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Hollande veut fêter la victoire du FLN

09/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est une première dans l’histoire de la Ve République, le « président » Hollande a annoncé sa présence lors des commémorations de la signature des accords d’Évian avec le FLN. Il prononcera un discours au Quai Branly, devant le mémorial national de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 1962 correspond au début du cessez-le-feu prévu par les accords signés à Évian le jour précédent. L’Élysée a fait savoir que c’est le cessez-le-feu en lui-même que le président souhaite commémorer, et non la signature de l’accord du 18 mars. Pourtant, les persécutions notamment à l’égard des harkis et des pieds-noirs ont persisté après cette date. Un proche du président souligne la dimension stratégique et politique de l’acte, je cite : « Il va s’en servir pour nous inviter à regarder vers l’avenir ». François Mitterrand estimait, lui, que l’on peut choisir « n’importe quelle date sauf le 19 mars ».

pieds-noirs

C’est de cette façon qu’en juillet 1962, on traita les rapatriés d’Algérie

Source : Boulevard Voltaire
Il m’apparaît comme instructif, pour les générations qui n’ont pas connu, ou mal connu, ces événements tragiques, de faire souvenir de quelle manière ont été accueillis ces Français lors de leur arrivée, par Manuel Gomez.
À rapprocher de l’attitude de nos dirigeants face aux clandestins… (NDLR)

26 juillet 1962, le maire de Marseille, le socialiste Gaston Defferre, accorde une interview au quotidien Paris-Presse l’Intransigeant. Sujet : L’arrivée massive des rapatriés d’Algérie.
53 ans plus tard, il m’apparaît comme instructif, pour les générations qui n’ont pas connu, ou mal connu, ces événements tragiques, de faire souvenir de quelle manière ont été accueillis ces Français lors de leur arrivée, contre leur gré et emportés par le vent de l’Histoire, dans leur pays, leur patrie, la France.
Le « bafouilleur marseillais », Gaston Defferre, ne se prive guère de donner son avis : «

Ils fuient. Tant pis ! En tout cas, je ne les recevrai pas ici. D’ailleurs, nous n’avons pas de place. Rien n’est prêt. Qu’ils aillent se faire pendre où ils voudront ! En aucun cas et aucun prix je ne veux des pieds-noirs à Marseille.

À la question “Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés à Marseille ?”, il répond : “Oui, qu’ils quittent Marseille en vitesse ; qu’ils essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le mieux.”
Mais Gaston Defferre n’est pas un cas isolé.
Un sondage IFOP début juillet indique que 62 % des métropolitains refusent toute idée de sacrifice à l’égard des Français d’Algérie.
Voici d’ailleurs un rapport découvert lors de l’ouverture des archives :

Les Français d’Algérie qui débarquent en métropole font l’objet d’une froide indifférence, ou même d’appréhensions. On ne les connaît pas. On ne sait d’où ils viennent ni s’ils sont “vraiment” français. Jugés premiers responsables du conflit qui vient de se terminer et qui a coûté la vie de trop nombreux soldats métropolitains, ils ne semblent pas “mériter” que l’on porte sur eux le regard compatissant que beaucoup espèrent.

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