Tag Archives: politique internationale

Sortie du livre « Casapound, une terrible beauté est née ! »

03/09/12 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Depuis plusieurs années, le mouvement de droite radicale et sociale italienne Casapound (CP) suscite intérêt et interrogations au sein de l’ensemble de la mouvance identitaire et patriote européenne. Si c’est sans doute avant tout l’esthétique de ce mouvement et ses méthodes d’action qui ont intrigué puis passionné des observateurs, Casapound ne peut bien évidemment se résumer à cela.

Car Casapound n’est pas qu’un groupe activiste, c’est un mouvement politique révolutionnaire qui s’appuie sur un corpus idéologique complet et propose à ses membres une véritable « vision du monde » alternative. C’est cette vision qu’Adriano Scianca, militant de CP et journaliste diplômé en philosophie, expose et explicite, à travers 40 concepts fondamentaux (Action, Fascisme, Femme, Nature, Usure, Identité, Histoire, etc.), dans son ouvrage, dont la version française est titrée «  Casapound, une terrible beauté est née ».

« Casapound, une terrible beauté est née ! Les mots de Casapound, 40 concepts pour une révolution en devenir. »
Adriano Scianca
364 pages dont un cahier photo couleurs de 24 pages.
26 euros (port compris)

Éditions du Rubicon,
21 rue Fécamp
75012 Paris
www.leseditionsdurubicon.com

Publié le
Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Emmanuel Lincot, intervenant régulier du site d’analyses géopolitiques Realpolitik.tv, évoque la chute de Bo Xilai, ex-membre influent du Comité central du Parti communiste chinois, survenue en mars 2012 : « À près de 6 mois des élections du PCC, Bo Xilai – membre du Bureau Politique et Secrétaire Général de la municipalité de Chongqing (32 millions d’habitants) est limogé. Quelles conséquences pour la Chine ? »

Vidéo realpolitik.tv, la Géopolitique sur le net. Enregistrement du 18 avril 2012.
Crédit photo : DR

Aymeric Chauprade : "Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine"

Aymeric Chauprade : « Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine »

Libre reprise d’un article daté du 21 avril 2012 du géopolitologue Aymeric Chauprade, initialement publié sur blog.realpolitik.tv et realpolitik.tv

Le Fonds monétaire international a déploré cette semaine que l’Argentine soit « imprévisible après l’expropriation partielle de la compagnie pétrolière argentine YPF, contrôlée à majorité, jusqu’au 16 avril, par le groupe espagnol Repsol ».

Imprévisible ? Non, simplement souveraine ! Le FMI, instrument politico-économique des États-Unis, tout comme Washington et Bruxelles ont de plus en plus de mal à se faire à la souveraineté des États. Lorsque quelque chose leur échappe, ils appellent cela de l’imprévisibilité.

J’étais en Argentine entre le 24 mars et le 2 avril, date anniversaire des 30 ans de la Guerre des Malouines. Cela m’a permis de me faire mon propre avis sur un pays tant décrié par le FMI et les donneurs de leçon occidentaux. Et j’ai compris pourquoi ce pays était la cible d’une désinformation si forte, qui veut ternir son image et ainsi dissuader les investisseurs de s’y intéresser.

Ce pays est pourtant la seule véritable Europe jamais réussie. L’Argentine c’est même la véritable Europe qui a survécu des ruines de la nôtre. Une nation faite d’Européens avec une culture d’Européens et dont le modèle identitaire n’a rien à voir avec le modèle brésilien que Bruxelles et Washington ont érigé en exemple. Buenos Aires, malgré son immigration andine, reste une ville européenne pour des Européens. L’Argentine est une grande nation, et l’a montré en mettant dehors, seule, le FMI et ses recettes qui n’ont toujours mené qu’à la faillite et à l’asservissement des peuples. Comme la Russie, l’Argentine est tout simplement en train de reconstruire son industrie, de reprendre le contrôle de ses ressources énergétiques et les résultats sont là pour prouver qu’elle suit une voie juste et raisonnable. La seule voie raisonnable même quand on voit où le mondialisme a mené les peuples occidentaux.

La croissance est évidente (le FMI lui concède quand même un taux de croissance de 4,2% pour 2012, mais du bout des lèvres) et il faut être aveugle ou d’une grande mauvaise foi pour ne pas reconnaître que depuis que l’Argentine suit une voie protectionniste et nationaliste (comme la Russie et la Chine), elle va mille fois mieux que lorsqu’elle suivait les recettes libérales et pro-américaines du libano-argentin Menem.

Mais revenons à cet événement capital qu’est la renationalisation d’une grande compagnie d’énergie argentine. Lundi 16 avril, la présidente Cristina Kirchner, une autre dame de fer, sans être le moins du monde impressionnée par les menaces de Madrid, a décidé d’exproprier l’espagnol Repsol de sa filiale argentine YPF qu’il contrôlait à hauteur de 57,4%. Désormais l’État argentin et les provinces (en Argentine, État fédéral, l’autonomie des provinces est très forte) détiendront 51%. Jeudi 19 avril, soit 3 jours plus tard, l’expropriation à hauteur de 51% était élargie à la compagnie YPF Gas également contrôlée par Repsol

La main mise de Repsol datait d’une époque où l’Argentine a été vendue par des dirigeants libéraux sans scrupules à l’étranger et a rompu, sous Menem, avec ses fondamentaux d’indépendance nationale en se tournant vers les États-Unis. Cette politique, suivie de concert avec le FMI, a abouti à la ruine du pays. Seul le retour aux fondamentaux du péronisme, une politique nationale et sociale, a permis d’entamer le redressement du pays, et c’est exactement cette ligne que suit Cristina Kirchner.

Cela faisait plusieurs années que les Kirchner ont demandé de manière insistante à Repsol de faire les investissements nécessaires pour préparer l’avenir énergétique de l’Argentine. Rien n’a été fait. Le groupe espagnol s’est vu donner de nombreuses chances de conserver sa part. Il n’est pas exproprié (il sera compensé de toutes façons) comme cela brutalement, mais au terme de mois de d’avertissements et de discussions. Ces grands groupes mondialistes ont malheureusement une vision de court-terme qui tranche avec la vision de long-terme d’un Poutine en Russie. Celui-ci a repris en main le secteur énergétique précisément pour rendre à la Russie ses ressources et son avenir énergétique.

L’Argentine (comme la Russie évidemment) apporte au monde une preuve supplémentaire que la voie du redressement et de la liberté des peuples passe par l’indépendance nationale et la rupture avec toute l’architecture du mondialisme (FMI, Banque mondiale, Union européenne, OTAN…).

Cette politique est non seulement possible mais elle montre ses fruits dans de nombreux pays du monde. Demain dimanche 22 avril, je voterai pour cet espoir français de sortie du mondialisme. Je voterai Argentine !

Lire la suite : http://blog.realpolitik.tv/2012/04/samedi-21-avril-2012-a-demain/

Aymeric Chauprade
blog.realpolitik.tv

Qatar : des rumeurs de coup d'État ?

Qatar : des rumeurs de coup d’État ?

