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Gilbert Collard : « Madame Taubira a “idéologisé” le ministère de la Justice »

28/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Giblert Collard, député RBM-FN du Gard, commente le départ de Taubira et l’arrivée de son successeur, Jean-Jacques Urvoas. Ce juriste et président de la commission des lois – où siège aussi Collard — est qualifié par le député de « pondéré », à la différence de l’ex-Garde des Sceaux qui a « complètement désorganisé l’ordre juridique français ». il ajoute que Taubira « a idéologisé le ministère de la Justice, elle en a fait un ministère de propagande sociologique ». colard juge enfin que de redresser la barre ne sera pas à la portée d’Urvoas, les dégâts étant trop importants.

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Emmanuel Macron : un « champagne socialist » à Bercy - Par Contribuables Associés

Emmanuel Macron : un « champagne socialist » à Bercy – Par Contribuables Associés

31/08/2014 – PARIS (via Contribuables Associés)
« Si l’on comprend que le socialisme n’est pas un programme de partage des richesses, mais est en réalité une méthode pour consolider et contrôler les richesses, alors le paradoxe apparent de ces hommes fortunés qui promeuvent le socialisme n’est plus du tout un paradoxe. »

Arnaud Montebourg « out », Emmanuel Macron « in » ! Le changement de ministre à Bercy peut sembler être une bonne nouvelle, tant Montebourg a marqué son passage au gouvernement par sa soif de dépenses publiques. Mais est-ce si sûr ?

On prend (presque) les mêmes, et on recommence !

Comme nous l’avions prévu, le remaniement ministériel a consisté en un simple jeu de chaises musicales. Exit l’étatiste Arnaud Montebourg, certes, mais Michel Sapin, pas réputé pour être un grand ami des contribuables, est toujours ministre des Finances et des Comptes publics, c’est-à-dire des dépenses et des impôts.

La nomination d’Emmanuel Macron en remplacement de Montebourg à l’Économie est la seule surprise de ce remaniement. L’arrivée à Bercy d’un ancien banquier d’affaires chez Rothschild est vue par l’aile gauche du Parti socialiste et ses alliés d’extrême-gauche comme un « mauvais signal ».

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Cécile Kyenge veut plus d’Africains en Italie et en Europe

Cécile Kyenge veut plus d’Africains en Italie et en Europe

12/07/2013 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
La ministre italienne au sang congolais, Cécile Kyenge (photo), enfonce le clou : elle souhaite accélérer l’immigration de remplacement en Europe. Pour elle, il est temps que les Européens commencent « à raisonner ensemble pour se donner des règles communes » en matière d’immigration. Dans un entretien au journal Il Messaggero, elle fait référence au modèle français : « Si une personne prend, par exemple, la nationalité française, elle devient, par voie de conséquence, citoyenne européenne ». Traduction : Cécile Kyenge, qui compte 37 frères et sœurs au Congo, milite pour une propagation de l’immigration extra-européenne à l’échelle du Vieux continent.

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De Kyenge Kashetu à Kabobo, ou de l’antiracisme au génocide - Par Flavien Blanchon

De Kyenge Kashetu à Kabobo, ou de l’antiracisme au génocide – Par Flavien Blanchon

Mada Kabobo (à droite sur l’image), le clandestin à la pioche, a finalement fait trois morts. Daniele Carella, le jeune livreur de journaux, puis Ermanno Masini, le retraité qui promenait son chien, ont succombé à leur tour aux coups que le Ghanéen leur avait assenés avec une particulière férocité.

Pour le correspondant du Monde, fidèle écho, à son ordinaire, des médias politiquement corrects de la péninsule, « ce fait divers tragique tombe mal pour la ministre de l’intégration, Cécile Kyenge » (à gauche sur l’image). D’autres auraient dit qu’il tombait surtout mal pour les victimes…

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Italie : Bilderberg, Goldman Sachs et les immigrés toujours au pouvoir

Italie : Bilderberg, Goldman Sachs et les immigrés toujours au pouvoir

28/04/2013 – 19h50
ROME (NOVOpress ) –
Giorgio Napolitano va avoir 88 ans et il a toujours été du côté du manche. À 16 ans, jeune membre des Gruppi Universitari Fascisti, il écrivait dans le journal du mouvement un hymne à la Wehrmacht : « L’Opération Barbarossa civilise les peuples slaves. Puisque notre fidèle allié est lancé à la conquête de la Russie, il y a un besoin absolu d’un corps expéditionnaire italien pour soutenir le titanique effort guerrier allemand, afin de faire prévaloir les valeurs de la Civilisation et des peuples d’Occident sur la barbarie des territoires orientaux ».

