Tag Archives: Michèle Tribalat

tribalat_526x297-y_F

Michèle Tribalat : « Les statistiques ethniques sont indispensables à la connaissance »

29/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
À l’occasion de la sortie de Statistiques ethniques, une querelle bien française, Michèle Tribalat a accordé un long entretien à FigaroVox. Pour la démographe, dès lors qu’il s’agit d’immigration, l’idéologie et les condamnations morales prennent le pas sur la raison.

Michèle Tribalat revient notamment sur une certaine confusion qui entoure cette expression :

Une grande partie de la confusion provient du fait que ceux qui s’empoignent sur le sujet ne parlent pas forcément de la même chose. L’expression «statistiques ethniques» est un terme générique qui désigne le dépassement des informations habituelles – nationalité, pays de naissance des individus – pour relier à la migration des personnes qui ne l’ont jamais connue et sont françaises parfois dès la naissance. En collectant des informations sur la filiation, comme il le fait désormais régulièrement dans ses grandes enquêtes, l’Insee utilise une forme de statistique ethnique, celle pratiquée par la plupart des grands pays européens d’immigration, depuis plus ou moins longtemps. Sous l’appellation «statistiques ethniques» figurent aussi des données de type ethnoracial à l’anglaise ou à l’américaine qui mélangent la couleur de peau, l’ethnie et des pays ou continents d’origine. Figurent aussi des catégories plus subjectives sur le ressenti. Ainsi, dans le recensement de 2011, le Royaume-Uni a introduit une question sur l’identité nationale: «Comment décririez-vous votre identité nationale?» Pour y voir plus clair, le débat français devrait donc dépasser l’appellation «statistiques ethniques» pour entrer dans le vif du sujet, chacun explicitant chaque fois très précisément ce qu’il entend par là.


Migrants désespérés ou combattants organisés ?

Les médias et les enjeux économiques de la crise migratoire

Source : OJIM
En plus d’être une chance pour notre culture avide de diversité, la crise migratoire serait aussi un bienfait pour notre économie et notre démographie. L’analyse de l’OJIM montre bien à quel point les poncifs immmigrationnistes sont répandus dans les médias, y compris économiques.

La démographie du vieux continent nous oblige à recevoir dans les décennies qui viennent des dizaines de millions d’immigrés pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui menace les pays d’Europe, affirment, sans nuance, nombre de commentateurs. Cette thèse est défendue par les grandes institutions internationales, telles l’OCDE, le FMI, la Banque Mondiale et, bien sûr, les instances de Bruxelles.

Ainsi, un rapport de 2010, commandité par le Conseil européen et intitulé « Projet pour l’Europe à l’horizon 2030 », posait déjà le constat suivant : « Le fait est que, d’ici 2050, en l’absence, peu probable, d’immigration et à taux d’activité constant, la population active de l’UE diminuerait d’environ 68 millions de travailleurs. Étant donné que tous les immigrés ne rejoignent pas la population active, il faudrait un gain net de 100 millions de personnes environ pour combler le déficit. » Le groupe d’experts reconnaissait, cependant, qu’« objectivement, un afflux net aussi important au cours des quarante prochaines années n’est ni probable, ni nécessairement souhaitable ».

Cette affirmation s’est imposée dans le débat public, comme une vérité d’évidence. Les médias ont massivement relayé cette thèse, sans jamais la discuter. Les journalistes économiques et la presse économique dans son ensemble ont répercuté, sans mise en perspective contradictoire, la théorie de l’immigration « source d’enrichissement », comme si aucun argument ne pouvait être opposé à cette idée.

