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Algérie : cette guerre qui menace

Source : Boulevard Voltaire

L’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ».

Il y a maintenant deux ans, j’écrivais un article, en forme de bouteille à la mer, pour Boulevard Voltaire intitulé « Printemps algérien en vue, une catastrophe pour la France ? » Des troubles naissaient alors en Algérie, suite à la nouvelle élection d’Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays. Loin de s’être arrangée, la situation du pays s’est, depuis, dégradée. En cause, notamment, la chute des cours des matières premières. Les rentes de gaz et de pétrole (60 % des recettes budgétaires d’Alger) ne rapportent plus autant qu’auparavant et la gérontocratie algérienne ne peut plus calmer la population en l’arrosant d’allocations diverses.

Mohamed Benchicou, ancien directeur du journal Le Matin, estime que l’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ». Une situation qui n’est pas souhaitable des deux côtés de la mer Méditerranée. Pire : l’Algérie partage une frontière avec la Libye, actuellement en guerre civile suite à la funeste opération de « démocratisation » voulue par Nicolas Sarkozy et son visiteur du soir, l’« intellectuel » Bernard-Henri Lévy.

Les forces de l’État islamique se sont considérablement renforcées lors des derniers mois, et certaines zones libyennes menacent de basculer sous le joug des armées du califat. Boualem Sansal, auteur du roman d’anticipation 2084 – La fin du monde, grand prix du roman de l’Académie française pour l’année 2015, déclarait hier au Figaro qu’un « scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien » lui paraissait tout à fait crédible. Je fais mienne sa déclaration et suis au regret de constater que ce que je prévoyais il y a deux ans pourrait n’être que modéré par rapport à ce qu’il se prépare.

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Libye, le plan de la conquête

Source : mondialisation.ca (traduction d’un article paru dans Il Manifesto)

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

Le plan est en acte : des forces spéciales SAS — rapporte le Daily Mirror — sont déjà en Libye pour préparer l’arrivée d’environ 1000 soldats britanniques. L’opération — « dans un accord États-Unis, Grande-Bretagne, France et Italie » — impliquera 6000 soldats et marine étasuniens et européens avec l’objectif de « bloquer environ 5000 extrémistes islamistes, qui se sont emparés d’une douzaine des plus grands champs pétrolifères et, depuis le repère Isis de Syrte, se préparent à avancer jusqu’à la raffinerie de Marsa el Brega, la plus grande d’Afrique du Nord ».
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Crédit photo : Moïse Marcoux-Chabot via Flickr (CC) = Terminal maritime et raffinerie de Lévis

La chute du prix du pétrole fera-t-elle éclater une énième bulle ?

07/01/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À 35 $ le baril, le prix du pétrole a été divisé par 3 en deux ans. Cette baisse pose de graves problèmes aux pays producteurs d’hydrocarbures.

Les pays producteurs de pétrole ont assis leur sécurité extérieure et leur paix intérieure sur les exportations de pétrole…
À l’exception de la Russie et de quelques petites monarchies du golfe persique, les économies de ces pays sont très peu diversifiées. D’après les Échos, l’équilibre budgétaire public correspond à un prix de 80 $ le baril en Arabie saoudite, 110 en Russie et en Algérie et 150 $ au Venezuela.

À moins de 35 $ le baril, les États pétroliers sont dans une situation critique
Peu endettée et disposant encore d’importantes réserves, l’Arabie saoudite disposerait encore de quatre à cinq années de déficit devant elle. C’est peu, mais l’Algérie est déjà au pied du mur. D’après Bernard Lugan, ses réserves en dollars n’offrent que 18 mois d’autonomie budgétaire. Faute de pouvoir acheter la paix sociale, le pays pourrait connaître une profonde déstabilisation dans une région déjà explosive.

Quant au Venezuela, il a atteint le bout du système. Déjà en proie à l’insécurité, à une inflation galopante et à des pénuries, il est acquis qu’il fera défaut sur sa dette publique, en 2016.

