Tag Archives: OTAN

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Le président syrien Assad reste méfiant à l’égard de Donald Trump

17/11/2016 – SYRIE (NOVOpress) : Le président syrien Bachar el-Assad est prêt à coopérer avec Donald Trump mais il reste très méfiant. Interrogé mardi par la RTP, la télévision publique portugaise, il a estimé que l’élection de Donald Trump était certes « prometteuse », mais qu’il restait « dubitatif » : « S’il veut lutter contre le terrorisme, bien sûr, nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d’autres pays qui veulent défaire le terrorisme. » Mais il n’en est par certain.

« Nos attentes ne sont pas immenses, a-t-il expliqué, parce que l’administration des États-Unis ne se limite pas au Président. Il y a différents pouvoirs au sein de cette administration, différents “lobbies“ qui influencent tout président. Nous devons donc attendre de voir […] Mais nous espérons toujours que les États-Unis ne sont pas partiaux, qu’ils respecteront le droit international, […] et bien sûr qu’ils arrêteront de soutenir les terroristes en Syrie. »

Questionné sur le rôle de la Turquie, le président syrien s’est montré intraitable à l’égard du président turc Erdogan :

« Vous parlez d’un homme malade. C’est un président mégalomaniaque. Il vit à l’époque ottomane, pas au temps présent. Il est déconnecté de la réalité. »

Et de rappeler que « les terroristes qui sont venus en Syrie l’ont fait à travers la Turquie avec le soutien de M. Erdogan ».

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+600 % de clandestins en Grèce en janvier. Vers le renvoi en Turquie des « réfugiés » secourus en mer ?

29/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Va-t-on enfin venir à des solutions de bon sens ? Des voix s’élèvent en Allemagne pour que les navires européens raccompagnent les naufragés ou « réfugiés » à leur point de départ plutôt qu’en Europe.

L’ampleur sans cesse croissante de l’invasion migratoire par mer — Plus de 100 000 clandestins ont déjà traversé la Méditerranée depuis le début 2016, soit plus que le total des six derniers mois de 2015 — devient alarmante, même pour les bonnes âmes. Le nombre de clandestins arrivant en Grèce en janvier est 600 % plus élevé qu’il y a 12 mois, selon Frontex. Des statistiques qui dessillent les yeux les mieux clos.

Les « réfugiés » secourus en Méditerranée par Frontex et l’OTAN sont systématiquement amenés sur les côtes européennes (principalement grecques), facilitant et encourageant d’autant la submersion migratoire. Pourtant, en Allemagne, certains réclament une reconduite en Turquie.
Ainsi, Hans-Peter Friedrich (CSU) a appelé Frontex à cesser d’emmener des migrants illégaux sur le territoire européen. Il a ajouté que le droit maritime international stipulait que les personnes secourues devaient être envoyées dans un endroit « sûr », et que cela pouvait être la Turquie, comme le stipulerait Frontex. Il a demandé à ce que la réglementation de l’UE, qui ne classe actuellement pas la Turquie parmi les destinations « sûres », soit modifiée le plus vite possible.
Une position appuyée par la ministre allemande de la Défense, Ursula Von der Leyen, qui considère aussi que la Turquie est un pays « sûr ». La ministre pense donc que les navires de l’OTAN devraient être autorisés à renvoyer des migrants en Turquie.

Pour autant, Frontex, dément avoir accordé ce statut de pays sûr à la Turquie.
Contrairement à de récentes déclarations, Frontex n’a jamais classé la Turquie dans les pays « sûrs », et ce n’est pas près de changer a rappelé Ewa Moncure, porte-parole de l’agence européenne de surveillance des frontières.

Naturellement, en plus des ces points juridiques, il faudra vaincre la résistance des associations et groupements immigrationnistes, qui n’ont pas manqué de monter au créneau. « Envoyer en Turquie des réfugiés secourus dans la mer Égée reviendrait à sonner le glas du droit d’asile », a par exemple déclaré Karl Kopp, de l’organisation d’aide humanitaire Pro Asyl.

Crédit photo : Kripos NCIS via Flickr (CC) = Overføring til « Peter Henry von Koss »

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Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

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l’OTAN renforce influence aux abords de la frontière russe

11/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Réunis hier à Bruxelles, les ministres de la Défense des 28 pays de l’OTAN ont décidé de renforcer encore la présence militaire en Europe de l’est et dans les pays baltes.

