Tag Archives: Mélenchon

presidente_afd

Que signifie le terme de parti ou mouvement populiste ?

Source : Pour une Europe intelligente
Dans le langage de la vie politique courante, qualifier un parti ou un mouvement de populiste représente une critique extrêmement grave, voire une disqualification définitive. […]

Tous ceux qui à droite et même à gauche s’opposent aux décisions des majorités politiques, sur quelque sujet que ce soit, sont à un moment ou un autre accusés de populisme. Il ne s’agit pas d’un compliment. Au sens d’un langage politique encore très répandu, l’adjectif n’est pas en effet flatteur. Il désigne celui qui pour se rendre populaire, flatte les tendances présentées comme les plus basses de l’opinion, les plus incompatibles avec une pratique démocratique consensuelle, respectueuse des différences. Le populisme est confondu alors avec la démagogie.
[…]
Est alors condamnée comme populiste toute position venant en contradiction avec les choix politiques « officiels », qu’ils inspirent les programmes gouvernementaux ou ceux des multiples intérêts, financiers, économiques ou médiatiques s’exprimant par l’intermédiaire de ces programmes. […]
Les exemples de ce mépris véritable de la discussion démocratique sont nombreux. Ainsi sont généralement qualifiés de populistes les partis dits d’extrême-droite ou d’extrême gauche. Ceci permet d’éviter toute analyse de ce que leurs programmes peuvent présenter de recevable. […]

Ainsi aujourd’hui sont dits populistes ceux qu’exaspèrent l’enfermement des États européens dans une Union qui a toujours été et se révèle de plus en plus manipulée par la superpuissance américaine. Sont dits populistes, d’un bout à l’autre de l’Union européenne, ceux qui demandent plus de protection face à une concurrence dite « libre et sans contraintes » imposée en fait par un grand capital dominé par les États-Unis. Sont dits populistes ceux qui veulent défendre les identités nationales ou régionales, à l’encontre d’une culture uniformisante imposée par les objectifs de la consommation de masse.

Migrations

Plus récemment, les États ou les groupes sociaux qui veulent résister à des migrations alimentées par les intérêts qui veulent détruire la civilisation européenne sont également qualifiés de populistes, nationalistes et xénophobes. Plutôt que reconnaître la légitimité de leur désir de survie, on les présente alors comme des résurgences de ce que l’Europe avait connu de pire, notamment le nazisme. […]
Il en est de même en France. Beaucoup d’électeurs n’ont pas de sympathie particulière pour le Front National, mais ce ne sera pas en traitant de populistes des revendications aussi légitimes qu’une prise de distance à l’égard de Bruxelles et qu’un rapprochement avec Moscou que l’on déconsidérera les candidats FN lors de futures élections. Ainsi en ce qui concerne Jean-Luc Mélanchon. Pour le déconsidérer, les hommes politiques de la majorité actuelle qualifient de populistes des propositions qui sont au contraire empreintes d’intelligence et de pertinence. À cette aune, ce sera bientôt tout ce que la France compte encore d’esprits libres et constructifs qui voudront s’affirmer populistes. Nous serons pour notre part fiers d’en être.

Jean Paul Baquiast

jylg_200216

I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

8545-Chard

À bout de souffle

12/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8545)

Cet ensemble baroque qu’est le nouveau gouvernement est donc censé porter le chef de l’État dans sa campagne électorale ! Car, quoiqu’il ait assuré que le moment de décider de sa candidature n’est pas encore venu, l’enseignement que l’on peut tirer de ce remaniement-là est que François Hollande compte bien se lancer dans la bataille.
8545-Present
Pour cela, il lui faut neutraliser une candidature écologiste et faire taire ceux qui pourraient lui savonner la planche par leurs critiques. D’où la distribution de pourboires à des écolos qui piaffaient d’impatience aux portes du gouvernement. D’où, également, le retour de Jean-Marc Ayrault, qui, toujours soutenu par une quarantaine de députés, commençait à élever la voix, critiquant les choix du pouvoir. Ne parlons pas de ce pauvre Baylet, des radicaux de gauche, qui espérait un grand ministère régalien et qui devra jouer les utilités dans un simple ministère.