La baisse du prix du pétrole pourrait également faire des dégâts aux États-Unis
Depuis 2008, les banques ont massivement financé le développement de l’industrie du gaz et du pétrole de schiste. Avec un point mort compris entre 50 et 65 $ le baril, les sociétés sont en perte. Les créances douteuses dans le secteur ont quintuplé, en 2015 et représentent 34 milliards de dollars. Les banques se rassurent en rappelant n’avoir conservé dans leurs livres qu’une partie de leurs engagements.

Cela n’est pas sans rappeler la crise des « subprimes »
En effet, la dissémination de ces crédits douteux dans l’économie avait alors entraîné un mouvement de défiance générale. Les financements interbancaires s’étaient taris, entraînant une crise de liquidité fatale à la banque Lehman Brothers en 2008. C’est l’économie mondiale qui avait alors été menacée.

Crédit photo : Moïse Marcoux-Chabot via Flickr (CC) = Terminal maritime et raffinerie de Lévis

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Le Su-24 russe abattu ne présentait aucune menace pour la Turquie

18/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Sous les yeux d’experts internationaux et de la presse, les Russes ont ouvert la boîte noire du SU-24 qui a été descendu par des chasseurs turcs. Les Russes affirment détenir la preuve que leur bombardier ne représentait aucune menace pour la Turquie.

La boîte noire du bombardier russe abattu par la chasse turque est endommagée, mais elle sera exploitable, selon les autorités russes. Celles-ci ont invité des experts de 14 pays afin de participer au déchiffrage de la « boîte noire » du Su-24. Néanmoins, seuls les représentants de la Chine, de la Grande-Bretagne et des États-Unis ont consenti à y participer.

« Pour le moment, nous avons toute la base de preuves nécessaires, confirmant l’absence de violation de l’espace aérien turc par l’avion russe », a dit le porte-parole des Forces aérospatiales russes Sergueï Dronov.

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La boîte noire du SU-24 russe abattu par les Turcs en corus de démontage devant la presse et des experts internationaux.

Si cette information se trouvait confirmée de source indépendante, ce serait la preuve flagrante de la forfaiture turque, qui ne fait dès à présent guère de doute. Cela placerait Erdogan, que Wikileaks accuse de préméditation dans cette affaire, documents à l’appui, dans une position très délicate par rapport à la Russie, mais aussi à ses alliés, notamment américains.


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La COP21 se termine sur un accord, mais un accord non contraignant

14/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Tous les diplomates de la planète se congratulent : un accord a été conclu. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et président de la conférence sur les changements climatiques 2015 l’a annoncé samedi. Il s’agit d’un véritable succès diplomatique après l’échec de la COP15 qui s’est déroulée, en 2009, à Copenhague.

Ce succès diplomatique s’est fait au prix du contenu de l’accord
187 pays ont signé l’accord. C’est effectivement considérable. Un tel unanimisme ne pouvait avoir lieu qu’en sacrifiant les objectifs affichés, il y a deux semaines à l’ouverture de cette conférence.

Que contient cet accord ?
Cet accord contient le maintien du réchauffement climatique au-dessous de 2 °C, par rapport aux niveaux préindustriels. Cet objectif n’indique pourtant pas de délai précis, si ce n’est « dans les meilleurs délais ». Le préambule de l’accord prévoit même de poursuivre les efforts pour réduire l’augmentation à 1,5°. Cette concession était nécessaire pour obtenir la signature des petits États insulaires. Il en est de même pour la fin de l’utilisation du pétrole, repoussée sine die. Ceci pour ne pas froisser le Venezuela et l’Arabie saoudite.

Il y a en revanche un grand absent de cet accord
Ce que ne contient pas cet accord, c’est la question des cycles climatiques. Les cycles climatiques désignent l’alternance de périodes glaciaires et de réchauffements, de plus ou moins grande amplitude, constatés tout au long de l’histoire de la Terre. Les puissances de ce monde prennent pour acquises les conclusions du GIEC : l’origine anthropique du réchauffement climatique.

Le fait que cet accord ne soit pas contraignant signe l’échec du mondialisme vert
Un accord contraignant, c’était la grande promesse de François Hollande à l’ouverture de la conférence. Les chefs d’États et de gouvernements se sont finalement mis d’accord sur une pétition de principe. Le climat ne pourra donc pas être un prétexte à sanctions internationales contre les États.

