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Nos déconstructeurs

16/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis plus de trois décennies, nos politiques ont abdiqué toute idée de résistance face aux idées mondialistes et altermondialistes. Ils ont tellement bien appris leur nouvelle leçon qu’ils nous imposent à présent d’oublier ce que nous sommes !

Avec leur idéologie cosmopolite du bien vivre ensemble, la longue mémoire de la France doit s’effacer devant les valeurs idéologiques de la République, notre peuple doit se fondre dans un système communautariste, notre nation disparaître dans le multiculturalisme et notre histoire commencer avec Mai 68 et la Révolution de 1789. Tout le reste relève de l’anecdote. La crise que nous traversons n’est autre qu’identitaire et de ce fait beaucoup plus sérieuse et plus complexe qu’une simple crise économique qui peut toujours être combattue par des solutions alternatives.

Certains penseurs, plus éclairés que la moyenne des pseudo-intellectuels modernes, avancent l’idée d’un déclin inévitable. Ils déclarent souvent avec gravité, dans l’indifférence générale, que l’Europe occidentale se trouve dans un état de décadence très avancé et que nos problèmes liés à l’immigration de remplacement ne sont que les révélateurs d’une fin de cycle douloureuse. Qu’après avoir connu la force et la grandeur, l’Occident européen était à bout de souffle, étouffé par un esprit de culpabilité savamment entretenu par ceux qui veulent la mort des frontières, qu’elles soient économiques, financières, politiques ou migratoires.
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gilles_cosson

‪Gilles Cosson : « l’islam est un astre mort, un trou noir ! »‬

18/01/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Gilles Cosson compare dans son essai « Debout, citoyens ! » l’Occident du XXIe siècle et la Rome du IVe siècle pour fustiger le déclinisme ambiant et pointer du doigt les fautes de nos élites. Il évoque brillamment l’esprit occidental, ses valeurs et ses vertus, comme rempart à l’islam radical et au relativisme.

Quand Claude Goasguen parlait plus librement de ses engagements de jeunesse

28/02/2014 – via LCP
Invité de « Où quand Comment l’Histoire » sur l’extrême droite française en novembre 2007, Claude Goasguen répondait aux questions de Jean-Pierre Gratien. « Vous avez flirté avec le mouvement Occident… », commence le journaliste, avant d’être interrompu par le député : « … dont je n’étais pas membre. J’étais membre de la Corpo d’Assas, ce qui n’était guère mieux je dois bien le reconnaître ».

Le député UMP justifie alors cet engagement par « la fin de l’Algérie », « la décolonisation » et « la solitude d’un étudiant parisien à cette époque ». Il ajoute « mais j’aurais pu devenir trotskiste exactement de la même manière ! »

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[Lu sur le Net] “Des Pussy Riot aux Femen, croisade contre les églises ?” par Alexandre Latsa

[Lu sur le Net] “Des Pussy Riot aux Femen, croisade contre les églises ?” par Alexandre Latsa

29/08/2012 — 19h00
PARIS (via « Un autre regard sur la Russie ») — L’affaire Pussy Riot n’en finit pas de faire des vagues. Jamais le Main Stream Médiatique ne se sera autant déchainé contre la Russie « de Vladimir Poutine ». Les qualificatifs émotionnels n’ont pas manqué, la presse française n’a pas hésité à parler de Camp lorsqu’il n’était pas affirmé que la Russie réinventait le Goulag (au choix). L’objectif est clair, tenter d’accoler une rhétorique totalitaire pour faire monter la pression médiatique et choquer l’opinion internationale. Alors que de nombreux lecteurs m’ont écrit pour me demander ce qu’il en était des autres Pussy Riot masquées qui ont participé à l’action, qu’ils soient rassurés, celles-ci ne sont pas des agents du FSB qui ont participé à une provocation comme cela m’a été soufflé par un lecteur, elles sont bel et bien recherchées, au dernière nouvelles elles auraient même fui le pays.  Le Main Stream ne cesse en outre de marteler que les jeunes femmes auraient été condamnées pour une prière anti-Poutine et ce malgré le fait que le juge et le jugement ne mentionnent pas ce fait.
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La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.

