Tag Archives: NSA

La CIA va enquêter sur les partis politiques européens opposés à Bruxelles

19/01/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les agences de renseignement américaines vont mener des enquêtes en profondeur pour voir comme le Kremlin s’infiltre dans les partis politiques en Europe.
James Clapper, le directeur américain du renseignement National, a été chargé par le Congrès américain pour mener un examen approfondi des financements clandestins russes des partis européens de ces dix dernières années. Cette offensive montre la préoccupation de Washington face aux tentatives de Moscou visant à la désunion européenne et à la remise en question de l’OTAN pour bloquer les programmes américains de défense antimissile et révoquer le blocus contre la Russie après l’annexion de la Crimée.
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Anniversaire du 11 septembre : la menace d’Al Qaeda plane toujours sur les USA

11/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les Américains célèbrent le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre, avec un pincement de peur au cœur. Si les responsables de la sécurité affirment ne pas avoir identifié de menace précise, Al Qaeda a tout de même diffusé une liste de cibles à abattre.

Le monde a été sidéré par les attentats du 11 septembre 2001. Pour les Américains, l’attentat le plus meurtrier sur leur sol est toujours un traumatisme et c’est avec appréhension que bon nombre d’entre eux voient approcher cette date. Les terroristes d’Al Qaeda étant friands de symboles, un nouvel attentat à cette date est une hypothèse logique qui ressurgit chaque année outre Atlantique.

Pourtant, le directeur du FBI James Comey et le chef de l’Agence de sécurité nationale (NSA), l’amiral Michael Rogers, qui intervenaient à une conférence sur le renseignement se sont voulus rassurants. Le premier a déclaré qu’« il n’y a pas de menace spécifique et crédible liée » à cet anniversaire. Il n’a pas été contredit par son collègue de la NSA, qui a simplement souligné combien le 11— Septembre « est clairement une date qui résonne pour beaucoup de gens ».

Pourtant, Al Qaeda dans la péninsule arabique (AQPA) commémore la date à sa façon, en publiant une « kill list » à la veille du 14e anniversaire des attentats les plus célèbres du monde.
L’objectif des islamistes est de déstabiliser l’économie américaine en visant ses locomotives. Aqpa appelle à tuer les milliardaires Américains qui font l’économie du pays, tel que le fondateur de Microsoft Bill Gates, l’investisseur Warren Buffet, l’ex-maire de New York Michael Bloomberg, ou encore l’ex-président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke. L’organisation terroriste leur promet la vie sauve s’ils fuient les USA avec leurs capitaux.

Si l’organisation a perdu beaucoup de sa superbe depuis la guerre menée contre elle en Afghanistan et la montée en puissance de l’État Islamique (Daesh), ses menaces ne sont toutefois pas à prendre à la légère.

Crédit photo : 9/11 Photos via Flickr (CC) = 9/11 World Trade Center Attack


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Russie, États-Unis : deux poids, deux mesures

27/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’affaire des écoutes américaines n’a pas fini de faire jaser. Le scandale dont les États-Unis se sont rendus coupables en surveillant trois présidents de la République française ne semble en effet pas beaucoup concerner le gouvernement. Bien sûr, le sujet a été évoqué à l’Assemblée nationale, et a été largement commenté par un nombre important de responsables politiques.

Mais l’indignation des hommes politiques français s’apparente à la montagne accouchant d’une souris

À droite comme à gauche, les représentants du peuple ont condamné l’acte américain. Ils ont pleuré la dignité blessée de la République française, ils ont crié leur incompréhension, ils ont développé des trésors d’argumentation pour accabler les services de renseignements américains ; bref, ils ont abreuvé les médias de leur « indignation » et ont couvert sous le bruit de leurs paroles la vacuité de leurs actions. Au bout du compte, en effet, la seule mesure concrète annoncée par le gouvernement à l’encontre des États Unis a été… une demande d’explications. Après avoir dénoncé un acte de trahison, une violation grave, un crime commis d’allié à allié, la demande d’explications sera donc la seule mesure pratique que la France prendra pour laver son honneur bafoué.