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L’Armée turque entre en Irak

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Officiellement pour soutenir et former des Kurdes irakiens, l’armée turque est entrée en Irak, à proximité des champs pétrolifères de Mossoul. Le gouvernement irakien considère cette manœuvre comme hostile, mais n’a pas réagi militairement.

La Turquie a envoyé 1 200 soldats avec une vingtaine de chars et de l’artillerie lourde dans un camp près de Mossoul. Officiellement, ces camps servent à l’entraînement par la Turquie de Kurdes irakiens sunnites pour combattre l’État islamique.
La présence de chars et d’artillerie dans une base destinée à l’entraînement aux armes légères montre bien que les intentions turques sont belliqueuses. D’ailleurs, Ankara a déjà annoncé qu’elle allait pousser son dispositif à 2000 hommes. Beaucoup pour une simple mission d’entraînement.

Le gouvernement et tous les grands partis irakiens voient ce mouvement de troupes turques comme un acte hostile contre leur pays. Abadi a exigé le retrait immédiat des forces turques, mais il est peu probable que la Turquie obéisse.

De fait, la Turquie revendique la région de Mossoul depuis la fin de la Première Guerre Mondiale et convoite ses champs pétrolifères. S’implanter dans cette zone en profitant de l’anarchie ambiante est un moyen pour Ankara d’annexer de facto la région et de diriger encore plus le pétrole produit autour de Mossoul vers la Turquie.
La contrebande de pétrole entre les Kurdes du PDK, implantés autour de Mossoul, et la Turquie bat déjà son plein. La présence de l’armée turque permet, en attendant une possible annexion, de sécuriser ces flux de pétrole.

Il est probable que les États-Unis laissent cette situation tendue entre deux alliés en l’état. La seule solution pour le gouvernement irakien serait de faire appel à la Russie. Ce n’est pas invraisemblable quand on se souvient que le gouvernement irakien, pourtant fortement inféodé aux USA, avait annoncé que les frappes Russes anti-État Islamique étaient les bienvenues en Irak.

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Et pendant ce temps… La Chine

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)

Comme nous vous l’avions expliqué dans une série d’articles sur la fin du dollar-roi (voir les épisodes 1, 2, 3, 4 et 5 de cette série), le Yuan est maintenant une monnaie officielle du FMI depuis le 30 novembre dernier.

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Et l’avance de cette monnaie en remplacement du dollar US se poursuit, la Banque Centrale d’Algérie a demandé que toutes les transactions avec la Chine soient effectuées en Yuan et non plus en US dollars, la Chine étant devenue le premier partenaire commercial de l’Algérie.

C’est une décision importante et courageuse, car il faut garder en mémoire que tous les pays producteurs de pétrole qui avaient eux aussi décidé d’abandonner le dollar pour d’autres devises dans leurs transactions aient été immédiatement attaqués sur les plans militaires ou économiques par les USA, comme ce fut le cas pour l’Irak, la Libye, l’Iran. Nous verrons si dans les tous prochains mois des émeutes ou des attaques « terroristes » n’apparaissent pas spontanément dans ce pays.

Crédit photo : soukbledi via Flickr (CC) = arzew (raffinerie en Algérie)

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La COP21 rend fou, c’est prouvé

09/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le lyrisme s’invite à la COP21
Le ministre de l’Environnement, Mme Ségolène Royal, s’est distingué hier par l’une de ces phrases-chocs dont elle a le secret. On pouvait en effet lire sur son compte twitter la phrase suivante : « L’égalité homme/femme est une condition indispensable à la réussite de la lutte contre le dérèglement climatique ».
Ségolène Royal a de la concurrence en la personne de Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande, prophétesse du divorce et de l’avortement, reconvertie en apôtre du climat à travers la fondation qu’elle a créée. Celle ci a déclaré lundi dernier que le « changement climatique et la radicalisation seront vraisemblablement de plus en plus liés ».

Quel est le raisonnement qui se cache derrière cette affirmation ?
Il y a l’idée que le réchauffement provoque des sécheresses, que la sécheresse en Syrie a provoqué la révolte du pays et que celle ci est devenue islamiste.