C’est l’annexion de la Crimée par la Russie et les tensions en Ukraine qui sont invoquées pour justifier ce déploiement militaire. Celui-ci serait défensif et dissuasif selon Michael Fallon qui déclare « Nous devons déployer des troupes et des navires pour prévenir toute agression ».
Les mesures qui seront prises devront permettre en cas de nécessité la réaction rapide de forces terrestres, aériennes et navales dans les régions menacées.

D’autres décisions de cet ordre sont prévues en juin (lors de la prochaine réunion des ministres de la Défense) et en juillet lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement à Varsovie.

Quels sont les moyens mis en œuvre ?
Selon un principe de rotation, il s’agirait de prépositionner des forces dans les États baltes et en Pologne, et d’y installer des équipements militaires.

Les effectifs de la force de réaction rapide existante tripleraient, passant de 13 000 à 40 000 hommes. La création d’une force d’intervention encore plus réactive de 5 000 hommes dotée d’un appui aérien et naval est également prévue.
À terme, l’OTAN aura un millier de soldats dans chacun des six pays qu’elle entend protéger : Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, Bulgarie et Roumanie.

Les USA très présents

Washington va quadrupler à hauteur de 3,4 milliards de dollars, les dépenses destinées à muscler la présence américaine en Europe. Ceci en y stationnant notamment des équipements de combat lourds (tanks, lance roquettes, etc.), en y doublant la rotation de ses troupes. 3 000 à 4 000 militaires seront présents toute l’année en Europe.

Comment cela est-il perçu par la Russie ?

Pour les Américains, ce déploiement reste dans le cadre de l’Acte fondateur sur les relations entre la Russie et l’OTAN de 1997. Moscou n’est pas du même avis et met régulièrement en garde contre le « stationnement permanent » de forces de combat à sa frontière qui serait contraire à l’Acte fondateur Otan-Russie, signé en 1997.
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN doit rencontrer le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Munich.

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Libye, le plan de la conquête

Source : mondialisation.ca (traduction d’un article paru dans Il Manifesto)

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

Le plan est en acte : des forces spéciales SAS — rapporte le Daily Mirror — sont déjà en Libye pour préparer l’arrivée d’environ 1000 soldats britanniques. L’opération — « dans un accord États-Unis, Grande-Bretagne, France et Italie » — impliquera 6000 soldats et marine étasuniens et européens avec l’objectif de « bloquer environ 5000 extrémistes islamistes, qui se sont emparés d’une douzaine des plus grands champs pétrolifères et, depuis le repère Isis de Syrte, se préparent à avancer jusqu’à la raffinerie de Marsa el Brega, la plus grande d’Afrique du Nord ».
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La CIA va enquêter sur les partis politiques européens opposés à Bruxelles

19/01/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les agences de renseignement américaines vont mener des enquêtes en profondeur pour voir comme le Kremlin s’infiltre dans les partis politiques en Europe.
James Clapper, le directeur américain du renseignement National, a été chargé par le Congrès américain pour mener un examen approfondi des financements clandestins russes des partis européens de ces dix dernières années. Cette offensive montre la préoccupation de Washington face aux tentatives de Moscou visant à la désunion européenne et à la remise en question de l’OTAN pour bloquer les programmes américains de défense antimissile et révoquer le blocus contre la Russie après l’annexion de la Crimée.
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Ukraine : les services secrets français dénoncent les mensonges de l’OTAN

23/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les services secrets français n’ont constaté aucun préparatif militaire de la Russie en vue d’un invasion de l’Ukraine, contrairement aux allégations de l’OTAN et notamment les américains. Ces mensonges visaient en fait à justifier la montée en puissance diu dispositif américaine en Europe de l’Est.

Le directeur du renseignement militaire français, le général Christophe Gomart, a critiqué la prépondérance américaine sur l’OTAN dans les questions relatives aux informations militaires. Il contredit aussi la doctrine officielle de l’OTAN, selon laquelle la Russie aurait fait des préparatifs massifs pour envahir l’Ukraine. Gomart explique textuellement : « En réalité nous avons constaté que les Russes n’ont ni installé des centres de commandement, ni pris des mesures logistiques, comme par exemple l’installation d’hôpitaux de campagne. Il n’y a eu aucune activité qu’on aurait dû trouver dans le cas de préparatifs pour une invasion militaire. Dans le deuxième rang du commandement il n’y a pas eu non plus d’ordres donnés dans ce sens. »

On ne saurait être plus clair.