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Fraudipédia, la méthode - par Spoutnik

Fraudipédia, la méthode – par Spoutnik

16/04/2013 – 12h00
PARIS (via Chez Spoutnik) – Les déclarations de patrimoine officielles des ministres viennent d’être publiées. La presse va se contenter de commenter sans vérifier, ou alors de manière très superficielle.

Or ce qui importe, ce n’est pas le montant du patrimoine de nos ministres (nous laissons cela aux discussions de bistrot – on va en entendre sur le patrimoine de Fabius ou de Delaunay), mais de savoir si ce patrimoine déclaré correspond bien à leurs revenus et à une quelconque réalité. C’est pour cela que j’ai choisi comme titre générique de cette série d’articles Fraudipédia. Ce que nous voulons savoir est qui fraude. Il ne s’agit pas de jeter l’anathème sur ceux qui ont de gros revenus – tant que ces revenus sont légaux bien sûr.

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L’affaire Cahuzac, ou la République du mensonge

L’affaire Cahuzac, ou la République du mensonge

13/04/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) 
« Malheur à celui par qui le scandale arrive »… Mais Cahuzac, l’homme par qui le scandale est arrivé, ne semble pas du tout désarçonné.

« On me dit que j’ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu’il y aurait des mensonges indignes et d’autres qui seraient dignes ?» Ainsi, selon le Canard Enchaîné, s’interroge le député du Lot‑et‑Garonne. Et Cahuzac (photo) de préciser sa pensée : « Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l’Assemblée, est-ce digne ? A ce compte‑là, j’ai menti devant l’Assemblée sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013 ».
Le 13 février dernier, Jérôme Cahuzac qui était encore ministre du Budget, avait en effet affirmé en plein hémicycle que le gouvernement fondait son action sur cet objectif, alors même que l’on sait maintenant qu’en privé, il n’en croyait pas un mot, pas plus que le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. C’est précisément ce que Cahuzac appelle un « mensonge sur ordre »

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Le business familial de Christiane Taubira - Cayenne c'est pas le bagne…

Le business familial de Christiane Taubira – Cayenne c’est pas le bagne…

Gouverner, c’est prévoir. Gérer son patrimoine aussi. Christiane Taubira, femme avisée, a pourvu ses quatre enfants d’un terrain idéalement placé à Cayenne et acheté dans les meilleures conditions. De même a-t-elle eu le nez creux en mettant fin à une de ses sociétés deux jours avant son entrée au gouvernement. Prenez un garde des Sceaux, ses enfants, son ex-époux, ajoutez du business et de la politique à la mode guyanaise, et vous aurez la famille Taubira au complet.

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Un ministre, c’est un monsieur ou une dame qui dispose d’un chauffeur

Un ministre, c’est un monsieur ou une dame qui dispose d’un chauffeur

Raymond Marcellin (1914-2004) n’aura jamais manqué de chauffeurs… Crédit photo : DR

27/10/2012 – 19h30
VANNES (NOVOpress Breizh) –
La Bretagne s’enorgueillit de posséder quelques stars. Par exemple Jérôme Kerviel et Clara Morgane (son calendrier 2013 est en vente dans les maisons de la presse : 19,99 €). Un troisième personnage pourrait se joindre à ce duo : François Goulard (UMP) président du conseil général du Morbihan, ancien député de Vannes (battu en juin dernier), ancien ministre de Dominique de Villepin. Et surtout spécialiste des petites vacheries anti-Sarkozy.

En effet, le 8 octobre dernier, le Press Club lui a remis le prix Humour et politique. Notre Breton l’a emporté grâce à cette phrase puissante : « Etre ancien ministre, c’est s’asseoir à l’arrière d’une voiture et s’apercevoir qu’elle ne démarre pas. » Drôle certes, mais c’est bien longtemps après avoir quitté son poste de ministre de la Recherche du gouvernement Villepin que le lauréat l’a prononcée. Gageons qu’il ne se serait pas autorisé une telle sortie lorsqu’il était encore en exercice  (Le Monde magazine, 13/10/12).