Que peut-on penser de cette idée ?
C’est une idée trop vague pour être juste. Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique, réfute cette idée. Il montre que la sécheresse a touché aussi la Turquie ou l’Iran sans provoquer de révoltes. C’est la gestion humaine de la sécheresse et de l’irrigation qui a appauvri de nombreux Syriens et nourri les débuts du soulèvement. Ce sont ensuite les armes et l’argent fournis aux insurgés qui les ont radicalisés.

Crédit photo : Ségolène Royal via Flickr (CC) = Ségolène Royal, le 12 janvier 2010 devant une affiche présentant le plan photovoltaïque de la région Poitou-Charentes.

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Les preuves du soutien de la Turquie à l’État islamique s’accumulent

03/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans un entretien à l’agence de presse Sputnik, le major-général au service de renseignement de l’Armée syrienne libre, Hosam Al-Awak a déclaré « Nous avons à notre disposition des photos représentant des contrats pétroliers signés entre la Turquie et le groupe terroriste Daech ».
Dans cet entretien-choc, nous apprenons que la Turquie soutient l’État islamique depuis 2011 « Depuis le début de la crise syrienne, en 2011, la Turquie continue à soutenir par tous les moyens les islamistes radicaux et djihadistes syriens dans leur lutte contre les groupes modérés », a-t-il souligné.
Pour le major-général, « Les Frères musulmans de Syrie, couvrant cette activité, coopéraient avec lesdites organisations pour éliminer l’Armée syrienne libre, ainsi que d’autres groupes modérés ».

Cela ouvrirait-il une recomposition des alliances ?
Alors que les Russes soutiennent fermement Bachar Al-Assad, l’Armée syrienne libre qui cherche à le détrôner depuis 2011, souhaite s’allier.
C’est ce que déclare le major syrien dans cet entretien : « Nous estimons que la Russie est une alliée par excellence. Face à la crise syrienne, les Russes pourraient sans aucun doute coopérer avec toutes les factions modérées, y compris l’Armée syrienne libre », a poursuivi le militaire.
Et de souligner : « Le cas échéant, l’implication russe dans le conflit syrien portera ses fruits. À l’avenir, nous comptons défendre les intérêts russes en Syrie ».

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La Cop21, grand-messe du réchauffisme

02/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La grand-messe sur le réchauffement climatique dite « Cop21 » se tient depuis dimanche au Bourget. François Hollande, non sans fierté, a réuni 195 pays et 150 chefs d’État. Ils sont venus de toute la planète par les moyens de transport les plus rapides et les plus polluants pour discuter de l’urgence du moment.

Ce faisant, ils sacrifient à l’idéologie « réchauffiste »
La prétention de cette idéologie à détenir l’unique vérité et sa manière d’argumenter à coups de gourdin en brandissant des images d’apocalypse relèvent d’une même tentation totalitaire. Attribuer à une cause unique le relatif réchauffement climatique, en l’occurrence à l’activité humaine créatrice de CO2, devrait pouvoir être raisonnablement contesté. D’autant que, depuis dix-huit ans, d’autres scientifiques font remarquer (mais qui les écoute ?) que le climat de la planète s’est stabilisé. Quant à la quantité de glace en Antarctique, elle n’a cessé de croître depuis plus de trente ans. Jamais il n’y a eu autant de glace au pôle Sud !

Faire ce constat ne dispense pas de lutter contre les pollutions ou de promouvoir une consommation économe des ressources naturelles ?
Il faut bien sûr réduire les pollutions dues à l’utilisation du charbon, du gaz, du pétrole lorsque c’est possible, mais ce bon sens ne mérite pas cette comédie mondialiste.
La prétention à vouloir réguler la température du globe au degré près est une tartufferie puisque le climat est difficilement prédictible et que les émissions de CO2 n’ont qu’une incidence marginale sur le climat.

Selon Dominique Jamet, la COP21 devrait se terminer par un laborieux « document final plein de bonnes résolutions »
À n’en pas douter, il prévoira des aides aux pays les plus défavorisés, et accordera des dérogations aux pays émergents. In fine, alors que la France espérait promouvoir son industrie nucléaire en jouant sur les peurs de réchauffement climatique, elle risque surtout de mettre la main au portefeuille !

