Tag Archives: Pays de Galles

une_croix_celtique_sur_le_site_du_monastere_de_clonmacnoise.

Interview exclusive de Tony O’Neill, leader du Parti du Peuple Celte 2/5 : la culture Celtique

29/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que les provinces françaises se battent pour sauver leurs langues et traditions régionales, NOVOpress vous propose une interview exclusive du fondateur irlandais du Parti du Peuple Celte – PPC —. Nous publions cet entretien-fleuve en cinq parties afin de vous en offrir une lecture plus agréable. La première est consacrée à la naissance du mouvement et aux questions politiques. La seconde est axée sur la défense de la culture celte, le monde celtique et les liens que noue le PPC avec la diaspora celte dans le monde. La troisième traite des questions liées à l’Union Européenne. Les deux dernières sont consacrées à l’immigration.
>

NOVOPRESS : L’an prochain en Irlande et en particulier de Dublin, on commémorera le centenaire de l’insurrection de Pâques 1916. Ce sera un événement majeur ; le PPC utilisera-t-il cette occasion unique pour promouvoir ses valeurs ?
Tony O’Neill : Oui, nous avons des plans pour le centenaire de 1916 et, ce faisant, nous nous tiendrons à l’opposé à tous les partis de l’établissement qui célèbrent l’invasion de l’Irlande et prétendent encore pouvoir honorer nos héros tombés de 1916.

NOVOPRESS : Pensez-vous que les hommes courageux qui ont combattu et sont morts pour l’Irlande contre les Britanniques au cours de l’insurrection de Pâques seraient fiers de ce qu’est devenu leur pays bien-aimé 100 ans plus tard ?
Tony O’Neill : Les hommes de 1916 se retourneraient dans leurs tombes en voyant ce que devient leur patrie. Ils n’ont pas donné leurs vies pour que des Africains et des Arabes soient encouragés à envahir notre pays. Ils n’ont pas donné leurs vies non plus pour que notre peuple se soumette aux visées de groupes pro-homosexuels et n’ont certainement pas donné leurs vies pour voir notre peuple se noyer dans une dette sans limites.
Lire la suite

Pays de Galles : un haut site du patrimoine historique risque de disparaître… au profit d’un lotissement de luxe !

Pays de Galles : un haut site du patrimoine historique risque de disparaître… au profit d’un lotissement de luxe !

27/11/2013 – 13h50
CARDIFF (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Un site enraciné et de la longue mémoire du Pays de Galles risque de disparaître au profit d’un lotissement de luxe. C’est ce que révèle un article du Guardian paru dimanche dernier. Les autorités locales du Shropshire ont en effet la ferme intention de bâtir 200 résidences haut de gamme et 2600 maisons d’ici 2026, à proximité immédiate d’Old Oswestry (ci-dessus).

Pour rappel, cette colline fortifiée il y a quelque 3.000 ans serait le lieu de naissance de l’épouse du roi Arthur : la reine Guenièvre. Ce magnifique fort de l’âge de fer est remarquablement bien conservé. C’est là que le poète anglo‑gallois Wilfred Owen fit son service militaire avant de tomber au front en novembre 1918, quelques jours avant l’armistice. Mort à vingt‑cinq ans seulement, Wilfred Owen est resté très célèbre en Grande‑Bretagne pour ses poèmes qui décrivent avec réalisme les horreurs de la guerre des tranchées et des attaques au gaz.

Lire la suite

Ryan Giggs, le capitaine gallois de Team GB, ne chante pas le "God Save the Queen" aux JO

JO 2012 : Ryan Giggs, le capitaine gallois de Team GB, ne chante pas le « God Save the Queen »

30/07/2012 — 08h00
LONDRES (NOVOpress Breizh) — Ryan Giggs (photo ci-dessus), l’un des joueurs les plus brillants du football britannique a été nommé capitaine de l’équipe Team GB pour les Jeux Olympiques. Mais, comme ses coéquipiers gallois, il refuse de chanter l’hymne national anglais.

