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Regard sur les banlieues : le basculement vers la question identitaire

Source : The Conversation
« La question des “banlieues”, du récit social à la crise identitaire », du professeur François Dubet est un texte intéressant à plus d’un titre. Il pose un certain nombre de constats, comme la montée de l’islamisme comme marqueur identitaire des banlieues, mais aussi le changement de regard qui est porté sur ses populations. D’un problème social, la question des banlieues est devenu identitaire et a grandement contribué à mettre l’identité nationale au cœur du débat social et politique. Bien qu’il doive être nuancé sur plusieurs points, il mérite le détour pour son approche globalement honnête de la question… à la différence des outrances d’un Thomas Guenolé que nous évoquions hier.

[…]
En fait, tout se passe comme si ce récit « social » du problème des banlieues ne fonctionnait plus, comme s’il fallait désormais raisonner en termes d’identité, de culture et de religion, bien plus qu’en termes de catégories et de conditions sociales. Le regard porté sur les banlieues, avec tous les stigmates et les discriminations qu’il engendre, est le symptôme d’une mutation qui concerne moins les banlieues elles-mêmes que la société dont elles font partie.

Les jeunes des banlieues étaient d’abord perçus comme les victimes d’une crise économique et comme une « classe dangereuse » trouvant dans la délinquance et la violence des substituts à l’emploi dont ils étaient privés. Aujourd’hui, cette image est remplacée par celle de l’Islam, non pas comme revendication d’un droit à une identité religieuse dans une société laïque, mais comme une menace contre l’identité nationale identifiée à une laïcité dont l’extrême droite devient la championne contre toute sa tradition politique. Ce basculement d’un problème social vers un problème national identitaire a fini par s’imposer.
[…]
Bien sûr, tous les citoyens français ne pensent pas ainsi, mais le cœur du débat public est devenu celui de l’identité nationale. La gauche n’est plus sur son terrain, celui des problèmes sociaux, et les banlieues deviennent l’enjeu d’une crise qui les déborde de toute part. Symptômes d’une crise économique, les banlieues seraient devenues le symptôme d’une crise de la nation. Dès lors, le rejet, les discriminations et les replis identitaires ont de beaux jours devant eux. un problème national identitaire a fini par s’imposer.

Crédit photo : pierre duchemin via Flickr (CC) = « juste une attitude et tout va mieux »

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Banlieues: Guénolé, le mystificateur ridicule

31/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Les 10 ans des émeutes de 2005 sont l’occasion de sortir études sociologiques et autres essais sur le phénomène des banlieues. Celui de Thomas Guénolé frappe particulièrement fort. « Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? » explique benoîtement que de la délinquance à l’islamisation, de la fraude sociale au trafic de drogue, tout est faux, tout est fantasmé, « Un monstre créé pour effrayer le bourgeois ». À ce niveau, il vaut mieux en rire.

La Tribune de Genève a complaisamment interviewé Thomas Guénolé à propos de son dernier ouvrage « Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? ». Poussant à son paroxysme l’argumentaire sur le « sentiment d’insécurité » qui ne serait pas réel, le « politologue » étale une thèse qui prêterait à rire si elle n’était prise au sérieux et relayée par une partie des médias officiels : le « jeune de banlieue » est une mystification, conçue (par qui ? on ne sait) pour faire peur.

Le cliché véhiculé dans notre société sur le monstrueux jeune-de-banlieue demeure le même. C’est un jeune grand gaillard noir ou arabe, musclé, sauvage, qui va violer votre femme, brûler votre voiture, voler votre bien, vendre de la drogue à vos fils, et partir faire le djihad – après avoir fraudé les aides sociales et pillé un petit commerce.

Il tire la corde de son argumentaire jusqu’à la rupture, expliquant que le cliché est né de la généralisation abusive de quelques cas à toute une population, ne se rendant même pas compte qu’il applique le même raisonnement à l’inverse, faisant de tous les jeunes de banlieue de braves petits, victimes de «balianophobie» et de discriminations policières « sur fond de contrôle au faciès » et d’apartheid social

Manuel Valls a eu raison de parler d’un apartheid en France. Il y a effectivement dans notre pays un système complet de ségrégation économique, sociale, éducative et culturelle, qui enferme les jeunes de banlieue tout en bas de la pyramide sociale française ; tout particulièrement quand ils n’ont pas la peau blanche.