Crédit photo : Takver via Flickr (CC) = Entrance to Le Bourget UN climate Conference COP21

Vladimir Poutine refuse de rencontrer Erdogan lors de la COP21

28/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La tentions reste maximale entre la Turquie et la Russie. Vladimir Poutine a refusé de rencontrer son homologue turc en marge du sommet COP21 et durcit les sanctions économique à l’encontre d’Ankara. Il réitère ses accusation de complicité entre la Turquie et l’Etat Islamique, notamment par l’achat de pétrole. Bref, conscient que la Russie est devenue incontournable dans le jeu syrien, Poutine ne se prive pas de dire que le roi est nu… 

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Destruction du bombardier russe par les forces turques : l’arroseur arrosé ?

26/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La destruction du bombardier russe par la chasse turque est intervenue alors que François Hollande entamait une tournée visant à structurer une vaste alliance contre l’État islamique en incluant la Russie. Or, de par leur appartenance commune à l’OTAN la France et la Turquie se doivent solidarité en cas de tension avec une puissance tierce.

Ankara chercherait-elle à enfoncer un coin entre Paris et Moscou ?
Tous les éléments semblent plaider pour un acte délibéré d’agression de la part de la Turquie. Moscou nie avoir violé l’espace aérien turc tandis qu’Ankara parle de 17 petites secondes, d’après Wikileaks. Pas de quoi menacer son intégrité territoriale. L’agression est donc au mieux disproportionnée, au pire injustifiée.

D’autant plus que, dans ce domaine, la Turquie ne se gêne pas. D’après le journal grec protothema, citant des données de l’Université de Thessalie, le nombre de violations de l’espace aérien grec par l’armée de l’air turque en 2014 est de 2 244.

Cet événement pourrait même avoir ouvert une boîte de Pandore. En effet, de plus en plus de voix accusent désormais Ankara de soutenir financièrement l’État islamique, en lui achetant du pétrole. C’est ce qu’a insinué Wesley Clarke, l’ancien commandant en chef de l’OTAN.

Cette tentative de division est donc vouée à l’échec ?
Il est trop tôt pour le dire, mais les attentats de Paris semblent avoir dessillé les yeux. Flatter le fondamentalisme sunnite n’a pas assuré la sécurité des Français. Aujourd’hui, la priorité est la lutte contre l’État islamique. Or la position turque est de plus en plus ambiguë et les États-Unis, échaudés par leurs expériences afghanes et irakiennes, ne souhaitent pas s’engager militairement dans la région.

Reste la Russie…
La Russie apparaît en effet plus que jamais comme l’alliée naturelle de la France. François Hollande en semble conscient, lui qui a réservé à Vladimir Poutine la conclusion de sa tournée diplomatique.

Ankara pourrait donc finir isolée diplomatiquement
La Turquie court aussi un gros risque économique. D’après le quotidien russe Kommersant, des représailles financières se préparent au Kremlin. Jacques Sapir a estimé à 1 % du PIB turc le manque à gagner dans le domaine du tourisme. Sans compter la remise en cause de projets énergétiques, comme le gazoduc Turkish Stream, qui s’apprêtait à conférer un rôle stratégique à la Turquie dans le domaine de l’énergie.

Crédit photo : Alexander Mishin via Wikipedia (CC) = Sukhoi Su-24M of the Russian Air Force inflight

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La puissance économique de l’État islamique : une analyse du Centre d’analyse du terrorisme

20/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Centre d’analyse du terrorisme est l’un des plus importants laboratoires d’idées européens sur le sujet
Le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) est présidé par Jean Charles Brisard, spécialiste du financement du terrorisme, ancien directeur du pôle d’enquête pour les familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001. Dans le comité d’honneur du CAT, on trouve entre autres le juge Marc Trévidic, du pôle antiterroriste près le tribunal de Grande instance de Paris ainsi qu’Alain Juillet, président du Club des directeurs de sécurité des entreprises, ancien haut responsable de l’Intelligence économique auprès du Premier ministre, et ancien directeur du renseignement de la DGSE.