Les chantres socialistes tentent d’expliquer que, ce faisant, le chef de l’État a élargi la base politique du futur candidat. Il n’a rien élargi du tout, il a débauché quelques individus dont l’ambition est plus forte que les convictions. Ainsi de la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui, aussitôt nommée ministre, est exclue de sa formation, ne représente plus qu’elle-même. En tant que ministre du Logement, elle reprend le portefeuille abandonné par Cécile Duflot, Manuel Valls ayant démonté ce qu’elle avait décidé et qui fut catastrophique pour le secteur du bâtiment.
Emmanuelle Cosse va donc continuer à piétiner ce que sa camarade avait bâti. Que ne faut-il pas faire pour l’amour d’un maroquin ! Quant à Ayrault, toute honte bue, il va se trouver sous la tutelle agressive de Valls qui n’a eu de cesse d’avoir sa peau pour le remplacer à Matignon puis de détruire ce qu’il avait fait dans le domaine fiscal, notamment. Bonjour l’ambiance au Conseil des ministres !

François Hollande a donné trois consignes à ses ministres : « agir, réformer, avancer » autour de trois exigences, la sécurité, l’emploi et l’environnement. N’était-ce donc pas déjà la feuille de route des précédents gouvernements ? À quoi la satisfaction de l’ambition des uns, le retour d’un autre, le don de quelques hochets à des anonymes, sous forme de secrétariats d’État bidon, peut-il servir ? À amuser la galerie des commentateurs pendant 48 heures sans que cela serve le pays ni n’intéresse les Français en quoi que ce soit. C’est le gouvernement d’un Hollande à bout de souffle et d’imagination.

On notera que François Hollande, à défaut d’inverser la courbe du chômage, a enfin créé des emplois : le nombre des ministres passe de 32 à 38, certains postes n’ayant été créés que pour obtenir un gouvernement paritaire. Ainsi ce saugrenu secrétariat d’État « à l’égalité réelle », confiée à une certaine Ericka Bareigts, élue de la Réunion. Dans sa première interview, elle a tenu à préciser : « L’égalité réelle ne concerne pas que les Réunionnais, mais l’ensemble des Français. » Encore heureux ! On peut tout de suite l’inviter à se pencher sur ce cas qui bafoue « l’égalité réelle » : les millions d’électeurs du Front national ne sont toujours représentés que par deux députés. Au travail, Mme Bareigts !

Guy Rouvrais

hollande_remaniement_01

Remaniement : bras cassés et fonds de tiroirs

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande vient de se livrer au seul exercice dans lequel il excelle : les magouilles d’appareil. Problème : ce remaniement n’intéresse ni les Français, ni même la classe politique.

Chaises musicales, petits calculs politiciens coups de comm » aussi percutants que des pétards mouillés lancés un jour de bruine à Brest, voici venu le tout nouveau gouvernement Hollande. Prions qu’il s’agisse du dernier.
L’homme dont la seule compétence aura toujours été la magouille d’appareil, la « synthèse » de « courants » divers au sien du PS a donc remis ça. Il fallait (mais le fallait-il ??) élargir la base du gouvernement en s’ouvrant aux écolos (Emmanuelle Cosse), à l’UDE (Jean-Vincent Placé) et au PRG (Jean-Michel Baylet, qui apporte en plus quelques titres de presse dans al corbeille), ne pas donner trop de gages à Valls (pas de nouveau poulain de Manu la tremblote dans l’équipe), caser quelques copains (Jean-Marc Ayrault, Audrey Azoulay…).
Le seul intérêt – tactique — d’un remaniement aurait été de mettre quelques figures connues, mais pas folles, les personnalités approchées ont refusé sèchement : pressentis respectivement au Quai d’Orsay et à l’Écologie, Martine Aubry et Nicolas Hulot ont démenti avec une rapidité et une force de conviction qui en disent long. Ils sent bien, eux que le « président » est quand même un peu contagieux.
hollande_remaniement_03
Nous nous retrouvons donc avec une équipe de bras cassés, de troisièmes couteaux (les seconds couteaux étaient déjà dans l’équipe précédente), soit aveuglés par leurs petites ambitions qu’ils sont prêts à tous les reniements pour un maroquin et les avantages afférents, soit tellement égarés dans leurs petits calculs d’appareils qu’ils s’imaginent que cela fera une différence, ce qui est presque pire.
Lire la suite

Jean-Luc Mélenchon candidat a l’élection présidentielle 2017

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la présidentielle, prenant de court ses « partenaires » communistes et zappant définitivement la case primaire. Il compte sur le soutien populaire « hors cadre de partis, ouvert aux citoyens », une attitude presque gaullienne qui prête presque à sourire au vu du personnage. Pas sûr en tout cas qu’il aille au bout de sa démarche, le PCF, qui lui est quasiment indispensable pour obtenir les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature, étant plutôt dans la logiques de primaires à gauche pour éviter l’émiettement des voix.