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Le Su-24 russe abattu ne présentait aucune menace pour la Turquie

18/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Sous les yeux d’experts internationaux et de la presse, les Russes ont ouvert la boîte noire du SU-24 qui a été descendu par des chasseurs turcs. Les Russes affirment détenir la preuve que leur bombardier ne représentait aucune menace pour la Turquie.

La boîte noire du bombardier russe abattu par la chasse turque est endommagée, mais elle sera exploitable, selon les autorités russes. Celles-ci ont invité des experts de 14 pays afin de participer au déchiffrage de la « boîte noire » du Su-24. Néanmoins, seuls les représentants de la Chine, de la Grande-Bretagne et des États-Unis ont consenti à y participer.

« Pour le moment, nous avons toute la base de preuves nécessaires, confirmant l’absence de violation de l’espace aérien turc par l’avion russe », a dit le porte-parole des Forces aérospatiales russes Sergueï Dronov.

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La boîte noire du SU-24 russe abattu par les Turcs en corus de démontage devant la presse et des experts internationaux.

Si cette information se trouvait confirmée de source indépendante, ce serait la preuve flagrante de la forfaiture turque, qui ne fait dès à présent guère de doute. Cela placerait Erdogan, que Wikileaks accuse de préméditation dans cette affaire, documents à l’appui, dans une position très délicate par rapport à la Russie, mais aussi à ses alliés, notamment américains.


Vladimir Poutine refuse de rencontrer Erdogan lors de la COP21

28/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La tentions reste maximale entre la Turquie et la Russie. Vladimir Poutine a refusé de rencontrer son homologue turc en marge du sommet COP21 et durcit les sanctions économique à l’encontre d’Ankara. Il réitère ses accusation de complicité entre la Turquie et l’Etat Islamique, notamment par l’achat de pétrole. Bref, conscient que la Russie est devenue incontournable dans le jeu syrien, Poutine ne se prive pas de dire que le roi est nu… 

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Destruction du bombardier russe par les forces turques : l’arroseur arrosé ?

26/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La destruction du bombardier russe par la chasse turque est intervenue alors que François Hollande entamait une tournée visant à structurer une vaste alliance contre l’État islamique en incluant la Russie. Or, de par leur appartenance commune à l’OTAN la France et la Turquie se doivent solidarité en cas de tension avec une puissance tierce.

Ankara chercherait-elle à enfoncer un coin entre Paris et Moscou ?
Tous les éléments semblent plaider pour un acte délibéré d’agression de la part de la Turquie. Moscou nie avoir violé l’espace aérien turc tandis qu’Ankara parle de 17 petites secondes, d’après Wikileaks. Pas de quoi menacer son intégrité territoriale. L’agression est donc au mieux disproportionnée, au pire injustifiée.

D’autant plus que, dans ce domaine, la Turquie ne se gêne pas. D’après le journal grec protothema, citant des données de l’Université de Thessalie, le nombre de violations de l’espace aérien grec par l’armée de l’air turque en 2014 est de 2 244.

Cet événement pourrait même avoir ouvert une boîte de Pandore. En effet, de plus en plus de voix accusent désormais Ankara de soutenir financièrement l’État islamique, en lui achetant du pétrole. C’est ce qu’a insinué Wesley Clarke, l’ancien commandant en chef de l’OTAN.

Cette tentative de division est donc vouée à l’échec ?
Il est trop tôt pour le dire, mais les attentats de Paris semblent avoir dessillé les yeux. Flatter le fondamentalisme sunnite n’a pas assuré la sécurité des Français. Aujourd’hui, la priorité est la lutte contre l’État islamique. Or la position turque est de plus en plus ambiguë et les États-Unis, échaudés par leurs expériences afghanes et irakiennes, ne souhaitent pas s’engager militairement dans la région.

Reste la Russie…
La Russie apparaît en effet plus que jamais comme l’alliée naturelle de la France. François Hollande en semble conscient, lui qui a réservé à Vladimir Poutine la conclusion de sa tournée diplomatique.

Ankara pourrait donc finir isolée diplomatiquement
La Turquie court aussi un gros risque économique. D’après le quotidien russe Kommersant, des représailles financières se préparent au Kremlin. Jacques Sapir a estimé à 1 % du PIB turc le manque à gagner dans le domaine du tourisme. Sans compter la remise en cause de projets énergétiques, comme le gazoduc Turkish Stream, qui s’apprêtait à conférer un rôle stratégique à la Turquie dans le domaine de l’énergie.