La constitution de l’équipe de football britannique Team GB pour les Jeux Olympiques de Londres n’a pas été simple. En tant que pays hôte, le Royaume-Uni avait le droit d’aligner une équipe dans la compétition. Mais le principe des Home Nations prévoit que l’Angleterre, l’Écosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles jouent sous leurs propres couleurs. Dès 2008, le Premier ministre travailliste Gordon Brown avait appelé de ses vœux une équipe britannique unique, nouvelle marque d’une identité factice qui ne tient pas compte des identités locales galloise, écossaise, irlandaise ou même anglaise, les trois premières ayant été niées et brimées pendant des siècles par le pouvoir britannique. Il avait aussitôt été rembarré par Alex Salmond, Premier ministre écossais (Scottish National Party). Les fédérations nationales écossaise, galloise et irlandaise avaient ensuite refusé de négocier avec les Anglais.

Lire la suite

France-Galles : « la victoire de l'honnêteté et du travail »

France-Galles : « la victoire de l’honnêteté et du travail »

19/03/2012 – 10h00
CARDIFF (NOVOpress Breizh) – « La victoire de l’honnêteté et du travail ». Avant-hier, dans le chaudron du Millenium chauffé au rouge, la jeune équipe du Pays de Galles a pris une belle revanche sur la France (16-9), six mois après son élimination (9-8) en demi-finale de la Coupe du Monde 2011 en Nouvelle-Zélande. Grâce à cette victoire, l’équipe du poireau a réalisé le onzième Grand Chelem de son histoire dans le Tournoi, le troisième depuis le passage à six nations en 2000. La France termine sans gloire en quatrième position derrière l’Angleterre et l’Irlande.

Après la Marseillaise et le Hen Wlad Fy Nhadau (« vieux pays de mes ancêtres ») repris en chœur par les 70.000 Gallois présents, la rencontre débutait bien pour les Bleus qui ouvraient le score dès la 12ème minute par une transformation deYachvili. Un avantage qui aurait pu être encore amélioré sur une très belle action de Servat dans les 22 mètres gallois, le jour de sa dernière sélection. Le talonneur n’aura toutefois pas vu arriver Dusautoir en position de filer à l’essai. Dommage.

Mais dans un Millenium où tout un peuple était à l’unisson de son équipe il n’était pas facile pour les Français de prendre le dessus sur les Dragons Rouges. Plus rapides, plus solides, mieux organisés, les Gallois auront dû toutefois se donner à fond pour justifier leur statut de grands favoris, leur fougue n’excluant pas certaines maladresses comme en témoignent deux pénalités expédiées sur le poteau (16e et 40e). La supériorité incontestable des Gallois aura quand même fini par faire la différence. Menés 10-3 à cinq minutes du repos, les Bleus ont laissé passer en deuxième période plusieurs opportunités de marquer avant de finir par baisser les armes face à une équipe galloise décidément très motivée.

Interrogé par l’AFP après la rencontre, Warren Gatland a rendu hommage à ses joueurs en déclarant que c’était « la victoire de l’honnêteté et du travail ». Pour l’entraîneur du pays de Galles « ces gars sont d’excellents professionnels, ils rendent notre travail d’entraîneurs plus facile et ils font beaucoup plus que ce qu’on peut attendre d’eux. Ils ont montré beaucoup de caractère. » Quand on lui rappelle les plus grandes heures du rugby gallois, notamment les Grands Chelems de 1971, 1976, 1978, Gatland précise que « c’était une autre époque, une autre ère, ils étaient amateurs et nous sommes professionnels. Mais on a conscience de ce que ça signifie pour le pays de Galles. On met un sourire sur le visage des gens. »

Crédit photo : Sean MacEntee. Licence CC.

La gauche britannique cherche-t-elle à peser sur l’avenir du Plaid Cymru ?

La gauche britannique cherche-t-elle à peser sur l’avenir du Plaid Cymru ?

04/02/2012 – 12H30
CARDIFF (NOVOpress Breizh) –
Les nationalistes gallois envient le succès de leurs homologues écossais. Mais la victoire électorale du SNP est due au ralliement d’électeurs centristes. En cherchant à orienter le Plaid Cymru vers une politique d’extrême-gauche, certains milieux britanniques voudraient probablement l’engager dans une voie sans issue.

