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Mauvaise nouvelle en Autriche : les sondages donnent Norbert Hofer gagnant

30/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : C’est la pire des nouvelles qui pouvait arriver à Norbert Hofer : les sondages réalisés à quelques jours de la présidentielle autrichienne donnent le candidat du FPÖ gagnant face à Alexander Van der Bellen. Selon Gallup, il l’emporterait dimanche avec 52 % contre 48 % à son adversaire écologiste, des chiffres qui sont les mêmes que ceux de l’étude réalisée par AKonsult.

Toutefois, un espoir subsiste : selon l’institut Unique, Norbert Hofer serait battu sur le fil par Alexander Van der Bellen qui remporterait le duel avec 51 % des voix. Ouf. Après les sondages qui donnaient le Brexit battu à place couture et Hillary Clinton élue à la présidence des Etats-Unis, il n’aurait plus manqué que tous les sondeurs donnent Norbert Hofer élu le 4 décembre à la tête de l’Autriche !

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Donald Trump aimerait Nigel Farage comme ambassadeur aux Etats-Unis

23/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: « Beaucoup de monde aimerait voir Nigel Farage représenter la Grande‑Bretagne comme ambassadeur aux Etats‑Unis. Il ferait du bon boulot ! », indique Donald Trump dans un tweet.

L’ancien leader de l’Ukip (United Kingdom Independence Party), le parti souverainiste britannique qui a œuvré sans relâche pour le Brexit, n’a pas ménagé son soutien au candidat républicain, au point d’apparaître à ses côtés lors d’un meeting cet été et de venir l’épauler en coulisses durant un débat télévisé face à Clinton. En signe de remerciement, Nigel Farage a été le premier politicien étranger reçu par le président élu à la Trump Tower, le week‑end suivant sa consécration.

Nigel Farage s’est dit « très flatté » par la demande de Donald Trump :

« J’ai dit depuis que j’ai rencontré le président élu que j’aimerais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour œuvrer de manière positive à aider les relations entre nos deux pays », a‑t‑il déclaré.

Le gouvernement de Theresa May a réagi vivement à cette proposition et cherche à établir une relation directe avec Donald Trump sans son entremise, pour tenter de relancer la fameuse « special relationship » transatlantique. Downing Street a sèchement répliqué qu’il n’y avait « pas de poste vacant ». « Nous avons déjà un excellent ambassadeur aux Etats‑Unis », a déclaré un porte‑parole de la Première ministre britannique.

En tout cas, après avoir poussé David Cameron à proposer le référendum sur l’Europe, Nigel Farage refuse de laisser en paix celle qui lui a succédé à la tête du pays. « Je connais plusieurs personnes dans l’équipe de Trump depuis des années et je suis en bonne position pour aider avec le soutien du président élu, écrit Nigel Farage sur le site Breitbart. Le monde a changé et il est temps que Downing Street change aussi ».

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Marine Le Pen : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! »

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au quotidien Présent, Marine Le Pen déclare, en mode bravache : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! » La présidente du Front national explique en effet :

« Nous avons des connaissances en commun, oui. Mais depuis longtemps. Depuis bien avant qu’il soit élu à la primaire, en réalité. Si demain il veut me rencontrer, à la différence de Hollande, lui, il a mon numéro ! »

« Les Français, poursuit Marine Le Pen, ont bien analysé le fait qu’il y avait une révolution à l’œuvre aux Etats-Unis. Je pense qu’ils souhaitent cette même révolution pacifique, démocratique et populaire en France. Nous enregistrons chaque jour des victoires idéologiques, à nous de les transformer en victoire politique. Le XXe siècle s’est terminé avec la chute du mur de Berlin, le XXIe siècle est né je crois avec ce grand basculement des équilibres qui ressort de l’élection de Donald Trump. »

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Minute le révèle : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen !

minute-trump16/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’hebdomadaire Minute le révèle ce matin : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen ! Le journal a retrouvé, en Normandie, Jean-Jacques Trump, tout à fait heureux de ce cousinage et de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis : « J’espère que ça va permettre de donner un grand coup dans la fourmilière en France ! Il est plus que temps. »

Car « J. J. Trump », un chef d’entreprise de 71 ans, est un ancien militant du Front national, puis du MNR de Bruno Mégret, dont il avait même été responsable cantonal :

« J’ai connu la grande époque des Stirbois, des Jean-Marie. Je militais beaucoup », raconte-t-il.