Crédit photo : Alexander Mishin via Wikipedia (CC) = Sukhoi Su-24M of the Russian Air Force inflight

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La Turquie abat un avion russe. Danger d’escalade !

24/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a abattu ce matin un avion russe, qui aurait violé son espace aérien, ce que dément Moscou. Il semble que le Su-24 russe ait été en fait abattu dans la zone tampon de 8 km côté syrien de la frontière mis en place unilatéralement par la Turquie. Ce qui n’empêche pas les risques d’escalade.

La Turquie a abattu mardi matin un avion militaire russe qui aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie, a annoncé la présidence turque. « Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d’engagement après avoir violé l’espace aérien turc malgré les avertissements », ont indiqué ces sources.
Tandis que la tension monte entre les deux pays, plusieurs chaînes d’information turques diffusent des images de la chute de l’appareil russe en feu qui s’est écrasé à la frontière dans les montagnes syriennes, en face de la province de Hatay.

Moscou a confirmé de son côté qu’un Su-24 appartenant à l’armée russe avait été abattu, mais dans l’espace aérien syrien. « Aujourd’hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venus du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployées en Syrie s’est écrasé », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant qu’il « se trouvait exclusivement dans l’espace aérien syrien ». Le sort des pilotes est incertain, l’aviation russe a dépêché des équipes de secours en hélicoptère, mais certaines sources affirment que l’un est mort et l’autre capturé. Une vidéo qui a commencé à circuler sur Internet semble en effet montrer un pilote d’avion au sol, entouré de combattants arabophones, mais il est impossible d’affirmer qu’il est vivant ou mort.

Depuis le début de l’intervention militaire russe aux côtés du président Bachar El-Assad fin septembre, les incidents à la frontière se multiplient entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre, une escalade avait été évitée de justesse : des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui aurait violé leur espace aérien, en le forçant à faire demi-tour. Moscou s’était alors justifié en évoquant de « mauvaises conditions météo ». Le 16 octobre, l’armée turque a également abattu un drone de fabrication russe qui aurait pénétré dans le ciel turc.

Ce qui est certain, c’est que la Turquie a unilatéralement déplacé la frontière turco-syrienne de 8 km au sud :
La Turquie La Turquie maintient une zone tampon de 8 km à l’intérieur de la Syrie depuis juin 2012, depuis qu’un missile syrien de défense aérienne a abattu un avion de chasse turc qui s’était égaré dans l’espace aérien syrien. En vertu des nouvelles règles d’engagement mises en vigueur depuis lors, « l’armée de l’air turque considérera toute cible qui se trouve à moins de 8 km de la frontière turque comme un ennemi et agira en conséquence ».
Les différentes « violations » de l’espace aérien turc susmentionnées s’étaient déroulées dans cette zone tampon et les excuses de Moscou n’étaient que des signes d’apaisement envers Ankara.

Il semble à ce stade que l’avion russe abattu par l’armée de l’air turque l’ait été dans cette zone tampon et non au-dessus du ciel turc. Ce grave incident pourrait être une réponse du régime turc à une série de bombardements russes qui, d’après Ankara, ont visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. Vendredi, l’ambassadeur russe avait même été convoqué par les autorités turques. Une mise en garde, avait prévenu Ankara, contre les « sérieuses conséquences » de cette opération.

La Turquie a également annoncé qu’elle saisissait l’OTAN, dont elle est membre, et l’ONU sur instruction du premier ministre, Ahmet Davutoglu. De son côté, la Russie a qualifié la destruction d’un chasseur-bombardier de l’armée russe en Syrie d’« incident très sérieux » et considère qu’avoir abattu le Su-24 est une forme de soutien au terrorisme.
est-ce que l’OTAN (lire, les USA) ont trouvé là l’incident qu’ils recherchaient pour tenter de chasser la Russie de Syrie ? Dans le meilleur des cas, nous avons affaire à un grave incident diplomatique. Dans le pire… les prochaines heures nous en diront probablement plus.

Charles Dewotine



Yvan Blot : "L’Union européenne est un relais des Etats-Unis"

À quand un Tribunal pénal international pour les crimes de guerre américains ?

