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Finkielkraut : « ma tête est mise à prix dans toute la presse Pigasse »

Source : OJIM
Récemment intronisé à l’Académie française, le philosophe Alain Finkielkraut est l’objet de critiques de plus en plus violentes de la part de nombreux médias.

Invité lundi matin dans la matinale de France Inter, ce dernier a fustigé les médias hostiles à son intronisation : « Ma tête est mise à prix, sur tous les murs de la ville, dans “Libération”, et dans toute la presse Pigasse. » Il faut dire qu’en tant que propriétaire du Monde (avec Pierre Bergé et Xavier Niel), de L’Obs, du Huffington Post et de Radio Nova, le banquier d’affaires de la banque Lazard a en effet de quoi nuire.

De son côté, Finkielkraut estime, après l’épisode de l’émission « Des paroles et des actes » où il avait été pris à partie par une jeune femme proche des Indigènes de la République jeudi dernier que « pour un dominant, j’ai la main molle, excusez-moi de vous le dire, j’en prends plein sur la figure tous les quatre matins ». Et l’écrivain, qui anime une émission sur France Culture, de poursuivre en expliquant qu’« il y a une pensée qui était en état d’hégémonie et qui ne […] supporte pas » de perdre la main.

Traité de « néo-réac » par ces mêmes médias, Alain Finkielkraut pense que cela vient du fait qu’il « critique la culture de masse et l’effondrement de l’école républicaine ». En effet, « si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac ».

Revenant sur le cas de Matthieu Pigasse et sur son désir de « mettre le feu », il estime que si « l’Académie Française a été peut-être à un moment donné l’institution de la bourgeoisie triomphante », aujourd’hui en revanche, « face à une nouvelle élite arrogante et barbare, elle incarne avec son respect des formes et son amour de la belle langue la résistance de la civilisation ».

enfant noyé

Aylan Kurdi : le poids de l’émotion, levier de la manipulation ! Tribune Libre de Vincent Revel

04/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La loi des images impose la pensée unique. Les partisans de l’immigration de masse bénéficient pleinement de l’appui des médias et ceux-ci n’hésitent plus depuis longtemps à sélectionner leurs informations. Face à ce rouleau-compresseur, rares sont ceux à assumer publiquement une réflexion contraire au politiquement correct. 

Désormais, tout passe par l’image. Celle-ci peut faire et défaire la plus solide des réputations et transformer une idéologie ou une utopie en vérité absolue. L’image est là pour émouvoir, briser tous désirs de résistance. Face à elle, la raison n’a plus sa place. Le choc qu’elle est sensée produire a pour but de tout renverser. L’émotion guide à présent les décisions de nos politiques et plus rien ne peut être entrepris sans l’aval des médias, devenus avec le temps les gardiens des nouveaux dogmes, servis intelligemment par les images.

Les « immigrationnistes » l’ont bien compris. La propagande officielle s’en sert pour délivrer ses slogans formatés. L’Européen moderne est prisonnier de ce système et ne peut plus avoir une réflexion indépendante de la loi des images. Tous les détracteurs de l’Occident en abusent, aussi bien les partisans du grand métissage, que les extrémistes de gauche, très influents dans les associations antiracistes, mais aussi les néo-libéraux seulement soucieux de la courbe de croissance des économies modernes.
Qui ose encore assumer publiquement des propos lucides sur le drame des migrants après les images passées en boucle du cadavre d’Aylan Kurdi, ce petit de trois ans, récupéré sur une plage ? L’hypocrisie est à son comble avec cette triste histoire car rien n’a changé dans le sort des migrants, des clandestins et de ceux qui tentent de demander l’asile politique en abusant souvent du système d’accueil de l’Union européenne, complètement dépassée par l’ampleur du problème pourtant prévisible car souvent annoncé par de nombreux auteurs inspirés.
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Les médias de l’oligarchie entre glaciation et débâcle

11/10/2012 — 08h00
PARIS (via Polémia) — Où en est la bataille médiatique ? Réponse Place Saint-Georges à Paris, samedi 13 octobre, à la cinquième Journée de la réinformation de Polémia : « Face à la tyrannie médiatique, pour un grand bond offensif ». Avec Jean-Yves Le Gallou, Michel Geoffroy, Benjamin Dormann (Ils ont acheté la presse), Yves Le May (Novobreizh), Philippe Milliau (Notre Antenne) et Claude Chollet (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique). Face à la tyrannie médiatique, pour un grand bond offensif, rendez-vous à Paris, dans les salons Dosnes-Thiers, à partir de 9h30, métro Saint-Georges. Entretien avec Jean-Yves Le Gallou.