La décadence de l’Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir

[box class= »info »] Un article d’Yvan Blot, dont la lecture est ardue mais qui a le mérite de nous sortir des considérations quotidiennes. [/box]

Heidegger a eu le mérite de déceler la nature de la décadence qui frappe l’Occident et qui est bien plus grave et plus profonde qu’une simple crise politique. Nous vivons soumis à un système qu’il a appelé le « Gestell », l’arraisonnement utilitaire, et dont le centre, depuis la chute du IIIe Reich et de l’URSS, est désormais aux Etats-Unis d’Amérique.
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Description du « Gestell » totalitaire qui nous asservit La description du Gestell (système d’arraisonnement utilitaire) fait appel aux quatre dimensions de « Geviert », système au sein duquel tout homme vit nécessairement : l’homme vit sur la terre, sous le ciel, parmi les autres hommes et face à la Divinité. Ce système structuré par quatre pôles est inspiré par la métaphysique d’Aristote avec ses fameuses causes matérielle, formelle, motrice et finale.

La société actuelle, société du « Gestell » est construite autour de quatre idoles majeures, la technique, l’argent, la masse et l’ego.

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.

La société européenne, sous direction désormais américaine, est le résultat d’une évolution qui a conduit à mettre en place ces quatre idoles.

L’utilitarisme, idéologie de la domination de la technique sur nous mêmes

La technique ou plus exactement l’essence de la technique détermine notre société en dehors de notre maîtrise. La technique est à la base, le socle (cause matérielle) du système car elle permet la maîtrise de la nature pour que l’homme puisse atteindre au progrès matériel. Naturellement, il ne s’agit pas du tout de renoncer à la technique en admettant même que ce soit possible. Mais la technique ne domine jamais autant l’homme que lorsqu’il ne s’en rend pas compte (c’est l’idéologie selon laquelle la technique serait « neutre »). Il s’agit de renoncer à la technique comme idole, comme état d’esprit utilitaire dominant toutes autres considérations. L’utilitarisme est l’idéologie de la domination de l’essence de la technique sur nous-mêmes.

L’argent comme idole

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.L’argent est la cause formelle du système, c’est-à-dire ce qui fixe la norme et motive les actes. Il ne s’agit pas de condamner l’usage de l’argent mais de condamner l’argent comme idole (image : l’adoration du veau d’or de Nicolas Poussin, cliquer sur l’image pour l’agrandir). L’argent ne domine jamais tant que lorsqu’on ignore sa domination : c’est le processus d’oubli de l’être longuement analysé par Heidegger. La domination de l’argent est assurée par l’idéologie de la non discrimination. Celle-ci se montre de façon flatteuse comme voulant assurer l’égalité des hommes mais en réalité, il s’agit de supprimer toute discrimination sauf celle par l’argent afin que l’argent devienne le seul critère sur lequel on juge les hommes. Une société où seule la discrimination par l’argent existe est en réalité monstrueuse, contraire à toutes nos traditions historiques chrétiennes ou nationales. C’est un moyen de détruire l’identité nationale au profit d’un monde matérialiste sans aucune frontière.

Les masses comme matières premières

Les masses sont la cause motrice du « Gestell » car les masses sont manipulables ce qui n’est pas le cas des hommes enracinés et cultivés. De plus, la masse est source de profit : c’est même la loi de l’industrialisation. Le Gestell a besoin d’hommes qui soient de simples matières premières pour le système technique et économique. La matière première utile doit être interchangeable, ainsi les hommes doivent devenir interchangeables, et il ne faut pas que des racines puissent gêner cette interchangeabilité. Si l’homme est attaché à sa lignée, à sa famille, à sa nation, à sa culture, à sa religion, cela est un obstacle à l’interchangeabilité et à l’asservissement. En effet, l’homme libre ne peut sauvegarder sa liberté qu’en ayant des racines. Il s’agit donc de détruire ces racines : il faut s’attaquer à la cellule familiale, pratiquer ce que l’on appelle l’antiracisme dont on a changé le sens : à l’origine, l’antiracisme est le fait de combattre la haine raciale. Ici, il s’agit de s’attaquer à toute forme d’homogénéité ethnique. Voir les déclarations du général américain Wesley Clark pendant la guerre du Kossovo pour justifier le bombardement de la Serbie : les Européens doivent abandonner tout idée d’homogénéité nationale et accepter de gré ou de force le métissage et la « diversité » car c’est le sens de l’histoire. En fait, c’est le but du Gestell qui est d’empêcher l’homme de rester fidèle à son essence pour le rendre manipulable et exploitable.