Publié le
alain de benoist les idees a lendroit 5

Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

Source : Boulevard Voltaire

BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
Lire la suite

melenchon

Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut en finir avec cette idée « inacceptable » de « Français de souche »

Source : Boulevard Voltaire
Jean-Luc Mélenchon ne voit-il pas que cet acharnement contre les mots « Français de souche » est à la fois profondément insultant et irrationnel ?

Benoît Hamon et 35 députés veulent profiter de la révision constitutionnelle pour remettre sur le tapis, à travers un amendement, le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux.
Aussitôt, Jean-Luc Mélenchon a ouvert les volets et montré sa tête à la fenêtre comme un coucou alsacien, pour twitter : « Bravo @Benoît Hamon ! Il est temps d’en finir avec cette idée “inacceptable” de “Français de souche” ».

Dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon, les mots de « Français de souche » reviennent avec une régularité de métronome. Inutile de faire des statistiques, c’est l’homme politique qui les prononce le plus. Tous les prétextes sont bons, même les plus éloignés de la question. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage.
De la rage, en effet, avec en général deux variantes : le « Français de souche » n’existe pas ou – c’est ce qu’il tweete, aujourd’hui – l’idée de « Français de souche » est inacceptable.
Lire la suite

assasins creed

Mélenchon ou l’hystérie républicaine

01/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Avec alexis Corbière, ils ont fait grand bruit dans la réinfosphère en s’attaquant à l’émission « Secrets d’histoire ». Mélenchon, qui aime rendre hommage à Robespierre et Saint-Just, n’en est pourtant pas à son coup d’essai de Gardien du Temple Révolutionnaire. Portrait de « Santerre ».

Le leader du Front de gauche fait partie de cette catégorie de républicains bornés pour qui l’histoire débute en 1789. Avec son comparse Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG), ils jouent les censeurs, chassent les tabous, en gros, tout ce qui contrevient un tant soit peu au mythe de la Révolution et de l’idéologie républicaine. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », c’est du Saint-Just, ça pourrait être du Mélenchon.

Selon eux, Secrets d’histoire, c’est donc

seulement 5 émissions, soit 6% (!) de la totalité, [qui] ont été consacré à des personnalités ou des lieux liés à la République.

Dans cette émission populaire,trop de rois et reines, pas assez de républicains, donc. Mais aussi, histoire d’être bien politiquement correct, pas assez de noirs, pas assez de femmes… Ils voudraient bien l’interdire, au moins imposer des quotas de politiquement correct. Liberté d’expression, quand tu nous tient…

Lire la suite

Mort d’un militant gauchiste à Paris : la gauche fait diversion

Mort d’un militant gauchiste à Paris : la gauche fait diversion

06/06/2013 – 22h05
PARIS (NOVOpress) –
La bagarre ayant opposé mercredi soir, près de la gare Saint-Lazare, un groupe d’extrême gauche et trois personnes présentées par les médias comme des « skinheads », durant laquelle Clément Méric (ci-dessus), un jeune gauchiste, a perdu la vie, fait l’objet d’une sidérante récupération politique. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a dit aujourd’hui sa « totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l’extrême droite ». La gauche saute sur l’occasion pour renouer avec ses poncifs idéologiques. Le Parti communiste retrouve ainsi une seconde jeunesse en insistant pour que « la haine et la violence fasciste » soient « combattues sans relâche ».

Lire la suite

Suite à une déclaration contre Pierre Moscovici, Jean-Luc Mélenchon est accusé d'être antisémite

Suite à une déclaration contre Pierre Moscovici, Jean-Luc Mélenchon est accusé d’être antisémite

23/03/2013 – 23h20
BORDEAUX (NOVOpress) – Il aura fallu une simple phrase prononcée lors du congrès du Parti de gauche (PG) à Bordeaux pour déclencher une polémique qui risque de mettre à mal la déjà très faible union entre mélenchonistes et socialistes.

En effet, l’excessif coprésident du PG, Jean-Luc Mélenchon, a eu cette formule choc : Pierre Moscovici, le ministre PS de l’Economie a le « comportement de quelqu’un qui ne pense pas français mais qui pense finance internationale ».