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Méridien Zéro reçoit Robert Ménard et la rédaction d'“Eléments” ce dimanche 15 juillet à 23 heures

Méridien Zéro reçoit Robert Ménard et la rédaction d’“Eléments” ce dimanche 15 juillet à 23 heures

15/07/2012 — 08h00
PARIS (NOVOpress) —
Pour l’émission n°105 : « DIABOLISATION, NOUVELLE INQUISITION, PENSEE UNIQUE … », l’équipe de Méridien Zéro convie à écouter un invité de marque en la personne de Robert Ménard.

Emission dirigée par monsieur PGL, accompagné de Jean-Louis Roumegace, Georges Feltin-Tracol et Lord Tesla à la technique. Méridien Zéro reçoit Robert Ménard, journaliste (I-télé, Sud Radio), fondateur de Reporters sans frontières, directeur de la rédaction de la revue Médias, ainsi que Pascal Esseyric et Patrick Péhèle pour la sortie du N° 144 d’Eléments.

[box class= »info »] A écouter sur les sites :

http://meridienzero.hautetfort.com/
– ou http://www.radiobandieranera.org/
– ou http://europaradio.hautetfort.com/ [/box]

Emission 105 avec ROBERT MENARD

Lyon sous la coupe du “terrorisme intellectuel” !

Lyon sous la coupe du “terrorisme intellectuel” !

22/11/2011 – 16h00
LYON (NOVOpress Lyon) – Dans un entretien accordé au journal Le Parisien/Aujourd’hui en France, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, s’en prend très violemment à l’écologiste Philippe Meirieu. Selon l’édile lyonnais, le choix de ce candidat pour représenter le PS et les Verts aux prochaines législatives serait une basse manœuvre de la première secrétaire du Parti Socialiste, Martine Aubry, pour contrer les soutiens locaux du candidat socialiste à l’élection présidentielle François Hollande (1) !

[box] “A l’inverse, Philippe Meirieu, qui dirige le groupe Verts à la région Rhône-Alpes, vote systématiquement contre tous les grands projets de l’agglomération lyonnaise. Avec ses amis, il a même été jusqu’à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma – une de nos institutions culturelles – pour vérifier s’ils sont politiquement corrects... Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel. Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd’hui devant les Khmers verts [/box]

En tout cas, le “terrorisme intellectuel” que mènent certains groupes de pression à Lyon commence même à exaspérer le sénateur-maire de Lyon. De son côté, en octobre dernier, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, avait adressé une petite pique à la Licra et la Ligue des Droits de l’homme, en évoquant des “gens qui, à mon sens, demandent un peu trop d’interdiction” ! Pourtant, ce genre de déclarations ne doivent pas faire oublier que depuis son élection à la mairie de Lyon, Gérard Collomb, n’est pas un modèle de vertu en matière de lutte contre le politiquement correct.

La location des salles municipales :

Depuis 2006, la mairie de Lyon a décidé d’encadrer rigoureusement la location des salles municipales aux associations religieuses ou politiques. Le Conseil lyonnais pour le respect des droits, emmené par son président de l’époque, l’avocat Alain Jakubowicz (désormais président de la LICRA), avait remis un rapport à Gérard Collomb sur les modalités de location de salles municipales. Alain Jakubowicz avait demandé la nécessité “d’instaurer des exceptions (à la liberté de réunion) et de préconiser une vigilance toute particulière en certaines matières“. Ne sont pas les “bienvenues” à Lyon, les personnes condamnées pour diffamation ou provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à raison de l’origine, la race, la religion, le sexe, la maladie ou le handicap ou pour négation de crimes pour contre l’humanité. Alain Jakubowicz avait dans sa ligne de mire à l’époque, les conférences de Tariq Ramadan, les meetings de Bruno Gollnisch, et les spectacles de Dieudonné. Le hic, c’est que ce code éthique est branlant du point de vue judiciaire, mais pour la mairie de Lyon cela ne pose pas de problème : “Si la ville est condamnée, et il est des condamnations flatteuses, elle le sera sur des valeurs morales.”

