Tag Archives: misère

mal-logement-m6

Ce soir sur M6 : Mal logement : 4 millions de Français à la dérive

11/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Mal logement : 4 millions de Français », tel est le titre du numéro de Zone interdite diffusé ce soir sur M6, à 21 heures. Voici la présentation de l’émission diffusée par M6.

« Plus de 4 millions de Français vivent aujourd’hui dans des conditions de logement difficile ou insalubre. Ophélie Meunier et les équipes de Zone Interdite ont suivi ces familles des classes moyennes happées par la précarité. Elles ont aussi partagé leurs angoisses et leurs combats pour remonter la pente.

Stéphanie et Christophe, la quarantaine, habitent dans un camping-car avec leur fille Jade, 9 ans. Il y a encore 6 mois, ils vivaient tous les trois dans une jolie maison avec piscine. Quand leur entreprise de bois de chauffage a fait faillite, ces petits patrons ont tout perdu en quelques semaines. Le camping-car leur permet de se déplacer au gré des missions d’intérim et des travaux agricoles que le couple enchaîne aux quatre coins de la France. Jade suit désormais l’école par correspondance. Ces nomades d’un nouveau genre sont de plus en plus nombreux dans notre pays.

Dans le sud de la France nous avons découvert « les Grandes Terres », un verger d’un hectare transformé par David, le propriétaire, en refuge pour les familles frappées par la crise. Ils sont une quarantaine à y vivre aujourd’hui, enfants parents et même grands-parents. La plupart des adultes travaillent mais ne peuvent plus payer leurs traites ou, faute de garanties, sont incapables de trouver un appartement en location. Aux « Grandes Terres », David et la petite communauté aménagent coquettement les parcelles et vivent dans des caravanes, des bus ou des préfabriqués. Un havre de paix précaire car habiter sur un terrain agricole est illégal : toutes les familles risquent l’expulsion.

La crise du logement est une aubaine pour les marchands de sommeil. Une cave insalubre et dangereuse en banlieue parisienne, louée 600 euros par mois, c’est la seule solution que Dominique, père célibataire, a trouvé afin de mettre ses deux enfants de 9 et 11 ans à l’abri. En France, il y aurait plus de 500 000 taudis en location. En théorie, la famille devrait être relogée au plus vite dans un logement social. Dominique appelle inlassablement mairie, préfecture et bailleurs sociaux : un cauchemar administratif ! Comme lui, près de 2 millions de familles patientent pour obtenir un logement social.

En Bretagne, Christophe, 34 ans, travaille la journée mais, depuis 3 ans, passe toutes ses nuits sur la banquette arrière de sa voiture, une Renault 25 hors d´âge. Comme un quart des sans domicile fixe en France, Christophe n’a pourtant jamais cessé de travailler. Éric, l’un de ses copains de galère, vit désormais dans les bois. Tous les soirs, cet électronicien monte son abri de fortune : un sac de couchage et une toile tendue entre 2 arbres. Comme lui, en France, 10% des sans-abris sont diplômés de l’enseignement supérieur. »

Le Projet Apache rend hommage à l'ancien légionnaire mort de froid dans la rue

Le Projet Apache rend hommage à l’ancien légionnaire mort de froid dans la rue

06/11/2012 — 14h00
PARIS (NOVOpress) — Le 2 novembre dernier, les militants du Projet Apache ont déposé une gerbe de fleurs à l’endroit où Bernard, ancien légionnaire et SDF, a été retrouvé sans vie. Un bandeau bleu-blanc-rouge reprenait la célèbre devise des légionnaires: “Honneur & Fidélité”. Lors de ce dépôt de gerbe, les militants identitaires parisiens ont placardé une affiche indiquant : « Ici, un ancien légionnaire est mort de froid. A Saint-Denis, des clandestins sont logés dans un hôtel trois-étoiles ».

Italie : Casapound s’attaque aux excès du fisc

Italie : Casapound s’attaque aux excès du fisc

22/11/11 – 11h30
ROME (NOVOpress)
– Le mouvement de la droite radicale italienne Casapound poursuit son offensive sociale avec une nouvelle campagne particulièrement énergique.
En effet, depuis quelques semaines, des affiches représentant des vampires en costumes cravates fleurissent dans toute l’Italie. On peut y lire « Firma la legge, ferma Equitalia” (“Signe la loi, Interdis Equitalia”).