Aussitôt, les réseaux sociaux, principalement Twitter, ont amplifié la polémique. Journalistes, cadres et militants du PS  hurlant à l’antisémitisme et s’offusquant de la violence de Mélenchon et du PG. Assez ironique lorsque l’on songe que cette même violence était tolérée voire encouragée contre tout ce qui était patriote ou identitaire…

Crédit photo : Marie-Lan Nguyen via Wikipédia (cc)

Selon Jean‑Luc Mélenchon, l’arabe est une « langue commune » pour les Français

Selon Jean-Luc Mélenchon, l’arabe est une « langue commune » pour les Français

21/02/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – De retour de son voyage au Maghreb, pour faire une tournée des gauches locales, le président du Parti de Gauche s’enthousiasme des points communs qu’il voit aux deux rives de la Méditerranée. Selon Jean-Luc Mélenchon : « On a une langue en commun, deux ! D’abord, la langue française qui est très répandue, comme vous le savez [dans le monde arabe]. Et puis la deuxième, c’est l’Arabe. Parce qu’il y a aussi beaucoup de Français qui parlent arabe. »

Ce brillant esprit en a aussi profité pour faire le parallèle entre les islamistes d’Ennahda au pouvoir en Tunisie et le Front national.

Crédit photo : DR

[Exclusivité Novopress] Le Parti de Gauche de Mélenchon a bien appelé à contre-manifester contre le rassemblement de Paris Fierté organisé contre Starbucks

[Exclusivité Novopress] Le Parti de Gauche de Mélenchon a bien appelé à contre-manifester contre le rassemblement de Paris Fierté organisé contre Starbucks

12/02/2013 – 15h45
PARIS (NOVOpress) –
Depuis samedi, la Toile bruisse d’interrogations, de rumeurs et de contre-rumeurs quant à la participation du Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon à la contre-manifestation organisée par l’extrême-gauche contre le rassemblement organisé par Paris Fierté contre l’implantation d’un Starbucks à Montmartre.

Lire la suite

Mélenchon aime-t-il Le Petit Journal de Canal+ ? [vidéo]

Mélenchon aime-t-il Le Petit Journal de Canal+ ? [vidéo]

Dans le reportage du Petit Journal sur les manifestations du premier mai de la gauche, on voit une justification très « circonstanciée » de la part de militants du Front de Gauche sur leur décision de voter François Hollande au second tour des présidentielles, un Alain Juppé (presque) souriant (et oui), et vous aurez une réponse choc à partir de 1min50 à la question «  Mélenchon aime-t-il « Le Petit Journal » de Canal+ ? »

A noter que si Mélenchon y prétend incarner la « classe ouvrière », il n’a obtenu au premier tour des présidentielles 2012 que 11% des suffrages des ouvriers, alors que Marine Le Pen est en tête avec 35% dans cette catégorie (sondage TNS-Sofres). Ceci malgré la substitution de population des électeurs bien avancée, substitution dont il soutient l’accélération, entre autres, par l’augmentation de l’immigration et l’acquisition automatique sur demande de la nationalité française (voir Novopress ici).

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Dix enseignements sur le premier tour de l'élection présidentielle de 2012

Dix enseignements sur le premier tour de l’élection présidentielle de 2012 – Par Andrea Massari

[box class= »info »] Une fois de plus, les électeurs ont été trompés par les médias et par les sondages.
Une fois de plus, la bipolarisation remet en scène les éternels duettistes de l’UMP et du PS.
Une fois de plus, la campagne met en scène les oppositions verbales et camoufle les convergences de fond.
Andrea Massari décrypte pour Polémia les résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2012. [/box]

1-Un nouveau désaveu de la classe médiatico-sondagière

Depuis plusieurs semaines les médias et les sondages scénarisaient deux duels : Hollande/Sarkozy pour la première place, Mélenchon/Le Pen pour la seconde. Au final, il y sept points d’écart entre le candidat du Front de gauche et la candidate du Front national : l’un était surestimé de 3,5 points, l’autre sous-estimé d’autant. Il est vrai que Mélenchon (11,11%) bénéficiait à la fois de la sympathie de nombreux journalistes trotskystes et de la bienveillance intéressée des stratèges sarkozystes… En novlangue, quand les médias et les sondeurs ont bobardé on dit que les résultats sont une « surprise ».

2-Le vrai échec de Mélenchon

Mélenchon a réussi à polariser sur son nom les voix de l’extrême gauche ; mais celles-ci, malgré la crise économique et la contestation du capitalisme financier plafonnent à moins de 13% (Mélenchon + Poutou + Artaud). C’est un peu mieux qu’en 2007, mais moins bien qu’en 2002.

3-L’incontestable succès de Marine Le Pen

Avec plus de 17,90% des suffrages exprimés, Marine Le Pen dépasse les meilleurs résultats de son père. Certes, elle n’atteint pas, en pourcentage, le total Le Pen + Mégret de 2002 (19,20%), mais en nombre de suffrages (plus de 6,3 millions) et en pourcentage des inscrits (près de 15%), c’est un record absolu !

