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Musée du textile de Lyon : l’État laisse détruire la mémoire industrielle française

10/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est l’histoire d’un hold-up
L’État a pris 15 millions d’euros dans les caisses de la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon. Cela menace le musée des textiles, une référence mondiale et un lieu de mémoire essentiel dans une ville connue pour ses tissages de soie et l’histoire ouvrière des canuts.

Et rien n’a été fait pour sauver ce musée
Les Chambres de commerce disent qu’il est plutôt bien géré pour un musée. Un rapport indigent du ministère suggère des économies qui ne résoudront pas l’essentiel du problème. Le Louvre est intéressé, mais n’a pas d’argent et l’idée de nationaliser le musée n’a pas été suivie par le ministère. La ville de Lyon a dépensé des millions pour construire un bâtiment laid et prétentieux autour de son musée des sciences naturelles. Elle n’a plus d’argent pour son héritage culturel.

En quoi est ce révélateur ?
Les hommes politiques disent qu’ils luttent contre le chômage, mais quand il s’agit de sauver ce qui peut nourrir la mémoire et la créativité d’une industrie majeure, ils se défilent, alors que les touristes viennent du monde entier pour voir les tissages de Lyon sur les murs du château de Versailles et que la mode est un secteur essentiel de l’industrie française.

Qui réagit ?
Le site la Tribune de l’art dénonce ce scandale. Par ailleurs, des étudiants de Sciences-Po relancent cette année l’opération leplusgrandmuséedefrance.com pour la sauvegarde du petit patrimoine français.

Crédit photo : patrick janicek via Flickr (CC) = METIER A LA GRANDE TIRE, Musée du textile, Lyon

Musée de l’immigration : entre inversion des valeurs et haine de soi… - par Christian Vanneste

Musée de l’immigration : entre inversion des valeurs et haine de soi… – par Christian Vanneste

21/12/2014 – PARIS (via Polémia)
A la Porte Dorée, François Hollande a relancé la rengaine de l’immigration heureuse et redonné la migraine à notre identité malheureuse.

La France a mal à sa mémoire. Les immigrés, une chance pour la France ; le maintien de la passoire Schengen ; le vote des étrangers, François Hollande a sorti le drapeau rouge, façon de rallier les siens, et d’exciter les autres.

Ce discours illustre la décadence intellectuelle et morale accélérée de notre pays. D’une part, l’idéologie de la haine de soi exerce sur les débats une pression quasi totalitaire qui proscrit toute référence à l’identité nationale au profit de l’adulation des différences, c’est-à-dire de l’identité des autres. D’autre part, le sujet fait l’objet d’une manipulation politicienne d’un niveau qui ne relève pas celui du pays.

Donc « notre » président a inauguré la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Curieuse inauguration d’un musée ouvert depuis 2007 ! Sa genèse en dit long sur l’inconscient chargé de notre nation.

A la Porte Dorée, à Paris, il y avait un lieu consacré à valoriser la mission colonisatrice et civilisatrice de la France, qui avait (quelle horreur !) abrité l’Exposition coloniale de 1931. Comme il avait été vidé des collections transportées au Quai Branly, la pyramide de Chirac, on a pensé à une autre destination. Suggérée à Lionel Jospin par l’Association pour un musée de l’immigration, regroupant des historiens et des militants puisque, paraît-il, la distinction s’impose, l’idée d’un remplacement du culte du rayonnement français par son contraire, la repentance coloniale et la richesse des apports de l’immigration, s’est imposée.

Son aménagement a coûté 20 millions d’euros, son coût de fonctionnement est de 7 millions. Il n’accueille que 100.000 visiteurs par an dont 80% bénéficient de la gratuité, et dont une grande partie est constituée par le public captif des écoles. C’est peu à côté du 1,3 million du Quai Branly, des 9 millions du Louvre et des 7 millions de Versailles.

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Patrimoine en danger ? Le Louvre d'Abou Dhabi

Patrimoine en danger ? Le Louvre d’Abou Dhabi

06/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – La partie la plus visible de l’Iceberg n’est pas la plus grosse, chacun de nous l’a appris sur les bancs de l’école. Ainsi, après que le sapin de Noël-jouet anal, déposé comme un besoin animal place Vendôme, a été heureusement dégonflé – illustrant la quintessence de l’art contemporain, qui se remplit d’air, c’est-à-dire de vide ! –, une autre affaire d’Art se profile discrètement depuis quelques années, nettement plus dramatique que les vaines expressions intestinales de Paul Mc Carthy : le Louvre d’Abou Dhabi.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’Abou Dhabi ?