L’ego contre la transcendance

in d’éliminer tout besoin de transcendance et de sacré. Le Gestell utilise dans ce but les « idiots utiles » comme disait Lénine en assurant la promotion de la laïcité matérialiste. L’homme n’a pas d’autre sens à donner à sa vie que de satisfaire son ego, de rester prisonnier de son ego. Il n’y a rien de plus dangereux pour le Gestell que l’héroïsme motivé par l’amour. Le Gestell est un système qui nie toute aristocratie capable de se dévouer pour une cause extérieure. C’est pourquoi il faut enlever à la jeunesse toute éducation militaire et religieuse afin qu’elle se mette au service du matérialisme marchand et technique. L’idéologie qui justifie avec une apparente générosité cette élimination de la transcendance éthique est celle des « droits de l’homme ». Il est bien entendu évident que les libertés fondamentales sont indispensables à l’homme. Mais les libertés sans devoirs sont périlleuses comme l’a écrit le patriarche de Russie Cyrille Premier, car l’homme n’est pas un saint mais un animal carnivore où son cerveau reptilien peut le mener à commettre des crimes s’il n’est pas sous le contrôle d’une « sainte alliance » entre les cerveaux affectifs et rationnels. Or, le Gestell n’a de cesse de vouloir détruire la force du cerveau affectif (cœur de la personnalité) pour manipuler l’homme. L’individu réduit à un robot calculateur (cerveau du néo cortex) aux services d’instincts de base reptiliens est en effet facile à contrôler par le pouvoir qui gère le Gestell. Ce pouvoir est lui-même soumis au Gestell car toute déviation est sanctionnée par l’exclusion. Ainsi, la boucle est bouclée et le Gestell montre son caractère totalitaire qui est d’autant plus fort qu’il reste inconscient.

L’asservissement de l’homme par le Gestell

Les quatre idoles du Gestell font de l’homme un esclave sans qu’il le sache. La technique l’aliène car l’utilitarisme exacerbé rend l’homme étranger à son essence, incapable de méditation et d’authenticité dans les quatre dimensions de son monde existentiel. L’argent le corrompt et c’est la raison majeure de l’explosion du crime dans les pays qui se réclament des droits de l’homme. Le record de détenus prisonniers est ainsi atteint de très loin par les Etats-Unis. La grande majorité des crimes est due à la recherche de l’argent à court terme et sans aucun scrupule. L’idéologie des droits de l’homme efface la conscience des devoirs, le sens de l’honneur et l’enracinement dans les communautés naturelles, notamment celles de la famille, de la patrie ou du travail.

Si la technique aliène l’homme et si l’argent le corrompt, l’égalitarisme et le conditionnement de masse abrutissent l’homme et lui fait perdre toute recherche de qualité en se dépassant lui-même. Les traditions éthiques du « kalos kagathos » (homme noble et excellent) grec et du christianisme sont progressivement éliminées et l’homme est de plus en plus inculte hors sa spécialité professionnelle utile au Gestell. C’est pourquoi le Gestell qui efface les traditions chrétiennes s’attaque aussi à l’humanisme antique qui a servi de base pour constituer l’homme libre de la civilisation européenne.

Enfin, la libération sans frein de l’ego et de ses besoins, comme l’avait fort bien vu Dostoïevski, perverti l’humain et le rend prisonnier de ses propres vices et besoins. Cette déshumanisation de l’homme, présentée comme une « libération » créé une société décadente qui tend à s’autodétruire. Le manque d’amour au sens chrétien ou platonicien (Agapê en grec) conduit à l’éclatement des familles, à la dénatalité, à l’égoïsme généralisé, surtout au sein des élites, encore plus formatées par le Gestell que le reste de la population.