Le couplage stratégie de « dédiabolisation » puis retour sur les « fondamentaux » (immigration et sécurité) dans la dernière ligne droite a plutôt bien fonctionné.

4-Le niveau du « bloc patriotique » est élevé

Si l’on regroupe les électeurs par rapport au discours qui leur a été adressé, on peut parler d’un « bloc patriotique », au moins par le verbe, avec Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Nicolas Sarkozy et ses paroliers (Buisson et Peltier, Guaino et Emmanuelle Mignon). Ce « bloc patriotique » se situe à un niveau élevé et le tricolore fait recette avec 47% des suffrages.

C’est plus qu’en 2007 où le score s’établissait à 45% (Le Pen père + Sarkozy + Villiers + Nihous). C’est plus aussi que le bloc de gauche en 2012 qui se situe à 43%.

Mais s’ils sont importants par ce qu’ils révèlent de l’état de l’opinion, ces résultats ne permettent en rien de prédire un succès sarkozyste au deuxième tour.

5-L’équation impossible de Nicolas Sarkozy

A 20h15 dimanche, la gauche était déjà rassemblée. Et il est raisonnable de croire que 85% des électeurs de Mélenchon, des petits candidats trotskystes et d’Eva Joly se reporteront sur Hollande (28, 63%). A contrario, les électeurs de Bayrou et de Le Pen se partageront plus ou moins également entre Sarkozy, Hollande et l’abstention.

Ainsi, pour gagner, Sarkozy (27,18%) devrait récupérer au moins les trois quarts de l’électorat lepéniste : un pari difficile, jamais réussi dans le passé ; et un pari qui sera d’autant moins facile à gagner cette année que Marine Le Pen appellera probablement à l’abstention dimanche 1er mai, Place de l’Opéra.

6-Le grand écart sarkozyste

Dans l’entre-deux tours, Sarkozy va poursuivre la stratégie Buisson : les oreilles des électeurs de Marine Le Pen vont être saturées de petite musique nationale et de flonflons patriotiques. Et le projet socialiste de droit de vote des étrangers aux élections municipales va être brandi devant leurs yeux comme un épouvantail.

Pourtant, comme l’a rappelé le directeur stratégique de Marine Le Pen, Florian Philippot, lors de la soirée électorale, il y a un fossé entre Sarkozy et Le Pen : l’un défend le système mondialiste, l’autre le combat, l’un accepte l’abandon de la souveraineté française, l’autre le refuse, l’un s’oppose à la préférence nationale (ou la priorité nationale), l’autre la promeut.

Comme en 2007, Sarkozy peut tout promettre en paroles à condition de n’en rien faire dans les actes (pour ne pas perdre l’appui des oligarchies qui le soutiennent). En 2007, il a été cru sur ses seules paroles. Mais après cinq ans d’expérience présidentielle son discours ne peut que se heurter à un certain scepticisme des électeurs. Chat échaudé craint l’eau froide ! Ce qui rend incertaine en 2012 la réussite du renouvellement de la manœuvre électorale de 2007 : tous les électeurs n’ont pas la mémoire-tampon du poisson rouge…

7-Front national : les ambiguïtés de la « dédiabolisation »

Marine Le Pen a déclaré quelques jours avant le premier tour que, dans l’esprit des électeurs en tout cas, la bataille de la dédiabolisation était gagnée. C’est en partie vrai, encore qu’incomplètement, car manifestement une partie des sondés ont continué de cacher leur vote.

Et surtout les mécanismes de diabolisation et d’intimidation du Système sont toujours en place. L’écrivain Renaud Camus a apporté son soutien à Marine Le Pen : mais malgré les prudences de langage et les précautions historiques qu’il a prises dans la tribune libre qu’il a adressée au Monde, il a, dans la foulée, perdu son éditeur. Le DRH du groupe Marie-Claire, Marc Desgorces, a, lui, rejoint le comité de soutien à Marine Le Pen, il a immédiatement été frappé d’interdits professionnels.

Cela s’explique. Certes, Marine Le Pen s’est démarquée des positions les plus « sulfureuses » de son père. Mais, en continuant à défendre la préférence (ou priorité) nationale, en refusant le droit du sol, en combattant les abandons de souveraineté à l’Union européenne, à l’OMC, à l’OTAN, en préconisant un protectionnisme raisonnable, elle reste profondément politiquement incorrecte.