Compte tenu du traitement infligé à la Russie, l’attitude du gouvernement français apparaît pour le moins à géométrie variable

Comment ne pas s’étonner, alors que tout récemment la France s’était signalée par la dureté du traitement qu’elle avait réservé à la Russie ? Pour une affaire qui ne la concerne pas directement (il s’agit bien évidemment de la guerre en Ukraine) la République française n’avait pas hésité à sanctionner le gouvernement russe en refusant de lui livrer les deux porte hélicoptères de type Mistral qu’elle lui devait, n’hésitant pas à porter un coup à sa propre économie, prétextant des raisons d’ordre éthique. Mais aujourd’hui, alors que la France est insultée gratuitement et directement par cette même puissance qui a réclamé son soutien et son sacrifice lors du conflit ukrainien, rien ne sera mobilisé, si ce n’est une grande agitation qui remue beaucoup de vent.

Cette affaire révèle, s’il en était besoin, la dépendance assumée de la France envers les États Unis, qui prend aujourd’hui la forme d’une humiliation à peine camouflée.

Crédit photo : EFF Photos via Flickr (CC) = EFF NSA logo parody (sticker)


Chard

Écoutes de la NSA, la grande hypocrisie (Présent 8383)

24/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)

« Pratiques inacceptables », « méthodes scandaleuses »… La publication mardi soir par Mediapart et Libération de notes de la NSA, obtenues par Wikileaks, indiquant que les États-Unis avaient placé sur écoute les trois derniers présidents français, n’en finit plus de susciter l’indignation générale de notre classe politique. Cependant, outre le fait que ces « révélations » n’étaient qu’un secret de Polichinelle, tous les experts du renseignement savent que l’écoute de ses alliés est une pratique on ne peut plus courante.

Indignation générale
Interviewé par TF1, Julian Assange, de Wikileaks, annonçait encore mercredi soir la publication prochaine de nouvelles révélations « beaucoup plus importantes »… De quoi inquiéter un peu plus des autorités françaises déjà en ébullition. Dès mercredi matin, en effet, Hollande convoquait en urgence le conseil de Défense, à l’issue duquel il condamnait des « faits inacceptables » et rappelait que notre pays « ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité ».8383-P1
En même temps, alors que l’ambassadrice des États-Unis en France était convoquée au Quai d’Orsay, le Président téléphonait à Obama pour lui demander de réitérer ses « engagements » de 2013 de ne plus procéder au « ciblage des autorités françaises ».
Enfin, de nombreux élus exigeaient des mesures de rétorsion contre les États-Unis. Ainsi Marine Le Pen, estimant que « les Français doivent prendre conscience que les États-Unis (…) ne sont pas un pays allié ou ami », a-t-elle invité la France à « envoyer un signal fort en se retirant dès aujourd’hui des discussions en cours sur le funeste Traité transatlantique ». Avant d’ajouter que « notre réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN (…) apparaît comme une faute stratégique lourde sur laquelle il faudra revenir ». Un avis rejoint par Mélenchon, pour qui non seulement « l’arrêt des négociations sur le grand marché transatlantique s’impose de toute urgence », mais « Assange et Snowden doivent obtenir l’asile politique en France et la nationalité française ».

Une pratique courante
Cependant, comme le rappelait l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, « tout diplomate vit avec la certitude que ses communications sont écoutées et pas par un seul pays ». Chacun en effet a encore en mémoire le cas de l’Allemagne qui, après avoir protesté contre des écoutes inamicales de la NSA, était prise « la main dans le sac » en 2014. Ou encore les déclarations de l’ex-patron de la DST, Yves Bonnet qui, au moment de l’affaire Snowden, assurait que « la France aussi espionne ses alliés ».
En fait, comme l’expliquait en mai dernier à Atlantico Michel Nesterenko, du Centre français de recherche sur le renseignement, « tous les pays qui en ont les moyens techniques et le budget se livrent à de telles pratiques et cela depuis toujours (…). Cela n’a rien à voir avec l’amitié ou l’absence d’amitié entre les peuples ».