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L'éminence rouge de François Hollande : François Rebsamen, le marionnettiste de Matignon

L’éminence rouge de François Hollande : François Rebsamen, le marionnettiste de Matignon

Il y a le gouvernement… et puis il y a ceux qui décident vraiment. Les ministres doivent le savoir : un pré-conseil des ministres a lieu chaque mardi à l’Elysée. Avec, pour « premier ministre bis », le très sectaire François Rebsamen, qui a choisi de tirer les ficelles et de gouverner dans l’ombre.

Durant sa campagne, le candidat Hollande avait promis: « Je ne recevrai pas à l’Elysée les parlementaires qui me soutiennent. Le rôle des parlementaires, c’est d’être au Parlement. » Un engagement pris devant 10000 personnes le samedi 3 mars à Dijon, la ville dont le sénateur-maire est François Rebsamen. Et d’ajouter, ironique: « Je suis venu vous annoncer, si je suis élu, une grande nouvelle: il y aura donc un gouvernement. » Une façon de marquer sa rupture avec l’« hyper-présidence » de Sarkozy. Mieux vaut en rire… Car en fait de gouvernement, il y en a deux.

Chaque mardi, sans que cela soit mentionné sur l’agenda communiqué par la présidence de la République, un pré-conseil des ministres visant à préparer celui, officiel, qui se tient chaque mercredi, se déroule à l’Elysée en tout petit comité. S’y réunissent Hollande, de proches collaborateurs de celui-ci, issus du Parti socialiste, le premier ministre Jean- Marc Ayrault et… le maire de Dijon, François Rebsamen. Comme l’avait dit Hollande lors du même meeting de Dijon: lui élu, « ce ne sera pas l’Etat PS ». En effet: Martine Aubry ne fait pas partie de ce gouvernement occulte…

Agé de 61 ans, François Rebsamen, outre ses fonctions déjà citées, est le président très puissant du groupe socialiste au Sénat et l’un des proches parmi les proches de Hollande, qui en avait fait le numéro 2 du PS lorsqu’il en était devenu le premier secrétaire. Le quotidien « La Croix » l’avait alors défini comme « le bras armé de Hollande ».

Les francs-maçons en force à l’Elysée

Accessoirement – façon de parler… –, Rebsamen, qui a débuté sa carrière politique chez les trotskistes de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est membre du Grand Orient de France. Tout comme le président socialiste du Sénat, Jean- Pierre Bel, dont François Hollande vient de piller l’équipe en aspirant cinq de ses membres à l’Elysée – parmi lesquels Pierre-René Lemas, directeur de cabinet de Bel devenu secrétaire général de l’Elysée, et Pierre Besnard, passé de chef de cabinet de l’un à chef de cabinet de l’autre.

Voilà qui va renforcer l’ambiance très « fraternelle » des réunions secrètes du mardi, qui justifient a posteriori l’article que notre confrère François Koch, spécialiste de la franc-maçonnerie, avait publié en janvier dernier dans « L’Express » sous le titre: « Comment les francs-maçons manipulent les candidats. » « Comme Chirac avant lui, Hollande cajole les frères », écrivait notamment Koch dans un tex te qui consacrait une large place à Rebsamen, présenté comme l’un des inspirateurs de la volonté de Hollande « d’intégrer dans la Constitution les principes de la très maçonnique loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat ». Un engagement pris par le candidat socialiste en novembre 2011 au siège parisien… du Grand Orient de France !

On se souvient que, le mercredi 16 mai, l’annonce de la composition du gouvernement Ayrault, prévue pour le milieu d’après-midi, avait été différée d’heure en heure. Il avait fallu attendre 19h30 – juste à temps pour le journal de 20 heures – pour que le secrétaire général de l’Elysée puisse enfin en communiquer la liste. La raison majeure de ce retard? Pendant que les journalistes s’interrogeaient sur les difficultés de dernière heure que pouvait bien rencontrer le chef de l’Etat – les attribuant au refus de Martine Aubry de participer au gouvernement –, François Hollande était en fait en train de négocier avec François Rebsamen !

