMP. Ses accents de tragédien – comme ceux de Martine Aubry – sont étouffés par les rires provoqués par le vaudeville présidentiel.

Le conseil des ministres, toutes affaires cessantes, prépare une loi sur le harcèlement sexuel : non sans compétence, les anciens soutiens de Dominique Strauss-Kahn légifèrent gravement sur les propos graveleux, les mains aux fesses et les billets doux glissés dans les décolletés.

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Jean-Marie Delarue, propose de lutter contre la surpopulation carcérale en votant l’amnistie des « peines de moins de six mois de prison et celles qui ont été prononcées il y a plus de deux ans ». L’UMP crie au laxisme et les deux ministresses de la Justice, pour une fois d’accord, déclarent s’opposer à cette mesure. Cette mesure n’est qu’une vaste blague : les peines de moins de six mois de prison (et même d’un an, voire de deux ans), n’étant jamais exécutées, ne risquent pas d’encombrer les prisons.

Un décret va réglementer les salaires des dirigeants de grandes entreprises publiques. Beaucoup de temps, beaucoup de bruit, pour traiter… 20 cas !

Le ministère de l’Intérieur phosphore sur la remise par les policiers de certificats de contrôle aux personnes dont ils auront vérifié l’identité. Dans les banlieues de l’immigration, les délinquants en rient déjà sous cape (sous capuche, plutôt).

D’un regard d’aigle, le ministre de l’Education discerne dans le calendrier scolaire le problème majeur de son ministère : l’illettrisme n’a plus qu’à bien se tenir ! Sans plus attendre, Vincent Peillon allonge de cinq jours les prochaines vacances de la Toussaint.

Et le « mariage gay » qui intéresse une petite minorité d’une petite minorité (au mieux 5% de 5%, soit 0,25% de la population, bon poids) va occuper le calendrier politique estival.

Plus tragique : quatre soldats meurent en Afghanistan ; le président y dépêche son ministre de la Défense et le chef d’état-major des Armées et bouleverse son calendrier. Il invite son prédécesseur à participer à un hommage national aux soldats tués. Derrière le poids des mots, le choc de la récupération électorale, comme pourrait dire la First Girl Friend.

Voilà comment la France sort de six longs mois de campagne électorale où les grands sujets ont été soigneusement évités et censurés.

Les médias ont investi la politique : c’est le superficiel, le dérisoire, l’instantané, le simulacre et le toc qui s’imposent. La futilité s’est substituée à la souveraineté.

Mais tout va bien : sauf miracle l’UMP et le PS, qui ont péniblement rassemblé le tiers des électeurs inscrits au premier tour des élections législatives, vont rafler la quasi-totalité des sièges de députés. Jusqu’à quand ce simulacre démocratique pourra-t-il durer ?

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Voir article Polémia :

Législatives : une démocratie bien peu représentative !

Image : le mariage homo, dossier prioritaire ?

L'homme sur la photographie - Par Michel Geoffroy

L’homme sur la photographie – Par Michel Geoffroy

Le « changement » se niche partout. Y compris dans la photo officielle du nouveau président de la République, prise par Raymond Depardon dans les jardins de l’Elysée.

La nouvelle photographie a été annoncée comme un grand événement. C’est « un moment d’histoire », a déclaré le directeur de cabinet du président. Certains se contentent de peu.
Que voit –on en effet sur cette photographie ?
Rien. Ou beaucoup de choses, au contraire.

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Un homme dans un parc

On voit d’abord un homme dans un parc, vêtu d’un complet sombre.

L'homme sur la photographie - Par Michel Geoffroy

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

L’Elysée étant pris sous un angle inhabituel, on ne sait pas au premier regard que l’on a affaire au premier personnage de l’Etat. On voit au loin deux vagues bâtisses et, à gauche, des étoffes qui pendent : trois couleurs et quelque chose de moins identifiable à côté (c’est, semble-t-il, le drapeau de l’Union européenne).

Est-ce le château de Moulinsart ? Est-ce une publicité pour le catalogue de Relais et Châteaux ? On ne sait pas bien. Tout est flou et loin. Fuyant même.

Et le parc en arrière plan est désert : pas de fleurs, pas d’animaux, pas d’enfants qui courent, pas de garden-party. Rien que de l’herbe. Un ennui sidéral se dégage de ce parc. Il n’y a qu’un arbre, à droite de la photographie : il se situe en arrière-plan, éclairé, alors que l’homme est dans un clair-obscur. Il n’a manifestement pas eu la chance de passer de l’ombre à la lumière comme J. Lang en 1981 : lui, il y est resté.

Un homme tronc

L’homme est pris en « plan américain », il a les jambes coupées. Mauvais présage.

