Tag Archives: Pierre Le Vigan

Les yeux grands ouverts sur la modernité

Les yeux grands ouverts sur la modernité

03/12/2012 — 10h00
PARIS (via Polémia) — Architecte, essayiste et philosophe, Pierre Le Vigan vient de publier Ecrire contre la modernité (1). Il livre ici ses réflexions pour Polémia.

La modernité nécessite d’abord d’être définie. Moderne vient du latin modo : maintenant. C’est une définition qui renvoie à un moment, à une actualité, plus qu’à un contenu. C’est pourquoi il y a nombre d’équivoques sur la modernité, et donc sur ce que serait ou pourrait être la postmodernité, l’hypermodernité, la néomodernité, etc. Christian Ruby, notamment, a étudié ces notions et particulièrement les impasses de la néomodernité (Le Champ de bataille postmoderne-néomoderne, L’Harmattan, 1990).

Lire la suite

[Lu sur le Net] Que reste-t-il des Lumières ? (1ère partie) par Pierre LE VIGAN

[Lu sur le net] Que reste-t-il des Lumières ? (1ère partie) par Pierre Le Vigan

Texte repris du site Europe Maxima

Plus de 250 ans après le lancement de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751), que reste-t-il des Lumières ? Un mythe et beaucoup d’ambiguïtés.

Le mythe, c’est l’idée que l’usage de la raison a été inventé par les Lumières. C’est très excessif. C’est faire peu de cas de Grecs, des Romains, des Renaissants et même des théologiens. Mais il reste un acquis de la pensée des Lumières : c’est l’idée que les hommes font leur histoire. Qu’ils ont la responsabilité de leur histoire. Les Lumières le disent et l’intègrent dans le développement de leur pensée. « Bien et mal coulent de la même source » dit justement Jean-Jacques Rousseau. Cette source, c’est l’homme, avec sa grandeur et avec ses limites. En outre, les Lumières n’ont pas inventé la notion de bien commun mais elle fut présente chez la plupart de ses penseurs. Ceci distingue les Lumières d’un certain libéralisme individualiste.

Lire la suite