19/04/2012 – 15h55
PARIS (NOVOpress) —
Information en cours de vérification – Selon plusieurs sources en langues anglaise et arabe, un coup d’État aurait échoué au Qatar au cours des dernières 48 heures, à l’instigation semble-t-il du premier ministre qatari, Sheikh Hamad Bin Jasim, et du général en chef des forces armées, Hamad bin Ali Al-Attiyah, ainsi que de proches de l’Émir du Qatar.

À Doha, des combats qualifiés d’intensifs auraient impliqué des gardes du corps de l’Émir, l’armée et les forces privées qataries, et les forces spéciales américaines, qui seraient parvenues à exfiltrer les membres de la famille royale jusque dans un lieu sûr. L’Émir du Qatar était alors en Italie.

Un démenti a été publié dans la foulée, faisant état d’une rumeur infondée, créée de toutes pièces par des internautes syriens et iraniens.

Sources

‘Military coup attempt fails in Qatar’
http://english.irib.ir/news/middle-east/item/90716-military-coup-attempt-fails-in-qatar

Conditions Fragile in Qatar after Attempted Coup D’état
http://english.farsnews.com/newstext.php?nn=9101142299

UPDATED: Regional media spread reports of fake Qatar coup attempt
http://dohanews.co/post/21260899244/updated-regional-media-spread-reports-of-fake-qatar

BREAKING: Qatar Military Coup « Rumours » Stir Bad Blood With House of Saud
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=30371

Channel of Saudi Arabia announces a coup attempt in Qatar and remove the news after four minutes!!
http://www.aladhwaa.net/?ac=3&no=4762&d_f=10&t_f=0&t=5&lang_in=Ar

Has there been a coup against the military emir of Qatar ? – Niles
http://www.alnilin.com/news-action-show-id-43778.htm

Crédit photo : Doha, capitale du Qatar. Joi Ito via Flickr (cc)

Égypte : le coup de pouce de l’armée en faveur des islamistes

Égypte : le coup de pouce de l’armée en faveur des islamistes

03/03/2012 – 18h00
LE CAIRE (NOVOpress) —
Après avoir mis la main sur le Parlement égyptien (40% des sièges), les islamistes des Frères musulmans visent désormais la présidence. Le premier tour du scrutin présidentiel se déroulera les 23 et 24 mai. Leur candidat, Khairat al Chater, pourra s’y présenter grâce à un sacré coup de pouce de l’armée égyptienne.

Les militaires, au pouvoir en Égypte depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, viennent en effet d’effacer deux condamnations à des peines de prison infligées à Khairat al Chater. Il pourra donc se présenter à l’élection présidentielle, puisque selon la loi égyptienne, une personne préalablement condamnée ne peut pas occuper un poste officiel.

Le dirigeant des Frères musulmans avait été condamné à cinq ans de prison en 1995 pour avoir ranimé la confrérie interdite. En 2007, Khairat al Chater a de nouveau été condamné à sept ans de prison pour entraînement paramilitaire d’étudiants égyptiens. Il a été libéré suite à la chute d’Hosni Moubarak, après quatre ans et demi passés derrière les barreaux. Le « Printemps arabe », encensé par les médias occidentaux, rime de plus en plus avec islamisme triomphant.

Crédit photo : modenadude via Flickr (cc)

Les agences de renseignement occidentales ont infiltré la Syrie

Les agences de renseignement occidentales ont infiltré la Syrie

15/03/2012 – 17h30
PARIS (NOVOpress via unzensuriert.at) — Les rebelles syriens, représentés dans les médias occidentaux comme les victimes innocentes d’une « dictature » sanguinaire, ne sont pas seulement impliqués dans des jeux de pouvoir internationaux – ils sont aussi infiltrés et lourdement équipés par des états étrangers, d’après le gouvernement syrien. Assad ne se défendrait donc contre son propre peuple, mais bien contre des agitateurs étrangers.

Environ 700 combattants armés ont en effet été arrêtés lors de la capture du bastion rebelle Babar Amr il y a une semaine. Leur provenance : pays arabes, la Turquie, et « certains pays européens comme la France », a déclaré Salim Harba, expert syrien en stratégie. Il a également confirmé que, au Qatar, dans un « Bureau de coordination » parrainé par les Américains et les Arabes se réunissent les responsables du renseignement américain, français et arabe, des agents de la CIA, du Mossad et de Blackwater avec les membres du Conseil transitoire syrien.

En Syrie, dans des tunnels et des camps des rebelles, de nombreuses armes et d’autres équipements ultra-sophistiqués de provenance israélienne, européenne et américaine ont été trouvées – certains n’ayant même pas encore été testés dans leur pays de fabrication. De même, un courriel américain a été intercepté, qui a confirmé que le territoire syrien a été violé par les troupes de l’OTAN. Au début du mois de mars, 13 officiers français qui se trouvaient parmi les rebelles auraient été arrêtés.

Photo : Elizabeth Arrott via wikimedia (cc)

Franz Obermayr (FPÖ) : "l'Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains"

Franz Obermayr (FPÖ) : « l’Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains »

Franz Obermayr03/02/2012 – 07h55
VIENNE (NOVOpress) —
Le député européen autrichien (FPÖ) Franz Obermayr (photo ci-contre à gauche) considère que « l’Europe devrait le plus rapidement possible prendre ses distances d’avec les intérêts anglo-américains. À court terme l’embargo européen frappera les populations civiles. À moyen terme, c’est à la Chine que profiteront ces capacités de production [de pétrole] libérées, et ce sera pour elle une chance pour couvrir ses besoins énergétiques croissants ». L’embargo ne produirait donc pas les effets escomptés, mais renforcerait la Chine et affaiblirait la position géostratégique européenne.

Le comportement des USA au Proche-Orient ressemble fortement à celui de l’empire romain antique pendant sa phase d’expansion : diviser pour régner, monter les peuples les uns contre les autres, pour mieux ensuite les soumettre. Selon des informations données par les médias, la marine américaine est en cours de renforcement dans le Golfe Persique. En Géorgie, état voisin de l’Iran, ce sont quantités de bases militaires et d’hôpitaux qui ont été construits. Les habitants du Caucase se demandent avec raison qui les protègera, si l’Iran bombardait ces bases avec des missiles. Cela montre quelles proportions ce conflit pourrait prendre en cas de crise ouverte.

Obermayr avertit : « Une telle guerre aurait des conséquences catastrophiques pour les populations de l’Iran, du Proche-Orient et tout particulièrement Israël, et finalement pour le monde entier. Il est donc du devoir de l’UE de jouer un rôle modérateur envers les deux parties et d’empêcher par tous les moyens une escalade ».

Crédit photo : [ john ] via Flickr (cc)

Manipulations américaines en Russie : "La révolution des rubans blancs n’a pas eu lieu"

Manipulations américaines en Russie : « La révolution des rubans blancs n’a pas eu lieu »

[box class= »warning »]Article de Xavier Moreau, repris du site d’analyses géopolitiques Realpolitik.tv[/box]

La révolution des rubans blancs n’a pas eu lieu

L’Histoire ne retiendra pas le 10 décembre 2011. Malgré un battage internet intense et la promesse par les médias occidentaux d’une révolution orange, les manifestations organisées dans différentes villes de Russie par l’opposition pro-occidentale n’ont évité le ridicule qu’à Moscou et Saint-Pétersbourg. Dans le reste de la Russie, elles n’ont pas atteint la taille critique qui en auraient fait des événements politiques significatifs.