Voici le schéma qui exprime toute cette corruption :

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.
Les voies philosophiques de la sortie du Gestell

Face à la maladie du Gestell qui frappe le monde européen et qui le conduit à sa décadence humaine et à sa disparition à terme, on peut opposer termes à termes les valeurs qui doivent permettre de sortir de cet oubli de l’être où nous sommes confinés. Ce retour à l’être de notre humanité est le préalable à toute politique efficace. Sans ce préalable philosophique, la politique est à courte vue et ne peut remédier à une maladie dont elle ignore l’essence.

Le recours à la beauté

Face à l’essence de la technique le recours est à la beauté. Les philosophies existentielles en sont conscientes. Parmi les religions, la plus consciente de cette nécessité est sans doute l’Orthodoxie avec l’amour de la beauté de la Création tel que le prône Dostoïevski. L’utilitarisme technique conduit à la primauté de la laideur est conduit à détruire la terre, aplatir le ciel de l’idéal, massifier et médiocratiser les hommes et effacer tout sens du sacré et du divin, limitant ainsi l’homme à sa seule dimension animale. La recherche de la beauté rend sa place à la méditation sur le monde qui n’est plus alors vu uniquement sous le prisme de l’exploitation utilitaire.

La démocratie : la liberté enracinée dans le cadre national

Face à la domination de l’argent, il faut opposer les valeurs de la démocratie, c’est-à-dire de la liberté enracinée dans le cadre national. La démocratie est la force politique la plus capable de faire obstacle à l’idolâtrie de l’argent, à condition bien sûr qu’elle ne soit pas confisquée par les oligarques du Gestell. Il faut donc une démocratie directe le plus possible qui se combine avec les institutions gouvernementales et parlementaires (référendums). L’affaiblissement des Etats nationaux, par contre, affaiblit la démocratie qui n’est pas le propre des institutions internationales, particulièrement oligarchiques, et renforce les puissances d’argent irresponsables, qui vont jusqu’à s’affranchir des contraintes imposées par le statut de la propriété. On remplace les propriétaires responsables par des gestionnaires sans racines qui cherchent le profit à court terme à la manière des délinquants. On voit les résultats avec les scandales financiers de Wall Street, les oligarques déchaînés sous Eltsine, par exemples.

L’éducation humaniste

La culture met un barrage devant la massification des hommes. C’est tout l’enjeu d’une éducation humaniste qu’il faut retrouver dans sa plénitude. Cette éducation ne peut être purement technique, elle doit avoir des dimensions éthiques, militaires et patriotiques comme c’est le cas de l’éducation nouvelle envisagée en Russie par le président Medvedev. Cette éducation doit trouver sa base dans la culture générale issue des modèles gréco-romains, bien abandonnés aujourd’hui. Le but est le citoyen beau dans son âme et son corps (kalos) et adapté à une existence de dépassement de soi-même vers une perfection divine (agathos). On voit ici que la dimension religieuse ne peut être écartée car la dimension religieuse est ce qui distingue le plus l’homme de l’animal.

La religion met des limites à la tyrannie de l’ego, promue par la soit disant « modernité » actuelle. Le christianisme, qui est la religion qui a forgé la France, ne peut pas être mis au même rang que les autres religions, même si toutes ont droit à la liberté. Cette religion a la particularité d’avoir un Dieu qui s’est fait homme et qui appelle donc l’homme à imiter le Divin. De ce point de vue, il y a d’ailleurs une certaine continuité entre le meilleur de la philosophie grecque (Platon et Aristote) et le Christianisme, notamment dans sa version orthodoxe mais aussi catholique.

Le schéma du monde qui reflète ce que nous venons écrire selon les quatre pôles de l’existence authentique définie par le philosophe Heidegger est donc le suivant :

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.