Franck Delétraz

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Les Américains surveillent en masse

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Suite aux révélations des écoutes, les politiques français ont eu beaucoup d’imagination quant aux sanctions à donner aux États-Unis. Rappelons les faits. Julian Assange, cofondateur de Wikileaks, a obtenu et rendu public, par Mediapart et Libération, des écoutes par l’agence de surveillance américaine, la NSA. Elles visaient de nombreux politiques dont les 3 derniers présidents Chirac, Sarkozy et Hollande. Les interceptions de l’agence américaine se seraient étalées de 2006 à 2012. Cette nouvelle s’est répandue comme une véritable traînée de poudre provoquant des réactions plus ou moins nuancées à l’égard de « l’oncle Sam ».
Le président américain Barack Obama, lors d’une mise en scène téléphonique avec François Hollande, a « réitéré sans ambiguïté son engagement ferme » contre tout espionnage de dirigeant de pays allié, a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

Quelle fut la réaction de l’État français ?
Les premières réactions du gouvernement par son porte-parole furent réservées. Stéphane Le Foll sur un média affirma :

Ce qui s’est passé n’est pas acceptable, mais ce n’est pas pour autant que l’on va entrer dans une crise. Il faut bien réfléchir à ce que l’on dit, en particulier sur ce genre de sujet

.

Qu’en ont pensé les politiques français ?
La timidité de l’exécutif a laissé place à une déferlante de réactions demandant une sanction ferme de la France vis-à-vis de son allié.

Si la France se respectait, elle ferait détruire la partie de l’ambassade des États-Unis où ont lieu, les écoutes

proposait le sénateur centriste Yves Pozzo sur Twitter qui est cependant rapidement revenu sur la fermeté de ses propos, « On n’en a pas le droit évidemment, une ambassade est une extension de territoire à l’étranger. C’est de l’humour ».
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a déclaré mercredi soir qu’il avait l’intention d’évoquer avec ses interlocuteurs américains l’écoute des conversations de trois chefs d’Etat français. Comme quoi, il ne renonce même pas symboliquement à se rendre aux USA…
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La France écoutée par la NSA ? Il est temps d’accorder l’asile politique à Edward Snowden !

24/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Wikileaks, Libération et Mediapart viennent donc de révèler que la NSA avait écouté les communications des trois derniers présidents français et de plusieurs membres de gouvernement entre 2006 à 2012.

Comme le précise Mediapart :

Toutes classifiées « top secret », ces notes détaillent les dessous d’un espionnage obsessionnel de la France par les États-Unis sur des questions diplomatiques, de politique locale ou économiques de tous ordres. Que les États-Unis écoutent les principaux dirigeants d’un pays allié comme la France relève pour certains du secret de polichinelle. L’information est désormais prouvée par des documents issus du cœur de l’appareil d’État américain. Surtout, les éléments que nous rendons publics révèlent l’ampleur jusqu’ici insoupçonnée de l’espionnage états-unien, réalisé en dehors de tout cadre judiciaire et de tout réel contrôle.

Des révélations qui ont incité François Hollande à convoquer ce mercredi un Conseil de défense « pour évaluer sur tous les plans la totalité des informations ».

Mais il ne faut pas s’attendre à une réaction particulière de la part d’un gouvernement obéissant aux ordre de l’Oncle Sam. Et si la France accordait enfin l’asile politique à Edward Snowden ?


 

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Renseignement : le Sénat américain bride la NSA… ou pas ?

04/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Sénat américain a adopté, hier, le « USA Freedom Act ». Il s’agit d’un projet de loi qui instaurera une limitation des pouvoirs de surveillance de la NSA, l’Agence nationale de sécurité américaine. Le nouveau texte a déjà été promulgué par Barack Obama.
Le Patriot Act avait été adopté aux États-Unis après les attentats du 11 Septembre. Il octroie de très larges pouvoirs aux organismes de lutte contre le terrorisme. Il a notamment servi de justification à la NSA pour mettre en place de vastes systèmes de surveillance de l’internet et des réseaux téléphoniques, notamment les écoutes de politiques européens.
Le texte adopté par le Sénat privera la NSA définitivement de cette capacité, sauf pour les enquêtes qui ont débuté avant lundi.
Cependant, en raison d’un délai technique, la NSA ne peut d’ores et déjà plus collecter les métadonnées téléphoniques des Américains depuis le 1er juin.
Maintenant, les autorités devront pour cela justifier d’un lien « raisonnable et détaillé » avec le terrorisme, sauf en cas d’urgence, ce qui laisse tout de même une bonne marge d’interprétation, comme avec notre loi sur le renseignement…