À Moscou, la manifestation devait commencer à 14h00, mais dès 13h30, le flux massifs et continu des manifestants commença à envahir la place Bolotnaïa. Il en fut ainsi jusque vers 16h00. Cependant dès 14h40, un flux inverse de gens quittant la manifestation commença à s’écouler et vers 15h30, il devint plus important que le flux rentrant. Beaucoup de Moscovites sont sans doute venus plus curieux que militants. Ces allées et venues font que si 25 à 30000 manifestants participèrent au meeting, la place fut occupée en permanence par environ 15 à 20000 personnes. L’atmosphère fut dans l’ensemble assez bon enfant, la majorité des gens n’étaient pas venus pour faire la révolution. Les forces de l’ordre se sont montrées bienveillantes et sont intervenues vers 16h30 pour permettre au flux grossissant des partants de ne pas se faire écraser par les voitures.

À l’intérieur de la manifestation se trouvaient un ensemble de groupuscules et de partis politiques hétéroclites, ce qui en dit long sur le « programme commun » de nos démocrates américanophiles. Le « levy front » antifasciste (front de gauche) de Sergeï Udaltsov, côtoya ainsi les monarchistes et les anarchistes, qui eux-mêmes, défilaient au côté des communistes du KPRF, fraichement ralliés à la manifestation, comme les quelques représentants de Russie Juste. Vers 15h00, un à deux milliers de  fascistes visiblement issus de la galaxie qui tournait autour du groupe récemment dissout, le DPNI, arrivèrent dans la manifestation, encagoulés, prêts à en découdre avec les «Tchétchènes de Poutine ». Sur la scène les intervenants se succédaient avec un message politique qui réclamait de nouvelles élections et affirmait le rejet de  Vladimir Poutine, revendiquant ouvertement le soutien d’Hilary Clinton, devenu l’égérie des quelques centaines de libéraux regroupés autour du podium.

Beaucoup, y compris l’auteur de ces lignes, avaient redouté le pire, mais dès 17h00 il devint clair que la manifestation se disperserait sans problème sous l’œil bienveillant des OMON.

Même si nous sommes donc bien loin d’un début de révolution colorée, cette manifestation est cependant riche en enseignements.

– 25 à 30000 manifestants pour 18 millions d’habitants, cela peut paraître insignifiant, mais pour Moscou, on peut estimer que c’est une manifestation importante. Si le noyau dur était composé de plusieurs groupuscules fascistes, antifascistes, libéraux, monarchistes ou anarchistes, la majorité des participants étaient sincères dans sa démarche. Il y a donc bien une inquiétude d’une partie de la population russe, qui doit être prise en compte par le Kremlin.

– Le gouvernement russe a bien joué cette partie, en autorisant la manifestation et en évitant les provocations avec les forces de l’ordre. L’absence de répression est un mauvais point pour les libéraux, qui préfèrent se rassembler sans autorisation pour provoquer les arrestations sous les yeux des caméras occidentales.

– Le mouvement libéralo-fascisto-gauchiste a montré ses limites :

  • Pas de programme commun possible entre ces factions que tout oppose.
  • Pas de résultats immédiats tangibles suite à la manifestation.
  • Pas de leader valable pour mener ce conglomérat hétéroclite. Boris Nemtsov, réduit à distribuer ses livres gratuitement pendant la manifestation, est surtout connu pour son incompétence en tant que ministre, qui mena la Russie à la crise d’août 1998. Mikhaïl Kassianov, l’homme du clan Eltsine et de la spéculation sur les GKO (bons du trésor), est surnommé de temps à autre, Misha 2%, en souvenir de ce temps où il était si facile de s’enrichir rapidement.

– Bien que pris au dépourvu, les partisans du Kremlin commencent à réagir. La collusion entre le célèbre opposant Navalny, l’ONG Golos et l’ambassade américaine est désormais étalée sur la place publique. Le fait que le domaine www.belayalenta.com (rubans blancs) a été enregistré en octobre 2011 démontre bien que ce mouvement n’a rien de spontané. La collaboration de Navalny aux mouvements racistes démontre de son côté que la démocratie en Russie n’est sans doute pas le but recherché par le département d’État américain. Plusieurs bloggeurs russes ont en outre souligné la double nationalité russo-israélienne des agitateurs pro-américains, certains comme Anton Nosik ayant même servi dans Tsahal. Le ministère des Affaires Étrangères israélien ayant soutenu clairement le Kremlin quant au déroulement des élections russes, il semble cependant que les ficelles soient davantage tirées de Londres ou de New York, plutôt que Tel-Aviv.

La médiocrité de l’opposition russe pro-américaine ne doit cependant pas atténuer le fait que la Russie de Vladimir Poutine doit faire face à une usure réelle du pouvoir, qui s’ajoute à une inquiétude globale, tandis que le monde entier s’enfonce dans une crise sans précédent. Il est impératif que le futur gouvernement russe reprenne les réformes au même rythme qu’entre 2000 et 2004. Selon son propre aveu, seules 39% de celles qui étaient prévues ont été accomplies. Le meilleur moyen de contrer les opérations de déstabilisation du département d’État américain est de ne laisser aucune prise aux agitateurs.

Xavier Moreau

[box class= »info »]Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.[/box]
Crédit photo : www.alexandrelatsa.ru

FPÖ Mölzer : l'UE n'a pas le droit d'imposer de nouveaux obstacles à la Serbie

Mölzer : l’UE n’a pas le droit d’imposer de nouveaux obstacles à la Serbie

08/11/2011 – 12h30
VIENNE (NOVOpress via OTS) —
 Andreas Mölzer, député européen autrichien et membre du FPÖ, a déclaré en préambule au prochain sommet des états membres et des chefs de gouvernements de l’UE qui doit décider si l’on accordera le statut de candidat à la Serbie, que ni l’UE, ni ses états pris isolément, n’ont le droit d’exercer des pressions sur Belgrade ou de reconnaître le Kosovo. « Il est insupportable que les Kosovars soient mis sous protection, alors que l’on traîne les Serbes dans la boue », a critiqué Mölzer.

Il a clairement refusé la proposition faite par le Ministre fédéral des Affaires européennes et internationales Michael Spindelegger, qui ne voulait pour le moment accorder aux Serbes qu’un statut « à l’essai ». Mölzer a rajouté: « Belgrade a fait ses devoirs et collabore avec le tribunal international de La Haye, et c’est pourquoi il n’y a aucune raison de lui imposer de nouveaux obstacles. Car en ce qui concerne la recrudescence de tensions dans le nord du Kosovo peuplé de Serbes, ce n’est pas Belgrade qui est en cause, mais la soi-disant alliance internationale qui refuse d’accorder aux serbes du Kosovo les droits élémentaires dus à une minorité. »

Allant crescendo dans le « politiquement incorrect », Andreas Mölzer a souligné que la Serbie faisait partie historiquement et culturellement de l’Europe, et qu’elle devait donc trouver sa place dans l’Union dès qu’elle aurait rempli les critères d’adhésion. Et de conclure : « dans ce contexte, il est incompréhensible que Bruxelles fasse preuve de tant de sévérité en ce qui concerne la Serbie, alors que la Turquie qui n’est pas européenne semble jouir de toutes les libertés ».

