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Croisade contre le monde moderne & Le Salon du livre - Ce soir 28 mars sur Méridien Zéro

Croisade contre le monde moderne & Le Salon du livre – Ce soir 28 mars sur Méridien Zéro

Croisade contre le monde moderne & Le Salon du livre - Ce soir 28 mars sur Méridien Zéro28/03/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ce vendredi 28 mars, de 21 heures à 23 heures, la webradio Méridien Zéro propose une émission en deux parties.

Dans un premier temps, un entretien avec le rédacteur en chef de R&A pour présenter le dernier numéro  » Croisade contre le monde moderne ». Ensuite, une balade dans les allées du Salon du Livre de Paris à la rencontre des écrivains et éditeurs qui leurs sont chers.

A la barre Jean-Louis Roumégace et Gérard Vaudan. A la technique JLR.

Pour écouter Méridien Zéro, c’est ici.

Société virtuelle : les français de plus en plus « accrocs » aux réseaux dits sociaux

Société virtuelle : les Français de plus en plus « accrocs » aux réseaux dits sociaux

20/07/12 – 15h00
PARIS (NOVOpress)
– 77% des internautes français sont désormais inscrits sur des sites tels que Facebook, Twitter ou LinkedIn, et les deux tiers d’entre eux les fréquentent tous les jours.

Selon le baromètre annuel Médiamétrie, 99% des internautes connaissent au moins un réseau social, 77% y sont inscrits et l’on compte 1,6 million d’inscrits supplémentaires en un an.

D’après l’enquête, les internautes ne s’inscrivent désormais plus sur un seul mais sur plusieurs réseaux sociaux, et y sont connectés à tout instant, en mobilité et même sur leur lieu de travail.

Toutes les tranches d’âge sont concernées par ce phénomène d’addiction qui voit parallèlement les lieux de sociabilité réelle (cafés, bals, associations, clubs sportifs…) se vider inexorablement.

Steve Jobs va-t-il être canonisé ? [tribune libre]

Steve Jobs va-t-il être canonisé ? [tribune libre]

[box class= »warning »]Texte repris avec l’aimable autorisation du blog A moy que chault[/box]

L’incroyable retentissement médiatique ainsi que le déferlement « spontané » d’hommages et d’émotion qu’il suscite font du décès prématuré de Steve Jobs, l’ex-patron d’Apple, un énième révélateur de l’état de déliquescence de l’échelle de valeurs nos contemporains.

Dépôts de fleurs anonymes devant les « Apple Store », Facebook en larmes, Twitter au bord de la dépression, les dépêches et articles qui s’accumulent dans tous les médias, les « cyber-livres de condoléances » qui fleurissent partout… « A Steve Jobs l’humanité reconnaissante! »… Et pendant que le monde s’étrangle de douleur devant la dépouille du milliardaire créateur de gadgets, chaque jour disparaît dans l’indifférence absolue qui un grand historien (Dreyfus), qui le dernier éditeur digne de ce nom (Dimitrievic), qui un brillant philosophe (Jerphagnon), tandis que nos vieux continuent à pourrir et crever dans des mouroirs anonymes et que les cercueils de nos soldats tombés en Afghanistan défilent dans des rues désertes et silencieuses…

Ah qu’elle a bon coeur notre époque, qu’elle est sensible et généreuse de ses larmes quand il s’agit d’honorer les vrais héros du temps ! Il faut dire que Steve a tant apporté aux existences de nos contemporains, il a même inventé et développé les seules choses qui comptent encore dans celles-ci : les joujoux technologiques, ces bidules clignotants et sifflants, quelque part entre le hochet pour enfant débile et la perfusion pour toxicomane en manque, sans l’usage desquels leurs jours seraient inutiles, vides et vains.

Honneur donc à toi, Steve, grand pourvoyeur de zombis, ami éternel des autistes de tous pays, qui, par ton génie incomparable, a réussi l’exploit de faire de la communication le contraire de l’échange et a ainsi posé les lumineux jalons d’une nouvelle civilisation, celle des eunuques technolâtres à encéphalogramme plat. Repose en paix, tu n’as vraiment pas démérité.