Il avait même voulu prendre Marine Le Pen, alors avocate, « comme conseil pour mon activité d’entrepreneur » : « Et puis ça ne s’est pas fait. Dommage… »

S’il n’a jamais rencontré Donald Trump, Jean-Jacques Trump s’est rendu à New York peu après le 11 septembre et s’est rendu à la Trump Tower, où le portier était manifestement heureux de rencontrer un autre membre de la famille ! (photo)

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L’élection de Donald Trump : un succès et un défi, par Bruno Mégret

La victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine constitue, chacun en convient, un événement historique de grande ampleur. L’Etablissement, qui dirigeait les Etats-Unis et qui, depuis Washington, régentait le monde, a été vaincu. Malgré le soutien quasi unanime des médias, des sondeurs, du showbiz et des responsables du Système, le peuple américain, celui des classes moyennes, celui de la majorité silencieuse, celui qui subit depuis des décennies les méfaits de la mondialisation économique et migratoire, s’est rebellé et a refusé de voter comme on lui enjoignait de le faire.

Trump est vulgaire, grossier, incompétent, irresponsable, agressif, leur disait-on. Peu importe, il était celui qui défiait le Système par son style, ses propos et ses projets et c’est pour cela qu’il a été élu.


L’Etablissement a été vaincu

Il s’agit donc d’un échec retentissant pour tous les tenants du politiquement correct en Amérique comme en Europe. Ceux-ci ne pourront plus nier la réalité des problèmes liés à la mondialisation ; ils ne pourront plus ignorer l’ampleur du refus qu’elle suscite au sein des peuples. Pis : ils vont être confrontés régulièrement à un discours non correct qu’ils ont jusqu’à présent cherché et largement réussi à occulter et à diaboliser. Comment, en effet, pourront-ils continuer cette entreprise de dissimulation et de discrédit si ce discours est maintenant tenu par « l’homme le plus puissant de la planète » ?

A cet égard, il est intéressant d’observer que Donald Trump a obtenu cette victoire contre la pensée unique depuis l’intérieur du Système. C’est bien en tant que candidat du très institutionnel Parti républicain qu’il a été élu, et c’est bien à la très officielle Maison-Blanche qu’il va s’installer. Je ne peux pas m’empêcher, dès lors, de songer à Gorbatchev qui, lui aussi, depuis le cœur du régime, a commencé à contester la pensée officielle du système soviétique avec les conséquences que l’on connaît. Certes, la comparaison a ses limites, mais, si Trump reste lui-même dans ses fonctions de président des Etats-Unis, c’est tout le système idéologique de la pensée unique qui pourrait être profondément ébranlé en Amérique mais aussi en Europe.

Ce succès de Donald Trump est donc incontestablement une défaite considérable de la pensée unique. Constitue-t-il pour autant une victoire pour le réenracinement identitaire et le renouveau civilisationnel ? Il est trop tôt pour le dire, car en l’état c’est plutôt un défi qui est maintenant lancé à Trump et aux Américains.

Un grand défi à relever

Le nouveau président va-t-il, en effet, transformer ses projets en réalité ? Sur ce plan rien n’est dit, car l’Etablissement d’outre-Atlantique demeure très puissant. N’oublions pas que le président américain dispose d’un pouvoir limité. Il est institutionnellement contraint par la Cour suprême ainsi que par le Congrès. Or si les Républicains disposent d’une majorité dans les deux chambres, beaucoup de « congressmen » sont loin d’être sur la même ligne que Trump. Ajoutons que les grandes administrations fédérales, tout comme le complexe militaro-industriel, représentent aussi des puissances autonomes et qu’elles ont toujours pesé pour empêcher les présidents successifs de s’écarter par trop de la ligne qui est la leur, notamment en politique étrangère. Enfin, il existe les contraintes de la réalité liées, par exemple, à l’endettement considérable des Américains vis-à-vis de la Chine.

Aujourd’hui nous n’en sommes certes pas à craindre une normalisation du nouveau président mais la question de savoir s’il va pouvoir transformer ses paroles en actes est néanmoins déterminante pour l’avenir :

– Parviendra-t-il à inverser les flux migratoires dans son pays et à montrer ainsi qu’il n’y a pas de fatalité à la submersion du monde occidental par les immigrés ?

– Pourra-t-il mettre un terme au système actuel de libre-échange sauvage à l’échelle de la planète et jeter les bases d’un nouvel ordre économique mondial fondé sur la régulation ?