Hongrie : tentative d’assassinat du maire nationaliste de Gyöngyöspata

Hongrie : tentative d’assassinat du maire nationaliste de Gyöngyöspata

30/11/2011 – 09h00
GYÖNGYÖSPATA (NOVOpress) —
Le maire Jobbik (nationaliste) de Gyöngyöspata Oszkár Juhász a subi deux tirs d’arme à feu, ce lundi 28 novembre à 23h, en quittant son bureau. L’expertise balistique des impacts a révélé que les munitions ont été tirées par un fusil de chasse. Le maire, lorsqu’il a vu l’arme à feu pointée à 20 mètres de lui sur sa personne, s’est abaissé et a ainsi échappé aux tirs. Il est sain et sauf.

Depuis qu’il a été élu maire de Gyöngyöspata en juillet, Oszkár Juhász y a rétabli la loi et l’ordre, notamment en instaurant le travail obligatoire pour certaines personnes inactives, parmi lesquelles des membres de la communauté Rom. Interrogée par la télévision, une habitante du village a déclaré comprendre cet acte, car « tout le monde est fâché après lui » !

Il y a un mois, Gyöngyöspata avait encore été à l’une de l’actualité hongroise : un autre leader nationaliste de Gyöngyöspata, Tamás Eszes, qui dirigeait une milice nationaliste (Véderő) et avait présenté une liste concurrente à celle du Jobbik aux élections municipales (obtenant 10% des voix), avait été retrouvé mort dans sa maison. La police avait conclu à suicide.

Crédit photo : DR

Libye : point de situation au 25/11/11, par Bernard Lugan

Libye : point de situation au 25/11/11, par Bernard Lugan

En Libye la guerre des clans se déroule désormais au grand jour en Tripolitaine où cinq grandes forces sont présentes à Syrte, à Misrata, à Bani Walid, dans le jebel Nefusa et à Zenten et à Tripoli :
– Les tribus de la région de Syrte ont cessé le combat écrasées sous les bombes de l’Otan mais elles ont conservé leurs fidélités. Maintenant que l’aviation occidentale a regagné ses bases, certaines sont prêtes à reprendre la lutte contre le CNT.
– Les milices de Misrata, celles qui capturèrent et lynchèrent le colonel Kadhafi, refusent toute autre autorité que celle de leurs chefs. Toutes les composantes de Tripolitaine les haïssent, y compris les islamistes de Tripoli.
– Au sud de Misrata, autour de Bani Walid la fraction tripolitaine de la tribu des Warfalla, soit environ 500 000 membres, est toujours fidèle à l’ancien régime.
– Dans la région de Tripoli, les combats entre les deux milices berbères du djebel Nefusa et de Zenten d’une part et les islamistes du Tripoli Military Council (TMC) d’autre part, ont connu une accélération ces derniers jours.

Un évènement de très grande importance s’est produit le 25 novembre avec l’arrestation à l’aéroport de Tripoli d’Abelhakim Belhaj, chef du TMC alors que, sous une fausse identité, il tentait de s’envoler pour la Turquie. L’arrestation par la brigade de Zenten de ce fondamentaliste ancien combattant d’Afghanistan soutenu par le Qatar, marque un tournant dans l’évolution de la situation libyenne. Pourquoi se départ rocambolesque ? Se sentait-il menacé et prenait-il la fuite ; se rendait-il en mission secrète en Turquie? Cette arrestation marque t-elle le début du rejet de l’oppressante omniprésence des forces et des agents du Qatar, nombre de Libyens se demandant si leur pays n’est pas devenu une colonie de cet émirat richissime mais sous-peuplé dont l’armée est composée de mercenaires ?

Abelhakim Belhaj a été libéré sur appel du président du CNT, Mustapha Abdel Jalil.

Le fond du problème que les observateurs n’ont une fois de plus pas vu, et que certains vont une fois de plus reprendre, naturellement sans me citer, et cela dès qu’ils auront lu mon communiqué, est que les Berbères ont décidé de jouer leur carte. Grands perdants – comme je l’avais annoncé -, de la nouvelle situation politique, ils se retrouvent en effet, comme avant la chute du régime Kadhafi, face à un nationalisme arabo-musulman qui nie leur existence. Aucun ministre du nouveau gouvernement n’est Berbère alors que leurs deux brigades constituèrent les seuls éléments militairement opérationnels de la rébellion. Face à cette situation, le 25 novembre, la Conférence Libyenne des Amazighs (Berbères) a suspendu ses relations avec le CNT.

Militairement, les Berbères semblent avoir pris le contrôle d’une partie de la ville de Tripoli, dont l’aéroport. Autre atout, ils détiennent Seif al-Islam Kadhafi qu’ils ont traité avec considération et même respect. Une telle attitude n’est pas innocente car elle contraste avec les traitements ignominieux que les miliciens de Misrata firent subir à son père et que nombre de Libyens ont juré de venger.

Si l’actuel gouvernement ne donne pas satisfaction aux Berbères qui constituent environ 10% des 6 millions de Libyens, une alliance tournée à la fois contre le CNT et contre Misrata et qui engloberait leurs milices, la fraction tripolitaine des Warfalla ainsi que les tribus de la région de Syrte, pourrait être constituée. Ce serait sans coup férir qu’elle s’emparerait de la Tripolitaine, seule Misrata étant capable de résister un moment. Sans compter qu’au Sud, les Touaregs et les Toubou sont eux aussi restés fidèles à leurs alliances passées.

Quant à la Cyrénaïque qui est aujourd’hui sous le contrôle direct des islamistes, elle a de fait échappé aux autorités de Tripoli.

Bernard Lugan, le 25/11/2011

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l'Ambassadeur du Japon à Vienne

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l’ambassadeur du Japon à Vienne

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l'Ambassadeur du Japon à Vienne

Crédit photo : DR

18/11/2011 – 10h00
VIENNE (NOVOpress via Lionel Baland) — Dans le cadre d’une rencontre organisée à la demande de l’ambassadeur du Japon son Excellence Shigeo Iwatani, le Président du FPÖ Heinz-Christian Strache et le Député national du FPÖ Werner Neubauer (dirigeant du groupe d’amitiés parlementaires austro-japonais) ont eu un entretien avec le représentant du pays du Soleil levant.

La rencontre a eu avant tout pour objet de faire connaissance et de permettre à l’ambassadeur de s’informer des positions de Heinz-Christian Strache en matière de politique extérieure, de politique intérieure, d’immigration et de gestion de la crise financière européenne.

Les solutions prônées par le FPÖ ont également été mises en avant. Il a été aussi question d’un futur partenariat entre la ville de Linz (Haute-Autriche) et une ville japonaise. Un programme culturel a été également discuté. L’ambassadeur a demandé au FPÖ de se rendre en visite au Japon au sein d’une délégation économique, ce que Heinz-Christian Strache a accepté.