[box class= »info »]Crédit photo : capture d’écran de la page d’accueil du site d’Apple/Novopress[/box]

 

« Dead island » : du paradis à l’enfer ? [vidéo]

« Dead island » : du paradis à l’enfer ? [vidéo]

14/09/2011  14h00
PARIS (NOVOpress) –
Depuis sa sortie, début septembre, « Dead island » serait le jeu vidéo « le plus apprécié du moment », selon le site Référencement Internet Web. Le scénario ? Une île paradisiaque sombre dans le chaos après une invasion de zombies. L’histoire est en effet calibrée pour le succès commercial : le joueur a le choix d’incarner l’un des quatre personnages, deux hommes, deux femmes, parité oblige : Logan, un ancien joueur de football américain ; Sam B, un rappeur ; Purna, une ancienne policière de Sydney, et enfin, Xian, une Chinoise. Un quatuor politiquement correct dont la mission est simple : découper du zombie. L’écran se teinte en rouge en cas de blessure, le sang gicle des membres sectionnés… le jeu, interdit aux moins de 18 ans, surfe sur les clichés des films d’horreur grand public.

Mais, « Dead island », c’est aussi l’apocalypse d’un monde sans identité, artificiel, plongé dans la terreur. L’île « sea, sex and sun », aux corps bronzés, aux discothèques branchées et à ses plages de sable fin pour touristes fatigués, se transforme rapidement en un univers métissé qui vire à l’horreur. Zombies et survivants partagent un point commun : ils viennent des quatre coins de la Terre. « Dead island » véhiculerait-il un message subliminal : Le tourisme de masse est désespérant et la société multiculturelle cauchemardesque ?


Trailer Dead Island par Gameinvaders

[tribune libre] Faut-il partir en vacances ? par Sarah Brunel

[tribune libre] “Faut-il partir en vacances ?” par Sarah Brunel

Embouteillages, vacanciers ramassés à la petite cuillère après collision avec un 38 tonnes, plages bondées, sales et bruyantes, rosé trafiqué, merguez trop cuites, piqûres de méduses, poilus en débardeurs et concurrentes en mini-shorts exhibant des petits c… à vous complexer pour 10 ans… Lorsque l’on a passé l’âge des boites de nuit, des malibu ananas et du petit coup sympa dans les dunes, on peut franchement et légitimement s’interroger sur la nécessité de s’infliger tous ces supplices pour sacrifier à cette transhumance rituelle qu’on accomplit désormais sans plus s’interroger sur son sens ou son utilité.

Il FAUT partir en  vacances, c’est comme ça, mécanique, systématique, presque obligatoire. Et non seulement il faut partir en vacances mais il faut partir en vacances AU SOLEIL. Parce que, voyez-vous, le soleil c’est super, c’est cool, c’est même INDISPENSABLE à notre équilibre et notre épanouissement. Bien sûr, ceux qui ont du soleil – et du bien implacable! – gratuitement et toute l’année ont plutôt tendance à le fuir et à sacrifier à un certain tropisme nordique. Mais ceci est une autre histoire…

En fait, les « vacances », comme toutes les autres dimensions de l’existence humaine, ne sont dorénavant qu’un énième « marché » et ne se justifient plus que par le « chiffre d’affaires » qu’elles génèrent.

Les « vacances » qui devraient être rupture, liberté et occasion de se recentrer sur l’essentiel (famille, culture, réflexion…) sont aujourd’hui très exactement le contraire : continuité (un entassement balnéaire remplace l’entassement urbain, une consommation « ludique et festive » remplace une consommation « ordinaire », Sms et Facebook sont dégueulés jusqu’au cœur des vagues…), bougisme hyper-actif « organisé » (sports, casinos, boites, clubs, dégustations, folklore, visites…) et superficialité (gamins au club Mickey, séances de cuisson sur la plage, shopping…).

Je ne connais pourtant pas, pour ma part, de vacances plus enrichissantes et profondes que l’ouverture d’un livre sans avoir à jeter de coups d’oeil nerveux et inquiets sur sa montre, pas de vacances plus dignes et utiles que celles consacrées à ces activités militantes et associatives que l’on a repoussé toute l’année « faute de temps », pas de vacances plus légères et drôles que ce temps consacré à visiter des amis et des proches, pas de vacances plus riches et exaltantes que celles passées à travailler non pas à une tâche alimentaire et imposée mais à un projet personnel…

Pour tout cela, nul besoin d’être à Saint-Tropez ou en République Dominicaine… Alors, suivez mes conseils : Be free and proud, boycott the sea !

[box class= »info »]Source : belle-et-rebelle.com[/box]