Un interlocuteur… pour le FLNC

Convoqué à l’Elysée, Rebsamen a passé ce jour-là plus d’une heure et de mie avec le chef de l’Etat et le premier ministre! Hollande a fait des pieds et des mains pour qu’il intègre le gouvernement. Au fil de la négociation, le maire de Dijon, qui rêvait du ministère de l’Intérieur, s’est vu proposer de plus en plus d’attributions, jusqu’à un ministère gigantesque: ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat, de la Dé centralisation, de l’Egalité des territoires et des Elections, avec autant de ministres délégués qu’il le souhaitait! Marylise Lebranchu et Cécile Duflot, qui se répartissent ces domaines, vont être contentes d’apprendre qu’elles n’ont été choisies que par défaut… Rebsamen a refusé ce portefeuille, au prétexte, a-t-il assuré aux Dijonnais, que l’exigence de non-cumul d’une fonction exécutive locale avec une fonction ministérielle l’aurait contraint à abandonner la mairie de la ville, ce à quoi il ne pouvait se résoudre.

En réalité, Rebsamen a obtenu plus et mieux. Cet ancien membre du cabinet de Pierre Joxe, le très retors ministre de l’Intérieur de François Mitterrand, a gagné le poste officieux de premier ministre bis et le droit de conserver son mandat de sénateur et son poste de maire ! Chaque mardi matin, a-t-il confié, il « élaborera la semaine politique » avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Après être passé par le siège du Grand Orient ? C’est là, rue Cadet, que, le 22 janvier 2000, la carrière de François Rebsamen avait failli prendre fin. Ce jour-là, Simon Giovannaï, Grand Maître du GODF, avait reçu « quatre représentants de la direction militaire du FLNC, dont deux poseurs de bombes présumés », pour essayer de trouver un accord politique sur le modèle des accords de Nouméa – négociés, eux aussi, par la maçonnerie. Or « même s’il n’a cessé de le nier, plusieurs participants et témoins confirment que le frère François Rebsamen, […] alors chargé des fédérations au secrétariat national du PS, participait bien à cette réunion »(1)

Destinée à demeurer secrète, cette réunion de cagoulés sera divulguée, sans doute via les services du ministère de l’Intérieur détenu alors par Jean-Pierre Chevènement, opposé à toute négociation avec les terroristes. Simon Giovannaï devra démissionner trois mois plus tard. François Rebsamen, lui, est plus que jamais aux premières loges du pouvoir.

Antoine Vouillazère

(1) François Koch, Le vrai pouvoir des francs-maçons, éd. Express-Roularta, 2009.

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 30 mai 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

L'éminence rouge de François Hollande : François Rebsamen, le marionnettiste de Matignon

Ayrault : quand un grand cumulard fait la guerre aux cumuls

Ayrault : quand un grand cumulard fait la guerre aux cumuls

Ce sont souvent les grands pécheurs ayant beaucoup de choses à se faire pardonner qui se trouvent à l’origine des réformes mettant fin aux abus qu’ils trouvaient normal de pratiquer jusqu’à ce jour. Sans doute parce qu’ils en connaissent mieux que les autres les tenants et les aboutissants.

Dans son rôle d’éléphant du PS et d’oligarque local, Jean-Marc Ayrault (photo) ne voyait aucun inconvénient à additionner les casquettes : maire de Nantes, président de la Communauté urbaine de Nantes Métropole, député de Saint-Herblain, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Comme il n’y a que vingt-quatre heures dans une journée, on voit mal comment le même homme peut effectuer ces quatre métiers dans de bonnes conditions. Certes Martine Aubry a salué – officiellement – l’ « exceptionnel maire de Nantes » (mardi 22 mai à l’Assemblée nationale)… Bien sûr, il existe une astuce rendue possible par la décentralisation et le financement public des partis politiques : on s’entoure d’une armée de collaborateurs qui font, eux, le travail. Si bien qu’on se trouvait dans une situation singulière : Jean-Marc Ayrault était payé par le contribuable pour effectuer des tâches qu’il n’accomplissait, en réalité, qu’à temps très partiel. Un quart de temps ici, quelques heures là-bas…Seule l’indemnité correspondait à chaque fois à un temps complet.