Photo en Une : crédit bundespraesident.in, via Flickr (cc)

Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 05/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre « Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo » de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

France

Succès de la tournée américaine de Marine Le PenSuccès de la tournée américaine de Marine Le Pen. La présidente du Front National a entamé sa visite aux Etats‑Unis en rencontrant Ron Paul, l’un des huit candidats à la primaire républicaine pour l’élection présidentielle. Cette rencontre, d’abord annoncée puis annulée, a donc finalement eu lieu. A ce propos, Marine Le Pen dénonce l’action des autorités françaises qui tentent de dissuader ses interlocuteurs de la rencontrer. A propos du mouvement « Occupons Wall Street », Marine Le Pen a déclaré, je cite : « Mon discours correspond à la vision des indignés. J’ai toujours dit qu’il n’était pas normal que 1% de la population concentre une grande partie des richesses. » Marine Le Pen a longuement commentée sa rencontre jeudi midi avec plusieurs ambassadeurs, dont celui d’Israël. « Ça montre que la page est tournée a-t-elle déclaré. En venant me voir, il a lancé un signal contre de nombreuses ambiguïtés. Le malentendu qui entourait le Front National avec les juifs de France est basé sur une caricature qui a nui à notre mouvement. » Marine Le Pen est également revenue sur sa rencontre avec Joe Walsh, membre du parti républicain et élu de l’Illinois à la chambre des représentants. « Il est ravi que je porte une certaine liberté de parole, a déclaré la présidente du Front national. Il m’a dit ‘ Don’t change’ ». Une liberté de parole qui lui a valu de figurer en avril dernier dans le classement du Times des 100 personnes les plus influentes du monde. « Je suscite le débat là où il y en avait pas avant. Le problème de l’euro, la laïcité, l’identité nationale n’aurait pas été abordé sans le Front National  » a souligné Marine Le Pen.

Charlie Hebdo a dû fermer sa page Facebook.Charlie Hebdo a dû fermer sa page Facebook. L’hebdomadaire satirique qui avait ouvert un compte Facebook après le piratage mercredi de son site internet s’est immédiatement vu signifier une « menace de résiliation » de la part du réseau social. Dès jeudi, si les internautes pouvaient encore accéder à la page, les administrateurs du compte ne pouvaient ni l’alimenter ni la modifier. Dans l’après-midi de vendredi, face à une avalanche de messages rendant toute modération impossible, messages extrêmement violents écrits en français et en arabe, l’hebdomadaire a dû suspendre sa page Facebook. Du côté de l’équipe de rédaction, c’est la déprime, je cite : « Une chose (pas la seule) dont Charlie a pu vérifier le peu de solidité morale (sic) ces derniers jours, c’est Facebook. Les deux pages administrées par Charlie, ont été inondées de merde (resic), menaces de mort, injures raciales, on en passe et des pires, qui se réclament de la liberté d’expression et de Dieudonné, tout en faisant campagne pour que Facebook censure le compte de Charlie ». Fin de citation. Radio Courtoisie qui depuis de longues années attend le feu vert du CSA pour l’extension du nombre de ses réémetteurs sur le territoire national compatit sincèrement aux malheurs de Charlie Hebdo. Censurés de toutes opinions, unissons-nous !

L'OCI (Organisation de la conférence islamique) a fermement condamné Charlie Hebdo.L’OCI (Organisation de la conférence islamique) a fermement condamné Charlie Hebdo. Dans son communiqué de mercredi, le secrétaire général de l’OCI, le turc Ekmeleddin Ihsanoglou déclare, je cite : « La publication par le magazine de cet insultant dessin, venant après une suite de faits islamophobes provocateurs, intolérants à l’égard de l’Islam et des musulmans, constitue un acte d’incitation à la haine et d’abus de la liberté d’expression ». Fin de citation. L’ennui, c’est que l’OCI est unanimement considérée par la grosse presse comme constitués d’« islamistes modérés » à des années lumière des « islamistes extrémistes » auxquels on doit chaque année des centaines d’attentats mortels dans le monde. Moralité : la différence entre islamistes extrémistes et islamistes modérés est sans doute que les premiers tuent, alors que les seconds ne font que désigner les cibles.

Et qu’en est‑il du serveur de l’Église catholique ? Le serveur de l’Église catholique a été piraté pour marquer le 57e anniversaire de la « Toussaint Rouge ». Deux slogans ont ainsi occupé la page d’accueil : « Algérie : la revanche » et « Islam ». Alors que la piste de (guillemets) « l’extrême droite » a été évoquée dans le cas de Charlie Hebdo, aucun commentateur n’a curieusement cru bon de la retenir dans le cas présent.

Pour Arno Klarsfeld, il existe un « lien évident entre immigration, pauvreté et délinquance ».Pour Arno Klarsfeld, il existe un « lien évident entre immigration, pauvreté et délinquance ». C’est ce qu’a déclaré le président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration sur TV5, n’hésitant pas à prendre appui sur l’exemple d’Israël, je cite encore : « En Israël, il y avait d’abord une immigration pauvre marocaine : la délinquance a été marocaine. Il y a eu une immigration pauvre russe : la délinquance a été russe…». Rappelons qu’Arnaud Klarsfeld, qui a toujours été un immigrationniste de première bourre en France, a fait son service militaire en Israël en tant que… garde-frontière ! Cherchez l’erreur.

Les instances dirigeantes du Parti socialiste exigent la démission de Jean‑Noël Guérini. Pour l’instant, ce dernier reste bien accroché à son fauteuil. Jean‑Noël Guérini, le président PS du conseil général des Bouches‑du‑Rhône, est sous le coup d’une mise en examen pour association de malfaiteurs, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt, mais il refuse de démissionner. L’argument qu’il oppose à ses détracteurs ne manque vraiment pas de piquant. Ecoutez bien. « Il y a cinquante‑sept élus socialistes, maires de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, affirme Guérini, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d’éminentes fonctions ». Fin de citation. Chose curieuse, Robert Navarro, également objet d’une plainte pour enrichissement personnel, est non seulement toujours membre du Parti socialiste, mais membre de l’équipe de campagne du candidat socialiste, François Hollande. Ce dernier a d’ailleurs évoqué à plusieurs reprises le « respect de la présomption d’innocence » pour justifier ce maintien.

32 % des personnes touchant l’Allocation de solidarité aux personnes âgées sont des ressortissants d’un pays étranger à l’Union européenne. Et ce sans avoir parfois cotisé ou travaillé une seule journée sur le sol français. Ces quelque 23.000 personnes bénéficiant de l’ASPA représentent un coût annuel de 200 millions d’euros pour les caisses de l’Etat ! La semaine dernière, Philippe Meunier, un membre du groupe Droite populaire lié à l’UMP a feint de vouloir s’attaquer à cette gabegie. Il a promptement fait machine arrière devant une levée de boucliers dénonçant son amendement comme une forme de préférence nationale déguisée. La Droite populaire a de nouveau rempli son rôle : essayer de montrer aux Français qu’à l’UMP, il y a des hommes qui voudraient bien faire quelque chose dans l’intérêt du pays.