C’est ce qui fait son intérêt pour ses électeurs. Mais c’est aussi ce qui la désigne comme une ennemie pour l’oligarchie financière et médiatique. D’où la persistance des mécanismes de diabolisation : ainsi Marine Le Pen, qui qualifie le nazisme de « pire abomination », reste diabolisée pendant que Mélenchon, qui fait l’apologie de la terreur et assume sans complexe le goulag (100 millions de morts), est toujours présenté comme un gentil garçon… A la mode anglo-saxonne, il y a les « good guys » d’un côté, les « bad guys » de l’autre.

8-Marine Le Pen : le défi de l’après-présidentielle

Bref, Marine Le Pen a encore du chemin à faire pour renverser la table… D’autant que jusqu’ici chaque période post-présidentielle a été une épreuve pour le Front national. Car au soir du premier tour les lampions médiatiques s’éteignent. Les caméras se braquent sur les deux seuls candidats restés en lice pour le second tour. Puis sur les cérémonies d’investiture du nouveau président et la constitution du nouveau gouvernement. Après un mois de diète médiatique les législatives arrivent avec un mode de scrutin particulièrement défavorable, d’autant que l’enracinement local du Front national est aujourd’hui très faible.

Certes, Marine Le Pen va tenter de changer la donne. Elle vise, pour le Rassemblement bleu marine qu’elle va constituer, un score important, de nombreuses triangulaires comme en 1997 et des élus au deuxième tour. Elle entend pour cela se présenter comme la nouvelle opposition : ce qui suppose évidemment l’élection de François Hollande, au demeurant arithmétiquement très probable.

9-La crise en embuscade pour le nouveau président

Quel que soit le vainqueur, l’état de grâce du nouveau président sera bref. La crise financière, l’ampleur de la dette et du déficit extérieur (80 milliards) reviendront très vite au premier rang de l’actualité. Les promesses électorales seront intenables. Et l’opinion sera d’autant plus déçue qu’à part venant de Bayrou elle n’a guère entendu de discours de rigueur. Or Bayrou, qui avait eu le courage de parler de la dette en 2007, n’en a guère été récompensé en 2012 où il n’a rassemblé que 9,13% des suffrages. Reconnaissons d’ailleurs que les deux tiers des électeurs (Hollande, Sarkozy, Bayrou) ont implicitement choisi la poursuite des politiques de mondialisation (comme ceux de l’internationaliste Mélenchon d’ailleurs). Cela ne peut que déboucher sur une amplification de la crise et un nouveau bond du chômage.

10-Les ambiguïtés du « vote utile »

« Au premier tour on choisit, au deuxième on élimine », la vieille formule va à nouveau s’appliquer. Hollande va s’efforcer de rassembler tous ceux qui veulent le départ de Sarkozy. A contrario, Sarkozy va faire une campagne du type « Au secours la gauche revient ! » La peur va à nouveau servir à mobiliser les électeurs de droite.

Reste à savoir si, à tout prendre, il ne serait pas plus démonstratif et moins dangereux d’avoir Hollande aux commandes pour faire face au rebond de la crise. Reste aussi à savoir si une présidence Hollande ne permettrait pas un profond renouvellement des majorités municipales en 2014.

Or il y a aujourd’hui moins de différences entre la droite et la gauche en politique nationale (parce que celle-ci se fait dans les instances internationales) que dans les politiques locales (où les élus sont plus libres, y compris vis-à-vis du politiquement correct).

Bref, pour avoir des maires de « droite » en 2014, ne vaudrait-il pas mieux voter Hollande en 2012 ? Alors, que le meilleur perde ? Que nos lecteurs se rassurent : ces propos provocateurs visent simplement à montrer la complexité des jeux stratégiques et des votes tactiques…

Andrea Massari
23/04/2012

Voir aussi :

Vers un big-bang politique ?
Marine Le Pen entre diabolisation, normalisation et banalisation

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Pau : Des islamistes radicaux présumés, invités au meeting de Jean-Luc Mélenchon !

Pau : Des islamistes radicaux présumés, invités au meeting de Jean-Luc Mélenchon !

12/04/12 – 18h00
PAU (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Dimanche prochain 15 avril, Jean-Luc Mélenchon, candidat d’extrême-gauche soutenu par le parti Communiste, effectuera à Pau l’un de ses derniers meetings précédent le premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril.

Le codirecteur de la campagne de l’ancien sénateur socialiste, et régional de l’étape, a décidé d’inviter pour l’occasion, Saad et Farid, les deux frères « islamistes radicaux » (selon le ministère de l’intérieur) interpellés la semaine dernière. Pour Olivier Dartigolles, leur interpellation était illégitime : « Il ne s’agit pas que d’une bavure policière mais d’une atteinte aux valeurs républicaines et d’un manquement grave à la loi ».