Crédit photo : Tom Blackwell via Flickr (CC) = NSA Field Station Berlin Teufelsberg


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NSA : un plan pour espionner les utilisateurs de téléphones portables

27/05/2015 – MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Selon des documents rendus publics par Edward Snowden, la NSA avait mis au point un plan pour écouter les GSM dès 2011. A-t-il été mis en pratique ?

Une publication du site The Intercept a dévoilé des documents rendus publics par Edward Snowden. Ces documents font état d’un plan conçu par la NSA entre 2011 et 2012 pour intercepter des données entre un utilisateur de téléphone portable connecté à Internet et le serveur recueillant l’application. Nommé Irritant Horn, ce projet visait la France ainsi que d’autres pays, suite au printemps arabe de 2010. La National Security Agency souhaitait mettre la main sur des informations qui traitaient du Moyen-Orient et conflit à venir en Afrique. Officiellement l’objectif était donc de lutter contre le terrorisme, mais aussi de développer les techniques d’espionnage.
Le procédé vise les téléphones Android et particulièrement les modèles Samsung. d’autres techniques développées par la NSA ciblent aussi les utilisateurs d’iPhone.
Sans commentaire des différents organismes impliqués, on peut être en droit de penser que ce projet est un jour passé à la pratique…

Crédit photo : Marjan Lazarevski via Flickr (CC)


La NSA et le FBI en guerre, contre les téléphones inviolables

La NSA et le FBI en guerre, contre les téléphones inviolables

24/02/2015 – WASHINGTON (NOVOpress)
Lundi, lors d’un colloque d’experts en cybersécurité réunis à Washington, le directeur de la NSA, l’amiral Mike Rogers a réitéré l’alerte lancée par son homologue du FBI en octobre. Il a martelé qu’il fallait à tout prix éviter la commercialisation de téléphones inviolables par les grands groupes comme Apple ou Google. Pour appuyer son argument, il a invoqué les risques criminels et terroristes qui, selon lui, seraient décuplés par le renforcement de la sécurité personnelle des téléphones.

De quels enjeux parle‑t‑on exactement ?

Il s’agit ici de la commercialisation de téléphones portables cryptés auxquels seuls les propriétaires pourraient avoir accès. Toutes les données personnelles, courriels, textos, photos, seraient ainsi contrôlées uniquement par leurs propriétaires directs. Ces questions préoccupent les usagers qui aujourd’hui sont toujours à la recherche d’une solution de cryptage plus efficace pour leurs données. Ces préoccupations sont une réponse directe aux scandales qui ont secoué les Etats‑Unis et le monde entier après les révélations d’Edward Snowden, ancien analyste de la NSA, qui a dévoilé l’ampleur du filet de surveillance et des techniques de l’agence gouvernementale étatsunienne. Des révélations qui se poursuivent, puisque vendredi dernier le journaliste Glenn Greenwald a révélé que la NSA avait monté un programme permettant de voler les clefs de cryptage des cartes SIM produites par les grands de cette industrie. Malgré cette dernière révélation, le patron de la NSA a donc appelé à empêcher le cryptage des téléphones et a exhorté les fabricants à prévoir une « porte dérobée » dans leurs programmes pour des questions « De sécurité nationale ».

Ce problème dépasse le cadre de la téléphonie

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Quand la NSA pirate les cartes SIM pour surveiller les communications mobiles

21/02/2015 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Au lieu de s’embêter à tenter de casser les clés de chiffrement des connexions mobiles, la NSA aurait trouvé une solution plus radicale : les voler par millions auprès de ceux qui les fabriquent.