Les quatre pôles ci-dessus ont pour but de relativiser les quatre idoles du monde dit moderne qui sont la technique, l’argent, la masse déracinée et l’ego gonflé par ses besoins arbitraires. Il s’agit ici rien de moins que de restituer à l’homme sa liberté authentique. Ce que l’Occident matérialiste appelle la liberté n’en est pas une comme l’avait déjà fort bien vu Dostoïevski. L’homme est asservi à l’utilitarisme technique, à la cupidité déréglée, à la masse conformiste et décervelée, à son propre ego dominé par le cerveau reptilien. Cet appel à combattre pour la liberté est parfaitement symbolisé par saint Georges terrassant le dragon. Il s’agit maintenant de combattre le dragon du Gestell sans se laisser intoxiquer par sa propagande déshumanisante mais qui se fait de façon mensongère au nom de l’homme et de ses droits. Un homme avec des droits sans devoirs ne peut que perdre sa liberté. Ce sont les oligarques qui gèrent le Gestell qui seuls en profiteront. C’est pourquoi le pouvoir doit leur échapper : il doit revenir au peuple et à son bon sens servi par une authentique aristocratie du courage et de l’esprit !

Yvan Blot

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Image : L’adoration du veau d’or, Nicolas Poussin, 1663. Domaine public, via Wikipédia.

Le déclin de l’Occident n'est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? - Par Jean Lucat

Le déclin de l’Occident n’est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? – Par Jean Lucat

Dans Le Figaro du 09 février 2012, l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Israël, Mr Shlomo Ben-Ami, revient sur la notion du « Déclin de l’Occident », qui est un sujet récurrent suite à la crise actuelle aux Etats-Unis et en Europe qui, d’après lui, est essentiellement due aux défaillances éthiques inhérentes au capitalisme américain et aux dysfonctionnements de l’Europe.

Il nous assure cependant que le déterminisme a, au cours de l’histoire, toujours été vaincu par les forces imprévisibles de la volonté humaine et dans notre cas par la capacité extraordinaire de l’Occident à se renouveler, même après des défaites cataclysmiques. Pour lui, notre déclin n’est pas un processus linéaire et irréversible.

L’ancien ambassadeur alerte, toutefois, sur la menace du populisme qui peut surgir des crises économiques. Il cite l’exemple de l’Italie et de la Grèce, pays où des gouvernements de technocrates ont remplacé des politiciens défaillants ainsi que la Hongrie où le premier ministre Victor Orban appelle à un rétablissement autoritaire de l’Etat.

Curieusement, il insiste sur le fait que ces exemples semblent évoquer un passé européen où les échecs de la démocratie se sont traduits par des formes de gouvernement plus « opportunistes ».

Pour l’auteur, les prétendants que sont la Chine ou l’Inde ne sont pas en position de donner des leçons aux autres.

Comme l’Europe a abandonné depuis longtemps toute prétention d’être une puissance militaire et que les Etats Unis vont se redéployer en Asie, le maintien d’une présence militaire en Europe leur semble inutile.

En fait, l’Occident auquel pense Mr Ben- Ami n’a pas grand-chose à voir avec celui auquel nous croyons. Quand il parle d’en relativiser le déclin, il met évidemment les Etats Unis en avant par rapport à la mentalité quasiment « post-historique » de l’Europe.

Il conclue que l’Occident est confronté à des défis difficiles, mais que les valeurs que sont la liberté et la dignité individuelle, au centre de la civilisation occidentale restent le rêve d’une grande majorité de l’humanité.

Il oublie cependant que les peuples existent aussi, peut-être plus que les individus, et que les valeurs de liberté et de dignité sont également les valeurs dont sont imprégnés les mouvements populistes, dont il semble craindre l’influence, suite aux échecs des démocraties capitalistes.

Jean Lucat

[box class= »info »] Source : Normandie Identitaire. [/box]

Photo en Une : Puerta de Alcalá, Plaza de la Independencia, Madrid. Crédit photo : Sanbec, licence CC.
djihad

« Vivre ensemble » : Al Quaïda appelle les immigrés à attaquer l’Occident

12/01/2012 – 13h30
WASHINGTON (NOVOpress) – Adam Gadhan, 33 ans, américain converti à l’islam est présenté comme étant le porte-parole américain d’Al Quaïda . Il était apparu dans plusieurs vidéos réalisées par les djihadistes depuis 2004. Dans une vidéo diffusée samedi dernier sur un site musulman,  Adam Gadhan a appelé les musulmans vivant en Occident à mener des attaques contre « la coalition des sionistes et des croisés ».