Monde

Le Premier ministre socialiste grec qui avait annoncé mardi un référendum sur le plan dit « de sauvetage de la Grèce » a finalement fait machine-arrière. Le Premier ministre socialiste grec qui avait annoncé mardi un référendum sur le plan dit « de sauvetage de la Grèce » a finalement fait machine-arrière. Une annonce qu’il avait d’ailleurs déjà faite en juin dernier. Une fois n’est pas coutume, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient d’accord sur le principe de ce référendum. « La moindre des choses » pour la première ; un « minimum de démocratie » pour le second qui souligne que les treize grèves générales qu’a connu la Grèce ces derniers mois appelaient toutes à ce référendum. Papandréou a finalement reconnu que son idée de référendum était, je cite « une erreur ». Le couple de l’année Sarkozy‑Merkel avait en effet averti Athènes que l’Europe ne verserait plus un seul centime dans l’attente du résultat d’un éventuel référendum. Or la Grèce a un besoin urgent de huit milliards d’euros pour payer ses fonctionnaires et faire face à ses prochaines échéances de remboursement de sa dette. La porte‑parole de la Commission européenne Karolina Kottova avait d’autre part affirmé jeudi que « dans la situation actuelle » des traités européens, une sortie de la zone euro implique automatiquement une sortie de l’Union européenne. L’Italie, troisième économie de la zone euro, est par ailleurs sous le feu des attaques des marchés. La Chine ne semble pas pressée de mettre le moindre pied dans le guêpier européen : « C’est surtout à l’Europe de régler le problème de la dette européenne », a prévenu mercredi soir le président chinois Hu Jintao. D’autre part, la nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue une grande interrogation sur le parcours professionnel du tout nouveau président de la Banque centrale européenne. Draghi est en effet soupçonné d’avoir activement participé au maquillage des comptes de la Grèce et d’avoir vendu dans toute l’Europe un produit financier toxique permettant de dissimuler partiellement la dette souveraine des Etats. Affaire à suivre…

Le chômage progresse dans la zone euro. Le nombre de demandeurs d’emploi dans la zone euro n’a jamais été aussi élevé. Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,2 % de la population active en septembre. C’est son plus haut niveau historique. Actuellement plus de seize millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en septembre, soit 188.000 de plus que le mois précédent. La France affiche officiellement un taux de 9,9 % en septembre. Un chiffre évidemment sous-évalué.

Libye : bilan d'une « révolution » assistée.Libye : bilan d’une « révolution » assistée. Le 20 octobre, Kadhafi était assassiné dans des conditions particulièrement sordides, son cadavre piétiné et livré en pâture à la foule, le tout à l’issue d’une chasse à l’homme extrêmement destructrice pour la ville de Syrte, alors même que l’intervention de l’Otan était censée protéger les civils. Le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a d’autre part annoncé qu’aucune loi libyenne ne pourrait plus aller à l’encontre de la charia, la loi islamique. La polygamie est ainsi redevenue légale tandis que le divorce n’est plus autorisé. Mustapha Abdel Jalil s’était illustré comme président de la cour d’appel de Tripoli, en confirmant par deux fois, la dernière en 2007, l’inique condamnation à mort des infirmières bulgares. En 2007, le même Mustapha Abdel Jalil, devenu ministre de la Justice du régime libyen, consent finalement à libérer les infirmières moyennant le versement d’un million de dollars par décès faussement imputé aux infirmières. En 2010, sentant le vent tourné, Abdel Jalil se rapproche des Frères musulmans et démissionne du gouvernement pour protester contre la politique anti‑islamiste de Kadhafi. L’analyse la plus lucide de l’après-kadhafi a été faite à l’agence Rianovosti par le président russe de l’Institut du Proche-Orient Evgueni Satanovski, je cite : « La guerre civile en Libye se poursuivra avec ou sans Kadhafi, comme elle se poursuit en Irak avec Saddam Hussein ou sans lui, comme elle continue en Afghanistan avec ben Laden ou sans lui ».

Les États-Unis et leurs vassaux se préparent à la guerre contre l’Iran. Selon le journal israélien Haaretz, le chef du gouvernement de l’État hébreu Benjamin Netanyahu est favorable à une attaque d’Israël contre les installations nucléaires iraniennes. Selon le journal, la décision finale du gouvernement israélien dépendrait des résultats du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’Iran, rapport qui devrait être publié le 8 novembre prochain. Haaretz se fait également l’écho de rumeurs persistantes selon lesquelles l’armée britannique serait de la partie. En marge du G20, le président américain Barack Obama a notamment affirmé, je cite : « que le président Sarkozy et moi‑même estimons qu’il faut maintenir la pression internationale sur l’Iran afin qu’il respecte ses engagements ». Fin de citation.

Bachar al Assad met en garde les occidentaux.Bachar al Assad met en garde les occidentaux. Dans un entretien au journal britannique Sunday Telegraph, le président syrien, confronté à un mouvement de contestation depuis sept mois, a mis en avant les risques de déstabilisation de l’ensemble du Proche‑Orient en cas d’intervention occidentale. Assad a ainsi rappelé que des opérations menées contre le pouvoir syrien pourraient avoir des répercussions au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Irak, mais aussi en Israël. Ben Ali en exil, Kadhafi assassiné, Moubarak en prison, l’Empire mondialiste tourne ses regards vers l’Iran et la Syrie.

En représailles à l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, Israël accélère la colonisation

En représailles à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, Israël accélère la colonisation

02/11/11 – 08h00
JERUSALEM (NOVOpress)
— La riposte des autorités israéliennes, furieuses du début de reconnaissance internationale que représente l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, ne se sera pas faite attendre. Le gouvernement israélien a en effet annoncé l’accélération de la colonisation, illégale au regard du des résolution de l’ONU, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Pour les palestiniens et de nombreux observateurs internationaux, cette décision représente une « accélération de la destruction du processus de paix » puisque l’arrêt des colonisations est le préalable à une reprise des négociations bilatérales.

Israël a annoncé la constructions de plus de 2.000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie , ainsi que le gel provisoire des transfert de fonds dus à l’Autorité palestinienne.

Les autorités palestiniennes en appellent donc au Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) pour faire pression sur Israël et obtenir le retrait de cette décision « provocatrice » aux conséquences imprévisibles.

« Israël doit admettre qu’aucune loi n’oblige l’ensemble de la communauté internationale à se soumettre à ses desiderata. Le vote de l’Unesco, à une très large majorité (107 vois pour, 14 voix contre) est totalement conforme aux règles de fonctionnement de cette institution démocratique »  a notamment commenté un responsable palestinien.

Crédits photo en Une : afps14 via Flickr (cc)

Italie : 76% des demandeurs d’asile souffrent de troubles psychiques graves

Italie : 76% des demandeurs d’asile souffrent de troubles psychiques graves

31/10/11 – 18h30
MILAN (NOVOpress) –
« Les demandeurs d’asile sont des malades mentaux » : non, ce n’est pas un abominable slogan raciste, ou le propos de comptoir d’un beauf incapable d’apprécier la diversité, mais la conclusion d’une étude scientifique, et d’inspiration on ne peut plus immigrationniste. Intitulée « Viras », elle vient d’être présentée à Milan, au premier Congrès national « Psychiatrie et culture dans l’Italie multiethnique ». Cette étude, la première du genre en Europe, a été élaborée dans le cadre d’un projet de recherche mené par le Master « Politiques migratoires, human care et management durable » de l’Université Catholique du Sacré Cœur (qui vise à faire « abandonner les points de vue partiaux et ethnocentriques » sur l’immigration), la Croix Rouge italienne et le think-tank hautement politiquement correct « veDrò–L’Italie au futur », qui réunit des personnalités de centre gauche et de centre droit.