Le Conseil lyonnais pour le respect des droits

Né officiellement en octobre 2001, le CLRD est une émanation d’une commission extra-municipale créée en 1989 alors que Michel Noir était maire de Lyon et Alain Jakubowicz l’un de ses adjoints. Depuis 2009, il est “présidé par le Maire de Lyon, Monsieur Gérard Collomb, et animé par un président délégué, M. Bernard Husson”. Dans une présentation pompeuse, cette institution unique en France se définit comme le “résultat d’une volonté collective de dépasser les différences d’opinion, de sensibilités et d’origines autour des valeurs communes de la République. Elle trouve son sens dans l’aspiration à construire une Cité pour tous à partir de la Maison Commune”. Parmi les élus et les associations qui le composent, dans cette “mission de veille et d’alerte”, on peut noter : la maison du B’naï B’rith, la fédération du Rhône du Mrap, l’association homosexuelle “L’Autre Cercle”, la LICRA, la Ligue des Droits de l’Homme, Alain Jakubowicz (l’actuel président de la LICRA), les groupes communistes, les Verts et socialistes, différents adjoints au maire et toutes les mairies d’arrondissement.

Le tribunal du politiquement correct ?

En 2008, le Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits, avait fait passer “l’examen d’entrée” aux deux principaux candidats à l’élection municipale de l’UMP, Dominique Perben et du PS, l’actuel maire de Lyon, Gérard Collomb, sur leurs programmes concernant “ceux qui sont un peu moins égaux que les autres“, c’est à dire les immigrés, les exclus et les questions de racisme dans la société. Le débat démocratique ressemblait alors plus à une forme de tribunal des bonnes mœurs politiques, si on en juge par le compte rendu réalisé par le journal LibéLyon : “Le candidat s’assoit face à une cinquantaine de représentants d’associations et à côté du président de séance Alain Jakubowicz, parfait dans le rôle du procureur intraitable qui n’hésite pas à bousculer les candidats, à hausser la voix, taper du poing sur la table et, surtout, à ne jamais lâcher le morceau.”

Au jeu des questions, c’est Dominique Perben qui a réussi à se distinguer par sa faculté à accepter toutes les demandes : “Le groupe milloniste au conseil municipal avait refusé de voter leurs subventions [Licra, Hyppocampe]. Le candidat UMP (qui n’est pas dans le conseil municipal sortant) assure qu’il maintiendra ces aides.« Comment allez-vous vous y prendre pour convaincre un tiers de vos colistiers ? », demande Stéphane Nivet, représentant d’Hippocampe, association de vigilance contre l’antisémitisme à Lyon 3. « Je m’y prendrais avec conviction et autorité », assure Dominique Perben”. Quant à Gérard Collomb il n’est pas en reste pour battre sa coulpe : “Gérard Collomb se distingue sur la question du racisme dans le football. « Qu’est-ce que c’est que ce silence des politiques sur ce sujet ?», peste Alain Jakubowicz. Gérard Collomb reconnaît avoir été léger, lorsqu’en avril dernier, un joueur de l’OL avait eu un geste raciste face à un adversaire noir. « Ce n’est pas acceptable. En tant que maire de Lyon, j’aurais du réagir. Je fais mon mea culpa ». Il promet d’alerter personnellement Jean-Michel Aulas? sur le sujet.”

[box] (1) “Un peu partout en France, les circonscriptions cédées aux écolos sont celles où les sortants, ou les mieux placés pour l’emporter, ont soutenu François Hollande à la primaire.” [/box]

Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

09/11/2011 – 19h00
PARIS (NOVObreizh) –
Le 1er janvier 2012, l’édition papier de France-Soir aura vécu ; il ne restera que l’édition numérique avec une trentaine de journalistes. Ainsi disparaîtra le Paris-Soir de Jean Prouvost, rebaptisé France-Soir à la Libération.

Mardi 16 mars 2010

La nouvelle formule de France-Soir est fêtée au champagne (Cristal de Roederer et Ruinart rosé) avec toasts au foie gras et blinis au saumon (150.000 € pour cette réception au Georges, le restaurant parisien du centre Georges Pompidou). Une ambiance de fête quelque peu surréaliste par ces temps de crise de la presse. Aux commandes de cette énième tentative de relance : Alexandre Pugachev, 25 ans, fils du milliardaire russe Sergueï Pugachev.

crise dela presseIl n’y a pas le champagne qui coule à flot. L’argent également : une campagne de publicité à 10 millions d’euros confiée à Publicis, locaux au numéro 100 des Champs Elysées (Loyer à 80.000 euros par mois), embauche d’anciennes stars de la télé (PPDA empoche 10.000 euros par mois pour un mini billet quotidien d’un quart de page ; Laurent Cabrol touche 6.000 euros pour ses prévisions météo et Thierry Roland 2.500 euros pour sa chronique footballistique hebdomadaire). A Gérard Carreyrou le soin de rédiger des éditoriaux sarkozystes, histoire de donner un petit parfum « Pravda » au journal.