– Réussira-t-il à changer le caractère hégémonique et interventionniste de la diplomatie américaine au profit d’une politique nouvelle qui prenne en compte la dimension multipolaire du monde d’aujourd’hui et qui réponde au choc des civilisations par une alliance privilégiée avec l’Europe et la Russie ?

Il est clair que ce ne sera pas facile pour Donald Trump et qu’il devra affronter de nombreux obstacles, peut-être même au péril de sa vie. Sa présidence s’annonce donc comme un grand défi à relever.

Un choc idéologique qui va frapper l’Europe

Mais, qu’ils le veuillent ou non, le défi est aussi lancé aux dirigeants européens. Car la nouvelle politique voulue par le prochain président américain pourrait bien conduire les responsables politiques du continent à de sérieux déboires s’ils refusent de s’adapter à la nouvelle donne ainsi créée.

S’agissant par exemple de l’Otan, le nouveau pouvoir de Washington demandera sans doute aux pays du Vieux Continent de payer pour le maintien de l’engagement militaire américain. Deux options s’ouvriront alors à eux : ou ils continuent de s’en remettre aux Etats-Unis pour assurer leur protection mais en payant désormais cette soumission au prix fort ; ou ils décident de prendre leur indépendance en consacrant cet argent à augmenter leurs budgets de défense et en créant une alliance militaire européenne autonome capable de rendre sa puissance à notre continent.

De même, sur le plan économique, que feront nos dirigeants si l’administration Trump instaure un protectionnisme aux frontières des Etats-Unis ? Resteront-ils les bons élèves naïfs et trompés du libéralisme intégral, en tolérant que nos marchandises soient taxées à l’exportation, tout en acceptant que les produits étrangers importés chez nous ne le soient pas ? Ou créeront-ils un système d’écluses douanières aux frontières de l’Union européenne pour permettre à l’Europe de se réindustrialiser elle aussi ?

On a coutume de dire que les événements qui se produisent aux Etats-Unis surviennent en France et en Europe quelques années plus tard. Gageons que le choc idéologique de la victoire de Donald Trump va venir frapper notre pays dans un avenir proche. Tout dépendra alors de la manière dont les responsables de la classe politique vont faire face à cette situation nouvelle.

La victoire du 8 novembre est un succès, mais elle conduit à un formidable défi. Un défi pour Trump et son administration, un défi aussi pour les dirigeants européens.

Bruno Mégret

Texte repris de Polémia

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Ils ne pensent qu’à elle…, par Caroline Parmentier

Et si c’était elle ? On a vu cette perspective s’imprimer sur leurs traits au petit matin de l’élection de Trump : Ruth Elkrief, Jean-Michel Apathie, Appoline de Malherbes, Julien Bugier, Jean-Jacques Bourdin, les GG… Serait-ce possible alors ?

« Clinton-Trump, cela ressemble furieusement au match annoncé entre Juppé et Marine, avec Juppé dans le rôle de Clinton » souligne Nicolas Bay. Après le Brexit en juin, l’annulation des élections en Autriche et la possible victoire de Norbert Aufer le 4 décembre prochain, l’ouragan américain donne évidemment des ailes au Front national de Marine Le Pen. Elle a été la première (et pendant de longues heures la seule) à féliciter publiquement le nouveau président des Etats-Unis, tandis que les Hollande, Juppé, Sarkozy, sonnés, se montraient complètement en dessous de l’événement (les conseillers de François Hollande n’avaient même préparé qu’une seule lettre de félicitation adressée à Hillary Clinton !).

elle-marine-le-pen-chardC’est Marine Le Pen en toute logique que la BBC a choisi d’interroger sur l’analyse de ce tremblement de terre. Sur le site de la chaîne, l’article qui renvoie vers la vidéo de l’interview est titré ainsi : « La victoire de Trump augmente mes chances » : « Clairement, la victoire de Donald Trump est une pierre supplémentaire dans l’émergence d’un nouveau monde qui a vocation à remplacer un ordre ancien » déclare la présidente du Front national. « On souhaite qu’en France aussi, le peuple puisse renverser la table autour de laquelle les élites se partagent ce qui devrait revenir aux Français. »

En Grande-Bretagne comme en France, les mêmes qui se sont trompés absolument sur tout et qui continuent de nous expliquer comment il faut penser, s’étranglent devant ce traitement. Spécialement en ce jour de « Remembrance Sunday » où les Britanniques saluent la mémoire de leurs aînés tombés sous les balles des fascistes comme… Marine Le Pen. Mais oui, ils en sont toujours là.