Cette situation fait le bonheur des directeurs de cabinet, aimables technocrates qui, souvent, détiennent la réalité du pouvoir. Les politiques signent le courrier et coupent les rubans, eux instruisent les dossiers et rédigent les discours. Si bien qu’au fil du temps le patron n’est pas celui pour qui les électeurs ont voté. Ce doublon débouche sur un second salaire à la charge du contribuable (le premier pour le président absent, le second pour le directeur présent).

Mais le souci de rédemption vient de saisir cet ancien permanent du MRJC (Mouvement rural de la jeunesse chrétienne) qu’est Jean-Marc Ayrault. Changement de costume oblige : l’élu local soucieux d’entretenir son pré carré a cédé la place au chef de gouvernement en charge des grands dossiers.

On s’en est aperçu dès le vendredi 18 mai lorsque Jean-Marc Ayrault annonce que les ministres devront abandonner leurs fonctions exécutives dans les collectivités territoriales« d’ici fin juin ». La promesse figurait dans le programme de François Hollande et les ministres s’y sont engagés en signant une charte de déontologie.

« A la fin du mois de juin – ce sera une décision qui sera totalement respectée – il n’y aura pas un seul ministre qui sera chef d’un exécutif local ou même adjoint, président d’une société locale, d’un office HLM. Il pourra rester, s’il le souhaite, simple conseiller », explique le Premier ministre (France Inter).

La première victime – toute relative – de ce couperet s’appelle évidemment Jean-Marc Ayrault ; sa carte de visite va subir une sérieuse cure d’amaigrissement. Il restera toutefois conseiller municipal de Nantes et membre du conseil de la communauté urbaine de Nantes Métropole, histoire de garder un œil sur son fief.

En Bretagne, un autre personnage se trouve concerné par cette décision. Il s’agit du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, contraint d’abandonner la présidence du conseil régional. Mais il conservera un pied dans cette honorable assemblée en redevenant simple conseiller régional – un « basier » en quelque sorte. Bien sûr, il ne participera ni aux réunions de commissions ni aux débats – il passera rapidement, prononcera un petit discours pour qu’on ne l’oublie pas, puis s’enfuira pour ne pas rater son avion ou son TGV, méthode qu’utilisait avec talent Marylise Lebranchu, dans les années 2000, lorsqu’elle était ministre de la Justice.Mais il conservera, ce faisant, une position de repli au cas où le maroquin de la Défense lui serait retiré – on n’est jamais à l’abri d’un remaniement ministériel. L’emploi de ministre a un point commun avec un job dans l’intérim, on sait rarement quand la « mission » va s’interrompre.

Outre son attachement très fort à la Bretagne– devenir président de la Région était certainement la grande affaire de sa vie – Jean-Yves Le Drian est un politicien prudent. Aussi ne brûle-t-il pas ses vaisseaux : « Je veux rester très présent dans le paysage breton », affirme-t-il. Il est vrai qu’un ministre de la Défense a de bonnes raisons de multiplier les déplacements en Bretagne : Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Vannes, Landivisiau…

Hervé Cadic

Crédit photo : Jean-Marc Ayrault, via Flickr, licence CC.

Article publié sur Novopress Breizh.

Taubira : une erreur de casting dans le gouvernement Ayrault ?

Taubira : une erreur de casting dans le gouvernement Ayrault ?

Depuis quelques jours, la presse de gauche se mobilise pour défendre Christiane Taubira, ministre de la Justice, « l’une des cibles privilégiées de la droite et de l’extrême droite sur le Web » (Le Monde du 21 mai). Mais la mission est difficile : si Mme Taubira est attaquée, c’est qu’elle est attaquable.

D’abord indépendantiste guyanaise, puis député non-inscrite, elle vote l’investiture du gouvernement Balladur mais devient subitement radicale en figurant en quatrième place sur la liste présentée par Bernard Tapie aux élections européennes de 1994. Candidate radicale de gauche aux élections présidentielles de 2002, elle obtient 660.500 voix ; il en manque 194.600 à Lionel Jospin pour accéder au second tour… Incontrôlable, elle s’oppose à la loi sur les signes religieux dans les écoles et vote « non » au référendum européen de 2005, contrairement à ses amis socialistes et radicaux, et s’incruste jusqu’en 2011 dans un HLM de la Ville de Paris.
Elle collectionne les gamelles aux élections cantonales, municipales et régionales, et a annoncé qu’elle renonçait au siège de député qu’elle occupait depuis 1993 plutôt que d’affronter à nouveau les électeurs au mois de juin. Son œuvre législative se compose essentiellement d’une loi mémorielle du 10 mai 2001 qui a fait de l’esclavage et de la traite transatlantique un crime contre l’humanité.

