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La NRH salue la longue et riche histoire de la Hongrie

08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son numéro 87, daté de novembre et décembre, la NRH salue « la longue et riche histoire de la Hongrie », titre de l’éditorial de son directeur, Philippe Conrad, que nous publions ci-dessous. Le dossier de ce numéro de la Nouvelle Revue d’Histoire, fondée par Dominique Venner, est en effet consacré à l’« Indomptable Hongrie », et comporte un entretien avec le premier ministre hongrois, Viktor Orban, titré : « Contre Bruxelles, pour l’Europe des nations ». Voici l’éditorial :

nrh-hongrie-couv« Les Hongrois viennent d’approuver, à 98 % des suffrages exprimés, la décision prise par leur Premier ministre de refuser les quotas de répartition des réfugiés qu’entendent leur imposer Angela Merkel et les technocrates bruxellois. Les médias du système n’en ont pas moins chanté victoire, le quorum de participation nécessaire à la validation de ce choix n’ayant pas été atteint. Amère victoire pour les tenants de la pensée unique, incapables de comprendre que les peuples ne sont pas des agrégats informes d’individus interchangeables, privés de racines et de mémoire. Le gouvernement hongrois a de plus aggravé son cas en faisant école. La Slovaquie, la République tchèque et la Pologne, réunies au sein du groupe de Visegrad opposent un front commun aux diktats de Bruxelles. La perspective de voir l’Autriche rejoindre la dissidence fait craindre le pire… Les performances électorales des partis « populistes » dans d’autres pays européens ne font qu’accroître les inquiétudes des tenants d’un mondialisme déconnecté du réel.

L’histoire demeure heureusement ouverte et l’avenir n’est écrit nulle part, les dernières décennies l’ont largement confirmé mais, quelles que soient les perspectives d’un sursaut salvateur face à la société marchande planétaire déculturée en cours de formation, il convient de s’interroger quant aux raisons qui ont fait qu’un petit pays de dix millions d’habitants porte aujourd’hui, par l’exemple qu’il donne, les espoirs de bon nombre d’Européens.

L’esprit de résistance et la résilience dont ont su faire preuve les Hongrois au cours de leur histoire millénaire trouvent sans aucun doute leur source dans les siècles d’épreuves qu’ils ont dû traverser pour maintenir une identité constamment menacée. Née de la fusion de l’élément magyar issu des steppes orientales avec des populations slaves puis germaniques, la population hongroise, réunie et christianisée par saint Étienne au tournant de l’an 1000, connaît d’abord les luttes opposant les Grands à l’autorité royale. en 1242, les tatars envahissent le royaume qui perd le tiers de sa population.

Il faut, au XIVe siècle, l’avènement de la dynastie d’Anjou pour que le royaume de la sainte Couronne renoue avec la puissance. Le retour de l’instabilité dynastique favorise les entreprises des Ottomans et le roi Sigismond est vaincu en 1396 à Nicopolis. L’irruption de Tamerlan en Asie mineure laisse un sursis à l’Europe balkanique et danubienne mais les exploits de Jean Hunyadi n’ont qu’un effet retardateur. En 1526, la défaite de Mohacs signe la fin de la Hongrie médiévale, occupée désormais en majeure partie par les turcs jusqu’à la fin du XVIIe siècle, quand les victoires de Charles de Lorraine et du prince Eugène ouvrent le temps du repli ottoman.

Intégrés à l’empire Habsbourg en y conservant nombre de leurs libertés traditionnelles, les Hongrois resteront fidèles à François Ier quand Napoléon tentera de les entraîner contre leur souverain légitime. Mais le printemps des peuples de 1848 les voit se dresser contre Vienne et réclamer en vain leur indépendance. ils sauront au moins se garantir une large autonomie dans le cadre du compromis de 1867, fondateur de la double Monarchie austro-hongroise qui les fait participer au concert européen jusqu’à la guerre de 1914-1918 dont l’issue se révèle pour eux épouvantable.

Vaincus, ils voient leur territoire largement amputé et nombre de leurs nationaux constituer des minorités dans les pays voisins. Contraints de se rallier au camp de l’axe au cours de la deuxième Guerre mondiale, ils basculent ensuite pour près d’un demi-siècle dans la nuit communiste. En 1956, ils manifestent leur soif de liberté avant de la conquérir en 1990 lorsque s’effondre le bloc soviétique. L’oligarchie qui s’installe alors a vite fait de décevoir. Les émeutes de 2006 réveillent l’esprit de rébellion d’un peuple qui refuse de subir, une révolte qui fait écho à celles de 1848 et de 1956.

Le secret de cette résistance réside peut-être simplement dans le fait que les Hongrois sont les héritiers d’une longue et riche histoire dont ils ont conservé la mémoire, source indispensable au maintien de leur identité, la meilleure des défenses contre le nivellement mortifère engendré par le mondialisme libéral.

Philippe Conrad

NRH Front de l'Est

Les combats du Front de l’Est (1941-1945) à la une de la NRH

02/05/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Après Irlande rebelle (n° 83) et De Gaulle et les Américains (n° 82), la Nouvelle Revue d’Histoire (NRH) consacre le dossier de son numéro 84 daté de mai-juin à 1941-1945 – Front de l’Est.

