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Une sénatrice communiste réécrit l’histoire de la Résistance française

Une sénatrice communiste réécrit l’histoire de la Résistance française

03/07/2012 — 09h30
PARIS (NOVOpress) — Les quinze députés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) ont souhaité, mardi, s’abstenir et ne pas accorder leur confiance au gouvernement Ayrault. Par ailleurs, fin juin, La sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat, avait critiqué avec virulence Jean-François Copé de l’UMP qui avait mis le FN et le Front de gauche dans le même panier, en déclarant : « Même extrémisme, même populisme ». Suite à cette polémique, Nicole Borvo Cohen-Seat a ajouté : « Les communistes ont apporté une contribution décisive à la victoire sur l’occupant nazi à laquelle une certaine droite française à l’époque s’était alliée au nom de la formule (…) “plutôt Hitler que le Front populaire” ».

Une grossière désinformation historique. Le site Decitre.fr rappelle en effet qu’une « légende tenace veut que les pionniers et les héros de la Résistance aient été des hommes de gauche qui avaient combattu le fascisme depuis l’arrivée d’Hitler au pouvoir et qui, le jour de la défaite, se seraient dressés contre la barbarie nazie, tandis que “l’extrême droite”, accusée d’avoir préféré Hitler au Front populaire dès 1936, aurait pris sa revanche en soutenant le régime de Vichy et accepté d’emblée la collaboration avec l’Allemagne nazie. On oublie ainsi que le maréchal Pétain fut investi, le 10 juillet 1940, par une Assemblée nationale composée, pour moitié, de la Chambre des députés, celle-là même qui avait porté au pouvoir le Front populaire ; et que la Collaboration fut prônée par des hommes issus pour la plupart de la gauche, comme Pierre Laval, Marcel Déat ou Jacques Doriot. On oublie surtout que les premiers résistants venaient le plus souvent d’une droite nationaliste ».

Nicole Borvo Cohen-Seat passe sous silence aussi le ralliement très tardif du parti communiste et des socialistes à la Résistance. Un ralliement dont le moteur n’était pas la défense de la France, mais de la Russie communiste, suite à l’invasion de l’URSS par le régime hitlérien le 22 juin 1941.

Crédit photo : Julio Costa Zambelli/Flickr sous licence CC