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L’ouverture des données publiques au public pour leur réutilisation n’est pas un long fleuve tranquille en dépit d’un réel volontarisme politique affiché

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[Lu sur le Net ] Des langues européennes menacées d'extinction numérique

[Lu sur le net] Des langues européennes menacées d’extinction numérique

Crédit photo : Jody Art via Flickr (cc)

03/10/2012 — 16h00
via Atelier.net Avec la digitalisation, certaines langues souffrent de ne pas assez être exploitées par le numérique. Elles pourraient disparaître de la Toile, ou tout du moins avoir une présence très limitée.

Certaines langues parlées par un faible nombre de personnes pourraient être menacées d’existence virtuelle. En effet, des scientifiques de l’Université de Manchester pour Text Mining (NaCTeM) qui font partie de l’équipe européenne de chercheurs META-NET (composé de 60 centres de recherche répartis dans 34 pays) ont conclu que l’assistance numérique est « inexistante » ou au mieux « faible » pour 21 des 30 langues européennes qu’ils ont étudiées. Leur étude a en fait évalué l’assistance technique linguistique pour chaque langue selon quatre critères différents : la traduction automatique, l’interaction vocale, l’analyse des textes et enfin la disponibilité des ressources linguistiques. Il en résulte que l’islandais, le letton, le lituanien et le maltais sont les langues les plus menacées de disparition. Le bulgare, le grec, le hongrois et le polonais sont également en danger. Quant au néerlandais, au français, à l’allemand, à l’italien et l’espagnol, ils sont considérés comme ayant « un soutien modéré ». Enfin, le basque, le bulgare, le catalan, le grec, le hongrois et le polonais se situent également dans l’ensemble des langues à haut risque.

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Quand l’État "hadopise" les livres

Quand l’État « hadopise » les livres

04/04/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) — Le 22 février dernier, une loi sur la numérisation des livres indisponibles du XXème siècle a été votée par 19 députés présents dans l’hémicycle. Elle a été complétée le 3 avril par une modification du code de la propriété intellectuelle qui en permet l’application.

De quoi s’agit-il ? Au départ l’idée est excellente. Il s’agit de numériser, afin de les rendre accessibles au public, tous les livres publiés avant 2001 qui ne sont plus commercialisés sans être pour autant tombés dans le domaine public (une œuvre tombe dans le domaine public 70 ans après la mort de l’auteur).

Concrètement comment cela va-t-il se passer ? D’abord la BNF va établir petit à petit un fichier des œuvres concernées. À partir de la publication du fichier, les auteurs ou les ayants droit auront six mois pour demander le retrait de l’œuvre du fichier si ils le désirent.

Ensuite sera créée une Société de Perception et de Répartition des droits qui versera une rémunération pour la commercialisation des livres numériques, moitié-moitié pour le premier éditeur de l’œuvre et pour l’auteur. Enfin pas vraiment moitié-moitié pour l’auteur, puisque dans son cas on amputera ses droits d’auteur des frais de numérisation.

Il est également prévu de numériser les « œuvres orphelines », c’est à dire sans ayants droit. Là c’est la Société de Répartition des droits qui engrangera le bénéfice. Qui siègera dans cette société ? Où ira l’argent ? Mystère. On peut donc facilement imaginer que, comme souvent en France, ce sont des amis du pouvoir qui vont se goinfrer. Et ce dans la plus parfaite opacité.

Le projet, en revanche, sera financé par l’argent du contribuable, puisque il bénéficiera des fonds du grand emprunt. Coût estimé : entre 30 et 50 millions d’euros.

Des auteurs commencent à se regrouper et à pétitionner contre cette loi qui favorise de manière éhontée les éditeurs au détriment des auteurs (c’est le groupe Lagardère qui va être ravi avec dans son escarcelle Hachette, Hatier, Grasset, Larousse, Dunod, Stock, Le Masque, Fayard, Marabout, Le Livre de poche, entre autres).

