Tag Archives: multinationales

« Dé-dollarisation » : la Russie veut attaquer la toute puissance du pétrodollar

TAFTA, Grèce, Russie, trois grands dossiers, une seule et même logique

Source : Boulevard Voltaire
Ce vers quoi tend le Nouvel Ordre Mondial est un monde sans États ou bien avec des États croupion dirigés par des gouvernements fantoches, organisé au seul profit de l’entreprise multinationale, selon une seule et unique règle, la règle du marché.

Lorsque mes enfants me demandent de définir le Nouvel Ordre Mondial, je leur réponds ceci : le monde jusqu’à la fin du XXe siècle était organisé autour d’États souverains, selon des règles de droit conçues par les autorités politiques et acceptées par les peuples via ses représentants élus. Dans ce schéma-là, la seule et unique source du pouvoir était politique. Ce vers quoi tend le Nouvel Ordre mondial est un monde sans États ou bien avec des États croupion dirigés par des gouvernements fantoches, organisé au seul profit de l’entreprise multinationale, selon une seule et unique règle, la règle du marché. Dans ce Nouvel Ordre mondial, le pouvoir suprême siège aux conseils d’administration des grandes multinationales et particulièrement des banques et des fonds d’investissement.
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ISDS : comment le traité TAFTA donne le pouvoir aux entreprises

26/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le « mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États » (ISDS) prévu dans le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) transfère vers des cours privées les différends entre multinationales et États, au bénéfice des premières. Cette vidéo explique très bien ce mécanisme.

Publié le
Commission européenne

Politico, un nouvel outil d’influence de Washington débarque à Bruxelles

22/04/2014 – EUROPE (NOVOpress)
L’un des médias les plus influents outre-Atlantique a ouvert son antenne bruxelloise. Politico, c’est côté pile un journalisme de qualité, fait de scoops et d’analyses pénétrantes. Côté face se cache une myriade de lettres professionnelles, autant d’agents d’influence au service des multinationales yankees et de l’ultralibéralisme.

Le magazine en ligne qui fait trembler le Tout-Washington s’implante à Bruxelles. Politico, fort de ses huit ans d’existence, de ses 7 millions de visiteurs uniques mensuels, d’une version papier diffusée à 35 000 exemplaires et de ses 320 salariés va venir scruter et décrypter les arcanes de la politique européenne. Fondé en 2007 par deux signatures du service politique du prestigieux quotidien The Washington Post, John Harris et Jim VandeHei, le média s’est imposé par ses scoops, la qualité de ses informations et sa lettre matinale sur les coulisses de la politique américaine, Playbook, scrutée avec attention par toute la classe politico-médiatique américaine. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut compter sur le professionnalisme et la qualité des journalistes recrutés par Politico pour nous dévoiler les coulisses de la Commission, que nos journalistes habituels laissent volontiers dans l’ombre, par ignorance ou complicité. D’ailleurs, l’ambition affichée du titre est de devenir la référence des décideurs européens et de détrôner ainsi The Financial Times.


Journalisme de qualité… mais connoté « conservateur »

La moins bonne nouvelle, c’est que Politico, bien qu’il s’en défende, est tout sauf neutre. La Maison-Blanche et des démocrates, régulièrement épinglés par la rédaction en savent quelque chose. Son PDG, Frederick J. Ryan, fut en effet un proche collaborateur de Ronald Reagan pendant toute sa carrière. Et la branche européenne du média est montée en collaboration avec le groupe de médias allemand Axel Springer, dont les titres phares, Die Welt et surtout Bild, sont classés du côté de la droite eurosceptique. De même, Ryan Heath, responsable du pendant bruxellois de Playbook, est un technocrate, ancien porte-parole l’ultralibérale néerlandaise Neelie Kroes, l’ex-commissaire responsable de la Concurrence puis du Numérique sous Barroso.

Logo POLITICO

Logo POLITICO

Voilà pour le contexte politique, mais le plus gênant n’est pourtant pas encore là. En effet, Politico tire 40 % de ses revenus de lettres professionnelles, qui couvrent aux USA 14 secteurs, de l’agriculture, aux services financiers, en passant par les transports. La division européenne de Politico Pro proposera « trois thématiques, les mêmes qu’aux États-Unis à nos débuts : l’énergie, les technologies et la santé. Le prix d’un abonnement se situe en moyenne autour de 7000 dollars par an, en fonction du profil de l’abonné et du nombre de lecteurs », explique Shéhérazade Semsar, directrice générale de Politico Europe.