En effet, le site The Intercept a révélé – sur la base de documents fournis par Edward Snowden – que les services secrets britanniques (le GCHQ) et la NSA avaient piraté les comptes email et Facebook de salariés de Gemalto, le leader mondial de la fabrication de cartes SIM. L’objectif de cette vaste opération de piratage : mettre la main sur des millions de clés d’authentification censées assurer la protection des communications entre le téléphone mobile et la station de base.

Il est certain qu’aujourd’hui, les communications mobiles ne doivent absolument pas être considérées comme sécurisées. Ainsi, comme le conseille le journal 01Net, ceux qui voudraient transmettre des données confidentielles ont intérêt à utiliser des solutions telles que Silent Circle, Cryptocat, TextSecure ou encore Red Phone.


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Big brother : la NSA capable de reprogrammer n’importe quel disque dur

19/02/2015 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress via 01Net)
La société Kaspersky a mis la main sur un arsenal de malwares ultrasophistiqués dont les traces remontent à l’agence d’espionnage américaine. C’est une plongée étourdissante dans l’art de la guerre numérique.

Après des mois d’enquête, les chercheurs en sécurité de Kasperky ont mis la main sur une série de logiciels d’espionnage aussi complexes que Stuxnet, utilisés par un groupe qu’ils ont baptisé « Equation Group ». Celui-ci est actif depuis au moins 2001, utilise un vaste réseau de serveurs de commande et contrôle (plus d’une centaine) et a infecté plusieurs dizaines de milliers postes partout dans le monde. Vous l’aurez compris : derrière « Equation Group » se cache en réalité… la NSA.

(…)

Parmi la demi-douzaine de logiciels d’espionnage analysés, il y en a un qui surpasse tous les autres, car il est capable de reprogrammer (« flasher ») les firmwares de presque tous les disques durs du marché : Maxtor, Western Digital, Samsung, Toshiba, Seagate, Hitachi, IBM, Micron Technologies, etc. Dans quel but ? Pour y installer un mouchard ultrarésistant, impossible à supprimer pour le commun des mortels. Et qui reste opérationnel même après un formatage complet du disque dur ou une réinstallation du système d’exploitation. Ce module de reprogrammation de disque dur ne sert visiblement pas pour une surveillance de masse. Selon Kaspersky, sa présence est « extrêmement rare ». Son utilisation est probablement réservée à l’espionnage de quelques cibles très particulières.


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Edward Snowden : « La surveillance de masse est pratiquée dans tous les pays »

11/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
A l’occasion d’un rassemblement organisé à Paris par Amnesty International, Edward Snowden a tenu – le mercredi 10 décembre – sa première conférence en France. Elle se déroulait en direct vidéo depuis la Russie, où Snowden est réfugié depuis l’été 2013. C’est la première fois que l’ancien consultant de la NSA prenait la parole en France.

La France est-elle sous surveillance ? Voici la réponse d’Edward Snowden :

Je n’ai pas accès à des informations secrètes. J’ai tout détruit, à part ce que j’ai donné aux journalistes. C’est maintenant le rôle de la presse. Mais la surveillance de masse a lieu dans tous les pays qui ont les moyens d’avoir des agences de renseignement. Il y a eu des rapports qui ont montré qu’Orange fournissait des informations à la DGSE. (…) Est-ce que c’est juste ? Est-ce que c’est moral de violer les droits de la population ? On n’a pas répondu à cette question sérieuse en France.

Affaire Snowden: La Suisse comme terre d’accueil possible de l’ex-consultant de la NSA ?

Affaire Snowden: La Suisse comme terre d’accueil possible de l’ex-consultant de la NSA ?

09/09/2014 – BERNE (via 20 Minutes)
Après La Russie, La Suisse va-t-elle être un terre d’accueil et d’exil pour l’ancien consultant de la NSA, Edward Snowden. En tout cas, la Confédération helvétique ne livrerait pas Edward Snowden aux Etats-Unis, car il n’y pas d’accord d’extradition pour motifs politiques entre les deux pays. De quoi montrer la Suisse en tout cas comme un modèle pour l’état de droit en Europe.