À tout seigneur, tout honneur : le quotidien Les Échos dans son édition du 4 septembre, présentait, sans contrepoint, la thèse favorable à l’immigration de masse. Pour Éric Le Boucher, qui signait la chronique éditoriale, « l’immigration sera la chance de nos économies », c’est le titre de son article, et, précise-t-il, « une fois n’est pas coutume, les économistes sont unanimes sur ce point ».
Faux, des économistes comme Yves-Marie Laulan ou Jean-Paul Gourévitch, affirment, avec force chiffres à la clé, qu’en France tout du moins, l’immigration coûte beaucoup plus qu’elle ne rapporte au pays.
Le prix Nobel Maurice Allais, pour sa part, dans un de ses ouvrages, Combats pour l’Europe 1992-1994, évaluait le coût de l’intégration d’un travailleur immigré et écrivait alors : « il faudra pour réaliser les infrastructures nécessaires (logements, hôpitaux, écoles…) une épargne supplémentaire égale à 4 fois le salaire annuel de ce travailleur. Si le travailleur émigré arrive avec une épouse et 3 enfants, l’épargne supplémentaire nécessaire représentera 10 à 20 fois le salaire annuel de ce travailleur ».
Lire la suite

Procès de Renaud Camus: conférence de presse de Philippe Martel (FN/RBM) ce mercredi à Barbès

L’immigration, une chance pour la France et l’Europe ?

14/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le problème des migrants nous impose de parler librement de l’immigration. Une grande partie de notre classe politique a abandonné cette question aux militants antiracistes. Il y a désormais urgence.

En France, les zones urbanisées sont les premiers lieux de rassemblement ethnique provenant de l’immigration. Ivan Rioufol, dans son ouvrage La fracture identitaire, prend l’exemple de l’Ile-de-France qui « regroupe 19% de la population française et contribue à 43% à l’accroissement naturel du pays, notamment sous l’effet de la fécondité d’une immigration africaine et nord-africaine. » Il se désole aussi en citant la démographe Michèle Tribalat que « ces concentrations ethniques risquent de déboucher sur des enclaves où pourraient apparaître des revendications politiques d’un droit dérogatoire sur des bases ethnico-religieuses. »

Confrontée au problème récurrent des migrants, la France doit-elle encore esquiver le sujet de l’immigration uniquement dans le seul but d’espérer en l’avenir soi-disant radieux que nous décrivent les partisans de la société multiculturelle ? Ne pouvons-nous pas débattre d’un tel changement survenu dans l’Histoire contemporaine de notre pays ?

Goutte d'Or

Marché Dejean, Quartier de la goutte d’Or, Paris

L’immigration de travail du début des années 70 a été transformée, à cause du regroupement familial voulu par le gouvernement Chirac sous la présidence de Giscard d’Estaing, en immigration de peuplement. Cette dernière, arrivée au début d’une période de crise économique débouchant sur une forte hausse du chômage, ne désire plus épouser les valeurs et principes de la France républicaine et se transforme comme nous le dit Philippe de Villiers, dans son livre Les mosquées de Roissy, en « une immigration d’allocataires ».

Selon les chiffres de Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de géopolitique des populations, repris par de Villiers, l’immigration et l’intégration coûteraient près de 40 milliards d’euros par an à la France ce qui représente « 80% du déficit du budget de l’Etat, 13,5% des dépenses publiques, trois fois et demie le trou de la Sécurité sociale, deux fois le budget de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, 87% du budget de la Défense… ». Et nous continuons à faire comme si de rien n’était !

Nous sommes-nous posés simplement la question à savoir si la France possédait encore les moyens financiers de sa politique d’immigration ? Selon l’Institut de géopolitique des populations, « les immigrés par leur contribution à l’économie couvrent environ les deux tiers de leurs coûts sociaux, le solde étant à la charge de la société d’accueil. » L’immigration, une chance pour la France ! Curieuse chance, ne trouvez-vous pas ?

migrants

Christopher Caldwell, auteur du livre Une révolution sous nos yeux, pose une autre question d’une importance capitale : « L’Europe peut-elle rester la même si sa population change ? » Avez-vous déjà entendu Hollande ou Sarkozy débattre librement et objectivement de cette question en dehors de l’affaire Morano ? La réponse est non.