Le natif de Bordeaux et conseiller municipal communiste de Pau veut que l’évènement soit « festif, avec un programme métissé et surtout de la diversité » !
Tout simplement !

Crédit photo : Marie-Lan Nguyen via Wikipédia, licence CC.

Présidentielles 2012 : Cliver ou pasteuriser ? Par Yvan Blot

Présidentielles 2012 : Cliver ou pasteuriser ? Par Yvan Blot

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.[/box]

[box class= »info »] Cliver ou pasteuriser ? Rassurer ses adversaires ou mobiliser ses partisans ? Adopter une stratégie de confrontation ou préférer le compromis ? Telles sont les clés d’analyse d’Yvan Blot, à trois semaines de l’élection présidentielle du 22 avril 2012. Sarkozy et Mélenchon, qui remontent dans les sondages, bénéficieraient d’une prime au « clivage », d’autant qu’ils bénéficient de médias très complaisants. Polémia livre ce texte à la réflexion critique de ses lecteurs. Affaire à suivre…

Polémia, 30/3/2012. [/box]

La stratégie diagonale : penser aux adversaires

L’évolution des sondages montre une fois de plus que la stratégie de polarisation l’emporte sur la stratégie diagonale pour gagner une élection. La stratégie diagonale postule que pour gagner une élection un candidat doit mobiliser ses électeurs mais aussi essayer d’étendre son électorat aux dépens de l’adversaire : un candidat de droite, comme Marine Le Pen (et avant elle Chirac ou Giscard) va donc vouloir se recentrer et emprunter des thèmes à la gauch: étatisme économique ou au moins social-démocratie, laïcité militante, critique du libéralisme économique, etc.)

A gauche, il s’agit, de façon symétrique, de récupérer des électeurs du centre ou de la droite. C’est ce qu’ont fait pendant longtemps les socialistes français tant ils étaient anticommunistes. Hollande a repris cette stratégie perdante : comme il pense que le socialisme mènera la France à l’échec économique (ce qui est vrai) il prend une position centriste agrémentée de quelques réformes symboliques dites sociétales, qui ne coûtent rien aux finances publiques, comme le mariage des homosexuels ou le vote des étrangers.

La stratégie de polarisation : penser aux abstentionnistes

La stratégie de polarisation tient compte de la dynamique électorale. Il faut mobiliser ses électeurs par un discours offensif sans concession, et ce discours entraînant permet de mobiliser les abstentionnistes, d’où un élargissement réel de l’électorat.

C’est ce qu’avait su faire François Mitterrand qui avait compris qu’il fallait mobiliser toute la gauche et c’est lui qui a réussi à prendre le pouvoir. Mélenchon, sur une position très dure, proche de celle des anciens communistes, est son héritier quant à la stratégie.

A droite, Sarkozy utilisa cette stratégie « dure » lors des précédentes élections présidentielles avec succès. Aujourd’hui, il tente de refaire la même opération, mais c’est plus difficile car, pendant cinq ans au pouvoir, il a en partie succombé aux sirènes de la stratégie diagonale en voulant mordre sur la gauche (reprise de la théorie absurde de la double peine pour le renvoi des étrangers illégaux, nominations de ministres venant de la gauche comme Besson ou Kouchner, etc.)

Les résultats indiqués par les sondages ne sont nullement surprenants. Sarkozy par sa politique gouvernementale considérée, à tort ou à raison, comme trop « centriste » par ses électeurs a démarré la campagne avec de mauvais sondages. Il remonte à présent et double Hollande au premier tour (29,5% pour Sarkozy contre 28% pour Hollande – Source BVA, baromètre du 22 mars). Sarkozy reprend des points, un peu sur Bayrou et nettement sur Marine Le Pen.

Mélenchon et la lutte des classes

Mélenchon, avec son retour à la lutte des classes sans concession, fait une percée à gauche au détriment de Hollande. Ainsi, il peut espérer doubler Marine Le Pen en intention de votes (plus 5 points en un mois alors que Marine Le Pen perd deux points – Source BVA). Selon BVA (baromètre du 22 mars), Mélenchon fait 15 points, contre 13% pour Marine Le Pen et 12% pour François Bayrou. [Ces chiffres sont à interpréter avec prudence. D’autres sondages sont nettement plus favorables à Marine Le Pen qui semble avoir bénéficié de la remise au cœur du débat des questions d’immigration à la suite des attentats de Montauban et de Toulouse – Note de la rédaction.]

