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Exposition Puygaudeau "de Pont Aven au Croisic"

Exposition Puygaudeau « de Pont Aven au Croisic »

07/07/2012 – 08H00
LE CROISIC (NOVOpress Breizh) – La ville du Croisic (44) présente pour la première fois une exposition sur le peintre Fernand Loyen du Puigaudeau qui y vécut au manoir de Kervaudu de 1907 à sa mort en 1930.

Né à Nantes en 1864, cousin du célèbre écrivain Alphonse de Châteaubriant, du Puigaudeau rencontrera très tôt à Pont Aven Paul Gauguin, Charles Laval et bien d’autres. Un peu plus tard, en Belgique, il fera la connaissance de James Ensor. Après un séjour à Venise en 1904/1905 – il en ramènera une cinquantaine de toiles, magnifiques, mais connaitra un échec commercial – il revient en Bretagne à Batz sur Mer avant de s’établir définitivement au Croisic. Surnommé l’ermite de Kervaudu, il y réunit néanmoins ses amis les peintres Jean-Emile Laboureur ou Emile Dezaunay.

Si du Puigaudeau a une inspiration toute romantique de la nature, liée à l’héritage impressionniste, il ne peut pour autant être rattaché à cette école. Toutes ses œuvres sont nimbées de mystère, que ce soient les processions, les scènes de nuit et les feux d’artifice – genre où il excelle – ou les paysages de la Grande Brière.

Exposition Puygaudeau "de Pont Aven au Croisic"

Le château de Suscinio

La plupart de ses tableaux ont été peints dans la Presqu’ile guérandaise ou aux limites du Morbihan, du côté de Pénerf ou de Suscinio, mais la réalité du lieu est toujours interprétée par le peintre au gré de son imagination.

Le rendu des ciels, le soleil, la lune sont des éléments primordiaux de son art. L’océan est aussi présent, le littoral s’embrase ou s’éteint, mais l’atmosphère de rêve et de merveilleux et prévalent toujours dans une nature transfigurée. Certaines toiles, comme les fillettes devant un feu au pied d’un menhir, apparaissent panthéistes ou quasi païennes.

Laurent Delpire, le commissaire de l’exposition, rappelle qu’Alphonse de Châteaubriant avait bien analysé le talent et la personnalité de son cousin : « il y a certainement chez toi, dans ta nature de l’essence de contemplatif. Ton regard fixé sur ton Kervaudu recouvre un monde, un espèce d’ascétisme artistique, grâce auquel ta vision s’est développée, au lieu de s’affaiblir et s’est trempée d’énergie spirituelle. » A voir absolument.

Exposition jusqu’au 11 juillet à l’ancienne criée du Croisic. Un beau catalogue avec un commentaire inspiré présente les toiles de l’exposition.

Van gogh

Vincent van Gogh a-t-il été lui aussi assassiné ?

20/10/2011 – 09h30
AUVERS-SUR-OISE (NOVOpress) –
Selon deux auteurs américains, Steven Naifeh et Gregory White Smith, Vincent van Gogh a été assassiné. C’est ce qu’ils affirment dans une nouvelle biographie sur ce grand peintre européen, pas encore disponible en français et intitulée : « Van Gogh : the Life ». Pour les deux enquêteurs, l’auteur de la Maison sous un ciel nocturne aurait été tué par balle le 27 juillet 1890. Les responsables présumés ? Deux adolescents d’Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise), René et Gaston Secrétan.

Dès les années 1930, la thèse du meurtre a été défendue par John Rewald, un historien américain de l’art qui avait rencontré les témoins directs du drame. Pour Leo Jansen, conservateur du musée van Gogh à Amsterdam (Pays-Bas), le travail des deux écrivains américains, lauréats du prix Pulitzer en 1991 pour leur biographie du peintre Jackson Pollock, s’avère « intéressant » et demeurera comme « la biographie de référence de Van Gogh pour des décennies à venir ».

Le destin de la famille du génial peintre s’écrit en rouge sang. Le 2 novembre 2004, l’arrière petit-neveu du célèbre peintre, Theo van Vogh, avait été massacré à coups de poignard et achevé de sept balles en plein cœur d’Amsterdam par un musulman marocain. Mobile du crime : le réalisateur avait eu le courage de dénoncer l’islam totalitaire et la société multiculturelle.

Photo : Van Gogh, auto-portrait. Crédit : David Flam via Flickr. Licence CC.