À présent, il est grand temps qu’elle soit au centre de nos discussions pour que les Européens puissent enfin retrouver une liberté d’expression trop longtemps confisquée par la pensée antiraciste. Car l’immigration d’aujourd’hui, majoritairement musulmane, diverge des immigrations précédentes. Les allégeances nationales s’effacent et « l’Europe n’a plus du tout affaire à un problème d’immigration ordinaire, mais à une culture concurrente. »

Vincent Revel

Goutte d'Or

Statistiques ethniques, l’analyse de Michèle Tribalat…  et le fichier Saphir ?

06/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec Boulevard Voltaire)
L’affaire des statistiques ethniques de Robert Ménard enfle sur la toile. Michèle Tribalat, démographe et auteur du livre remarqué sur l’immigration « Les yeux grand fermés », explique à Boulevard Voltaire la position de l’INSEE sur ce sujet.

Dans cet entretien, Michèle Tribalat détaille les raisons qui interdisent à l’INSEE de collecter des statistiques ethniques, ce que ne fait d’ailleurs pas non plus Robert Ménard à Béziers. Le point intéressant est que l’organe central de statistiques français a tout de même quelques moyens légaux d’examiner le grand remplacement en cours en France. Ainsi, l’INSEE peut-il collecter des données relatives à la nationalité d’origine des nouveaux Français ou de la nationalité d’origine de leurs parents, s’agissant d’enfants nés en France.

Curieusement, elle n’évoque pas dans son entretien un outil très précieux pour tout démographe : le fichier Saphir. Cette précieuse base de données harmonise les données du recensement et d’autres enquêtes de terrain sur la

Fichier Saphir

Exemple de données extraites du fichier Saphir

période 1968 – 2008 (avec certaines mises à jour jusqu’en 2011). Elle comprend, entre autres (nombreux) critères, la nationalité d’origine des individus, comprend un niveau familial et un niveau individuel et permet donc des études sur le long terme de l’évolution de la population. C’est sur la base de cet outil que la démographe a pu mener de passionnantes études sur les jeunes d’origine étrangère en France, leur évolution numérique, l’évolution de leur implantation géographique, etc.
Malheureusement, le fichier en question n’est plus actualisé et l’INSEE l’a enterré. Plutôt que de bricoler, M. Ménard, demandez donc à l’INSEE d’actualiser Saphir et de le mettre à la disposition des élus et du public, qui a le droit de savoir. À défaut, NOVOpress, qui a retrouvé cette base de données dans les tréfonds du site de l’INSEE, le tient à disposition.

CRédit photo : David Dufresne via Flickr (CC) – Marché Dejean à la goutte d’Or, Paris


 

 

Lire la suite

tribalat_526x297-y_F

Michèle Tribalat : pourquoi nous ne sommes pas Charlie

12/01/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée sur FigaroVox, Michèle Tribalat s’insurge contre le double discours de certaines associations qui défendent aujourd’hui la liberté d’expression après avoir accusé Charlie Hebdo de «racisme» et d’«islamophobie».

Le slogan «Je suis Charlie» ou «Nous sommes Charlie» me paraît relever à la fois du romantisme, du narcissisme et de l’indécence. Nous ne sommes pas Charlie pour la bonne raison qu’ils sont morts en raison des risques qu’ils ont pris de continuer à faire leur travail, souvent sous les accusations les plus odieuses de ceux qui ont invoqué le manque de respect, le mauvais goût, l’abus de la liberté d’expression, le racisme ou l’islamophobie… La presse pourrait légitimement arborer ce slogan si, de concert, elle republiait l’ensemble des caricatures qui a valu la mort à ces valeureux caricaturistes. À cette condition seulement.

(…)

Combien de politiques qui n’ont aujourd’hui que la liberté d’expression à la bouche, ont, lors de la publication des caricatures danoises, soutenu la liberté d’expression sans restriction, sans invoquer l’esprit de responsabilité, de mesure, de respect, le caractère inopportun ou provocateur des dessins? Beaucoup ont joué la stratégie de l’apaisement. La dénonciation aujourd’hui de l’atteinte à la liberté par la mosquée de Paris et l’UOIF, qui appellent à manifester, aurait plus poids si elles n’avaient pas poursuivi Charlie Hebdo en justice alors qu’il exerçait précisément sa liberté.