Pourtant la Société des Gens de Lettres a validé l’accord. Celui-ci est tout de même plus avantageux que celui que Google avait négocié aux USA et qui a a depuis été cassé par la justice américaine. L’auteur, dans la loi française, garde en effet le droit, même après l’expiration du délai de six mois, de faire retirer l’œuvre numérique si il juge qu’elle nuit à sa réputation. L’éditeur aussi peut contester, dans ce cas il aura trois ans pour faire numériser l’ouvrage à ses frais. Alors que ça pourrait être fait aux frais de l’auteur et du contribuable ? On peut prédire que les éditeurs ne vont pas beaucoup contester…

Archaïque avant même sa mise en application ?

Le système est totalement archaïque à l’heure où Amazon propose aux auteurs « numériques » de toucher 70% des bénéfices et de fixer eux-mêmes le prix de l’ouvrage. Comme pour Hadopi avec les majors musicales, les poids lourds de l’édition s’accrochent à un modèle économique qui spolie les artistes à leur bénéfice, avec la complicité de l’État.

Mais le meilleur reste à venir.

Le président de la BNF, Bruno Racine qui je le rappelle doit décider des listes de livres à inscrire au fichier de numérisation, souhaite l’instauration d’un « comité de vigilance » pour les « livres sensibles ».

Vous allez vite comprendre où l’on veut en arriver avec les déclarations de ce monsieur : « Un livre comme « Mein Kampf » ne bénéficiera pas du système, c’est une question de « droit moral » (…) On ne peut pas mettre en vente un livre qui ferait l’apologie du Mediator, par exemple. Un livre qui semblerait faire l’éloge de la pédophilie tomberait sous le coup de la loi. Par exemple, dans les années 70 et 80, il y a eu une mode qui s’est intéressée à la sexualité des enfants. Il ne faudra pas constituer le corpus de manière mécanique. »

Il propose donc ni plus ni moins que la restauration de la censure préalable à publication. Donc exit les livres politiques non conformes au sens du vent, même s’ils ont un intérêt historique. Exit les livres pédophiles ? Mais nous avons envie d’avoir des preuves de la saloperie de quelques individus encore vivants. Une fois qu’ils auront nettoyé leur e-réputation sur internet, si les livres n’existent plus, plus de preuves… comme c’est commode. Idem pour le Mediator…

Cette loi c’est la méthode sarkozyste en acte : une bonne idée se transforme toujours dans les faits en loi liberticide qui favorise l’enrichissement des copains… Il restera toujours les bacs des bouquinistes mais c’est plus aléatoire.

Spoutnik pour Novopress

Crédit photo : zigazou76 via Flickr (cc)

Nombre record de PV : les automobilistes traient comme des vaches à lait

Nombre record de PV : les automobilistes traits comme des vaches à lait

11/10/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le nombre des amendes, qui pèsent sur le dos des automobilistes, explose : 7,5 millions en 2010. Soit une hausse de 13% par rapport à 2009. Un record qui ne tient pas compte des amendes infligées par les polices municipales. La baisse du nombre de places de stationnement dans les centres-villes et l’arrivée des tablettes numériques permettant la distribution électronique de PV, expliquent surtout ce phénomène.

Ainsi, grâce à ces tablettes numériques, les pervenches gagneraient 30% de temps dans la rédaction des PV par rapport au classique carnet à souche. Selon Rémy Josseaume, président de la commission juridique de l’association 40 Millions d’automobilistes, les pervenches sont également motivées par une politique du chiffre : « Les agents verbalisateurs ont, semble t-il, eu des consignes pour verbaliser plus pour gagner plus », affirme le juriste et docteur en droit.

Les Français préfèreraient certainement que les pouvoirs publics mettent autant d’énergie et de technologies à lutter contre les braquages, trafics de drogue et d’armes générés par l’immigration sauvage. Une réalité autrement plus dangereuse qu’un « arrêt ou stationnement gênant »

Vers le goulag numérique ? Conférence Paris 17 septembre

Vers le goulag numérique ? Conférence, Paris 17 septembre

Facebook, vidéo surveillance, biométrie, nanotechnologies,…
Ces activités ou technologies numériques et bien d’autres deviennent de plus en plus courantes dans notre vie. Xavier Eman posera la question, ne nous mènent-elles pas « Vers le goulag numérique » ?
Le 17 Septembre à 17h. Cercle Sainte-Geneviève, La Barricade, Foyer de l’Identité parisienne.

Vers le goulag numérique ? Conférence Paris 17 septembre