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Les 1000 mots qui vous manipulent : le nouveau Dictionnaire de Novlangue est sorti

Source : Polémia
Ne dites plus clandestins, dites sans papiers ! Ne dites plus sans papiers, dites migrants ! Ne dites plus migrants, dites réfugiés ! Et surtout PADALMAGAME !
En 2008, le premier Dictionnaire de novlangue, plusieurs fois réimprimé, comportait près de 300 entrées. En 2013, Le Nouveau Dictionnaire de novlangue présentait plus de 500 mots. Mais les maîtres de la désinformation n’ont pas chômé depuis. Ni Polémia, ni Michel Geoffroy.

Voici donc ce nouveau Dictionnaire de novlangue consacré à Ces mille mots qui vous manipulent.

Ne dites pas rééducation des enfants mais déconstruction des stéréotypes de genre.

Ne dites pas délinquant multirécidiviste mais gentil garçon peu favorablement connu des services de police.

Ne dites pas Union européenne ni organisation de Bruxelles mais Europe.

Ne dites pas délinquant immigré mais jeune (même s’il s’agit d’un homme de 35 ans).

Ne dites pas repas halal mais repas aménagé.

Ne dites pas islamiste mais islamiste modéré.

Ne dites pas djihadiste mais individu déséquilibré ou loup solitaire autoradicalisé sur Internet.

Ne dites pas profanation d’une église ou d’une tombe catholique, dites dégradation (le terme profanation est en revanche incontournable s’agissant de faits concernant des sites juifs ou musulmans).
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[Tribune libre ] "J’accuse l’oligarchie" par Michel Geoffroy

[Tribune libre ] « J’accuse l’oligarchie » par Michel Geoffroy

14/04/2014 – PARIS (via Polémia)
« J’accuse l’oligarchie de provoquer des crises pour mettre en tutelle les peuples, d’encourager tout ce qui favorise l’implosion des sociétés, de programmer la destruction des cultures et des savoirs, de détruire la démocratie, de conduire à la guerre ». Un texte fort de Michel Geoffroy. Les oligarques de l’hyperclasse mondiale, voilà l’ennemi ! Polémia


1) J’accuse l’oligarchie occidentale de provoquer les crises pour mieux mettre en tutelle les peuples afin d’ouvrir la voie à un gouvernement mondial.

L’oligarchie n’échoue pas à trouver des solutions aux différentes « crises », qu’il s’agisse du chômage, de l’immigration, de la natalité ou de l’insécurité. Ces « échecs » constituent en réalité pour elle autant de succès car le choc et le chaos font partie intégrante de sa stratégie.

J’accuse l’oligarchie d’avoir systématisé la pratique du choc théorisée par les néo-libéraux de l’Ecole de Chicago dans les années 1970, comme moyen d’imposer des réformes économiques et sociales contre la volonté des peuples.

J’accuse l’oligarchie d’encourager la succession des « crises » afin de diminuer la résistance du corps social, de propager l’angoisse et de provoquer un état d’hébétude chez ceux qui y sont soumis afin d’inhiber leurs capacités de réaction et d’opposition politiques.

– L’insécurité conduit ainsi les citoyens au repli sur soi, ce qui contribue à leur démobilisation politique et à affaiblir la légitimité des Etats. Elle permet aussi une privatisation rapide des fonctions souveraines de l’Etat pour le plus grand profit du « marché ».

– Le terrorisme permet de renforcer le contrôle de la population et notamment d’Internet et des nouvelles technologies de communication.

– L’immigration profite au patronat mais elle sert aussi à démoraliser les Européens, en leur donnant le sentiment de ne plus se sentir chez eux.

– Le chômage propage l’inquiétude devant l’avenir et la docilité des salariés vis-à-vis des employeurs.

– La crise des dettes souveraines permet de mettre en tutelle la politique économique des Etats et de promouvoir toujours plus de solutions libérales pour « rétablir les comptes publics ». Ces politiques libérales en retour déconstruisent les protections sociales, renforçant l’isolement et la dépendance des individus.

– L’écologisme et la thématique du réchauffement climatique offrent enfin de nouveaux prétextes à propager l’anxiété et légitimer l’augmentation des réglementations, des contrôles et à la réduction des libertés concrètes.

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Entretien avec l'auteur du Nouveau dictionnaire de novlangue

Entretien avec l’auteur du Nouveau dictionnaire de novlangue

07/11/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – La fondation Polémia, dirigée par Jean-Yves Le Gallou et spécialisée dans l’analyse critique des médias, vient de rééditer son Dictionnaire de Novlangue. Novlangue… Le terme fait immédiatement penser à l’univers totalitaire que George Orwell décrit dans son roman de science-fiction 1984. Le principe de la novlangue est simple : plus on diminue le nombre de mots d’une langue, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir, plus on rend les gens incapables de réfléchir, et plus ils raisonnent à l’affect. Dans l’introduction à son ABC de la lecture, le poète et critique Ezra Pound démontrait également à quel point le langage façonne la pensée. Novopress a souhaité rencontrer l’auteur de ce dictionnaire, Michel Geoffroy, pour un entretien exclusif.

La novlangue ne correspond pas seulement à un tic ridicule, signe de reconnaissance de l’oligarchie et de la classe médiatique. Elle s’attaque à la pensée, comme l’avait bien vu également G. Orwell. En n’employant plus certains mots elle tente de nous priver de la capacité de conceptualiser, de réfléchir par nous mêmes. Le débat lancé en 2012 visant à retirer le mot « race » de la constitution n’était pas innocent sur ce plan. – Polémia

NOVOpress : Le Nouveau dictionnaire de Novlangue vient d’être réédité. Pouvez-vous revenir sur la genèse de cet ouvrage ? Pourquoi ce livre ?

Michel Geoffroy : L’idée du dictionnaire de la novlangue est venue de l’analyse critique de la désinformation médiatique effectuée par la fondation Polémia dans le cadre de son action de ré-information. Les médias ne diffusent pas des « informations » en effet comme ils le prétendent, mais une idéologie – c’est-à-dire une vue du monde – conforme aux intérêts de ceux qui les possèdent et les dirigent : les grandes banques et les grandes entreprises transnationales.

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