Un TGV leur est passé dessus, leur monde explose littéralement sous leurs pieds mais ils ne comprennent rien, ils en crèvent, ils en resteront éternellement toujours là.

Et les rumeurs vont bon train et les font fulminer. Le FN pourrait-il se rapprocher de l’équipe Trump et bénéficier de ses succès ? Stephen Bannon, le directeur de campagne de Donald Trump, pressenti pour devenir « chief of staff », l’équivalent d’un Premier ministre, a évoqué avec admiration en juillet dernier dans une interview à Radio-Londres le nom de Marion Maréchal-Le Pen et de sa tante. Il évoquait alors l’idée de développer son site « Breitbart », en France : « La France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal-Le Pen est la nouvelle étoile montante. »

Ludovic de Danne, le chargé des affaires européennes de Marine Le Pen, était invité à la Trump Tower à New York le soir de la victoire et il aurait eu « des contacts » avec les équipes du nouveau président. Notre Jurassic Park politico-médiatique se raccroche, lui, plus que jamais, à ses bonnes vieilles méthodes et à ses amulettes vaudou : « La perspective d’une victoire de Marine Le Pen au second tour est jugée plus qu’improbable par les sondages » ! Sauf que « le plafond de verre », rappelle le FN, « c’est Hillary qui se l’est pris ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 15 novembre 2016

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Pour Depardieu, l’élection de Trump est « une bonne leçon »

14/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’acteur Gérard Depardieu, la victoire de Donald Trump est « une bonne leçon pour les hommes politiques » et la preuve que « la confiance est brisée, le peuple veut reprendre le pouvoir ». « Contrairement à George W. Bush, ajoute-t-il dans un entretien au Journal du dimanche, Trump n’est pas un abruti, il dit des choses qui le dépassent. Personne ne sait de quoi il va être capable. Il a l’intention de faire tout le contraire des politiques mises en œuvre par ses prédécesseurs. Mais avaient-elles empêché la pauvreté, les meurtres et les dérives ? » Ses compliments sur le populisme ambiant s’arrêtent là…

Car dans ce même entretien, Depardieu, qui dresse un parallèle justifié avec le Brexit, estime que les Britanniques « vont payer leur lâcheté très cher » et qu’il « ne les aime pas » – hormis leurs footballeurs et le cinéaste Ken Loach ! Le coup de grâce est pour Marine Le Pen : « Marine Le Pen n’est pas une menace, c’est une connerie ! » Et notre Gégé national de se faire docte : « La peur nous empêche de nous élever. L’ignorance engendre la brutalité. »

Moyennant quoi il vient d’achever le tournage du Divan de Staline, où il interprète évidemment le rôle-titre et où celui-ci « apparaît comme quelqu’un de monstrueusement humain, qui ne comprend pas cette peur qu’il provoque ». Encore un drame de l’ignorance ?

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Lego coupe la pub au Daily Mail par solidarité avec les migrants

13/11/2016 – ANGLETERRE (NOVOpress) : La célèbre marque Lego a décidé de ne plus passer de publicité dans le Daily Mail en solidarité avec les migrants ! La société danoise est ainsi la première à se lancer dans le boycottage du grand quotidien conservateur britannique et à répondre positivement à la campagne « Stop funding hate » (« Arrêtez de financer la haine »), qui vise aussi The Sun et The Daily Express.

En France, l’ancienne présidente du Medef Laurence Parisot, qui est propriétaire de l’institut de sondages Ifop et avait déjà commis, avant la présidentielle de 2012, un navrant ouvrage contre Marine Le Pen , s’est publiquement félicitée de cette marque de lutte contre le « populisme ».

On sait maintenant quels jouets on n’est pas obligés d’acheter pour le Noël de ses enfants… #StopfundingLego

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Eric Zemmour : « Trump assume le conflit quand Marine Le Pen tente d’apaiser »

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a bien évidemment consacré sa chronique à l’élection de Donald Trump, portant un regard différent de la plupart des observateurs sur Marine Le Pen, d’ordinaire présentée comme l’équivalente française du prochain président des Etats-Unis, ce qu’il n’analyse pas ainsi.