Source : Boulevard Voltaire
Ça commence à faire beaucoup d’erreurs de tir pour nos amis d’outre-Atlantique.

À Koundouz en Afghanistan, la semaine dernière, les missiles américains ont pulvérisé un hôpital de Médecins sans frontières, tuant 22 personnes et en blessant 37 autres, laissant derrière eux une scène macabre de désolation et de terreur. Si les talibans avaient attaqué cet hôpital, même par erreur, nous aurions tous parlé d’une attaque terroriste mais, s’agissant de nos amis de Washington, nous employons le terme plus feutré de « dommage collatéral ».

Ça commence à faire beaucoup d’erreurs de tir pour nos amis d’outre-Atlantique et lorsqu’on s’arrête quelques instants pour faire le calcul macabre du nombre de « dommages collatéraux » et de civils tués par les États-Unis d’Amérique (USA) ces dernières décennies, on a rapidement le vertige. En 1988, Washington abat un avion de ligne iranien, tuant 290 personnes dont 66 enfants. En 1991, les USA bombardent un abri anti-aérien, tuant 408 civils à Bagdad en Irak. En Serbie, en 1999, l’aviation américaine atomise un train de voyageurs, tuant 14 civils à Grdelica. Deux semaines plus tard, les avions de l’OTAN bombarderont délibérément l’immeuble de la Radio Télévision serbe, assassinant 16 journalistes dont le seul crime était de donner une autre version de la guerre que celle donnée par CNN et l’administration Clinton. Ce n’est pas la dernière fois que l’armée américaine réduira au silence des journalistes : les bureaux d’Al Jazeera seront soufflés à Kaboul en 2001 et ceux de Bagdad en 2003. Cette liste ne constitue, hélas, qu’un petit échantillon des horreurs commises par l’armée américaine dans le monde.

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Ce n’est pas de la propagande, c’est de la politique et de l’information

06/10/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre, un hôpital de l’ONG Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan a été bombardé, très, très, probablement par l’OTAN, causant 22 victimes. Intéressant de noter comment est traité ce qui est un crime de guerre avéré par nos médias et politiques…  qui a parlé de propagande ?

Recherche hôpital bombardé par OTAN Valls: Pas de résultat

Recherche hôpital bombardé par OTAN Fabius: Pas de résultat

Recherche hôpital bombardé par OTAN BFMTV: Hôpital MSF bombardé : « On n’a aucune explication »
Le bombardement de l’hôpital de Médecins sans Frontières (MSF) dans la ville afghane de Kunduz, a fait 19 morts dans la nuit de samedi à jeudi. « Les bombardements ont perduré » alors même que les autorités avaient été alertées, a redit Mathilde Berthelot, responsable des programmes MSF en Afghan…

Recherche hôpital bombardé par OTAN HuffPost: Un hôpital de Médecins sans Frontières bombardé en Afghanistan, les États-Unis peut-être responsables

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« Swift Response »: L’OTAN multiplie les manœuvres agressives vis-à-vis de la Russie, l’Ukraine jette de l’huile sur le feu

31/08/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans un silence assourdissant, se déroulent en ce moment même les manœuvres de l’OTAN, Swift Response. Des nuées de parachutistes sont sur le pied de guerre en Europe, alors même que l’Ukraine multiplie les provocations vis-à-vis de la Russie.

Du 17 août au 13 septembre en Italie, Allemagne, Bulgarie et Roumanie, se déroule Swift Response « le plus grand exercice OTAN de forces aérotransportées, environ 5000 hommes, depuis la fin de la guerre froide », selon un communiqué officiel. Le terrain de jeu comprend l’Allemagne, la Bulgarie et la Roumanie, avec la participation de troupes étasuniennes, britanniques, françaises, grecques, hollandaises, polonaises, espagnoles et portugaises. Naturellement, confirme la même source, « sous la direction de l’U.S. Army ».

Fait significatif, l’US Army déploie pour cet exercice la 173e Brigade de la 82e Division aérotransportée. Celle-là même qui entraîne depuis avril, en Ukraine, les bataillons de la Garde nationale dominée par les néonazis de Pravyi Sektor (Secteur droit) et qui commence aussi à entraîner aussi les forces armées « régulières » de Kiev.

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Des paras américains et polonais largués à Hohenfels (Allemagne) dans le carde de Swift Response.