L’Écosse va-t-elle contaminer le Pays de Galles ? La question se pose depuis que le Scottish National Party a pris le pouvoir à Holyrood, le parlement écossais. Son succès a bien sûr donné des idées à son homologue gallois, le Plaid Cymru. Pourrait-il à son tour obtenir la majorité des sièges à l’Assemblée nationale galloise lors de la prochaine élection générale, en 2016 ?

Si le Plaid Cymru l’espère, les Travaillistes, actuellement majoritaires, le craignent. Et il est probable que de grandes manœuvres ont commencé en coulisses pour entraver la progression des nationalistes :

La mécanique de la victoire du SNP est claire : il a bénéficié d’un fort recul des Conservateurs et des Libéraux-démocrates, attirant massivement des électeurs qu’on pourrait qualifier de « centre droit ». Le jeu politique écossais revient vers un bipartisme recomposé : Travaillistes contre Indépendantistes. Dans le bastion travailliste qu’est le Pays de Galles, ce serait probablement la seule voie susceptible de permettre au Plaid Cymru un succès électoral.

De ce point de vue, l’échec du parti aux élections de 2011 serait presque un pas dans le bon sens : après avoir participé à un gouvernement de coalition avec les Travaillistes, il s’est trouvé rejeté dans l’opposition. Mais que va faire le Plaid Cymru de cette liberté de manœuvre retrouvée ? Sa stratégie future dépendra de la personnalité de son prochain président, qui sera élu le mois prochain.

C’est dans ce contexte que certains interprètent l’enquête très fouillée (15.000 mots) publiée mercredi par le Guardian. S’il fait un tour complet de la question, l’article met surtout en valeur l’une des quatre candidats à la présidence du Plaid Cymru : Leanne Wood, une jeune femme originaire de la vallée du Rhondda, la plus « à gauche » des quatre, qui fait campagne bien plus sur la condamnation de la finance que sur l’identité galloise (sa présentation officielle sur le site du Plaid Cymru dit qu’elle veut faire du Pays de Galles une « république socialiste autonome »). Comme Le Guardian, l’auteur de l’article, John Harris, est nettement engagé à gauche ; journaliste prolifique, il est surtout connu comme un spécialiste de la musique britpop.

Le cas n’est pas unique. Le cercle de réflexion Left Futures, issu de la gauche du Labour, a lui aussi publié une analyse orientée, manifestement destinée à convaincre les militants du Plaid Cymru que Leanne Wood serait la mieux à même de les conduire sur les traces du SNP. Que leur position soit concertée ou non, des sites britanniques comme Red Pepper ou Socialist Unity ont aussi fait de leur mieux pour promouvoir la candidate, dont la stratégie rendrait très difficile le ralliement des anciens électeurs conservateurs ou libéraux qui a si bien réussi au SNP.

Mondial de rugby : face à la France, des Gallois bien décidés à l’emporter

Mondial de rugby : face à la France, des Gallois bien décidés à l’emporter

14/10/2011 – 12h00 AUCKLAND (NOVOpress Breizh) – Demain, lors du coup d’envoi de la demi-finale de Coupe du monde contre la France, c’est toute la nation galloise – trois millions d’habitants – qui sera derrière l’équipe des Diables Rouges. Une surprenante équipe, qui s’est soumise à un régime spartiate. Et qui est bien décidée à l’emporter.

« Quand le tournoi sera fini, ils pourront savourer une bière bien méritée après cinq mois de diète. » Sam Warburton, le jeune capitaine du XV gallois, qui assure «ne tourner qu’à l’eau minérale» exige de ses coéquipiers qu’ils respectent la même hygiène de vie. Une révolution dans une équipe connue pour ses troisièmes mi-temps où la sobriété n’était pas la vertu première. Warren Gatland, le très talentueux sélectionneur du Pays de Galles, a toutefois tenu à préciser hier que ses joueurs « n’étaient pas des moines »…

Le régime sec auquel se sont soumis les Gallois s’est accompagné d’une très sérieuse préparation physique. Cet été, Warren Gatland a envoyé ses joueurs effectuer un stage de cryothérapie dans la campagne polonaise. Ce qui fut tout sauf une partie de plaisir. «On a vraiment maudit le staff, c’était horrible», a déclaré à 20 Minutes le deuxième-ligne Luke Charteris. «On se levait à 5h30 pour s’entraîner, il faisait quasiment nuit noire. Il y avait aussi un caisson de cryothérapie dans lequel on marchait par -140°C.» précise l’ouvreur Rhys Priestland. Mais le résultat est là : « Avant, on avait tendance à s’écrouler au bout d’une heure de jeu, ce qui n’est plus le cas» remarque l’arrière James Hook.