La tendance des courbes depuis un mois est indiscutable [au moins jusqu’à l’affaire Mohamed Merah – NDLR] : Sarkozy et Mélenchon montent, Hollande et Marine Le Pen baissent. Une fois de plus, les stratégies de « recentrage » plombent ceux qui les mettent en œuvre. Hollande n’est pas assez à gauche pour reprendre des voix à Mélenchon. Son discours n’est guère audible car il veut donner des gages à l’Union européenne et au grand tuteur américain (défense de l’Europe et du libre-échangisme).

Mélenchon joue, comme la gauche depuis toujours, sur la jalousie sociale, la haine des « riches », et donc sur la lutte des classes, et c’est payant, surtout dans le contexte culturel français marqué durablement par la Révolution française. Il peut mettre en avant la République et la laïcité : à gauche, c’est mobilisant de façon non équivoque.

Marine Le Pen et la dédiabolisation

A droite, Marine Le Pen, soucieuse de se dédiaboliser, a pris un état-major venu de la gauche (Collard, Philippot) voire du communisme (Dutheil de la Rochère). Elle a publié un livre centré sur la lutte des classes mondiales et sur la solution étatiste pour la France. Elle ne gagne rien, ce faisant, et risque de perdre lentement mais sûrement des points. La fraction plus dure de son électorat (catholiques, monarchistes, conservateurs en matière de mœurs, libéraux à la Thatcher, identitaires) peut se détourner d’elle et devenir perplexe. Elle peut essayer de se recentrer sur ses fondamentaux (insécurité, immigration) mais n’est-ce pas déjà fort tard ?

Sarkozy et l’audace verbale

Nicolas Sarkozy a repris la recette de ses précédentes présidentielles et gagne des points peu à peu par rapport à Hollande, lequel en perd au profit de Mélenchon. Cela ne suffit pas toutefois à vaincre au deuxième tour. Sarkozy, qui fut surnommé par certains (à juste titre, semble-t-il), « l’Américain » (il a fait rentrer la France dans l’OTAN), n’hésite pas à aborder des sujets qui fâchent (notamment Mme Merkel) en disant qu’il reverra les Accords de Schengen pour mieux lutter contre l’immigration : cette audace (verbale ?) est payante. Il tente de prendre des points sur Marine Le Pen sur l’insécurité et l’immigration (et aussi sur l’utilisation du référendum, très populaire chez les Français) et il est mieux positionné qu’elle (plus crédible) sur les sujets économiques et sociaux. Sortir de l’euro, cheval de bataille de Marine Le Pen, n’est absolument pas un bon thème électoral. On n’a jamais vu De Gaulle en 1958 faire campagne sur la dévaluation du franc ! Une fois au pouvoir, il l’a fait mais ce n’était pas ce thème débilitant qu’il avait choisi pour mobiliser ses électeurs.

En résumé, les bons choix stratégiques ont été faits par Sarkozy et Mélenchon et ils engrangent les résultats correspondants. Les mauvais choix qui troublent leurs électeurs ont été fait par François Hollande (qui reste économiquement correct par rapport à l’Union européenne et à la tutelle américaine) et Marine Le Pen (ultra-laïcisme, références historiques de gauche, jusqu’à Danton et Robespierre, sortie de l’euro).

Mélenchon rêve de passer devant Marine Le Pen qui avait refusé de débattre avec lui parce qu’il était un « petit » candidat ! En matière de laïcité ou d’anticapitalisme, il sera toujours plus crédible qu’elle ! Sarkozy lui, a déjà, semble-t-il, doublé Hollande au premier tour. Le deuxième tour sera serré !

Yvan Blot

[box class= »info »] Source : Polémia – 30/03/2012 [/box]

Image : Les candidats à la présidentielle François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou et Marine Le Pen assistent, le 21 mars 2012, à Montauban, à la cérémonie en hommage aux trois parachutistes tués le jeudi 15 mars.

melenchon

Jean-Luc Mélenchon : « Les pays qui vivent entre vieilles souches se rabougrissent »

03/04/2012 – 17h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Interrogé sur l’identité, le candidat du parti de gauche a t estimé que Nicolas Sarkozy ne pourrait pas être Français avec les lois qu’il a fait voter.

« Pour moi, a‑t‑il déclaré, c’est très simple, est Français celui qui a une carte d’identité française ». Et d’ajouter : « Je suis pour qu’on fasse France de tout bois. Tout gosse qui est là, élevé par nous, est le bienvenu. Les pays qui vivent entre vieilles souches se rabougrissent (sic) ».

Crédit photo : DR