« Le facteur sonne toujours deux fois. Après le Brexit, Donald Trump. Après l’Europe, les Etats-Unis. Et la France dans tout ça ?, s’est abord interrogé Eric Zemmour. La menace se précise. Pour la bien-pensance. Pour les élites. Pour les médias. Pour les sondeurs qui se sont encore trompé. Pour les communicants qui conseillent toujours aux politiques de lisser leur discours » « Trump, a-t-il ajouté, c’est la défaite du féminisme, de l’antiracisme, du cosmopolitisme, de l’écologie », résumant par cette formule l’événement qui vient d’avoir lieu : « Trump, c’est une subversion inouïe de l’idéologie dominante. »

Pour Zemmour, contrairement à ce que disait Marine Le Pen hier soir sur France 2, « le nouveau Président américain est élu par une Amérique blanche et populaire, l’Amérique de souche qui ne veut pas mourir, qui se bat contre les tendances démographiques. Trump est le candidat des ploucs, des mâles blancs, des ouvriers, le candidat de l’Amérique périphérique, dédaignée et méprisée par les grandes métropoles. » Et si « nous avons aussi notre France périphérique », à laquelle Marine Le Pen parle en priorité et que Nicolas Sarkozy avait séduite en 2007. « ces deux-là peuvent se réjouir, mais pas trop vite. »

Marine Le Pen, explique l’essayiste, « a raison de voir [en l’élection de Trump] la légitimation de ses idées protectionnistes ou de sa méfiance pour le système ou la finance internationale ». Mais, ajoute-t-il aussitôt, « Trump provoque délibérément là où Marine Le Pen veut dédiaboliser » :

« Il assume le conflit quand Marine Le Pen tente d’apaiser. Il a proposé d’interdire l’entrée des musulmans en Amérique, quand elle a déclaré l’islam compatible avec la République. Il est la cible des mouvements féministes et gays, que Marine cherche à séduire. Le vote Trump ne manifeste pas la volonté du peuple américain de recouvrer une souveraineté, qui n’a pas été abandonnée, mais le vote identitaire d’une Amérique qui veut rester l’Amérique. »

Pour Zemmour, « la victoire de Trump va alerter tous les adversaires du Front national » et [elle] « ne détruit pas le plafond de verre qui empêche l’accès de Marine Le Pen à l’Elysée : elle le renforce. En tout cas, à court terme », favorisant paradoxalement l’élection… d’Alain Juppé.

« En mai 1981, rappelle Eric Zemmour, la France élisait un président socialiste. Quelques mois plus tôt, Margaret Thatcher s’était installé au 10, Downing Street et Ronald Reagan à la Maison Blanche. Le couple anglo-saxon ouvrait le bal de la mondialisation libéral. La France socialiste était prise à contrepied. […] La France risque encore une fois le décalage historique. Ô elle s’alignera, c’est sûr, mais on sait pas quand, ni comment, ni à quel prix… »

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Marine Le Pen sur l’élection de Trump : « Ce que le peuple veut, il le peut »

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’élection de Donald Trump est « la démonstration que l’on peut rendre possible ce qui paraît impossible, car ce que le peuple veut, il le peut », a affirmé Marine Le Pen hier soir sur France 2.

Invitée du 20 heures de la chaîne publique où elle a été soumise à un feu de questions très orientées par un Julian Bugier manifestement exaspéré par l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, la présidente du Front national ne s’est pas départie de son calme, ni de son sourire. « Si les peuples réservent autant de surprises dernièrement aux élites, a-t-elle expliqué, c’est parce que les élites sont complètement déconnectées, c’est parce qu’elles refusent de voir et d’entendre ce que les peuples expriment. »

Refusant de répondre à certaines questions de son interlocuteur, la candidate à l’élection présidentielle française de 2017 a préféré mettre en avant « ce monde nouveau qui émerge » par « la redéfinition des équilibres mondiaux qui [seront] la conséquence de l’élection de Donald Trump ».

Elle a également botté en touche lorsque Julian Bugier lui a demandé si, elle aussi, elle ferait campagne « pour les Français blancs, contre les Français issus [des] minorités », préférant répondre que la volonté de « racialiser » les résultats de l’élection américain était « n’avoir rien compris à ce qui s’est passé », à savoir, selon elle, « la volonté de rompre avec la mondialisation sauvage » et « la volonté de retrouver la nation, avec ses frontières », avec « la somme des protections qu’elle peut offrir au peuple ».

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Donald Trump sera le 45e Président des Etats-Unis

09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : C’est désormais une certitude : Donald Trump sera le 45e Président des Etats-Unis. Le « Brexit puissance 3 » qu’avait annoncé le milliardaire a eu lieu. Trump a balayé Hillary Clinton, symbole de cette classe politique usée dont les Américains ne veulent plus, et fait mentir – une fois de plus ! – les sondages qui assuraient, hier encore, que l’épouse de l’ancien Président Bill Cinton disposait d’une avance confortable.