Or, pour sa première entrée dans un gouvernement, ce personnage sans envergure ni électeurs se trouve d’emblée propulsé à la tête d’un ministère régalien, au troisième rang protocolaire ! Il y a là un mystère que la règle de la parité ne suffit pas à éclairer. Personne n’a pu donner d’explication plausible à la promotion surprise de Mme Taubira.

Taubira : une erreur de casting dans le gouvernement Ayrault ?Il y en aurait bien une, pourtant. Quand Jean-Marc Ayrault a inauguré son Mémorial de l’abolition de l’esclavage à Nantes, le 25 mars dernier, il a cherché à rassembler des personnalités en vue pour donner à l’événement un retentissement national, voire international. Il n’en a pas trouvé beaucoup : Nicéphore Soglo, ancien président du Bénin, Lilian Thuram, footballeur guadeloupéen… et Christiane Taubira (photo).

La nomination de celle-ci place Vendôme ressemble donc assez à un renvoi d’ascenseur. Elle pourrait aussi avoir un avantage pratique du point de vue de Jean-Marc Ayrault. Celui-ci, on s’en souvient, a été condamné en 1997 pour favoritisme envers un imprimeur. Comme le nouveau président de la République avait assuré que son gouvernement ne comprendrait pas de personnes condamnées, ce détail pouvait faire tache. Or Christiane Taubira a de son côté été condamnée par le tribunal des prudhommes en 2004 pour licenciement abusif de son assistante parlementaire. En la nommant à ses côtés, et au ministère de la Justice qui plus est, Jean-Marc Ayrault relativisait son propre passé judiciaire.

François Kernan

Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr, licence CC

Article publié sur Novopress Breizh.

« Autoritaire », « cumulard », « féodal » : Jean-Marc Ayrault vu de gauche

« Autoritaire », « cumulard », « féodal » : Jean-Marc Ayrault vu de gauche

17/05/2012 – 18h45
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Autoritaire », « cumulard », « féodal » : Dans un entretien accordé à Ouest-France (16/05/2012) Françoise Verchère, figure historique de la gauche locale, dresse un portrait sans concession du nouveau Premier ministre, qu’elle décrit comme un oligarque soucieux avant tout d’assoir sa mainmise sur le Pays nantais. Jean-Marc Ayrault vu de gauche.

L’élue de Rezé parle sans détour de Jean-Marc Ayrault, qu’elle a côtoyé de 2001 à 2008 alors qu’elle était vice-présidente de Nantes Métropole et maire de Bouguenais, une commune située au sud de l’agglomération nantaise. Pour cette ancienne membre du PS, qui a rejoint depuis le Parti de gauche, l’homme « dirige Nantes Métropole avec très peu de personnes… Les autres élus ont une petite marge de manœuvre dans leur délégation, mais sur les grandes décisions, ils n’ont aucune prise. » déclare F. Verchère qui enfonce le clou en affirmant : « C’est une apparence de démocratie ».

Selon elle, cette attitude s’explique par le cumul des mandats et des fonctions exercées par l’intéressé : député, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, maire de Nantes, président de Nantes Métropole, une agglomération de plus de 600.000 Habitants. « En s’appuyant sur cinq fidèles, il est sûr qu’aucune décision ne se prenne sans lui. Ce besoin de tout contrôler, c’est probablement un trait de sa personnalité », dit-elle avant d’ajouter qu’il s’agit là sans doute « d’un fond d’anxiété ou d’autoritarisme ».