Si les difficultés d’intégration sociale et dans le monde du travail sont incontestables pour les chéris de Guénolé, que dire de leur propre responsabilité dans ces difficultés ? Que dire aussi de celle des populations de souche, assimilées à ces mêmes « croque-mitaines » et qui de plus subissent leur délinquance au quotidien, le racisme anti-blanc, les avanies réservées aux non – musulmans ?

Rien, nique, bernique, Guénolé n’en a cure, trop occupé à « déconstruire les stéréotypes », bref, à nier le réel, à le tordre pour qu’il colle à son idéologie. L’exercice est tellement caricatural qu’il en devient absurde.

guenole

Alors qu’il se targue de s’être « fondé sur des enquêtes de terrain et sur les analyses scientifiques » pour écrire son ouvrage, a-t-il seulement consulté les statistiques de la délinquance du ministère de l’Intérieur ou celle des constructions de mosquées ?
Ce qui est sûr, c’est qu’avec de tels arguments, Guénolé se garde une place au chaud dans tous les médias de propagande, toujours friands de chiens de garde de l’idéologie dominante qui ne craignent ni l’excès, ni la caricature.

Charles Dewotine

Seine-Saint-Denis : la manifestation lycéenne en hommage à Rémi Fraisse vire à l'émeute

Criminalité : la France sauvage

Source : Boulevard Voltaire
Nous reprenons ci-dessous la carte publiée par Boulevard Voltaire des 56 « Quartiers sensibles de non-droit » de France métropolitaine et l’analyse du criminologue Xavier Raufer

En exclusivité pour Boulevard Voltaire, voici en France métropolitaine, dans les 23 départements concernés, les 56 « Quartiers sensibles de non-droit ».

« Politique de la ville » : le retour. Après les attentats du début janvier, le gouvernement a promis des mesures fortes pour la « politique de la ville ». Il soulignait alors « l’urgence d’agir en faveur des banlieues… de dénoncer la relégation périurbaine des ghettos ». Dès lors, maints ronflants bidules, genre « Conseil national des politiques de lutte contre l’exclusion », ont gambergé. Le 6 mars 2015, se tenait enfin, en grande pompe, un « Comité interministériel des villes » : 16 ministres et secrétaires d’État y planchèrent sur le thème « égalité et citoyenneté, la République en actes ».
Ce comité aurait d’abord pu expliquer aux Français par quel miracle, plus encore de politique de la ville aurait un effet positif, au vu de l’absolu échec de ladite politique, ces trois décennies écoulées. Et pourquoi des enragés à la Merah, Kouachi, etc., cesseraient-ils de massacrer des innocents si l’on accroissait la mixité sociale, eux qui vomissent toute proximité avec des infidèles ? Ayant éludé cela, le conseil s’est borné à poser des cautères sur quelques jambes de bois – même Le Monde a déploré un exercice « sans mesures-chocs ni gros moyens ».
Le désastre est à venir… Ainsi, parions que la situation se dégradera encore dans les « quartiers sensibles de non-droit ». Et là, prévenons nos gouvernants : plus de chaos encore dans ces cités et alentours compromettra forcément, à terme, la stabilité sociale du pays entier.
Car il se sait de longue date – sauf peut-être au « Conseil national des politiques de lutte contre l’exclusion » et autres gadgets médiatiques – que la survie autonome de tout organisme vivant, individu ou corps social, tient à un ordre interne stable et constant. Dès le XIXe siècle, le professeur Claude Bernard résumait d’une fulgurante formule cette obligation : « La fixité du milieu intérieur est la condition de la vie libre ». Les militants et travailleurs sociaux curieux d’en savoir plus chercheront avec profit au dictionnaire le terme savant (homéostase) de ce maintien stable et constant de l’environnement interne.
Or les « quartiers sensibles de non-droit » sont tout, sauf homéostatiques. Le désordre y règne. Le chaos y pointe. Si l’ordre n’y est pas rétabli sans tarder, s’ils s’enkystent et métastasent encore, de graves périls nous attendent, en matière de crime organisé ou d’islamisme armé.
En exclusivité pour Boulevard Voltaire, voici en France métropolitaine, dans les 23 départements concernés, les 56 « Quartiers sensibles de non-droit » (QSN, dénomination officielle).