Que nous apprennent les informations du CAT sur le financement de l’État islamique, publiées hier par le Figaro ?
Selon le CAT, l’État islamique dispose d’un patrimoine de quelque 2 260 milliards d’euros et d’un budget annuel de 2,6 milliards d’euros. Ce qui en fait l’organisation terroriste la plus riche et la plus puissante de l’histoire. Il est doté d’un gouvernement, et ses finances sont gérées par un ministre à part entière.

D’où proviennent ces richesses ?
Daech (acronyme arabe pour « État islamique ») contrôle un territoire grand comme la moitié de la France, à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour plus de 60 % de son budget annuel, il tire ses richesses de son territoire : pétrole, gaz, phosphate, blé, orge et coton. Ces matières premières sont écoulées vers le reste du monde avec la complicité de la Turquie, soutien essentiel du terrorisme musulman avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, par ailleurs alliés officiels des gouvernements occidentaux dans leur lutte contre l’islamisme… Comme tout État mafieux, et en Europe le Kosovo créé de toutes pièces par les États Unis en est un bon exemple, Daech vit également d’extorsions et de trafics en tout genre, trafic d’art ou encore d’êtres humains. Il dispose également d’un arsenal fiscal à faire pâlir nos socialistes, dont une taxe de 20 % sur les pillages des sites archéologiques ou encore la taxe de « protection » sur les non musulmans, la « jizya », qui ruinent les chrétiens d’orient.

Mais Daech a aussi des frais…
Il lui faut payer les salaires des 30 000 soldats de son armée, verser des pensions aux familles des combattants tués, entretenir ses bases militaires, payer les ingénieurs qui exploitent ses puits de pétrole et les financiers qui gèrent les nombreuses banques qu’il contrôle, en toute impunité. Il doit aussi payer la formation, bien sûr, islamiste, des enseignants. Bref, un État « presque » normal…

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La Libye continue à sombrer vers le chaos

30/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La Libye, partagée en deux gouvernements principaux, à l’Est et à l’ouest du pays, continue san descente aux enfers. Les factions s’entendent néanmoins sur le partage du pétrole.

Près de quatre ans après l’opération Harmattan en Libye et la destitution brutale de Kadhafi, la Libye n’en finit plus de plonger dans un marasme politique et économique.

Le pays est en proie à une forte instabilité politique depuis la chute du régime
Depuis un an, deux gouvernements et deux parlements se disputent la légitimité institutionnelle. L’un, le Congrès général national, situé à Tripoli (à l’ouest), n’est pas reconnu par la communauté internationale. L’autre, installé à Tobrouk (à l’est), est l’interlocuteur de la communauté internationale.

Les frères ennemis libyens s’accordent néanmoins pour se partager la manne pétrolière
En dépit de cette dualité gouvernementale, il existe un seul ministre du pétrole. Le pétrole et le gaz sont ainsi fournis aussi bien à l’est qu’à l’ouest du pays, l’argent n’est pas géré par les gouvernements respectifs, mais reversé à la Banque centrale de Tripoli.

Mais le gouvernement de Tobrouk a décidé de créer une compagnie nationale du pétrole pour contrôler l’exportation du pétrole libyen
Cette entreprise, créée avec le soutien des Émirats arabes unis, n’est pour le moment pas couronnée de succès. En 2012, l’exportation des barils de pétrole rapportait au pays 60 milliards de dollars, en 2015, le revenu est estimé à 10 milliards. Et pour cause : la plupart des sociétés européennes ont plié bagage à cause de l’insécurité.

En conséquence, la situation se dégrade pour la population libyenne
On constate des pénuries de gaz et de carburant, dues à la difficulté de maintenir en place les infrastructures. L’effondrement des revenus du pétrole rend également le financement des salaires et des importations de plus en plus difficiles. Le trésor de la Banque centrale a connu une chute brutale en 2014. Si les exportations ne repartent pas rapidement à la hausse, le pays pourrait connaître un défaut de paiement d’ici 2017.

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La fin du dollar roi ? – suite sans fin – les nouvelles routes de la soie

01/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Non contente de payer son pétrole en Yuans, de mettre en place ses propres systèmes d’échanges financiers ou de cartes de crédit ou encore de monter un FMI asiatique, la Chine lance un Plan Marshall pour développer tout le continent asiatique… à son profit bien sûr. Un clou de plus dans le cercueil du dollar roi et de l’hégémonie économique et diplomatique des USA.