« L’immensité de l’espace concerné, le volume des moyens et des effectifs engagés, l’ampleur des sacrifices consentis et l’acharnement des combats ont fait de la campagne de Russie engagée par Hitler la séquence la plus terrifiante de la Deuxième Guerre mondiale », écrit la NRH, qui poursuit : « Les succès initiaux remportés par l’offensive Barbarossa n’ont pas permis d’atteindre les objectifs prévus dans la mesure où l’espace russe et le général Hiver ont été fatals à la blitzkrieg allemande. Notre dossier est aussi l’occasion de regards sur l’Ukraine déchirée par la guerre, sur les officiers allemands ralliés à la cause soviétique, sur la présence des Français dans cette guerre à l’Est : les « Malgré-nous » alsaciens-lorrains, les pilotes de l’escadrille Normandie-Niémen ou, dans le camp adverse, les combattants de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme. »

Le sommaire complet de ce numéro est disponible ici.

NRH 84

NRH Irlande

La NRH célèbre les 100 ans de l’insurrection irlandaise de 1916

Le numéro 83 de la Nouvelle Revue d’histoire (NRH), daté de mars-avril 2016, vient de paraîtreSon dossier célèbre l’« Irlande rebelle », celles des « Pâques sanglantes » de 1916. Nous publions ci-dessous l’éditorial de son directeur, Philippe Conrad.

Nous allons célébrer, le 24 avril prochain, le centième anniversaire de l’insurrection irlandaise de 1916. Lors de ces « Pâques sanglantes », une poignée de militants nationalistes armés occupent la Grande Poste de Dublin. Le drapeau tricolore, devenu signe de ralliement depuis la révolution manquée de 1848, et la bannière bleue frappée de la charrue d’or et des étoiles d’argent du mouvement ouvrier irlandais flottent sur le bâtiment devenu le poste de commandement de l’insurrection, devant lequel le poète Patrick Pearse déclare « souverain et imprescriptible le droit du peuple d’Irlande à la propriété de son pays et à la libre direction de ses destinées…  »

On sait ce qu’il advint de cette révolte. Faute d’une préparation suffisante et du fait de l’incompréhension de l’opinion, apaisée par les promesses d’autonomie prodiguées par le gouvernement britannique à la veille de la guerre, l’insurrection n’est pas en mesure de rallier les masses populaires. La répression sera à la mesure de l’inquiétude suscitée à Londres et, si la rébellion a échoué, elle a désormais ses martyrs qui, dénoncés comme des criminels, se métamorphosent rapidement en héros aux yeux de leurs compatriotes.

Les élections de décembre 1918 donnent un triomphe au Sinn Fein partisan de l’indépendance. Faute d’être entendus à la Conférence de la Paix, contraints de constater que les grands principes wilsoniens relatifs au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne s’appliquaient pas à eux, les Irlandais n’auront bientôt plus d’autre choix, fin 1919, que le recours à la lutte armée. Un conflit impitoyable qui aboutit, en décembre 1921, à une indépendance impliquant la partition de l’île, l’Ulster protestant demeurant attaché au Royaume-Uni. La guerre civile qui oppose ensuite les partisans du compromis aux jusqu’au-boutistes vient ajouter aux épreuves que dut affronter l’Irlande pour retrouver sa liberté.

Si l’on considère ce qu’avait été l’histoire de l’île, soumise depuis un millénaire à des dominations étrangères, scandinave d’abord puis anglaise à partir du XIIe siècle, cette conquête de l’indépendance n’était en rien acquise. Une situation aggravée au XVIe siècle par la fracture religieuse de la Réforme, puis par la colonisation particulièrement brutale imposée au siècle suivant par la soldatesque de Cromwell. Privé de sa liberté mais aussi de sa terre, contraint de payer la dîme à une Église anglicane qui était celle de l’occupant, le peuple irlandais attendra vainement son salut d’une intervention extérieure, celle de l’Espagne catholique, du souverain Stuart déchu, de la France révolutionnaire. L’identité catholique va constituer un môle de résistance solide mais il faut, au XIXe siècle, l’émergence d’un véritable sentiment national pour que le combat indépendantiste prenne toute son ampleur. L’obstruction parlementaire mise en œuvre par Parnell et les actions violentes visant les terres des landlords jouent leur rôle. Mais c’est en développant l’enseignement de la langue gaélique, en redécouvrant les trésors de la culture nationale, en ressuscitant la musique et les sports traditionnels que les militants nationalistes vont « rendre les Irlandais à l’Irlande et l’Irlande aux Irlandais ».

Nécessairement inscrite dans un processus de longue durée, aboutissement d’un rêve imaginé par les historiens et les poètes capables de transmettre et d’actualiser l’héritage d’un passé et de formuler le projet d’un avenir, la renaissance d’un peuple passe aussi par le prix du sang versé et par le courage de ceux qui, tels un Patrick Pearse ou un Michael Collins, ont tout sacrifié à la cause qui commandait leur existence.

Philippe Conrad

Hors-série de la NRH sur les racines européennes

07/12/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Fondée par le regretté Dominique Venner, la Nouvelle revue d’Histoire (NRH) demeure une référence de sérieux et de plaisir de lecture. Le hors-série consacré aux peuples fondateurs d’Europe intéressera quiconque se passionne pour l’identité française et européenne.

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