[Lu sur le Net] Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct - par Gabriel Robin

[Lu sur le Net] Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct – par Gabriel Robin

14/09/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Par opposition à ce qui est imaginé, ou fictif, existe le concept de réalité qui désigne ce qui est perçu comme concret. Christophe Guilluy, géographe et auteur d’ouvrages scientifiques, a décidé de se confronter au monde concret, dans son dernier ouvrage intitulé « La France périphérique – Comment on a sacrifié les classes populaires ». Sa thèse, assez simple, explicite ce que l’instinct populaire perçoit assez distinctement, et démontre que s’ajoute à la fracture sociale une fracture ethno-culturelle de plus en plus prononcée dans notre pays. Il estime, par ailleurs, que seule la bourgeoisie urbaine des grandes villes profite de la mondialisation et des changements sociétaux qui ont conduit au multiculturalisme. Selon lui, la France des « invisibles », des « oubliés » ou, pour citer François Hollande, des « sans dents » se réfugierait dans un vote protestataire en faveur du Front national, en raison de questions dites « identitaires ».

(…)

Le géographe fait pourtant grincer des dents, notamment à gauche. À l’instar d’autres intellectuels ayant fait évoluer leurs œuvres à l’aune du contexte spécifique de l’époque contemporaine (on peut citer Alain Finkielkraut, Michèle Tribalat, et peut-être bientôt Michel Onfray), Christophe Guilluy doit maintenant affronter les gardiens du temple du politiquement correct. Ainsi, Laurent Joffrin (photo), directeur de la rédaction de Libération, s’est ému des idées avancées par monsieur Guilluy dans son éditorial du vendredi 12 septembre. À son crime de « populisme », le géographe ajoute le péché de venir de la gauche et d’en être aujourd’hui devenu – selon les mots de Laurent Joffrin – le « redoutable procureur ».

Lire la suite

Michèle Tribalat dénonce le cadre européen de la politique d'immigration

Michèle Tribalat dénonce le cadre européen de la politique d’immigration

04/12/2013 – 13h00
PARIS (NOVOpress / Bulletin de réinformation) – Dans un entretien accordé au périodique catholique La Nef de décembre 2013, la directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques, Michèle Tribalat avait dénoncé avec virulence la politique européenne d’immigration. Elle rappelait que l’immigration est en effet depuis le traité de Lisbonne une compétence partagée des États et de l’Union européenne. Cette soumission aux décisions bruxelloises a considérablement réduit la marge de manœuvre pour réduire de façon significative les flux migratoires.

Mais cela n’est pas tout. Michèle Tribalat cite également le problème de la politique d’intégration. En effet, elle note que les États européens se sont engagés sur une base selon laquelle la ou les cultures européennes n’ont pas de prééminence par rapport aux cultures étrangères. Ainsi l’intégration ne peut se faire que sur une base communautaire et multiculturelle. Et de pointer le rôle de l’islam : « Les élites politiques et culturelles passent leur temps à soigner la popularité de l’islam et des musulmans, souvent au prix du mensonge. »

Acheter Assimilation : la fin du modèle français, de Michèle Tribalat, sur Amazon.

Crédit photo : robdeman via Flick (cc)

Michèle Tribalat : « Le vote musulman en France est presque aussi polarisé que celui des Noirs aux Etats Unis »

Michèle Tribalat : « Le vote musulman en France est presque aussi polarisé que celui des Noirs aux Etats Unis »

20/11/2012 — 16h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Dans un entretien pour Atlantico, la démographe Michèle Tribalat met en évidence un vote ethnique aux Etats‑Unis : « Le vote musulman en France est presque aussi polarisé que celui des Noirs aux Etats‑Unis ». Le 6 novembre dernier, Barack Obama avait obtenu les suffrages de 93 % de l’électorat noir.

Lire la suite