Xavier Raufer

[Lu sur le Web] « Politique de la ville » : preuve de cet échec, la Licra qui s’en mêle ? par Xavier Raufer

[Lu sur le Web] « Politique de la ville » : preuve de cet échec, la Licra qui s’en mêle ? par Xavier Raufer

15/09/2014 – MARSEILLE (via Boulevard Voltaire)
Définir la criminalité propre à la « politique de la ville » est aisé : c’est l’illicite qui n’adviendrait pas si cette « politique » avait atteint les objectifs qu’elle s’est assignés, sur des territoires qu’elle a choisis. Cas d’école : Marseille, où l’on jugeait, au printemps 2014, une élue socialiste au conseil général, chargée de la « politique de la ville » (Le Figaro, 2/06/2014). L’arnaque était la suivante : « Abderrazak Z., un caïd plusieurs fois condamné, et d’autres bandits des cités connus de la justice pour violences volontaires, tentatives de meurtres, séquestration et escroquerie, montaient des associations pour la construction d’un nouvel environnement plus sain ou pour la réhabilitation de l’image des quartiers nord… » ; un si risible bidonnage que le plus naïf des fonctionnaires aurait dû les rejeter sur le champ…

Le racket s’opérait « via des associations fictives montées par des escrocs ayant détourné près de 740.000 euros de subventions… » À tel point que Monique Zerbib, présidente de la cour d’appel, finit par lâcher :

C’est quoi, la politique de la ville ? C’est des charrettes de billets qu’on déverse dans les quartiers et on se sert ?

(…)

Or, un précieux rapport au Premier ministre d’avril 2011 (« La France sait-elle encore intégrer les immigrés ? », Haut Conseil à l’intégration, La Documentation française) révèle la réalité démographique des territoires d’une « politique de la ville née des concentrations d’immigrés jugées excessives et plus particulièrement [nous soulignons] des désordres qui leur sont associés ». Soulignons, ici, que le président du HCI est l’ex-président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

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Banlieue : la machine sans compteur. Des milliards engloutis dans une politique inefficace ?

Banlieue : la machine sans compteur. Des milliards engloutis dans une politique inefficace

Par Michel Lhomme

L’été approche mais l’arrivée constante de clandestins mettra à nouveau, dans quelques mois, la politique d’hébergement d’urgence au pied du mur. En Seine-Saint-Denis, il y avait 7 000 sans-papiers recensés au 31 juillet 2011 et, un an plus tard, 1 000 de plus, soit une progression de 15 %. Par la Libye désormais incontrôlée mais aussi par la Macédoine et la Grèce, on parle d’une arrivée de 300 « réfugiés » par jour. La France ayant signé tous les accords européens sur la question ne peut les expulser.

Banlieue : la machine sans compteur. Des milliards engloutis dans une politique inefficace ?Alors Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault avait demandé à Cécile Duflot, à l’époque ministre du logement, de demander aux officines administratives en charge du problème de gérer au mieux et le plus efficacement cet afflux supplémentaire. On réquisitionne donc de nouveaux lieux d’hébergement vite pleins et qui commencent à atteindre leurs limites. Alors on a commencé à placer certains réfugiés en grande banlieue ou à la campagne.

Mais que se passait-il jusque là ? Principalement un hébergement provisoire : un hôtel à 70 euros la nuit, solution tue par les hôteliers qui y trouvent effectivement leur compte. L’hébergement d’urgence représente 20 à 30 % des chambres louées dans la région Ile-de-France ! Cela coûterait annuellement la coquette somme de 410 millions d’euros. Mais les caisses se vidant, Cécile Duflot, avant sa démission, avait réclamé un plan d’urgence supplémentaire de 50 millions d’euros.

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La politique de la Ville : un échec à 90 milliards d’euros

La politique de la Ville : un échec à 90 milliards d’euros

21/02/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Mardi, le Premier ministre a présenté une énième réforme de la politique de la Ville. Elle prévoit une série de mesures visant notamment à concentrer les moyens existant vers les quartiers les plus en difficultés. En trente ans de « crise des banlieues », c’est près de 2.500 quartiers dits « difficiles » qui ont fait l’objet de programmes de rénovation de l’habitat, de subventionnement de l’emploi et associatif, afin de retrouver la paix sociale et l’emploi.

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