Tag Archives: multinationale

ISDS : comment le traité TAFTA donne le pouvoir aux entreprises

26/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le « mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États » (ISDS) prévu dans le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) transfère vers des cours privées les différends entre multinationales et États, au bénéfice des premières. Cette vidéo explique très bien ce mécanisme.

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Mondialisation : Coca-cola débarque en Birmanie

Mondialisation : Coca-cola débarque en Birmanie

05/06/2013 – 21h00
NAYPYDAW (NOVOpress)
– Symbole de « libéralisation » du pays pour les uns, démonstration de la collusion entre les intérêts capitalistes et un régime autoritaire et corrompu pour les autres, la firme Coca-cola vient en tout cas d’officialiser son installation en Birmanie et le lancement de la production sur place de sa célèbre boisson.

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Hervé Juvin à Locarn : « La déconstruction de l’Union européenne est en cours »

Hervé Juvin à Locarn : « La déconstruction de l’Union européenne est en cours »

02/05/2013 – 14H30
LOCARN (NOVOpress Breizh) –
A la fois centre de formation – une formation en cours concerne de futurs dirigeants de coopératives de production – et think tank spécifiquement breton de réflexion en matière de stratégie économique, l’Institut de Locarn – basé dans  les Côtes-d’Armor –  recevait, le 26 avril dernier, Hervé Juvin (phtoto). Auteur de plusieurs ouvrages (Produire le Monde, Gallimard, 2008 ; Le Renversement du monde – Politique de la crise, Gallimard, 2010) cet économiste et géopoliticien natif de Bretagne publiera en septembre prochain un nouvel essai intitulé « La grande séparation ».

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Birmanie : vers un cessez-le-feu avec les Karens ?

Birmanie : vers un cessez-le-feu avec les Karens ?

12/01/12 – 11h45
RANGOON (NOVOpress)–
C’est l’une des guerres les plus longues et les plus méconnues de notre époque qui pourrait trouver prochainement une issue, si les négociations entre les autorités birmanes et les représentants de la résistance karen, qui viennent de s’ouvrir, aboutissent à un accord de cessez-le-feu.

Une délégation gouvernementale et des commandants régionaux de l’armée birmane ont en effet rencontrés les dirigeants de l’Union nationale karen (KNU) à Hpa-an, principale ville de l’Etat karen.

C’est donc un espoir qui renaît dans cette région ensanglantée, depuis 1948, par les persécutions et massacres dont est l’objet le peuple karen de la part de la junte birmane, soutenue par les multinationales occidentales.

Cependant, un cadre de la KNU, connu sous le pseudonyme de général Johnny, même s’il fait part de son « optimisme », prévient néanmoins qu’il ne faut pas aller trop vite en besogne car les Karens ont été plusieurs fois trompés et les combats durant depuis 60 ans, une seule réunion n’y mettra pas fin.

Crédit photo : focus35/Flickr sous licence CC

Une nouvelle taxe contre les paysans ? Entretien avec Philippe Colin, porte parole de la Confédération Paysanne

Une nouvelle taxe contre les paysans ? Entretien avec Philippe Colin, porte parole de la Confédération Paysanne [audio]

26/10/11 – 18h45
PARIS (NOVOpress) –
Voilà une nouvelle qui tombe mal pour les paysans, à l’heure où ceux-ci luttent désormais tous les jours pour leur survie.

Une proposition de loi sera examiné le 09 novembre par la Commission Economique de l’Assemblée Nationale et fait suite au vote des sénateurs du 13 Juillet. Une majorité de sénateurs a en effet suivi la demande de l’industrie des semences pour l’octroi de taxes prélevées sur les semences de ferme, issues du produit de la récolte des paysans. Si les députés confirmaient le vote du Sénat, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement sa propre récolte.

Pour parler de cette proposition de loi et de la colère des paysans, nous avons interrogé Philippe Colin, de la Confédération paysanne.

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Photo : semences. Crédit : « Une vallée dans la lune ». Licence CC.

En Lorraine comme en Bretagne, Arcelor-Mittal réduit fortement son activité

En Lorraine comme en Bretagne, Arcelor-Mittal réduit fortement son activité

01/10/2011 – 08h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – L’inquiétude règne parmi les 600 salariés du site d’Arcelor-Mittal de Basse-Indre, une commune de l’agglomération nantaise. La direction de l’entreprise a en effet annoncé hier, lors d’un CE extraordinaire, sa décision de recourir au chômage partiel pour le dernier trimestre 2011. Une situation qu’on retrouve en Lorraine où le groupe indien a décidé l’arrêt temporaire de la filière liquide Lorraine qui intervient dès le 1er octobre
.

Selon les déclarations d’un militant CGT à Ouest-France, l’entreprise « est confrontée, depuis juin, à une baisse progressive des commandes, ce qui affecte la production… Alors qu’on tournait en 5X8 et à plein pot jusqu’en juin, on est tombés à un rythme en 3X8, 4 jours par semaine au lieu de 7 jours sur 7 (2) et à 12 postes au lieu de 21. » Toujours selon celui-ci « La perte financière pour les salariés (indemnisés à hauteur de 75 % du salaire brut, soit environ 90 % du salaire net), représente entre 20 et 30 % si l’on inclut la perte de l’indemnité d’astreinte pour le travail en 5X8... ».

En lorraine, ce sont 1511 salariés dont 595 des sites de Florange (CDI, intérimaires et apprentis) et 390 sous-traitants qui vont être touchés par cette fermeture. Pour justifier celle-ci, le magnat indien de l’acier invoque une baisse des commandes, due notamment « aux conséquences de la sécheresse » sur le marché de l’acier.

Après l’arrêt du haut-fourneau P3 le 6 juin dernier, c’est le P6, second haut-fourneau dela Fensch, qui va à sont son tour être arrêté dès demain, de même que la totalité du train à chaud et ce pour une période indéterminée. Une décision qui pourrait être lourde de conséquence, car rallumer un haut-fourneau est une opération délicate et aucune date n’a été annoncée pour la reprise de l’activité.

Pour certains cette fermeture s’explique surtout par une stratégie purement spéculative du groupe visant à réduire l’activité des sites de Lorraine pour maintenir le prix de l’acier à un haut niveau, ce qui lui procure des marges confortables. Alors que le site de Dunkerque tourne à plein régime et que Fos-sur-Mer achève sa rénovation, Arcelor Mittal n’a procédé, depuis de nombreuses années à aucun investissement en Lorraine. N° 1 mondial de la sidérurgie, le groupe a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de près de 59 milliards d’euros pour un résultat net de 2.200 millions d’euros.

Interrogé sur ce dossier, Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, s’est borné à dire en réponse à une question de Michel Liebgott (PS, Moselle) qu’il « espérait pour le début de l’année prochaine » le redémarrage du haut fourneau mis en veille par Arcelor-Mittal à Florange. « Le groupe Arcelor (…) continue à présenter un programme précis et chiffré de maintenance, qui permettra de maintenir l’outil de production dans de bonnes conditions et le redémarrage que nous espérons – je dis bien nous espérons – pour le début de l’année prochaine ». Une phrase qui en dit long sur le pouvoir, en 2011, d’un ministre de l’Industrie face à une multinationale indienne, dans un secteur aussi stratégique que la production d’acier.