Principal résultat de l’étude : « l’ensemble de l’échantillon (100%), dont l’âge moyen est compris entre 25 et 35 ans, présente des symptômes de maladie. 76% montrent des signes clairs de trouble psychiatrique, au premier chef la dépression, et 24% des troubles physiques de type divers. 100%, à nouveau, de l’échantillon prennent des médicaments ou reçoivent des soins psychologiques (23%)».

Les chercheurs ont également examiné les motivations qui ont poussé les immigrés à déposer une demande d’asile. Cette partie de l’étude est fondée sur les déclarations des immigrés eux-mêmes, qui n’ont manifestement été soumises à aucune critique. Elle reflète donc, bien plus que la réalité, les stratégies des immigrés pour faire aboutir leur demande et la perception qu’ils ont des points faibles du système d’immigration occidental. C’est à ce titre qu’elle n’est pas dénuée d’intérêt.
Italie : 76% des demandeurs d’asile souffrent de troubles psychiques gravesD’après donc ces déclarations, « dans 15% des cas, la décision de déposer une demande d’asile vient de la discrimination pour des problèmes liés à l’identité sexuelle (homosexualité masculine) ». Ce taux de 15%, notent non sans naïveté les auteurs de l’étude, « paraît élevé tant dans l’absolu que par rapport au 30% (seulement le double) du principal motif pour lequel on continue à demander l’asile : la fuite d’une guerre ou de conflits, et l’activité politique ». Il faut dire que le fait qu’un pays soit ou non en guerre est plus facile à vérifier…

« Finalement », toujours selon les déclarations des immigrés reçues avec une foi aveugle par nos chercheurs de l’Université du Sacré Cœur, « le résultat le plus choquant : 82% de l’échantillon des demandeurs d’asile ont subi la torture, et 51% de ceux-ci ont subi la torture alors qu’ils étaient emprisonnés ». Dans seulement 27% des cas, il s’agissait de torture physique. « Dans près de 50% des cas, les tortures ont été accomplies à travers des pratiques déshumanisantes et à travers la violation et l’humiliation de tabous culturels ». Faute d’exemples concrets, on ne sait trop de quoi il est question.

« Les conclusions, commente justement Benedetta Rizzo, présidente de “veDrò”, ne laissent pas place au doute : la migration, en l’absence d’un projet complet d’accueil, représente en soi un très grave facteur de stress qui compromet toute possibilité de pleine intégration ». Benedetta Rizzo termine malheureusement sur des lieux communs d’une absolue vacuité : « La politique a en ce sens une très haute responsabilité, celle de comprendre le phénomène et d’essayer de donner des solutions qui répondent à l’ampleur des problèmes ».

Certains se rappelleront les propos de Serge Boret Bokwango, représentant du Congo à l’Office des Nations Unies à Genève – et qui, lui, ne parle pas en langue de bois : « Les immigrés africains en Italie sont les poubelles de l’Afrique ».

Europe, plus que jamais notre destin

Europe, plus que jamais notre destin

[box class= »info »]Point de vue par Jacques Georges, consultant international.[/box]

Tout va pour le mieux en notre beau pays : nous naviguons vers un PIB immobile, 4 millions de chômeurs, une dette de 100% du PIB, un déficit extérieur de 70 milliards d’euros et une dépense sociale incontrôlable qui dépasse déjà le tiers du PIB. Nos usines fondent depuis des décennies comme neige au soleil, affaiblissant structurellement notre appareil productif. Les trains de banlieue et les écoles témoignent d’une substitution de population très avancée et d’une identité en perdition. La pauvreté progresse, et la classe moyenne craint pour son avenir. Nous vivons une crise existentielle dans un monde dangereux. On songe irrésistiblement au scénario de la convergence des catastrophes imaginé il y a plus de dix ans par le visionnaire Guillaume Faye.

La crise frappant l’Europe aujourd’hui ressemble beaucoup à celle de 2008, dite des subprimes. Elle en partage les causes profondes, financières, économiques, sociales, commerciales, industrielles, politiques et morales, qui sont pour l’essentiel communes à tout le monde occidental. Elle en partage également la nature, puisque ce sont toutes deux des crises de l’endettement. Mais celle-ci est plus grave pour nous Européens pour trois raisons:

  • L’origine de la crise vient cette fois-ci de chez nous. Il n’est plus guère possible de chercher des coupables ailleurs. Il s’agit d’une crise de la dette publique de certains pays d’Europe, suite à trente années de laxisme budgétaire, qui n’est que le révélateur d’une pente politique et morale profonde et ancienne.
  • Les munitions tirées pour contrer les effets de la première crise sont en large partie tirées et ne sont pas renouvelables. Les Etats se sont endettés pour lancer des plans de relance peu efficaces qui apparaissent surtout comme des répits coûteux aggravant le mal en profondeur. Les Banques Centrales tendent à se transformer en structures de défaisance et planches à billets. Bref, on a combattu l’excès d’endettement par un surcroît d’endettement. Les manœuvres dilatoires sont de moins en moins de mise. Il va falloir tailler dans le vif des dépenses publiques de l’Etat, des collectivités territoriales, et plus encore des budgets sociaux. C’est une volte-face radicale vis-à-vis de la politique menée par tous bords confondus depuis soixante ans, et toujours immensément populaire.
  • La crise partage l’Europe en deux : l’Europe du Nord (Allemagne, Pays Bas, Belgique, Autriche, Finlande, Slovaquie, Slovénie) à la gestion budgétaire rigoureuse, à l’endettement public contenu et au commerce extérieur équilibré ou excédentaire, et l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal Grèce, Irlande) combinant forts déficits publics, endettement dépassant 60% du PIB, et déficit commercial extérieur.

La question qui se pose est celle de la pérennité de la zone euro, de son rôle dans l’Europe communautaire, et plus largement de l’avenir de la construction européenne. La réponse engagera notre destin de peuple français et européen pour des décennies. En gros, trois voies sont ouvertes :

  1. Faut-il, comme le préconisent les souverainistes, sortir de l’euro ? jeter le bébé européen avec l’eau du bain? Laisser les endettés gérer seuls et individuellement leurs problèmes de déficit budgétaire, de déficit commercial et d’endettement? réduire l’Europe à une alliance interétatique et nous redonner des marges de manœuvre nationales? Retrouver notre souveraineté monétaire?
  2. Faut-il accepter, voire promouvoir une scission en deux de la zone euro, la France prenant la tête d’une zone Sud incluant les « mauvais » élèves de la classe européenne ?
  3. Faut-il au contraire retourner la force de l’adversaire à notre profit, jouer à fond la solidarité européenne dans une optique de très long terme et de destin continental, et faire faire à l’Europe le bond fédéral qu’elle aurait dû faire il y a une décennie pour retrouver le fil de sa très longue histoire ?

