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C’est nous, les gentils

Source : Boulevard Voltaire
Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes.

Éric Zemmour affrontait, la semaine dernière sur BFMTV, Jean-Christophe Cambadélis. Pour la première fois, l’ascendant moral était de notre côté. C’est Zemmour qui fait la leçon à un Cambadélis défait, presque honteux : « Mais de quoi parlez-vous, quand vous parlez de France fraternelle, quand des Français tuent des Français ? […] Quand, dans les écoles françaises de la Seine-Saint-Denis, il n’y a plus un seul enfant juif ? » Honteux que son vivre ensemble soit, en pratique, un mourir ensemble.

Jusque-là, nous savions être dans le camp de la vérité, du réel, face à ceux qui le travestissent. Mais nous n’osions pas nous aventurer sur le terrain de la morale. Nous en laissions bien volontiers le monopole à nos adversaires.

Nous étions encore intimidés par l’immuable certitude de nos adversaires d’incarner le camp du bien. Et nous doutions : et s’ils étaient, effectivement, les plus moraux ? Et si nos positions pleines de « bons sens » (cet ersatz de morale que notre camp osait s’accorder à lui-même) n’étaient pas fondamentalement immorales, antichrétiennes, relevant d’une crispation à courte vue et d’une petitesse bien inférieure à la patience et à la sagesse de ceux pour qui l’intégration et l’assimilation demandent du temps – quatre, voire cinq générations – avant de triompher ?

En 2015, tout s’accélère. Le premier retournement s’opère en 2008-2009 : notre parole se libère, et nous le devons à des personnalités comme Zemmour et Sarkozy (quelles que soient ses arrière-pensées électoralistes). Le deuxième retournement survient en 2015 : nous le devons aux attentats du 13 novembre.
Voilà qu’en plus d’être réalistes, nos positions sont les seules tenables sur le plan de la morale. De la « morale de responsabilité », celle qui se garde d’une générosité béate, pour mesurer toutes les conséquences d’une bienveillance excessive. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, notre fermeté sur l’invasion migratoire devrait nous prémunir de faire l’œuvre du diable.

Mieux : en 2015, les certitudes morales de nos adversaires vacillent ; le « camp des saints » doute de lui-même : ses postures morales n’ont pas disparu, mais elles n’ont plus la conviction d’antan. Pris de vertige, il réalise que ses quarante années de croisade pour la tolérance débouchent sur un paysage de défiances et de haines, avec un horizon chargé d’orages. Et Zemmour de donner le coup de grâce : « Il y a une justice divine […] ; tout ce que vous avez fait il y a trente ans vous tombe dessus aujourd’hui. »

Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes. Car si les Français sont largement acquis à nos idées, une majorité répugne à se salir les mains en votant pour elles.
C’est pourquoi nous ne devons avoir nulle réticence à porter le fer sur les terres de la morale : persuader que la souillure morale, c’est le vote LRPS.

8375 Chard

DSK président ? (Présent 8375)

15/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

Dominique Strauss-Kahn est innocent. De tout. À New York, dans l’affaire du Sofitel, le procureur a abandonné les poursuites pénales. À Paris, la plainte pour viol de Tristane Banon a été classée sans suite, les faits étant prescrits. Et à Lille, il vient d’être acquitté du chef de proxénétisme en bande organisée, car, nous a dit le procureur, dans ses ébats collectifs il n’était que le client de prostituées. Cela a dû étonner DSK de l’apprendre, car il a toujours cru et affirmé ne se livrer à la débauche qu’avec d’authentiques femmes du monde.
Pénalement blanc comme neige, innocent multirécidiviste, rien ne lui interdit de se présenter à la présidence de la République. D’ailleurs, une grande conscience comme Jack Lang n’y verrait que des avantages : « C’est un homme d’une grande compétence, un homme brillant, intelligent, qui a une connaissance, en particulier, de l’économie mondiale. S’il souhaite entreprendre un nouveau combat politique, il sera le bienvenu. » Il semble pourtant que les Français, eux, si l’on en croit les sondages, ne lui disent pas « bienvenue », ayant une objection… morale.8375-Une
Quoi ! Vous avez dit « morale » ? Qu’est-ce que la morale vient faire là-dedans ? À Lille, le président du tribunal avait annoncé d’emblée qu’il n’était pas le gardien de « l’ordre moral », d’accord en cela avec le procureur qui, au terme des débats, a précisé que la justice se rend avec « le Code pénal » et non pas « le code moral ». Observons au passage que la formule « ordre moral » est une tautologie, l’ordre est moral ou il n’est pas, un ordre immoral, ce n’est pas l’ordre, mais le désordre dans la Cité.
Donc, la loi et la morale font chambre à part si, en l’espèce, on ose la formule. Mais quand la justice condamne un voleur, n’est-ce parce que c’est mal de voler ? Oui, nous dit-on, mais parce que cela lèse le prochain. Certes, mais pourquoi est-ce mal de léser son prochain ? Parce que léser son prochain empêche de vivre paisiblement en société. Mais pourquoi est-ce bien de vivre paisiblement en société ? Pour ne pas subir la loi de la jungle. Celle des animaux qui suivent leurs instincts ? Exactement. L’homme n’est pas un animal, le lion qui dévore une antilope n’est pas immoral, c’est dans sa nature de prédateur.
Or un individu qui, selon le témoignage des prostituées, se jette sur elles, pour se livrer à des pratiques dégradantes, violentes, obscènes, malgré leurs protestations, pour satisfaire ses bas instincts, n’est-ce pas un prédateur ? Ce qu’il dévore ce ne sont pas des antilopes, mais des femmes. De Lille, la justice nous dit : « Ça ne nous regarde pas. » Ce qui se passe entre adultes consentants, nous n’avons pas à en connaître, même quand DSK reconnaît avoir sexuellement des « pratiques plus rudes que la moyenne. » La « rudesse » subie par ses victimes n’intéresse pas la loi non plus. Elles ont consenti, n’est-ce pas ? Alors, elles n’ont plus que leurs yeux pour pleurer sur leur corps abîmé. Mais combien auraient consenti, si elles avaient pu vivre décemment sans ces passes humiliantes avec de libidineux notables aux désirs sordides ? C’est une de ces questions qui relève du « code moral » dont le procureur ne veut pas entendre parler. Il a la loi pour lui. Tout est donc bien qui finit bien : le droit est respecté, DSK est innocenté et la route de l’Élysée lui est rouverte. Que demander de plus, si ce n’est un vomissoir ?