L’initiative « une ceinture, une route » plus connue sous le nom de « route de la soie » est une initiative économique lancée par le Président chinois Xi Jin Ping en 2013. Le plan se concentre sur la mise en place d’une infrastructure économique et logistique le long de l’ancienne route de la soie vieille de 2000 ans. Cette nouvelle route terrestre se doublera d’une route de la soie Maritime.
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L’Asie Centrale, l’Iran, la Turquie et la Russie sont directement concernées ainsi que la côte orientale de l’Afrique finissant même à Venise. Ce programme ambitieux a de multiples buts comme établir des installations et zones de libre-échange, promouvoir l’utilisation du Yuan et intensifier la coopération diplomatique entre la Chine et de ses voisins, en cas de succès on estime que ce programme concernera environ 4,4 milliards de personnes dans plus de 65 pays.
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Pétrole / Gaz : les Européens doivent fermer les robinets des Américains et des pays musulmans

30/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La disparition soudaine de Christophe de Margerie le 20 octobre 2014 a profondément attristé l’ensemble des Français. Elle a aussi brutalement fait prendre conscience à beaucoup l’importance d’une société comme Total pour l’indépendance de la France et de l’Europe, qui doivent se dégager de la tutelle énergétique des USA et des pays musulmans.

Une Europe agressée par l’alliance américano-musulmane
Depuis plusieurs décennies, et cela s’accentuant gravement il n’est plus possible pour nos « élites » collaboratrices et leurs médias de le cacher aux peuples européens, l’Europe est en guerre sur deux fronts contre deux civilisations impérialistes que sont la civilisation américaine (à travers l’idéologie du Mondialisme) et la civilisation islamique. L’analyste Guillaume Faye qualifie d’« alliance américano-musulmane » cette convergence d’intérêts. Concrètement, les dollars d’un côté servant à racheter les entreprises européennes, la construction de mosquées sur le sol européen de l’autre ; une guerre économico-religieuse livrée aux Européens et à leur civilisation, mais une guerre menée par des colonisateurs d’une lâcheté historique, car celle-ci, menée en douceur depuis des décennies de façon à ne pas éveiller les soupçons, n’a jamais été officiellement déclarée aux Européens.

Le pétrole, principale cause du malheur des Européens
Pilier de l’économie contemporaine, le pétrole est une source d’énergie vitale pour la France et l’Europe. « Les produits pétroliers couvrent 97 % des besoins de carburant. Le pétrole est donc indispensable dans le secteur du transport et sans lui aucune activité économique n’est possible », explique Jean-Pierre Favennec, directeur expert à l’IFP, dans son livre Géopolitique de l’énergie.
Or, « le pétrole est une des bases économiques de l’hégémonie américaine et des moyens financiers des États musulmans », remarque quant à lui Guillaume Faye dans Pourquoi nous combattons – manifeste de la Résistance européenne ;

l’industrie pétrolière est détenue à 80 % par des sociétés anglo-saxonnes. […] Le soutien américain objectif, comme celui de la gauche européenne pro-US, aux musulmans tchétchènes est lié à la volonté américaine de contrôler la route pétrolière des champs de la Caspienne. De même, les principaux producteurs de gaz (Algérie, Indonésie, Asie centrale) sont des pays musulmans. La production pétrogazière est entre les mains des intérêts américano-musulmans.

De tous les pays musulmans producteurs de pétrole, l’Arabie saoudite est celui qui représente le mieux cette « alliance américano-musulmane ». Jean-Pierre Favennec écrit qu’« avec 15 % des importations américaines de pétrole brut, l’Arabie saoudite est un partenaire-clé des États-Unis. Elle s’est ainsi alignée sur la politique de sécurité américaine et admet une présence militaire dans trois bases sur son sol afin d’atténuer l’instabilité de la région et l’impact sur les prix du brut. Les deux pays sont en effet fortement liés par des intérêts stratégiques et énergétiques communs. Depuis la fondation du royaume dans les années 1930, les termes du contrat sont clairs : les États-Unis assurent la sécurité du royaume wahhabite, en échange de quoi ce dernier s’engage à approvisionner l’Occident en pétrole. » Le pétrole est le cœur de cette alliance, ne parle-t-on pas de « pétrodollars » ?
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La fin du dollar roi ? – suite – Russie et Chine veulent remplacer le FMI !