Vendredi 14 octobre 2011

Au cours d’une réunion  du comité d’entreprise, la direction annonce l’abandon de l’édition papier et le passage au tout numérique au 1er janvier. La situation se résume en quelques chiffres : « J’ai investi au total, en compte courant, plus de 70 millions d’euros » explique Alexandre Pugachev (Le Figaro Economie, 15/16 octobre 2011). Malgré ces injections de capitaux, les résultats ne sont pas au rendez-vous. La diffusion « est aujourd’hui stabilisée à 40.000 exemplaires, dont 35.000 ventes au numéro. Or notre objectif était d’atteindre 100.000 exemplaires pour intéresser le marché publicitaire, puis 200.000 exemplaires pour atteindre l’équilibre. C’est irréalisable ». Evidemment on est loin de l’époque où les ventes du quotidien dépassaient le million d’exemplaires (1953-1961). Avec un pic à 2,2 millions d’exemplaires à l’occasion de la mort de Charles de Gaulle. C’était avant l’hégémonie de la télévision.

Depuis l’époque Hersant, Pugachev est le cinquième repreneur. Tous ont échoué. Les explications avancées apparaissent toujours les mêmes : domination de la radio et de la télévision, internet, concurrence déloyale des journaux gratuits, coût excessif de la fabrication de la presse en France à cause du syndicat du Livre CGT, nombre insuffisants de points de vente… Pourtant les ventes du Sun au Royaume-Uni et celles du Bild en Allemagne dépassent allègrement le million d’exemplaires…

Il suffit de feuilleter un exemplaire du Sun et un exemplaire de France-Soir pour comprendre là ou le bât blesse. Seul le premier mérite le qualificatif de « populaire », le second faisant figure de produit vaguement « généraliste ». A coup sûr, en France, il y a bien longtemps qu’on ne sait plus fabriquer des journaux populaires. Question de culture, mais aussi question de savoir-faire journalistique. Tous les jeunes qui sortent des écoles de journalisme rêvent de travailler au Monde…mais pas à France-Soir. Et encore moins dans la rédaction locale d’un quotidien régional type Ouest-France. De toute manière, sauf de rares exceptions, ils n’ont aucune envie de se salir les mains – et de se fatiguer – avec des investigations poussées, des scoops et des scandales. Réécrire des dépêches d’agence ou interroger au téléphone le service de presse de l’Elysée entre d’avantage dans leurs cordes.

Pourtant les recettes du journalisme populaire sont bien connues : faits divers, potins sur la télé (« combien gagne Patrick Sébastien à France 2 ? ») et les pipoles (« DSK fréquentait le Carlton de Lille »), indiscrétions tous azimuts (« qui couche avec qui ? »), « unes » percutantes (« François Hollande va épouser Valérie Trierweiler »), infos pratiques (les bonnes adresses pour les dégriffés, les meilleurs sandwichs de Paris)… Bref, la vraie vie. Mais aussi des sujets pour lesquels le lecteur – banquier de chez Dexia ou vigile de chez Carrefour – n’a pas besoin de se prendre la tête. En résumé, du reposant, de l’amusant, du facile, mais aussi un sujet de conversation pour le bureau.

Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire

Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire

Malheureusement, « faire intéressant », c’est ce qu’il y a de plus difficile à réaliser en presse. Donner envie de lire – donc d’acheter –, identifier les centres d’intérêts des clients et leurs attentes, mettre en musique le vivant, le vécu et l’humain, ça ne s’apprend pas à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. Etonner quotidiennement le lecteur ne figure pas au programme de Science-Po.

Faute de journalistes possédant la fibre populaire, il est impossible aujourd’hui, en France, de lancer un quotidien populaire. Pierre Lazareff (France-Soir)  et Alain Ayache (Le Meilleur) n’ont pas de successeurs. C’est ce qu’Alexandre Pugachev ne savait pas ; il a dépensé 70 millions d’euros pour l’apprendre.

Remercions le tout de même d’avoir donné du travail à 123 personnes, dont 75 journalistes – notons au passage qu’ils sont 700 au Bild  et 260 au Sun -, pendant près de deux ans. Mais après le 1er janvier, ils seront 89 à retourner chez « Paul Emploi ».

[box class= »info »]Crédits photo : Conrad Poirier licence CC ; Jean-Louis Swiners licence CC ; Velvet licence CC [/box]