Guy Rouvrais

Enseignement moral et laïque : lavage de cerveaux à l’école (Présent 8249)

Enseignement moral et laïque : lavage de cerveaux à l’école (Présent 8249)

10/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans la continuité de ce qu’avait annoncé son prédécesseur, Vincent Peillon, Mme Najat Vallaud-Belkacem (photo) a confirmé qu’à la rentrée 2015 les élèves bénéficieront d’un « enseignement moral et laïque » dès le primaire et tout au long de leur parcours scolaire.

Une du numéro 8249 de "Présent"Selon un sondage de l’Ifop de 2012, 91 % des parents approuveraient cet enseignement. Nous le croyons volontiers. Car la plupart, en entendant le mot « moral », pense que, comme jadis, le professeur va dire aux enfants qu’il faut accomplir le bien et éviter le mal, qu’on ne doit pas voler, tricher, mentir, « qui vole un œuf, vole une bœuf ». Cela fait sourire notre ministre, ce n’est pas cette morale « désuète » qu’elle a en tête ! L’enseignement « moral et laïque » nouveau, explique-t-elle « aura vocation à accompagner les élèves pour qu’ils se forgent un jugement citoyen, un jugement libre et éclairé, à lutter contre le racisme, à promouvoir la coexistence, le vivre-ensemble ». Si c’est pour combattre le racisme, pas besoin d’un programme spécifique ! Depuis un moment déjà, l’histoire, le français, l’économie, entre autres, sont l’occasion de dénoncer cette hydre ! On a compris que « le jugement libre et éclairé » à imposer aux gamins vise à les « délivrer » de l’influence des parents, conformément à ce rappelait Vincent Peillon : « Le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel. »

Mais il est vrai qu’il serait délicat pour Najat Vallaud-Belkacem d’expliquer aux élèves qu’il faut être honnête quand tous les mois, ou presque, on apprend qu’un ministre, un député, un conseiller du Président est pris la main dans le pot à confitures !

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Poutine a-t-il tout compris ? La Russie prône la révolution conservatrice contre les déchéances, par Jean Bonnevey

Poutine a-t-il tout compris ? La Russie prône la révolution conservatrice contre les déchéances

Par Jean Bonnevey

L’homme qui vénère Staline et le général Denikine, qui se veut l’héritier d’une certaine grandeur soviétique se pose aussi en rempart de la tradition européenne. La Russie, dans un monde instable, doit être un rempart à l’hégémonie américaine et garantir les valeurs traditionnelles face à la déchéance du monde occidental. Toute la politique de Poutine tient en une phrase qui le désigne pour le mondialisme comme l’homme à abattre.

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Yannick Noah accusé d’esclavage

Yannick Noah accusé d’esclavage

24/09/2013 – 21h30
BOBIGNY (NOVOpress) – Derrière le sourire, la « cool attitude » et la « Saga Africa », le vrai visage de Yannick Noah semble moins reluisant. L’ancienne nounou de son dernier fils, Joalukas (9 ans), l’accuse lui et sa compagne Isabelle Camus d’esclavage ! Le tribunal des prud’hommes de Bobigny (Seine-Saint-Denis) est saisi de l’affaire. Si aucun accord n’est trouvé, l’affaire pourrait être portée au pénal pour « esclavage » et « abus de confiance ».

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La « loi rapide » est à la loi ce que la restauration rapide est à la gastronomie - Par Michel Geoffroy

La « loi rapide » est à la loi ce que la restauration rapide est à la gastronomie – Par Michel Geoffroy

L’habitude a été prise de légiférer à tout propos pour tenter de restaurer la crédibilité du pouvoir face aux événements et face aux emballements médiatiques.
Un crime odieux, un accident tragique dans un ascenseur : hop ! une nouvelle loi, de nouveaux règlements, de nouvelles normes. Il y avait le fast-food. Voici la fast-law ou loi rapide. A consommer debout ou en regardant la télévision, comme l’autre.
Dernier exemple en date : « l’affaire » (un terme bien choisi) Cahuzac.

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