Il disait s’adresser ainsi aux « communautés d’immigrés comme celles vivant en marge de la société dans les banlieues misérables de Paris, de Londres et de Detroit, ou celles venues en Amérique et en Europe pour étudier ou pour y chercher leur pain quotidien » . « Aux frères musulmans résidant dans les pays de la coalition des sionistes et des croisés (…) sachez que le jihad est un devoir », a déclaré Adam Gadham, dont la capture rapportera un million de dollars à celui qui le ramènera aux autorités américaines.

Aux Etats-Unis, comme en Angleterre, en France et dans de nombreux pays occidentaux, les conversions à l’islam sont de plus en plus nombreuses et vont de pair avec une augmentation significative de l’islam radical,  ce qui inquiète les autorités car les nouveaux convertis sont souvent les plus radicaux et les plus déterminés, bourrés de ressentiment contre leur propre peuple et fanatisés à l’extrême.

Crédit photo : DR

Chine : le président Hu Jintao s’inquiète de l’occidentalisation

Chine : le président Hu Jintao s’inquiète de l’occidentalisation

03/01/12 – 14h30
PEKIN (NOVOpress)
– Le président chinois Hu Jintao s’inquiète pour l’identité culturelle de son pays et a lancé une mise en garde contre une occidentalisation de sa culture.

« Les forces internationales hostiles redoublent d’efforts pour nous occidentaliser et nous diviser« , a-t-il estimé sans être plus précis, évoquant notamment « les domaines idéologiques et culturels« .

Cette noble déclaration ne manque cependant pas d’une certaine ironie venant de la part du représentant du Parti Communiste, dont la révolution dite « culturelle », consistait justement à détruire la culture chinoise ancestrale.

Crédit photo : dlabera via Flickr, licence CC.

L’Occident prépare son ingérence dans les élections russes

L’Occident prépare son ingérence dans les élections russes

01/12/2011- 12h00
MOSCOU (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a officiellement annoncé, dimanche dernier, sa candidature à la présidence de la République. Et la superclasse mondiale est sur le pied de guerre pour discréditer les élections russes et présenter Poutine comme un crypto-dictateur ! Le site internet du journal Le Figaro a, par exemple, mis en place un blog intitulé « Echos de Russie », qui s’inspire du modèle des révolutions arabes : il s’agit de donner un écho en France à des contenus audiovisuels présentés comme confidentiels, voire supposés censurés par le pouvoir russe. Cette opération concerne surtout à mettre en exergue une opposition assez fantomatique.

Qui sont les opposants russes ?

L’ opposition russe au parti de Poutine peut être classée en deux branches : d’un côté les opposants traditionnels, les communistes et les nationalistes, qui ne se privent pas d’exprimer leurs désaccords et ne sont pas diabolisés par les médias russes — à la différence de certains opposants au système en France. D’un autre côté, les partis dits libéraux soutenus par des ONG occidentales sont ultra‑minoritaires. Financés par les Etats-Unis et divers milliardaires dont Georges Soros, leurs rôles consistent à fomenter des « révolutions dites de couleur » sur le modèle ukrainien, pour que les Américains et leurs alliés puissent accuser la Russie d’être un régime autoritaire et donc ennemi.

[box class=info]Phto : Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine/DR[/box]

Histoire du suicide occidental - Vu du Québec, par Mathieu Bock-Côté

[Tribune libre] Histoire du suicide occidental – Vu du Québec, par Mathieu Bock-Côté

Vingt ans après la chute de l’URSS, le communisme nous indiffère. Qu’en reste-t-il sinon la caserne stalinienne nord-coréenne, le socialisme tropicalo-touristique cubain ou le capitalisme-sauvage-autoritaire-à-parti-unique chinois ? Peu de choses. Pourtant, la question mérite d’être posée : le communisme a-t-il laissé un héritage ? Il faut éviter d’y répondre trop directement pour bien y répondre.

Un peu d’histoire. De 1917 à 1956, environ, le communisme était « l’opium des intellectuels ». Il aura fallu bien des révélations pour qu’ils comprennent sa vraie nature. Une fois au pouvoir, les communistes ouvraient des camps de concentration à la chaîne. Ceux qui s’y étaient convertis par humanisme (il y en avait) ont vite déchanté et se sont ralliés peu à peu à la démocratie occidentale.