Au journaliste qui lui fait remarquer que très peu nombreux sont ceux qui osent parler comme elle, Françoise Verchère – qui n’a décidément pas sa langue dans sa poche – affirme tout de go : « parce que je ne lui doit rien » et d’expliquer : « Un pouvoir installé localement depuis longtemps conduit à la féodalité, avec un suzerain et des vassaux. » Pour gouverner localement d’une autre manière, « il faut protéger les élus contre eux-mêmes et contre les dérives de tout pouvoir » affirme l’ancienne maire de Bouguenais, très engagée par ailleurs contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Finalement J.M. Ayrault a-t-il été un bon maire ? A cette question Madame Verchère répond poliment que « ce n’est pas un mauvais maire » – il y a mieux en guise de compliment – avant d’ajouter « mais il est un peu dans l’air du temps. Il a choisi la culture, l’image, pour développer la ville. Mais un développement sans fin est-il une bonne chose ? » Bonne question.

Crédit photo : Jmayrault, via Flickr, licence CC
Méhaignerie prend sa retraite

Méhaignerie prend sa retraite

13/05/2012 – 11h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Député de Vitré (35) depuis 1973, réélu sans interruption depuis cette date, Pierre Méhaignerie, 73 ans, a annoncé qu’il ne se représenterait pas. Grand nom de la démocratie- chrétienne, il fut longtemps président du Centre des démocrates sociaux (CDS) avant de céder la place à François Bayrou.

Comme tout dirigeant politique national, il ne pouvait que devenir ministre ; on le vit donc à l’Agriculture, à l’Equipement et à la Justice. Pour autant, sa carrière ministérielle fut tout sauf époustouflante – il est vrai que le personnage est terne.

Pendant qu’il s’échinait à Paris à cultiver sa « dimension nationale » les positions de sa famille politique fondaient comme neige au soleil en Bretagne, au fur et à mesure que les socialistes progressaient, élection après élection. Sans que cela ne donna l’impression d’inquiéter le bonhomme. Peu intéressé parla Bretagne, il rêvait d’un « ouest » aux contours imprécis ; ce fut son dada à une époque.

Il quitte donc la scène politique en laissant la démocratie-chrétienne en ruine en Bretagne. Seuls demeurent quelques maigres lambeaux de ce qui fut la colonne vertébrale de la vie régionale, avec le soutien de l’Eglise et de Ouest-France. Acte de décès en 2007, lorsqu’on vit Pierre Méhaignerie rejoindre l’UMP aux élections législatives – avec son ami Loïc Bouvard (Ploërmel).

Le réalisme aurait pu conduire cet ingénieur agronome à comprendre que sa carrière nationale n’irait pas bien loin et qu’il convenait plutôt de bétonner ses bases. Le bon exemple à suivre était incontestablement celui de la CSU, en Bavière, qui est parvenue à concilier son autonomie régionale avec son alliance au niveau national avec la CDU. Mais« Pierre », comme disent ses amis, n’a jamais eu la tripe bretonne… ni beaucoup d’imagination.

Second pilier le la carrière de Pierre Méhaignerie : la mairie de Vitré. S’il renonce à la circonscription en 2012, on peut supposer qu’il abandonnera la mairie en 2014. Pendant plusieurs mandats, il aura également présidé le conseil général d’Ille-et-Vilaine. Jusqu’à ce que la poussée socialiste ne l’invite à partir « de son plein gré » avant que n’arrive l’heure de la défaite. Au final donc, un bilan bien terne pour un politicien dépassé par les enjeux du nouveau siècle.

Crédit photo : Fpleclercq, via Wikipedia, licence CC
De Nantes à Matignon

De Nantes à Matignon

10/05/2012 – 15h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – L’heure est à la distribution des places. Jean-Marc Ayrault (à gauche sur la photo), 62 ans, semble le mieux placé pour devenir Premier ministre – au grand désespoir de Martine Aubry qui s’y voyait.

Plusieurs éléments plaident en effet en faveur du maire de Nantes. D’abord ce dernier est un fidèle d’entre les fidèles de Hollande. Ensuite il dispose d’une solide carte de visite, député depuis 1986, maire de Nantes depuis 1989 (il avait succédé à Michel Chauty, RPR), président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis 1997. Autant dire que nul mieux que lui ne connait le Palais-Bourbon – avec ses petits arrangements entre amis.

Puisque François Hollande a l’intention de lancer l’acte III de la décentralisation, un chef de gouvernement capable de « parler » aussi bien aux élus de la majorité (PCF, PS, EELV, MRG, MRC…) qu’à ceux de l’opposition est précieux. Nul doute aussi que les relations avec l’Allemagne demeureront la pierre angulaire de la politique européenne de la France, c’est pourquoi le professeur d’allemand qu’est Jean-Marc Ayrault fera figure d’homme de la situation. Enfin son profil d’homme de consensus ne peut que plaire au nouveau Président de la République.« Ce serait un Premier ministre de conciliation, compatible avec beaucoup de monde », estime l’un de ses proches.