26/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Cheval de Troie de la politique libérale américaine et du dollar-roi, le FMI se voit maintenant concurrencé par l’ AIIB, son pendant monté par les BRICS et sous influence chinoise.

Le Président Vladimir Poutine a approuvé en mai dernier la création fonds de réserve équivalent à 100 milliards de dollars pour aider spécifiquement les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. C’est une nouvelle étape des BRICS pour construire une alternative au Fonds Monétaire International pour toute aide financière et au-delà pour se dégager de l’emprise des USA.

Les BRIC représentent 40 % de la population mondiale et environ 20 % de l’activité économique du monde. Le Fonds de réserve aidera les BRICS ayant des problèmes de trésorerie. Il obtiendra la plus grande partie de son financement de démarrage de la Chine, qui contribuera pour 41 milliards de dollars en équivalent Yuan. La Russie, l’Inde et le Brésil apporteront 18 milliards chacun et l’Afrique du Sud donnera 5 milliards.
La Banque Internationale d’investissement pour l’Asie – AIIB – est sur les rails.

Cette démarche non approuvée financièrement par les États-Unis est devenue une question épineuse pour le président Obama. Les nations européennes, comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont bravé les demandes américaines de refuser l’adhésion et ont choisi de soutenir la Banque de Chine. Le Financial Times a ainsi attaqué le gouvernement britannique pour son « accommodation constante » avec la Chine, et pourrait être perçu comme un avertissement pour les autres pays tentés par l’aventure, mais à ce jour sans effet. La Corée du Sud a demandé son adhésion, et d’autres grands alliés dans la région, le Japon et l’Australie, semblent intéressés par le projet. Mais l’événement le plus embarrassant fut de voir Taïwan, qui n’a aucune relation officielle avec la Chine continentale, et n’a survécu au 20e siècle que par l’aide américaine de demander à rejoindre ce fonds.

Mais les USA semblent bien avoir raté le départ de cette nouvelle longue marche… Le message de la Chine vers le reste des pays de l’Asie est simple : « venez croître avec nous ». Et dans le même temps les dirigeants chinois veulent donner l’impression que la montée de la Chine est inévitable et que ces pays doivent décider s’ils veulent être l’ami ou ennemi de la plus grande puissance régionale.
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La fin du dollar roi ?– suite – MasterCard et Visa demandent à la Chine de les laisser utiliser son réseau

24/06/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Non contents de battre en brèche le monopole américain sur les transactions interbancaires, la Chine se dote de son propre système de carte de crédit.

Depuis le 1er juin, la Chine autorise Visa et MasterCard à utiliser son propre standard de transmission pour les paiements par carte bancaire, Union Pay. Il y a là une certaine ironie, car jusqu’à un passé récent ces deux géants des paiements dématérialisés – sans échange d’argent physique – pensaient encore pouvoir imposer leur propre système à tous les pays. Mieux, UnionPay vient de dépasser Visa en termes de montant de transactions réalisées, à 1,9 milliards de dollars contre 1,75 pour le géant américain sur les quatre premiers moise l’année 2015.

Mais la faiblesse de leur position a éclaté au grand jour en mars 2014 quand Visa et MasterCard décidèrent de bloquer les transactions russes sans préavis suite aux sanctions imposées par le gouvernement US contre ce pays.

Il faut bien comprendre que Visa, MasterCard ou American Express ne font pas de paiements eux-mêmes, mais ne sont que des réseaux informatiques qui mettent en relation banques et commerces adhérents. Tous les paiements en devises sont regroupés sur un gigantesque serveur de compensation où les échanges (clearing) se font via un cours de change basé sur le dollar US. Les groupements de cartes de crédit se financent via des prélèvements sur chaque opération et ce sont les standards et les lois US qui gèrent ce système. Votre banque n’intervient nulle part dans ce processus.

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