L’homme nous regarde mais son corps est orienté de trois quarts vers sa gauche, comme s’il allait bouger : ses mains, assez grosses d’ailleurs par rapport à son visage, ne sont donc pas au même niveau, ce qui fait bizarre. Dans un western, on pourrait penser qu’il va dégainer, mais il est désarmé.

Aurait-il un bras plus court que l’autre, comme Guillaume II ? La photo donne l’impression que l’homme voudrait avancer ou nous dire quelque chose, mais qu’il ne le peut pas. Il reste muet et figé. Comme paralysé dans son élan.

Un homme banal

Cet homme pourrait être n’importe qui : le responsable du marketing d’une grande multinationale, un cuisinier renommé, un notaire ou le cousin machin. Rien dans la photographie ne nous indique sa fonction, sinon son sous-titre : « François Hollande, Président de la République Française ». Française : il faut préciser, en effet ; il pourrait être élu au Bundestag ou aux Cortes, le décor serait le même. C’est à cela qu’on reconnaît habituellement « l’art contemporain » : il faut que quelqu’un décode l’œuvre, sinon personne ne comprend le « geste » de l’artiste !

La légende nous éclaire : voilà un président « normal ». C’est un Français banal, mais qui habite dans un château et qui doit s’enquiquiner toute la journée dans son grand parc désert ; un milliardaire qui s’ennuie, comme le dessinateur Sempé savait les croquer. On comprend qu’il n’ait pas envie de rire, surtout s’il pense aux impôts et aux charges qu’il va devoir bientôt payer.

Suivez son regard

Son directeur de cabinet croit nécessaire de nous indiquer qu’il a le regard « tourné vers la France, avec à la fois beaucoup d’attention, beaucoup d’humanité et beaucoup de vigilance ».

On a, en effet, besoin de cette explication pour comprendre qu’il s’agit d’un homme politique. Mais un examen plus attentif de la photographie montre que, compte tenu de son orientation, l’homme ne nous fixe pas vraiment : il vise notre épaule droite et au-delà. Son regard passe donc au-dessus de nous. Mais que regarde-t-il ? L’horizon électoral ? La crise financière qui revient ? Les entreprises qui vont fermer ? Les futurs cortèges de « partenaires sociaux » ? On ne sait pas trop.

Une posture inconfortable

A l’évidence son sourire est indéfinissable. Il ne respire ni la joie de vivre ni la grande santé. L’inclinaison vers le bas de ses yeux n’arrange rien. Le propriétaire des lieux a le front dégagé, mais il a l’air préoccupé, crispé même. Comme s’il ne savait que faire.

Avancer ? Mais il ne le peut pas puisque ses jambes sont coupées : c’est un homme tronc qui nous regarde. Pivoter vers sa gauche ? Il irait encore plus dans l’ombre : vers le côté obscur de la force politique, en quelque sorte. Pivoter vers sa droite ? Difficile dans la position où il se tient : il va se faire un tour de reins. Reculer ? Mais il va se perdre dans ce grand parc désert et lugubre ! La photo nous montre qu’il se tient déjà dans une posture bien inconfortable !

Objectif atteint

Il paraît qu’il a fallu prendre 200 clichés avant d’arriver à celui-là. Les autres devaient être pires, sans doute ! Ce portrait tranche assurément avec celui de ses prédécesseurs et sur ce plan l’objectif de communication est atteint.

Ce portrait n’exprime pas, en effet, la solidité des institutions ni la grandeur de l’Etat comme au temps d’un De Gaulle ou d’un Mitterrand. Non : dénué de tous les symboles de l’autorité républicaine, le personnage paraît au contraire flotter dans sa photo, comme si ce rôle était trop vaste pour lui. Sans ses jambes, il manque d’assise.

Le portrait n’exprime pas vraiment non plus le mouvement ni les lendemains qui chantent : c’est une photographie qui ne se veut pas pausée, mais qui n’en est pas moins figée.

La photo n’exprime pas, enfin, la détermination qu’on attendrait de la part du capitaine quand la tempête menace. L’homme a l’air gentillet, mais ses bras sont ballants et ses mains ouvertes. Il ne tient rien, il ne s’appuie sur rien, il ne désigne rien. Il est là, c’est tout : enfoncé jusqu’à mi-cuisses dans ce parc, déjà englué dans la réalité.

C’est à sa manière, un portrait qui inquiète.

Michel Geoffroy

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Image : Photo officielle de François Hollande, Président de la République.

Hollande président normalement démagogue

Hollande président normalement démagogue

16/05/2012 – 18h10
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) – Comment s’est passé la première journée de notre président normalement démagogue ?