En juin 2015, lorsque Donald Trump avait annoncé sa candidature à la primaire des Républicains avec le slogan « Make America Great Again ! » (« Rendons sa grandeur à l’Amérique ! »), il était crédité de moins de 5 % des intentions de vote ! Le séisme électoral, immense, est semblable à celui qui, en 1980, avait porté Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis.

Donald Trump entrera à la Maison Blanche le 20 janvier prochain.


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La NRH salue la longue et riche histoire de la Hongrie

08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son numéro 87, daté de novembre et décembre, la NRH salue « la longue et riche histoire de la Hongrie », titre de l’éditorial de son directeur, Philippe Conrad, que nous publions ci-dessous. Le dossier de ce numéro de la Nouvelle Revue d’Histoire, fondée par Dominique Venner, est en effet consacré à l’« Indomptable Hongrie », et comporte un entretien avec le premier ministre hongrois, Viktor Orban, titré : « Contre Bruxelles, pour l’Europe des nations ». Voici l’éditorial :

nrh-hongrie-couv« Les Hongrois viennent d’approuver, à 98 % des suffrages exprimés, la décision prise par leur Premier ministre de refuser les quotas de répartition des réfugiés qu’entendent leur imposer Angela Merkel et les technocrates bruxellois. Les médias du système n’en ont pas moins chanté victoire, le quorum de participation nécessaire à la validation de ce choix n’ayant pas été atteint. Amère victoire pour les tenants de la pensée unique, incapables de comprendre que les peuples ne sont pas des agrégats informes d’individus interchangeables, privés de racines et de mémoire. Le gouvernement hongrois a de plus aggravé son cas en faisant école. La Slovaquie, la République tchèque et la Pologne, réunies au sein du groupe de Visegrad opposent un front commun aux diktats de Bruxelles. La perspective de voir l’Autriche rejoindre la dissidence fait craindre le pire… Les performances électorales des partis « populistes » dans d’autres pays européens ne font qu’accroître les inquiétudes des tenants d’un mondialisme déconnecté du réel.

L’histoire demeure heureusement ouverte et l’avenir n’est écrit nulle part, les dernières décennies l’ont largement confirmé mais, quelles que soient les perspectives d’un sursaut salvateur face à la société marchande planétaire déculturée en cours de formation, il convient de s’interroger quant aux raisons qui ont fait qu’un petit pays de dix millions d’habitants porte aujourd’hui, par l’exemple qu’il donne, les espoirs de bon nombre d’Européens.

L’esprit de résistance et la résilience dont ont su faire preuve les Hongrois au cours de leur histoire millénaire trouvent sans aucun doute leur source dans les siècles d’épreuves qu’ils ont dû traverser pour maintenir une identité constamment menacée. Née de la fusion de l’élément magyar issu des steppes orientales avec des populations slaves puis germaniques, la population hongroise, réunie et christianisée par saint Étienne au tournant de l’an 1000, connaît d’abord les luttes opposant les Grands à l’autorité royale. en 1242, les tatars envahissent le royaume qui perd le tiers de sa population.

Il faut, au XIVe siècle, l’avènement de la dynastie d’Anjou pour que le royaume de la sainte Couronne renoue avec la puissance. Le retour de l’instabilité dynastique favorise les entreprises des Ottomans et le roi Sigismond est vaincu en 1396 à Nicopolis. L’irruption de Tamerlan en Asie mineure laisse un sursis à l’Europe balkanique et danubienne mais les exploits de Jean Hunyadi n’ont qu’un effet retardateur. En 1526, la défaite de Mohacs signe la fin de la Hongrie médiévale, occupée désormais en majeure partie par les turcs jusqu’à la fin du XVIIe siècle, quand les victoires de Charles de Lorraine et du prince Eugène ouvrent le temps du repli ottoman.

Intégrés à l’empire Habsbourg en y conservant nombre de leurs libertés traditionnelles, les Hongrois resteront fidèles à François Ier quand Napoléon tentera de les entraîner contre leur souverain légitime. Mais le printemps des peuples de 1848 les voit se dresser contre Vienne et réclamer en vain leur indépendance. ils sauront au moins se garantir une large autonomie dans le cadre du compromis de 1867, fondateur de la double Monarchie austro-hongroise qui les fait participer au concert européen jusqu’à la guerre de 1914-1918 dont l’issue se révèle pour eux épouvantable.