Cette campagne vise à obliger le gouvernement à voter une loi limitant le pouvoir du ministère des impôts qui, sous couvert de la société Equitalia, centralise les amendes et les impayés des Italiens, allant jusqu’à saisir directement les salaires ou les logements des débiteurs tout en pratiquant des taux d’intérêts usuraires.

En plus de la campagne d’affichage, un site Internet (www.fermaequitalia.org) a été lancé et des tractages et des stands de rue sont également organisés.

En quatre ans, souligne CasaPound Italia, Equitalia a doublé ses revenus aux dépens de travailleurs indépendants, de retraités, de petits entrepreneurs dont elle reçoit 80% de ses recettes. Equitalia le fait en bafouant les principes de la justice sociale et la loi italienne. Cette volonté de récupérer de l’argent détruit la richesse du pays et de ses PME, notamment en saisissant les biens vitaux pour certaines sociétés. Elle le fait en pratiquant des taux d’intérêts calqués sur celui des banques. Elle le fait en s’acharnant sur les petits débiteurs plutôt que de s’attaquer aux grandes entreprises ou aux riches pratiquant l’évasion fiscale ou utilisant des prêtes noms. Pour toutes ses raisons nous invitons les citoyens à signer cette proposition de loi et à lire le texte intégral de nos revendications sur le site internet.”

[box class= »info »]Photo en Une : une des images de la campagne de CasaPound. Crédit : CasaPound Italia[/box]

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

31/08/2011 15h30
PARIS (NOVOpress) – Le phénomène de paupérisation gagne du terrain en France sous les effets conjugués d’une crise économique structurelle, d’une construction européenne économiquement chaotique et d’une immigration massive,  et ce alors que le chômage n’a jamais été aussi haut.

Tandis que les revenus de l’élite ne cessent de s’accroître, une grande majorité de Français connaît le phénomène inverse. Ce constat est une nouvelle fois renforcé par une étude conduite par l’Insee dont les conclusions dévoilent que 8,2 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian soit 954 euros mensuels ou 11 450 euros par an) en 2009. C’est 0,5 point de plus qu’en 2008, soit pour cette année-là 7,84 millions de personnes touchées par la pauvreté.

La hausse massive du chômage, engendrée par une crise économique et financière importante, favorise l’augmentation du nombre de pauvres en France. Malgré toute une batterie de mesures (RMI puis RSA) et autant de contributions pénalisantes, destinées à lutter contre la pauvreté, pour les travailleurs les moins bien lotis, le phénomène n’a pu être complètement enrayé puisqu’en « 2009, 10,1% des actifs de plus de 18 ans sont pauvres », selon cette étude.

Mais c’est surtout la persistance des inégalités qui marque le paysage économique et social français. En effet, les écarts de niveau de vie entre les Français les plus fragiles et les plus riches ne cessent de s’aggraver depuis 2004. Ainsi, « en 2009, les 10% de Français les plus modestes vivaient avec moins de 10 410 euros par an (un chiffre calculé par unité de consommation, qui tient compte des économies d’échelle quand plusieurs personnes composent le foyer), en baisse de 1,1% par rapport à 2008 ».

Mais les chiffres avancés par l’Insee font l’objet d’une controverse, notamment de la part de personnes occupant le terrain social. Le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, affirme ainsi que le taux de 13,5 % de pauvres en France métropolitaine en 2009 est minimisé et qu’il ne correspond aucunement à la réalité de la France en 2011. Les 1 400 permanences disséminées sur l’ensemble du territoire ne possèdent pas la même lecture que l’Insee. Le président de l’association déclare ainsi : « Quand toutes nos fédérations disent : “Ça augmente sans cesse”, il y a une réalité. Les chiffres de l’Insee sont malheureusement en dessous de la gravité de la situation aujourd’hui en 2011 ». Autre source d’inquiétude : les pauvres « deviennent de plus en plus pauvres mais il y a aussi des personnes qui ne s’attendaient pas à ce qui leur arrive : cadres, petits commerçants, petits artisans. Ce phénomène, j’insiste beaucoup là-dessus, grandit ».

Et au président du Secours populaire de conclure : « La question des revenus n’est pas le seul problème. Les postes de première nécessité (logement, alimentation, santé…) n’ont de cesse de flamber. Et on ne vous parle pas de l’essence ! ».

Un constat qui montre que le président du pouvoir d’achat n’a pas tenu sa promesse. Un autre pari raté de la présidence de Nicolas Sarközy.