Deuxième fait significatif, on sait que l’objectif de Pravyi Sektor est de saboter les accords de Minsk II (et de renverser le gouvernement de Kiev si nécessaire), afin de déclencher une guerre avec la Russie.

Troisième fait significatif, le régime de Kiev prépare, sous pression du Secteur Droit et des USA une offensive visant à encercler la ville de Donestk, dans l’est de l’Ukraine. Ceci ferait non seulement voler en éclats les accords de Minsk II, mais ouvrirait la voie à un affrontement généralisé, incluant le recours à l’arme nucléaire, entre l’Occident et la Russie.
Le plan de guerre de Kiev a été communiqué à la presse le 20 août par le Porte-parole militaire de la République de Donestk, Édouard Bassourine, après qu’il a été transmis par une source travaillant au sein de l’état-major ukrainien.

Les informations que contient ce plan concernant les mouvements à venir de l’armée ukrainienne ont été reçues d’une source dans l’état-major ukrainien, et aussi étrange que cela puisse paraître, il y a encore de vrais officiers qui ne veulent pas se battre contre leur propre peuple.

rapporte l’agence Tass. L’entêtement de Kiev à vouloir s’emparer par un « blitzkrieg » des deux républiques de l’est de l’Ukraine, et ce malgré l’échec lamentable, à deux reprises, d’un plan similaire en août 2014 et janvier 2015, indique que le seul but de l’opération est d’entraîner la Russie dans le conflit et de déclencher un affrontement généralisé avec l’Occident.
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Le mur de l’ouest n’est pas tombé [Livre]

24/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
L’économiste Hervé Juvin publie un essai-choc aux éditions Pierre Guillaume de Roux dans lequel il observe que l’Europe soumise d’aujourd’hui n’est pas loin de l’Europe occupée de naguère, celle que la chute du Mur de l’Est a libérée.

Le mur de l'ouest n'est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Le mur de l’ouest n’est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Les États-Unis ont donné l’ordre à l’Est européen d’empêcher le passage du gazoduc Southstream, abandonné en décembre 2014. Des appels quotidiens du département d’État à l’ambassade de France à Washington ont donné l’ordre à la France de bloquer la livraison des deux navires « Mistral » à la Russie. Les lobbyistes américains ont donné l’ordre à leurs collaborateurs de la Commission et du Parlement européens d’autoriser la culture des plantes OGM sur les terres de l’Union européenne, et l’ont obtenue (sauf décision contraire des États, depuis décembre 2014). Le 18 février 2015, le secrétaire d’État américain aux Finances, Jacob Lew, a donné l’ordre au ministre grec de l’Économie de trouver un accord avec l’Union européenne et le FMI. Le spectacle que donne l’Europe n’est pas celui d’une Europe libre.
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Un sondage révèle la fragilité de l’OTAN

13/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Faut-il intervenir en Ukraine ? Un sondage qui révèle la fragilité de l’OTAN

Le Pew Research Center, centre de recherches américain, a publié mercredi un sondage de grande ampleur intitulé « OTAN : l’opinion publique blâme la Russie pour la crise ukrainienne, mais est réticente à apporter une aide militaire ».

Que dit le sondage ?
D’après le sondage, 48 % des pays membres de l’OTAN sont prêts à recourir à la force militaire si la Russie entre en conflit avec un pays membre voisin. Ce chiffre cache des disparités : du côté des Américains ainsi que de la plupart des Canadiens, des Britanniques et des Polonais, on prône majoritairement la résolution d’un conflit éventuel par voie militaire. Mais en France, en Allemagne et en Italie, les personnes interrogées sont généralement contre le recours à la force militaire en cas d’agression contre l’un des pays de l’Alliance. En particulier, en Allemagne où le chiffre est de 58 %.
Dans l’ensemble, les gouvernements préfèrent apporter à l’Ukraine un soutien économique plutôt que militaire.

On note aussi que seul un quart des pays de l’OTAN a une vision favorable de la Russie, quand 12 % des Russes notent positivement l’OTAN !

Et on enregistre une montée du nationalisme russe : 63 % des Russes ont une opinion très favorable de leur pays, soit 34 points de plus que l’année dernière. Et un pourcentage plus grand encore regrette la dissolution de l’Union soviétique.