C’est le plus grand des Émirats arabes unis en superficie, où chacun peut pratiquer librement sa religion, dans les limites fixées par la loi, laquelle reste fermement attachée à la tradition islamique. Autrement dit, la charia y coule des jours heureux. Pour preuve, une information parue dans Le Monde en 2010, évoquait des « négociations » entre l’Émirat et la France au sujet de sa base militaire stationnée sur place, avec les familles des militaires : « Selon le journal, le Conseil d’État a donné un avis négatif sur le projet d’accord de défense entre les deux pays. En cause: la loi islamique censée s’appliquer aux Français sur place, qui prévoit « une échelle de sanction de peines incompatibles avec les principes républicains », dont la peine de mort. »

La base existe pourtant bel et bien aujourd’hui.

Donc, la monarchie du Golfe, grâce à un partenariat culturel cette fois, va bientôt ouvrir son antenne du Louvre (en 2015), ce dernier lui prêtant sculptures et tableaux pour la valoriser. Parmi les œuvres – au nombre de 300 – qui partiront dans une région du Monde aussi stable que la faille de San Andreas, citons :

La Belle Ferronnière, de Léonard de Vinci ; Bonaparte franchissant les Alpes, de Jacques-Louis David ; Le Fifre, d’Édouard Manet ; un Autoportrait de Vincent Van Gogh ; La Nature morte au Magnolia, d’Henri Matisse et La gare Saint-Lazare de Claude Monet.

Ces œuvres ne quitteront la France que pour une durée déterminée (dix ans maximum), appelées à rentrer progressivement au bercail à mesure que les collections du musée s’étofferont.

S’agissant des acquisitions pour l’exposition permanente, les défenseurs du projet dissipent les craintes en faisant un douteux parallèle avec les industriels américains qui achetèrent jadis des œuvres à tour de bras, omettant de préciser que les liens culturels avec le Nouveau Monde n’étaient pas une fabrication artificielle – surtout économique et politique dans le cas d’Abou Dhabi ! –, puisque ses habitants étaient majoritairement des descendants de la vieille Europe et de surcroît : chrétiens. Et pour ce qui est du reste du Monde, quand un nu de la Renaissance séjourne au Japon, il y a peu de chances qu’un fanatique du Bushido lui fasse sepukku (lui ouvre le ventre) pour atteinte aux bonnes mœurs.

On peut arguer de la bonne volonté d’Abou Dhabi ainsi que de sa modération – très relative en vérité –, comme l’était l’Iran avant que cette nation moderne ne sombre dans la Révolution islamique, en 1979. A partir de là, des espaces culturels furent dévastés, des œuvres détruites. Si, par aventure, Abou Dhabi basculait dans le même islamisme débridé ? « Aucune chance » rétorqueront, sentencieux, les spécialistes de la géopolitique, les mêmes sans doute qui promettaient des lendemains radieux à l’Irak, après la chute de Saddam Hussein.

L’Art n’est pas juste destiné à faire joli sur les murs : il est le meilleur témoin de notre passé. Prenez, par exemple, la grotte Chauvet en Ardèche, et voyez ce qu’elle nous dit de nos ancêtres d’il y a environ 30 000 ans. On ne peut prendre de risques inconsidérés avec un Léonard de Vinci – dont il existe une infime quantité de peintures – et le laisser aux mains d’individus façonnés par une religion toute-puissante considérant la représentation figurative des êtres comme un sacrilège.

Le Louvre d’Abou Dhabi est une tragique erreur, née de ce fantasme mondialiste et pluriculturel qui anime les élites occidentales mais pas les peuples qu’elles dirigent tellement mal. Ces œuvres sont la propriété de la France : pas d’une poignée de nantis méprisants capables de s’extasier devant un étron géant ! Ces œuvres sont par ailleurs identitaires : les vierges de Raphaël s’adressent à des chrétiens. Libre aux autres peuples de les contempler chez eux, encore faut-il que dans les veines de ces peuples ne coule pas la politique de la terre brûlée, comme nous l’avons douloureusement, et définitivement, éprouvé avec les Bouddhas de Bâmiyân, pulvérisés en Afghanistan par les Talibans en 2001.