Mais le renouveau du rugby gallois se fonde avant tout sur la jeunesse de joueurs talentueux et enthousiastes, qui n’ont pas sur la conscience les nombreux échecs que l’équipe du poireau a connus dans le passé. Des joueurs qui ont pour seul but d’arriver au sommet, de renouveler les exploits de leurs prédécesseurs quant ceux-ci dominaient leurs adversaires, avant la première guerre mondiale, dans les années 50, puis lors de la fabuleuse décennie 70, où les Diables Rouges remportèrent huit Tournois dont trois Grands Chelems !

16 parmi les 30 joueurs gallois présents en Nouvelle-Zélande sont âgés de 25 ans ou moins. Sam Warburton, capitaine incontesté de l’équipe, n’est âgé que de 23 ans. L’ailier George North vient d’inscrire son nom dans l’histoire de la Coupe du monde : à 19 ans et 166 jours il est devenu le plus jeune marqueur de cette compétition. On peut citer aussi Jonathan Davies (23 ans), Rhys Priestland (24 ans), Dan Lydiate (23 ans), Leigh Halfpenny (22 ans), Toby Faletau (20 ans). « C’est leur première Coupe du monde mais ils sont forts physiquement et mentalement. Ils ont une incroyable confiance en eux » a confié à l’AFP Shane Williams qui dispute, à 34 ans (83 sélections), sa troisième Coupe du monde.

Alors samedi, quand retentira dans l’Eden Park le Hen Wlad Fy Nhadau (« vieux pays de mes ancêtres »), l’hymne national gallois, c’est toute une nation celte qui sera à l’unisson de son équipe. Entre le style enlevé du rugby des Gallois et celui, plus restrictif, des Français, qui l’emportera ? Réponse dans 24 heures.

[box] Crédit photo : France vs Wales for 6 Nations 2007. Fabienkhan, sous licence creative common. [/box]

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

30/07/2011  10h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh)
– Les Jeux Olympiques 2012 profiteront très peu au Pays de Galles. Le Plaid Cymru, qui réclamait la transparence depuis des années, vient de dénoncer la mauvaise répartition des budgets, qui bénéficient principalement aux entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre.

À ce jour, les dépenses réalisées pour l’organisation des Jeux Olympiques de Londres atteignent 9 milliards de livres (près de 10,3 milliards d’euros). Mais cette somme a très peu profité aux entreprises galloises.

Hywel Williams, parlementaire du Plaid Cymru, s’est penché sur la répartition des budgets. Il a découvert qu’ils étaient allés dans leur immense majorité à des entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre. Les chiffres exacts ne sont pas connus : l’Olympics Delivery Authority, organisme public chargé de la préparation des Jeux, refuse de publier toute information sur la répartition des contrats de deuxième et troisième rang.

Le porte-parole du maire de Londres a récemment jeté de l’huile sur le feu en déclarant au micro d’une radio galloise que cette situation était due aux Gallois eux-mêmes, qui se préoccupaient de la question trop tard, une fois tous les contrats attribués. En réalité, le Plaid Cymru s’en est inquiété depuis l’attribution des Jeux à Londres en 2005, sans jamais être écouté.

Le mécontentement des Gallois est en outre aggravé par l’affectation d’une part disproportionnée des fonds provenant de la loterie à la rénovation des quartiers Est de Londres à l’occasion des Jeux. Et aussi par une mesure qui agace l’ensemble du Royaume-Uni : sur l’enveloppe de billets à prix réduits destinés aux scolaires, 125 000 sont réservés aux jeunes Londoniens… et 50 000 au reste du pays.