Ce fut une journée orageuse pour François Hollande

La passation des pouvoirs entre l’ancien et le nouveau président de la République a eu lieu hier matin, à l’Elysée. Comme le veut la tradition, les deux présidents s’entretiennent pour se transmettre quelques informations. Nicolas Sarkozy a ensuite quitté l’Elysée à 10 h 40, applaudi par les militants de l’UMP.

Il semble que la première journée du président Hollande ait été maussade

En quittant l’Elysée, François Hollande a suivi le parcours officiel qui passe notamment par les Champs‑Elysées. En se rendant sous l’Arc de Triomphe, le président est en plein air et subit la pluie. Le président arrive à la place de l’Etoile, mouillé. Quant à son hommage à Marie Curie, il se fait sous la grêle !

Dans cette journée aquatique, la foudre a eu son mot à dire

François Hollande est allé à Villacoublay prendre l’avion pour se rendre en Allemagne afin de rencontrer Angela Merkel. Mais en raison de la foudre, son avion doit faire demi‑tour, retardant sa rencontre avec la chancelière allemande. L’entrée en fonction d’un nouveau président est, certes un état de grâce, mais aussi… un moment orageux !

La nomination de son Premier ministre serait aussi orageuse…

François Hollande a nommé Jean‑Marc Ayrault, député‑maire de Nantes. A peine annoncée, Marine Le Pen a ironisé sur celui qui voulait une République irréprochable. Il est vrai que Jean‑Marc Ayrault avait été condamné pour favoritisme, pour violation des dispositions applicables aux marchés publics.

On peut dire quelque chose sur l’entourage de François Hollande à l’Elysée

 On notera la présence de proches de B. Delanoë ou de Jacques Attali, Pierre‑René Lemas, nouveau secrétaire général de l’Elysée, s’occupait du logement social à Paris avant de devenir directeur de cabinet du président du Sénat. Emmanuel Macron, qui devient secrétaire général adjoint, a été rapporteur de la commission Jacques Attali sur la croissance dont l’inspiration ultra libérale est évidente. Quant à l’autre secrétaire général adjoint, Nicolas Revel, également haut fonctionnaire, il a été directeur de cabinet de Bertrand Delanoë depuis dix ans.

Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr, licence CC

 

Vu d’Allemagne : François Hollande, le Président qui doit décevoir la France

Vu d’Allemagne : François Hollande, le Président qui doit décevoir la France

07/05/2012 – 17h30
BERLIN (NOVOpress) – Il a été perçu outre Rhin comme un homme pâle, presque sous le choc de sa victoire et fatigué tant lors de son discours sur le parvis de la cathédrale de Tulle que plus encore à 1h30 place de la Bastille où sa voix était enrouée et fluette. Mais le nouveau Président n’aura pourtant guère le temps de se reposer durant les premiers quarante jours de son mandat, s’il veut réussir les élections législatives tout en honorant les nombreux rendez-vous qu’il a déjà avec divers chefs d’état. Que pense de cette élection l’hebdomadaire Der Spiegel  (copie d’écran en Une) qui titre « Le Président, qui doit décevoir la France » ? :

« Le favori a gagné: le socialiste François Hollande devient le nouveau Président de la République. Mais il lui faudra décevoir beaucoup de ses supporters car il a été embauché pour un des emplois les plus difficiles au monde.

Sa victoire a d’abord un arrière goût de règlement de compte avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, élu il y a cinq ans et devenu peu à peu le Président le plus détesté de la Vème république. Pour beaucoup de Français, il a désacralisé sa charge et s’est globalement comporté tel un Napoléon moderne, au point que même une partie de la droite ne dissimule guère sa haine à son encontre. La victoire de Hollande est d’abord à comprendre comme une destitution de Sarkozy, la fin d’une histoire d’amour qui a mal tourné.

Pour en finir avec ce Président « anormal », les Français lui ont choisi un successeur plus classique. C’est ce que leur a promis un Hollande sur qui personne ne misait il y a encore peu, et qui n’a dû sa qualification de présidentiable qu’à la lamentable chute de DSK. Pourtant, il s’est peu à peu mis dans la peau du personnage, et comme le remarquait Alain Minc, conseiller du président sortant: « Nous avons tous sous estimé ce type. Soit nous nous sommes trompés sur son compte, soit il a vraiment changé ».