Espionnage : « Nulle part où se cacher » de Glenn Greenwald

Espionnage : « Nulle part où se cacher » de Glenn Greenwald

30/07/2014 – PARIS (via Polémia)
On ne saurait trop recommander la lecture du livre de Glenn Greenwald (photo) Nulle part où se cacher (J.C. Lattès 2014). G. Greenwald est en effet ce journaliste américain du Guardian qui a contribué à diffuser les révélations d’Edward Snowden, l’agent de la NSA (Agence nationale de sécurité) qui a divulgué comment le gouvernement américain espionnait les communications et les réseaux Internet du monde entier.

Car ce livre – qui se lit comme un véritable roman policier plein de suspense – contient de très remarquables informations.


Les grandes oreilles de l’Oncle Sam

D’abord parce l’auteur revient en détail, et pièces à l’appui, sur l’étendue des révélations d’Edward Snowden.

On y voit notamment comment la NSA a mis en place des dispositifs sophistiqués pour intercepter toutes les communications, sans aucun contrôle judiciaire et au mépris des engagements pris devant le Congrès, au nom de la « sécurité nationale », de la « lutte contre le terrorisme » et grâce aux dispositions du « Patriot Act ».

On voit que la NSA espionne tout le monde et pas seulement les seuls « terroristes » présumés. On y voit aussi comment la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande collaborent à ce dispositif d’espionnage sans précédent en relayant les grandes oreilles de l’Oncle Sam. Mais l’auteur montre aussi que les gouvernements « alliés » collaborent au dispositif : au premier chef Israël, mais aussi les « alliés » européens, dont la France, soit dit en passant. C’est-à-dire que ces pays se rendent complices de l’espionnage de leurs propres concitoyens par les Etats-Unis !

Un fructueux marché

Les révélations d’E. Snowden mettent aussi en lumière que les réseaux de téléphonie privés et les majors de l’Internet constituent un rouage essentiel de ce système d’espionnage mondial et qu’ils y trouvent au surplus un intérêt financier. Ce réseau d’espionnage représente donc un nouvel exemple remarquable de privatisation d’une fonction souveraine supposée, typique de la post-démocratie.

Tout ceci était bien connu des initiés mais l’ouvrage de G. Greenwald a le réel mérite de tout remettre en perspective, ce dont se gardent bien évidemment nos médias de propagande.

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Vu sur Twitter

« La NSA est dans la place » : une oeuvre de l’artiste Oliver Bienkowski, projetée sur l’ambassade US à Berlin

Publié le
La NSA trace tous les utilisateurs de Tor, et les lecteurs de Linux Journal

La NSA trace tous les utilisateurs de Tor, et les lecteurs de Linux Journal

13/07/2014 – via NumeramaSelon les révélations de la télévision publique allemande, la NSA surveille et collecte les adresses IP de tous les utilisateurs du service Tor, et même de ceux qui visitent des sites parlant des techniques d’anonymisation et de protection des données. Parmi eux, le site Linux Journal, qualifié « d’extrémiste ».


Les chaînes de télévision publiques allemandes NDR et WDR ont publié jeudi une enquête réalisée par trois experts du réseau d’anonymisation Tor (Jacob Appelbaum, Aaron Gibson et Leif Ryge), dans laquelle elles révèlent une partie du code source de XKeyScore, un logiciel mis au point par la NSA pour suivre à la trace et collecter des données sur les internautes.

Leur enquête se base sur « un accès exclusif au code source top secret de la NSA, des interviews d’anciens employés de la NSA, et l’examen de documents secrets du gouvernement américain« . Elle révèle que XKeyScore est configuré pour collecter les adresses IP de tout internaute qui utilise Tor pour masquer son identité et le contenu de ses communications, et qui est ainsi considéré par la NSA comme un terroriste en puissance.

Pour y parvenir, le programme trace les communications vers les adresses IP des quelques serveurs dans le monde (actuellement neuf) qui servent de « Directory Authority » sur Tor, c’est-à-dire qui hébergent la liste de tous les noeuds publics (ou « nodes ») de connexion au réseau d’anonymisation. Toutes les heures, la liste des noeuds est mise à jour et les utilisateurs de Tor la téléchargent depuis un Directory Authority pour connaître les adresses par lesquelles ils peuvent faire transiter leurs communications.

Linux Journal, un « forum d’extrémistes »

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