Vaincus, ils voient leur territoire largement amputé et nombre de leurs nationaux constituer des minorités dans les pays voisins. Contraints de se rallier au camp de l’axe au cours de la deuxième Guerre mondiale, ils basculent ensuite pour près d’un demi-siècle dans la nuit communiste. En 1956, ils manifestent leur soif de liberté avant de la conquérir en 1990 lorsque s’effondre le bloc soviétique. L’oligarchie qui s’installe alors a vite fait de décevoir. Les émeutes de 2006 réveillent l’esprit de rébellion d’un peuple qui refuse de subir, une révolte qui fait écho à celles de 1848 et de 1956.

Le secret de cette résistance réside peut-être simplement dans le fait que les Hongrois sont les héritiers d’une longue et riche histoire dont ils ont conservé la mémoire, source indispensable au maintien de leur identité, la meilleure des défenses contre le nivellement mortifère engendré par le mondialisme libéral.

Philippe Conrad

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Autriche : Norbert Hofer président, « si Dieu le veut » !

03/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : Les dernières affiches de Norbert Hofer, le candidat du FPÖ à l’élection présidentielle autrichienne, font explicitement référence à Dieu. Dans un pays qui n’est pas paralysé, au contraire de la France, par la manie laïciste de vouloir expulser la religion du champ public, et qui est tout autant confronté à l’expansion de l’islam, Norbert Hofer affiche fièrement : « So wahr mit Gott helfe », ce qui peut se traduire par « Si Dieu le veut », ou par « Que Dieu me vienne en aide », ou mieux encore, par : « A la grâce de Dieu » !

« Für Osterreich mit Herz une Seele » affiche aussi le candidat du Parti pour la liberté, soit « Pour l’Autriche avec le cœur et l’âme ».

Norbert Hofer est donné au coude à coude avec son concurrent écologiste Alexander Van der Bellen pour ce second tour de l’élection présidentielle qui aura – enfin ! – lieu le 4 décembre prochain.

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Que signifie le terme de parti ou mouvement populiste ?

Source : Pour une Europe intelligente
Dans le langage de la vie politique courante, qualifier un parti ou un mouvement de populiste représente une critique extrêmement grave, voire une disqualification définitive. […]

Tous ceux qui à droite et même à gauche s’opposent aux décisions des majorités politiques, sur quelque sujet que ce soit, sont à un moment ou un autre accusés de populisme. Il ne s’agit pas d’un compliment. Au sens d’un langage politique encore très répandu, l’adjectif n’est pas en effet flatteur. Il désigne celui qui pour se rendre populaire, flatte les tendances présentées comme les plus basses de l’opinion, les plus incompatibles avec une pratique démocratique consensuelle, respectueuse des différences. Le populisme est confondu alors avec la démagogie.
[…]
Est alors condamnée comme populiste toute position venant en contradiction avec les choix politiques « officiels », qu’ils inspirent les programmes gouvernementaux ou ceux des multiples intérêts, financiers, économiques ou médiatiques s’exprimant par l’intermédiaire de ces programmes. […]
Les exemples de ce mépris véritable de la discussion démocratique sont nombreux. Ainsi sont généralement qualifiés de populistes les partis dits d’extrême-droite ou d’extrême gauche. Ceci permet d’éviter toute analyse de ce que leurs programmes peuvent présenter de recevable. […]

Ainsi aujourd’hui sont dits populistes ceux qu’exaspèrent l’enfermement des États européens dans une Union qui a toujours été et se révèle de plus en plus manipulée par la superpuissance américaine. Sont dits populistes, d’un bout à l’autre de l’Union européenne, ceux qui demandent plus de protection face à une concurrence dite « libre et sans contraintes » imposée en fait par un grand capital dominé par les États-Unis. Sont dits populistes ceux qui veulent défendre les identités nationales ou régionales, à l’encontre d’une culture uniformisante imposée par les objectifs de la consommation de masse.