Charles Demassieux

[Art/Non art] Le Pérugin, maître de Raphaël - Musée Jacquemart-André (jusqu'au 1er janvier 2015)

[Art/Non Art] Le Pérugin, maître de Raphaël – Musée Jacquemart-André (jusqu’au 1er janvier 2015)

25/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
S’il est un lieu qui symbolise à lui seul la passion de toute une vie pour les arts et particulièrement pour le Quattrocento, c’est bien le splendide hôtel particulier des collectionneurs acharnés qu’étaient Nélie Jacquemart et Édouard André.

L’une des plus belles façades du boulevard Haussmann accueille donc tout naturellement une rétrospective époustouflante du grand maître de la Renaissance italienne, le peintre de l’école ombrienne Pietro Vannucci, dit le Pérugin.

Une scénographie sobre et élégante met en lumière les points forts de la vie du maître : ses premières années d’apprentissage à Pérouse et Florence dans les ateliers de Verrocchio où il côtoya Léonard de Vinci et Botticelli, ses travaux à la chapelle Sixtine, commande du pape Sixte IV littéralement conquis, ses sujets dit profanes et ses portraits dont l’intensité suscita la plus grande admiration de ses contemporains.

Séduire son public par une cinquantaine d’œuvres venues tout autant de musées florentins, romains, napolitains, viennois, mais aussi de la National Gallery of Art de Washington ne suffisait pas au Jacquemart-André qui nous permet de découvrir également une fresque détachée représentant saint Romain et saint Roch prêtée à titre exceptionnel par la Pinacoteca Comunale de Deruta. L’exposition s’achève avec plaisir par une pièce consacrée au plus célèbre apprenti du maître, le peintre et poète Raphaël.

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La crise autour du musée Picasso à Paris est désormais ouverte

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L’art contemporain est-il une imposture ? La femme de ménage le prend pour des ordures

L’art contemporain est-il une imposture ? La femme de ménage le prend pour des ordures

26/02/2014 – BARI (NOVOPress/Bulletin de réinformation)
Quand une œuvre d’art est confondue avec des déchets et jetée à la poubelle, cela signifie que la distance entre œuvres d’art et ordures est bien mince.

C’est ce qui est arrivé au musée de Bari, une ville au sud de l’Italie.  Une femme de ménage a mis aux ordures deux installations présentées dans le cadre d’un festival d’art contemporain. Faites de papier-journal, de carton, et de morceaux de cookies étalés par terre, elle les a toutes les deux prises pour des déchets et a tout jeté à la poubelle. « Comment aurais-je pu le savoir ? […] J’ai tout simplement fait mon travail » a déclaré Anna Machi. La valeur marchande des « œuvres » est estimée à 11.000 euros et devrait être remboursée par l’assurance de la société de nettoyage.

Pour l’adjoint à la communication de la ville, c’est justement là tout le mérite de l’art contemporain. Selon lui « C’est là tout le mérite des artistes qui ont su interpréter au mieux le sens même de l’art contemporain, qui est d’interagir avec ce qui l’entoure »

Pour ceux qui sont intéressés, nous recommandons vivement, l’ouvrage de Christine Sourgins, Les mirages de l’art contemporain, qui décrypte un système dont les deux piliers sont l’argent et la communication.

Crédit photo : Alain Bachellier, via Flickr, (cc).

Ouverture du musée des Arts et traditions populaires au politiquement correct

Ouverture du musée des Arts et traditions populaires au politiquement correct

05/06/2013 – 18h00
MARSEILLE (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Dans un passé révolu, le Musée national des arts et traditions populaires présentait d’une manière très poétique et mystérieuse une vision synthétique de la société française traditionnelle, rurale et artisanale. On retrouvait trois mille ans de civilisation rurale européenne, les villages autour de leurs églises et le cadre de vie quotidien qui a progressivement disparu au XXe siècle. Ce musée a été transféré de son emplacement dans le bois de Boulogne près de Paris, à Marseille.

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Un exemple de lutte culturelle - Par Antoine Laroc

Un exemple de lutte culturelle – Par Antoine Laroc

Keith Haring, importateur en France des graffitis étatsuniens.

Si Keith Haring, ce médiocre artiste contemporain, barbouilleur prolixe, trivial et primaire, actuellement étalé sur les murs du Musée d’art moderne de la ville de Paris (1), reste dans la mémoire de l’histoire de l’art officiel et subventionné, ce sera grâce à un court article paru dans le magazine Beaux Arts Magazine du mois de mai (2). Parva sed apta !… court mais bon, puisque l’article peint en quelques lignes le portrait idéal de l’artiste modèle, de l’icône à révérer et à imiter si l’on veut s’attirer les bonnes grâces de la critique conforme et du juteux et gras marché. Suivez le guide ! A.L.