Europe, plus que jamais notre destinDes hommes de droite sincères et de qualité se trouvent parmi les partisans des trois réponses. Le choix est complexe et pas entièrement rationnel. Pour ma part, je n’ai aucune tentation pour la solution 1. Je suis esthétiquement à fond pour la solution 3. Mais je me rallierais si besoin était et par réalisme à la solution 2, à condition qu’elle soit conduite comme une étape tactique vers la solution 3.

Voici en résumé mes raisons :

  1. Le repli souverainiste me paraît extrêmement risqué sur tous les plans. Sur le plan économique, il me paraît synonyme de chacun pour soi, de monétisation de la dette, de forte régression du PIB, de vaste paupérisation, d’inflation et donc de ruine de pans entiers de la société, bref de chambardements aux conséquences incalculables. Plus encore, ce choix me paraît petit et médiocre sur le plan moral. Ce serait en quelque sorte le parachèvement de l’œuvre de destruction de notre génération, celle de 68, celle qui a laissé filer la démographie, a développé ou laissé se développer l’immigration, a bien vécu à crédit, a refilé la facture aux générations suivantes, et viendrait in fine saborder sa seule œuvre historique et de long terme, l’Unité Européenne. Un désastre et un vide sidéral venant clôturer soixante ans de laxisme, d’hypocrisie, de dictature des bons sentiments, de trahison et d’égoïsme forcené.
  2. La scission en deux de la zone euro est une possibilité techniquement réalisable et non sans avantages. Elle est réaliste et, bien menée, permet à terme d’une décennie de restructurer nos finances et de reconstruire une base industrielle, tout en gardant un esprit et un objectif européens. Une étude Natixis de Septembre 2011 intitulée « que se passerait-il si l’euro se coupait en deux ? » en détaille le contenu technique et les conséquences positives et négatives. Sa conclusion est la suivante : au total, à court terme, la séparation en deux de l’euro est très coûteuse pour tous les pays ; à moyen terme, elle est coûteuse pour les Pays du Nord et favorable pour les Pays du Sud ». Le risque de cette solution est celui de la dynamique ainsi créée : l’éclatement de la zone euro ne serait-elle pas alors la première étape de l’éclatement de l’Europe institutionnelle, du dé tricotage des traités, de la sortie de l’Histoire, bref du scénario 1 ci-dessus? Si cette solution « raisonnable » devait avoir lieu, il faudrait la gérer avec force et détermination comme une étape tactiquement nécessaire vers le scénario 3 ci-dessous.
  3. La solution « héroïque » de la solidarité européenne consiste à jouer à fond la carte de la solidarité à travers notamment le FESF et l’émission d’euro-obligations, accompagnés bien sûr d’un véritable contrôle budgétaire européen et d’une mise sous tutelle financière et budgétaire temporaire, rigoureuse et acceptée par référendum, des pays aidés. La facture est certes potentiellement lourde (la seule dette publique grecque approche le budget français 2011), mais doit être relativisée, si l’on prend en compte le montant des engagements des Etats de l’Union Européenne envers leur système financier depuis 2008, de l’ordre de 4600 milliards d’euros, plus de deux fois le PIB français. In fine, faisons le pari qu’il n’en coûtera pas plus cher que de soutenir à bout de bras le tonneau des Danaïdes des confettis de l’Empire encore sous notre dérisoire « souveraineté », et infiniment moins cher que de financer une immigration sans limite. Cette solution est celle d’une Europe qui ne marchande pas son destin, celle qui a la vision d’un Empire romain du XXIème siècle et de l’Europe-puissance de la Méditerranée à la Baltique et de l’Océan Atlantique aux frontières de la Russie, voire un jour à Vladivostok. C’est l’Europe de l’Empire, soit, en termes contemporains et juridiques, de la Fédération Européenne. Prenons aujourd’hui le chemin d’une grande Patrie qui produise ses effets de puissance dans 100 ans.

Jacques Georges pour Novopress France
25 Octobre 2011

Caucase russe : une région encore gangrénée par le terrorisme

Caucase russe : une région encore gangrénée par le terrorisme


12/10/2011 – 20h15
MOSCOU (NOVOpress) —
La région du Caucase est réputée pour son instabilité chronique. Selon la chaîne de télévision russe anglophone Russia Today, environ un millier de terroristes séviraient toujours sur cette partie de la CEI et seraient à à l’origine de 335 crimes recensés depuis le début de l’année en cours, dans le seul district fédéral russe du Caucase du Nord.

Caucase russe : une région encore gangrénée par le terrorisme

Magomedsalam Magomedov, président du Daghestan depuis février 2010. Crédit : service de presse de la République du Daghestan.

Ces attentats représentent la majeure partie des actions terroristes (90%) sur ce territoire, selon le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev. Parmi les zones les plus sensibles au développement du terrorisme, le Daghestan demeure le pays le plus touché, avec des explosions et des attaques quasi-quotidiennes.

Cette expansion du terrorisme trouve son origine dans la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) qui a opposé forces russes et séparatistes musulmans. Cette guerre s’est alors accompagnée de l’islamisation rapide de la rébellion dont les revendications belliqueuses se sont propagées hors des frontières tchétchènes pour s’ancrer de manière pérenne au sein d’autres républiques nord caucasiennes. Depuis le milieu des années 2000, un mouvement islamiste armé agit de manière active dans l’ensemble du Caucase du Nord.

Le FPÖ contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euro

Le FPÖ contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euro

09/10/2011 – 17h45
VIENNE (NOVOpress) —
Le Parti Autrichien de la Liberté (FPÖ) a déposé une plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euro.

Un communiqué du FPÖ datant de jeudi déclare que la cour a enregistré la plainte et qu’elle s’occuperait d’étudier le cas sur la base des documents et des informations qu’elle a reçu.

« Le FPÖ essaiera tous les recours possibles pour éviter que l’Autriche ne participe à ce véritable jeu de hasard » a déclaré Heinz-Christian Strache (photo), le chef du parti.

Une porte-parole de la cour, basée à Strasbourg, confirme que celle-ci a bien reçu la plainte le mois dernier mais refuse pour l’instant de s’exprimer sur sa recevabilité. Elle a ajouté que ce genre de procédures prenait généralement plusieurs années avant que la cour ne l’accepte, avant de délibérer sur le contentieux.

Elle peut aussi demander aux pays concernés de stopper les projets à l’origine du conflit avant qu’elle ne se penche sur le sujet. Mais selon la porte-parole, ce genre de mesure n’est prise que dans des cas comme l’extradition de détenus.

Heinz-Christian Strache et ses alliés de droite ont échoué à empêcher l’extension de 440 milliards d’euros en faveur du FESF et des pays de la zone euro en difficulté, extension qui a été votée au parlement autrichien la semaine dernière. Trois des dix-sept pays de la zone euro doivent encore approuver ce plan.

Le FPÖ contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euroLa cour européenne (photo) est compétente pour toute violation, individuelle ou étatique, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Normalement, elle n’intervient seulement qu’après que toutes les voies légales dans le pays d’origine aient été épuisées.

Crédit photo : bundespraesident.in pour la photo en une, et J-N Strasbourg pour la deuxième (Flickr). Images sous licence CC.