Migrations

Plus récemment, les États ou les groupes sociaux qui veulent résister à des migrations alimentées par les intérêts qui veulent détruire la civilisation européenne sont également qualifiés de populistes, nationalistes et xénophobes. Plutôt que reconnaître la légitimité de leur désir de survie, on les présente alors comme des résurgences de ce que l’Europe avait connu de pire, notamment le nazisme. […]
Il en est de même en France. Beaucoup d’électeurs n’ont pas de sympathie particulière pour le Front National, mais ce ne sera pas en traitant de populistes des revendications aussi légitimes qu’une prise de distance à l’égard de Bruxelles et qu’un rapprochement avec Moscou que l’on déconsidérera les candidats FN lors de futures élections. Ainsi en ce qui concerne Jean-Luc Mélanchon. Pour le déconsidérer, les hommes politiques de la majorité actuelle qualifient de populistes des propositions qui sont au contraire empreintes d’intelligence et de pertinence. À cette aune, ce sera bientôt tout ce que la France compte encore d’esprits libres et constructifs qui voudront s’affirmer populistes. Nous serons pour notre part fiers d’en être.

Jean Paul Baquiast

onfray

Michel Onfray dénonce « cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple »

30/09/2014 – PARIS (via Figarovox)
Dans FigaroVox, Michel Onfray évoque son dernier livre, « La passion de la méchanceté » et en profite pour répondre aux critiques dont on il est l’objet depuis ses propos sur «la théorie du genre».

Michel Onfray: L’école se substitue aux familles en matière d’éducation , dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l’instruction. Demander à l’école qu’elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique , apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris…), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu’il n’est pas inutile d’envisager, bien sûr , mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont ils? Si l’on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J’ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle…

(…)

Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d’être réactionnaire. Que leur répondez-vous?

Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple qu’elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d’autant plus en diable Marine Le Pen qu’ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s’occupait du peuple, nourrissent le FN et l’engraissent.

Quant à la comparaison avec Alain Finkielkraut, Michel Onfray répond de manière assez claire :

Finkielkraut travaille moins pour le FN, comme ils disent, qu’eux en abandonnant les gens modestes, les petits, les sans grades qu’ils humilient par leurs discours méprisants sur eux et auxquels ils reprochent ensuite de chercher ailleurs un peu de la dignité qu’ils leur refusent. Marine Le Pen est leur créature.

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Les Grands Entretiens de Novopress - Lionel Baland "Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider" (3/3)

Les Grands Entretiens de Novopress – Lionel Baland « Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider » (3/3)

06/04/2014 – 13h30
BRUXELLES (NOVOpress) –
Polyglotte, Lionel Baland, spécialiste des droites européennes, réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes en Europe. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de “Jörg Haider, le phénix” paru en 2012 aux Éditions des Cimes. La première partie de cet entretien est disponible ici. La seconde partie, . Pour la troisième et dernière partie, Lionel Baland revient sur la figure de Jörg Haider. Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.


Lionel Baland, vous étudiez les populismes européens depuis de nombreuses années, pourquoi avoir choisi de traiter dans votre dernier ouvrage de sa dimension autrichienne, c’est à dire du FPÖ et de son leader charismatique Jorg Haider ?

Lorsque j’étais adolescent, Jörg Haider faisait de temps à autre, lors de ses victoires électorales, la « Une » de la presse. À l’époque, peu de partis patriotiques en Europe engrangeaient des succès. J’ai suivi au fil du temps les exploits électoraux de Jorg Haider. Le samedi 11 octobre 2008, étant sorti en discothèque la veille, je me suis levé tard. J’ai alors appris le décès de cet homme extraordinaire qui a profondément modifié le paysage politique de son pays. Disposant d’un blog consacré à l’actualité des partis patriotiques en Europe, j’avais suivi au cours des semaines précédentes sa campagne électorale pour les élections législatives de 2008. J’ai relaté son décès et les événements politiques qui y ont fait suite.

Je me suis rendu quelques mois plus tard en Carinthie, le bastion de Jörg Haider dont il a été durant de nombreuses années le gouverneur. Visitant les bureaux de celui qui à l’époque lui avait succédé et qui appartenait à la même famille politique, j’ai été enchanté par l’accueil reçu et la visite des lieux que j’ai pu réaliser avec une des proches collaboratrices de Jörg Haider. Ayant constaté qu’il n’existait pas d’ouvrage en français sur la vie de Jörg Haider, j’ai décidé d’en écrire un. Le fait que je parle le français, néerlandais, allemand et anglais m’a permis de traiter de nombreuses sources. J’ai étendu le sujet de l’ouvrage à l’ensemble de l’histoire de la famille patriotique en Autriche. Au fil de l’écriture, je me suis rendu compte que la presse francophone raconte de nombreuses inepties sur Jörg Haider.

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