L’homme ressenti en Allemagne comme étant très à gauche, risque pourtant de décevoir amèrement ses électeurs. Malgré ses prise de position en faveur d’une retraite à 60 ans ou contre la politique d’austérité européenne, il ne disposera pas des moyens d’être dépensier, car il est élu à la tête d’un pays à l’économie malade, plombé par une dette avoisinant les 90% du PIB; un pays qui n’a plus connu de budget équilibré depuis 1974. Un pays qui souffre d’un taux de chômage à 10%, avec des banlieues-ghettos où plusieurs générations d’enfants d’immigrés ne se sont jamais frottés au monde du travail. Des sujets embarrassants qui ont fort peu été évoqués durant la campagne, mais qui se retrouveront projetés au premier plan pour le nouveau président.

La grande question est de savoir s’il aura seulement la force de réformer ce pays en profondeur. Il est certes pragmatique, et même qualifié par certains de « social-démocrate ». Il s’est engagé à un budget équilibré, et c’est à cette aune qu’il sera mesuré. Mais après la grande fête d’hier à la Bastille, la France risque de se réveiller avec une douloureuse gueule de bois. Des moments difficiles attendent tant l’homme que le pays. Il a souvent évoqué cette grandeur de la France que pourtant une économie anémiée menace. Il ne pourra plus sacrifier à la tradition si française de l’endettement, ni réformer le pays sans se mettre beaucoup de ses électeurs à dos.

En Europe, il ne sera pas aux antipodes de Merckel, malgré une campagne agressive. Beaucoup d’observateurs semblent ignorer que sa position envers l’euro, la BCE ou le fond monétaire de stabilité européen ne diffère guère de celle de son prédécesseur. Et il est même tout à fait possible que le couple Hollande-Merckel s’entende mieux que le couple Sarkozy-Merckel !

La campagne électorale a révélé un pays manquant de confiance en lui même et craintif devant l’avenir; un pays divisé, où le nombre des insatisfaits et des frustrés est en hausse. Il lui faudra unir les camps et se comporter en ces périodes difficiles qui s’annoncent, en véritable père de la nation, capable de réconcilier la droite et la gauche.

Mais si pour la gauche cette élection a le goût du triomphe, elle risque par contre de diviser gravement la droite. La campagne [de Sarkozy qui] s’est attaquée avec une virulence inouïe jusque là aux immigrés et à l’islam, a presque transformé l’UMP conservatrice en une copie du parti populiste de droite Front National. Et même s’il a été immédiatement corrigé, le lapsus du Ministre de la défense Gérard Longuet lors d’une interview radio diffusée, « nous autres du Front National », n’est évidemment pas passé inaperçu. Le divorce entre un camp libéral dégoûté par cette campagne et sa sensibilité plus à droite tentée par une union avec le FN semble presque inéluctable. C’est le grand rêve de Marine le Pen qui s’est elle même élevée au rang de « chef de l’opposition ». Un cauchemar pour le nouveau Président ».

Passation de pouvoir Poutine / Medvedev. Par Xavier Moreau

Passation de pouvoir Poutine/Medvedev, Par Xavier Moreau [tribune libre]

Dimitri Medvedev a invité Vladimir Poutine à devenir le prochain Président de la Fédération de Russie. De son côté, Vladimir Poutine a invité Dimitri Medvedev à devenir le Président du “Front Populaire”, le mouvement qui doit représenter “Russie Unie” aux élections de la Douma. Les lecteurs de Realpolitik ne sont sans doute pas surpris par cette annonce. Nous avions il y a juste un an expliqué que le conflit Poutine Medvedev n’avait aucune réalité, mais qu’il correspondait au secret espoir des atlantistes, désespérés devant le retour de la puissance russe.

Passation de pouvoir Poutine / Medvedev. Par Xavier MoreauLa presse occidentale emploie désormais un ton à la limite du mépris pour Dimitri Medvedev, dont elle ne pardonne pas la loyauté vis-à-vis de Vladimir Poutine. Le dernier en date, celui d’Arnaud Kalika  est un modèle du genre, mélangeant allègrement considérations psychologiques et touristiques sur la Russie et ses dirigeants.

En épargnant à la Russie un affrontement au sommet de l’État, Dimitri Medvedev a démontré qu’il était de la même trempe que son mentor. Vladimir Poutine renonça lui aussi à la présidence, il y a quatre ans, estimant que la consolidation des institutions russes était plus importante que son ambition personnelle.

Avec cette annonce, Poutine et Medvedev procurent à la Russie cette stabilité politique, sans laquelle aucune des réformes menées depuis 2000 n’auraient pu être réalisées. C’est d’ailleurs la poursuite de ces réformes qui constituera le grand défi de la nouvelle Présidence de six ans de Vladimir Poutine.

Source : Realpolitik.tv

[box class= »info »] Xavier Moreau : Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie. [/box]

[box] Photo : Dmitri Medvedev prête serment à la Constitution après son élection à la présidence en 2008. Source de la photo : www.kremlin.ru, licence CC.[/box]