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Exposition aux Arts décoratifs : deux siècles de mode européenne

Exposition aux Arts décoratifs : deux siècles de mode européenne

05/01/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Jusqu’au 14 avril, le musée des Arts décoratifs à Paris présente l’exposition « Fashioning fashion », sous-titrée « Deux siècles de mode européenne 1700-1915 ». Tenues de cour, robes anglaises, cuissardes 1900, robes de tennis… Un voyage dans le temps consacré à l’évolution des goûts vestimentaires en partant des formes, des détails et des savoir-faire. Le visiteur découvre la sélection d’une centaine de costumes et de tissus anciens reflétant les principaux mouvements de la mode en Europe du XVIIIème à l’aube du XXème siècle.

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Quel souvenir voulez-vous rapporter de Barcelone ?

[Kiosque étranger] Quel souvenir voulez-vous rapporter de Barcelone ?

06/09/2011 17h30
BARCELONE (NOVOpress) –
Dans les colonnes de la Vanguardia, le grand quotidien de la capitale de la Catalogne, la journaliste Silvia Angulo rapporte une initiative du Museu d’Art Contemporània de Barcelona qui propose dans sa boutique une série de badges, sous le nom de « Enjoy Barcelona » illustrant les aspects les plus évocateurs de la grande ville de la Méditerranée : vols à la tire, prostitution, agressions, etc.

Inondation au musée de Milan : “Le Mariage de la Vierge” de Raphaël sauvé de justesse

Inondation au musée de Milan : “Le Mariage de la Vierge” de Raphaël sauvé de justesse

19/08/2011 19h25
MILAN (NOVOpress) –
L’Italie, qui dépense des centaines de millions d’euros pour les clandestins, n’a pas d’argent pour ses pauvres. Elle n’en a pas non plus pour son patrimoine. La grosse presse et les hommes politiques ne s’en émeuvent que quand l’abandon aboutit finalement à une catastrophe, ainsi lors de l’effondrement, en novembre dernier, de la Maison des Gladiateurs de Pompéi. Le ministre de la Culture, Sandro Bondi, s’était alors justifié en invoquant le manque de ressources pour entretenir les sites archéologiques. Rien n’a changé depuis. Le mois dernier, des militants de La Foresta che Avanza, le groupe écologiste de Casapound Italia, sont allés nettoyer eux-mêmes une partie de la Voie Appienne, transformée en décharge sauvage dans l’indifférence absolue des autorités.

“Le Mariage de la Vierge” Raphaël

“Le Mariage de la Vierge” Raphaël

Une lumière crue vient de nouveau d’être jetée sur la grande misère du patrimoine italien, cette fois à Milan, à la Pinacothèque de Brera, qui abrite plusieurs chefs-d’œuvre absolus de la peinture européenne, de “La Conversation sacrée” de Piero della Francesca à la seconde version du “Souper à Emmaüs” du Caravage. Un technicien a révélé la semaine dernière à l’agence ANSA, photographies et film à l’appui, comment le musée avait été inondé. Les faits remontent au 11 juin dernier mais la direction avait étouffé l’affaire. Dans l’après-midi, alors qu’un fort orage s’était abattu sur Milan, la pluie a pénétré dans le toit et est descendue par une fissure jusque dans la paroi sur laquelle est accroché “Le Mariage de la Vierge” de Raphaël. Un canal qui passait de l’autre côté a explosé et le mur a commencé à suinter.

Les gardiens ont alerté la direction du musée et le tableau a pu être déplacé juste à temps et transporté dans un dépôt. Il a été remis en place le 20 juin, non plus sur le mur à risque mais sur un panneau temporaire. D’après le syndicat UIL (Unione Italiana del Lavoro), le toit de Brera prend eau de toute part et des infiltrations surviennent régulièrement, à la fois à la Pinacothèque et à la Bibliothèque Braidense, qui occupe une autre partie du bâtiment et conserve un fonds considérable de livres anciens et précieux. La direction de l’architecture a dû intervenir plusieurs fois en urgence au cours des cinq dernières années.

Réparer le toit coûterait 1,4 million d’euros. « Pour faire les travaux, la Surintendance a demandé de pouvoir disposer d’un million d’euros sur les fonds du Loto 2011. Mais jusqu’à présent, aucun financement n’a été obtenu ».

Le 19 juillet dernier, une ordonnance de Silvio Berlusconi a débloqué 200 millions d’euros « pour faire face à l’urgence migratoire ».

[box class= »info »] Source : ansa.it[/box]