A partir du moment où François Hollande a expliqué sur France 2 qu’il choisirait quelqu’un qui le connaissait bien – « C’est bien de s’entendre. C’est mieux » – tout désigne Jean-Marc Ayrault.

Evidemment, il y a les relations avec les écologistes qui sont exécrables. Avec François Fillon, Jean-Marc Ayrault est en effet le grand cerveau du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes voulu par des milieux d’affaires à la recherche de relais de croissance… et de profit (béton immobilier) ; si bien qu’à gauche certains voient en lui d’abord un « socialiste d’affaires ».

Son hostilité à la réunification de la Bretagne est connue – là encore il colle aux désidératas des milieux d’affaires. Attitude logique, au fond, chez tout maire de Nantes soucieux de défendre les intérêts de sa ville. En effet, qui dit réunification, dit Rennes capitale, ce qui entraînerait la perte de son statut de capitale régionale pour Nantes. Toutes les directions administratives d’Etat seraient regroupées à Rennes, tous les organismes liés à la Région déménageraient également, même mouvement vers Rennes des directions régionales des grandes entreprises publiques et privées. Autant dire que la ville de Nantes aurait tout à perdre dans l’opération. Combien d’emplois – principalement administratifs (souvent CSP +) – disparaîtraient ? Mille, deux mille, trois mille… Aucun maire de Nantes, de gauche ou de droite ne peut accepter pareil sacrifice. Pour les milieux dirigeants nantais, la réunification signifie abaissement de leur ville, c’est pourquoi les leaders politiques et socio-économiques préfèrent le concept d’ « ouest », avec une « métropole » s’appelant Nantes.

Cela dit, la position de Jean-Marc Ayrault et de ses amis de l’oligarchie nantaise pourrait évoluer si la réunification de la Bretagne voyait Nantes devenir la capitale régionale. Il faut reconnaître que, question image, Nantes capitale de la Bretagne, c’est plus brillant que Nantes capitale du machin dénommé « Pays de la Loire ».

Ayrault à Matignon sera obligé d’abandonner ses mandats locaux (maire de Nantes et président de la communauté urbaine). Un baron hésite toujours à se défaire d’un fief qui lui a permis d’exister, puis de durer. L’astuce consistera sans doute à conserver un pied dans la maison : plus maire, mais conseiller municipal ; plus président, mais conseiller communautaire. Ainsi, si les choses en venaient à se gâter à Matignon, Jean-Marc Ayrault disposerait d’une position de repli. Avec la possibilité de récupérer ses deux anciennes casquettes : il suffirait de prier (?!) le (ou les) successeur(s) de bien vouloir céder la place.

L’homme ou la femme en question sera choisi en tenant compte du critère « soumission à la volonté du patron » momentanément « empêché » ; un intermédiaire à l’échine souple et à l’ambition limitée fera donc l’affaire. Patrick Rimbert, premier adjoint, pourrait très bien être l’homme idoine. Etre maire de Nantes, même avec le statut d’intérimaire, serait une belle fin pour ce socialiste qui n’entend pas poursuivre, à 68 ans, une carrière politique menée dans l’ombre du grand homme.

Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr, licence CC
Liam Fox - MP

[Kiosque étranger] Grande-Bretagne : un ministre piégé par ses liens trop étroits avec des lobbies nord-américains

16/10/2011 – 16h30
LONDRES (NOVOpress) —
Dans un papier bien informé, le journaliste de gauche Jamie Doward prend un malin plaisir dans les colonnes du quotidien de gauche britannique The Guardian à révéler les liens étroits entretenus par l’ex-ministre de la Défense, Liam Fox, avec un réseau de clubs et de fondations nord-américains.

Le journaliste explique bien les mouvements de fonds entre les associations conservatrices états-uniennes, bien financées par des dons généreux d’entreprises et de millionnaires, vers des organisations britanniques partageant les mêmes objectifs, mais manquant de financement.

Crédit photo : Steve Punter via Flickr. Licence CC.