Implanté à la demande des multinationales US

Selon The Center for Responsive Politics, les lobbies ont dépensé outre-Atlantique 3,2 milliards de dollars l’an dernier afin d’influencer les décisions des élus. À Bruxelles, les trois plus grands lobbyistes sont actuellement Philip Morris, Exxon Mobil et Microsoft. Est-ce un hasard si ces multinationales américaines travaillent justement dans les secteurs-clés cités par Shéhérazade Semsar ? « Ce sont nos abonnés, nos annonceurs qui nous ont demandé de venir nous installer ici », explique John Harris. Cela a le mérite d’être clair, les transnationales Yankees ont besoin de relais d’influence de ce côté de l’Atlantique. Politico se défend pourtant d’être un bras armé des groupes américains, ce qui reviendrait à se couper de la clientèle des grandes sociétés européennes.

Mais, au-delà de la concurrence commerciale qu’ils se livrent, les objectifs stratégiques de ces groupes transnationaux diffèrent-ils ? Qu’ils soient basés sur les rives du Pacifique, de ce côté de l’Atlantique ou de l’autre, tous visent à saper les identités et les réglementations nationales qui constituent autant de barrières au grand marché mondial composé d’individus acculturés, hors-sol, malléables aux sirènes de la consommation à outrance. À l’heure des négociations sur le projet de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre les États-Unis et l’Union européenne, qui vise à harmoniser (sur des bases américaines) les normes relatives aux exportations, droits de douane ou à la résolution de conflits commerciaux devant des tribunaux, l’arrivée de cet agent d’influence majeur de l’ultralibéralisme américain ne doit laisser personne indifférent.

Crédit photo : Sébastien Bertrand via Flickr cc


L’État brade les forêts françaises aux multinationales

L’État brade les forêts françaises aux multinationales

17/06/2014 – via REPORTERRE Les services de l’État, chargés de conserver et développer les ressources de nos forêts, succombent aux sirènes du lobby industriel : dans le Lot, soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers vont être vendus pour destruction à une multinationale. C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine.


Soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers, gérés par l’ONF sur la commune de Lavercantière (46) pour les principaux partenaires de la forêt française, sont en passe d’être cédés pour destruction à Imérys Ceramics France-Quartz.

Cette multinationale doit en effet satisfaire à tout prix l’appétit de ses actionnaires et exploiter jusqu’au dernier les galets de quartz situés sous ces vergers. Imérys invoque « des marchés stables, porteurs et la nécessité de sécuriser ses clients ». Les services de l’Etat, pour leur part, ont l’ambition d’en retirer des compensations financières. (…)

Lire la suite : reporterre.net

À Rome, MacDonald’s fait la rentrée des maternelles

À Rome, MacDonald’s fait la rentrée des maternelles

15/09/2013 – 08h30
ROME (NOVOpress) –
La maternelle s’appelle « Citoyen du Monde » – ça ne s’invente pas. La rentrée y avait lieu mercredi, comme dans toutes les écoles publiques de Rome. Et pour accueillir les petits, « pour qu’ils ne soient pas traumatisés d’être séparés de Papa et Maman » … la société MacDonald’s, avec ballons, boissons à gogo et bons de réduction pour un Happy Meal (en anglais dans le texte). Tout cela alors que le gouvernement italien vient de prendre en fanfare un nouveau décret pour « favoriser la consommation consciente des produits fruitiers dans toutes les écoles d’Italie » : l’objectif, selon le ministre des politiques agricoles, est de « faire comprendre aux enfants l’importance d’une alimentation équilibrée et leur faire adopter dès leur plus jeune âge des habitudes et des styles de vie sains ».

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Danone et Nestlé font le dos rond pour garder leurs positions sur le juteux marché chinois des laits infantiles

Danone et Nestlé font le dos rond pour garder leurs positions sur le juteux marché chinois des laits infantiles

08/07/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Après l’ouverture par Pékin d’une enquête pour entente sur les prix entre les fournisseurs étrangers de lait infantile, il n’aura fallu que quelques jours pour que les géants Danone et Nestlé s’engagent à baisser leurs prix. Est‑ce l’aveu de l’entente suspectée par les autorités chinoises, ou une simple manœuvre pour se maintenir sur le lucratif marché de l’Empire du milieu ?

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Les multinationales américaines adorent l’Irlande

Les multinationales américaines adorent l’Irlande

05/06/2013 – 16h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) –
1er Janvier 1973 : le Danemark, l’Irlande et le Royaume-Uni rejoignent la Communauté économique européenne – Georges Pompidou étant président de la République française. Il n’est pas certain  que ce soit la meilleure décision que ce dernier ait prise au cours de séjour à l’Elysée. Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, Charles de Gaulle avait vu juste en s’opposant à l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’Europe. Mais en 1973, il était décédé et ses successeurs ne possédaient pas la carrure nécessaire pour fermer  la porte aux intrus qui voyaient dans l’Europe uniquement un grand marché, car de Gaulle la voulait d’abord politique (cf. le Traité de l’Elysée du 22 janvier 1963).

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