Mais il y avait les autres. Ceux qui s’y étaient investis par radicalisme. Dès les années 1960, et plus encore à partir des années 1970, ceux-là ont commencé à bouder le communisme soviétique. Trop sévère. Trop pépère. Il leur fallait trouver un substitut révolutionnaire, une drogue idéologique plus dure.

Le gauchisme culturel a pris le relais. Mai 68 représente son « moment fondateur ». La critique de la civilisation occidentale a remplacé celle du capitalisme. Celle de « l’homme blanc hétérosexuel » a remplacé celle du « bourgeois ». Hier, on défendait le prolétaire. Il n’a pas voulu de la Révolution ? On l’a sacrifié pour le remplacer par « l’exclu ».

Par exemple, on a pris l’école pour cible. Il ne fallait plus introduire les enfants à la société mais miser sur eux pour la renverser en repartant la société à zéro. C’est de là, notamment que viennent les initiatives comme la réforme scolaire qui misent sur la « créativité de l’enfant » pour mieux disqualifier la transmission du savoir.

Puis, on a ciblé la famille. Au nom de l’émancipation des uns et des autres, il fallait transformer l’espace domestique en champ de bataille fondé sur la politisation systématique du quotidien. La famille devait apparemment se démocratiser : on a ainsi sacrifié bêtement l’autorité parentale.

Même la prison a été mise en joue, les voyous étant apparemment les premières victimes de la logique carcérale qui déterminerait la société bourgeoise. Certains ont même été jusqu’à faire des voyous les porteurs d’une contestation révolutionnaire fondamentale. Ce discours, on l’a entendu récemment avec les émeutes de Londres.

On a enfin ciblé la nation pour l’assimiler au racisme, à l’exclusion, à la discrimination. On cherchera à la remplacer par la société multiculturelle. L’immigré, considéré comme un « marginal d’exception », sera désormais investi d’une mission sacrée : transformer la société au nom de son droit à la différence. Nul besoin de préciser qu’on ne lui avait aucunement demandé son avis avant de lui assigner une telle mission.

Résumons : vu de gauche, la révolution passait désormais par la survalorisation des marges culturelles. Mais l’histoire connaît d’étranges mutations. À partir des années 1980, le gauchisme culturel s’est affranchi définitivement du marxisme classique. En l’espace d’une décennie, un mariage étonnant allait alors se nouer entre le gauchisme culturel et l’individualisme libertaire. Le capitalisme récoltera la mise. La chute du mur de Berlin et l’avènement de la mondialisation allaient permettre le déploiement de cette nouvelle idéologie.

Le capitalisme s’est réapproprié l’imaginaire de la Révolution. Les révolutionnaires d’hier sont devenus les publicitaires d’aujourd’hui. Pour défaire les vieilles valeurs, mieux valait miser sur un individualisme radicalisé qui, à travers sa revendication d’un droit à l’authenticité, se donnait le droit de se désaffilier de toutes les institutions sociales. Les normes sociales devaient s’adapter désormais aux revendications de chacun. Autrement dit, il n’y avait plus de société. Le marché laissé à lui-même est un remarquable dissolvant social.

Le vingtième siècle a fait beaucoup de mal aux sociétés occidentales. La vision utopique du politique, qui nous a fait oublier l’histoire, la nature humaine et certaines permanences de culture, a appauvri existentiellement nos sociétés. Elle les a déréalisés plus profondément. En d’autres mots, au vingtième siècle, les sociétés occidentales ont essayé de se suicider. Au vingt-et-unième, on constatera probablement qu’elles ont réussi.

Mathieu Bock-Côté

[box class= »info »]Source : libre reprise du site Internet de Mathieu Bock-Côté. Mathieu Bock-Côté est chargé de cours et candidat au doctorat au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007) et en collaboration avec Jacques Beauchemin, de La cité identitaire (Athéna, 2007). Ses travaux relèvent de la sociologie politique, de la sociologie des idéologies et de l’histoire intellectuelle. Il est par ailleurs chroniqueur au quotidien 24h, au mensuel Échos Montréal ainsi qu’à l’émission Isabelle le matin, au 98,5 fm.[/box]