Que signifient ces chiffres ?
Ils disent que les nations de l’OTAN hésitent et ne savent pas jusqu’à quel point elles doivent s’engager dans le conflit ukrainien, surtout du point de vue militaire. Un grand nombre de pays alliés rechignent à respecter l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que les membres de l’OTAN doivent défendre un allié attaqué, avec la force armée si nécessaire.
Même si l’on dit volontiers que les statistiques sont la forme la plus raffinée du mensonge, on remarque une perte de confiance générale de l’opinion publique dans l’OTAN, dans les hommes politiques européens, dans les manipulations américaines via l’OTAN.

Crédit photo : Jos van Zetten via Flickr (CC) = manif anti-OTAN à Strasbourg le 4 avril 2009


The Spanish coastguard intercepts a traditional fishing boat carrying African migrants off the island of Tenerife

Des djihadistes pourraient se cacher parmi les clandestins, selon l’Otan

20/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Des « terroristes » et djihadistes pourraient se mêler aux clandestins qui traversent la Méditerranée, selon le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

L’avertissement est clair : Jens Stoltenberg prend au sérieux la menace proférée par l’État Islamique en Libye d’envoyer des flots de clandestins sur les cotes européennes, parmi lesquels seraient infiltrés des djihadistes. Il faut dire que la première partie de la menace de l’EI, en cours d’exécution sous nos yeux, donne du poids à la seconde.
Le secrétaire général de l’OTAN a ainsi averti les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des 28 à Bruxelles lors d’une réunion consacrée à la mise sur pied d’une opération navale européenne pour contrer l’action des passeurs de migrants en Méditerranée.

L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants

Une mise en garde qui va à l’encontre du discours larmoyant de l’UE sur le drame des « migrants » (drame par ailleurs bien réel), forcément tous de pauvres réfugiés qu’il convient de répartir dans les pays de l’Union, en fonction de quotas. C’est donc sans surprise que le chef du groupe des socialistes et démocrates (S & D) au Parlement européen, Gianni Pittella, a écarté l’avertissement d’un revers de la main, arguant qu’

Après avoir parlé avec le directeur de Frontex, il est nécessaire de souligner qu’il n’a pas et qu’il n’y a pas eu jusqu’ici de preuve de la présence de terroristes parmi les migrants.

Argument spécieux s’il en est, la nature même du terroriste étant de ne pas déclarer ou rendre évidentes ses intentions. Au vu des moyens de Frontex et des polices italiennes, grecques, espagnoles ou maltaises face au flot de clandestins, on imagine mal que les autorités puissent mener une enquête approfondie sur chaque personne débarquée en Europe. Cela doit se limiter à peu près à la question rituelle des douaniers américains à l’entrée de leur pays « Do you have anything illegal to declare ? » (Avez-vous quelque chose d’illégal à déclarer ?)

menaces Etat islamique à Rome

Des partisans de l’EI brandissent des panneaux menaçants dans des lieux publics à Rome

Par ailleurs, l’l’État Islamique lui-même fait tout pour accréditer la thèse des combattants infiltrés. Guerre psychologique rustique ou réelle menace, des partisans de l’EI ont récemment posté des photos sur les réseaux sociaux montrant qu’ils étaient déjà en Europe, notamment en Italie.

l’État Islamique est à Rome, en train d’identifier ses cibles, en attendant l’heure zéro

Il serait préférable de laisser vos enfants à la maison

Clament en Arabe les pancartes brandies devant le Colisée de Rome ou dans des lieux publics tels que des gares et des expositions. Là encore, le modus operandi de l’EI, qui annonce toujours la couleur, donne du poids à la menace. Rappelons que les djihadistes avaient déclaré dans une vidéo montrant les exécutions de 21 Coptes égyptiens « Vous nous avez vus sur les collines Syriennes, mais maintenant nous sommes au sud de Rome. En Libye », avertissant ainsi qu’ils arrivaient.
Quand M. Pittella ajoute, à propos du risque de djihadistes dissimulés parmi les clandestins qu’

Il est improbable que des terroristes soient prêts à risquer la mort par noyade ou d’être identifiés

se rend-il compte qu’il parle de personnes pour qui la mort par « martyr » est une bénédiction qui leur garantit l’accès au paradis ?
Une réaction en tout cas symptomatique de l’aveuglement mêlé de mauvaise foi de la plupart de nos dirigeants face au péril islamiste.

Crédit photo : UNHCR Photo Unit, A. Rodriguez, via Flickr (CC) = Les garde-côtes espagnols interceptent un bateau de pêche transportant des clandestins africains au large de l’île de Tenerife