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Régionales : Bonduelle ne met plus le FN en boîte

09/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Ce sont nos estimés confrères du Monde qui nous l’apprennent, et c’est « terrifiant » : depuis dimanche dernier, on n’entend plus beaucoup le fondateur de Bonduelle, qui appelait il y a un mois à faire barrage au FN dans le Nord. Clients et fournisseurs ont en effet menacé de boycotter le groupe.

Il fallait le lire, Bruno Bonduelle, fondateur de la boite… de petits pois en boite, s’enflammer à coups de No pasaran ! Le péril brun était aux portes de la nouvelle grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Ça allait être la bérézina du haricot vert si jamais le FN, ce parti plus nauséabond qu’une boite de fayots périmée, passait dans « ce carrefour transfrontalier ouvert aux quatre vents de l’Europe » qu’est la grande région Nord.

Seulement voilà, la boite de fayots est au second tour des Régionales avec de très bonnes chances d’emporter l’exécutif. Et parmi les 40 et quelques pour cent de chtis, Picards et autres électeurs nordistes ayant voté FN, il y a pas mal de clients et de fournisseurs qui ont fait savoir à Bonduelle (la société, pas Bruno) qu’ils iraient acheter ou vendre leurs carottes en boîte ailleurs, si le vieux ou d’autres n’arrêtait pas tout de suite de se mêler de leurs oignons électoraux et de les prendre pour des jambons.
« Ils ont déjà réussi à instaurer la terreur » se lamente Bruno Bonduelle, dont on vient à se demander si les champignons en boîte qu’il consomme sont bien de Paris.
Christophe Bonduelle, l’actuel PDG, qui souhaite continuer à vendre ses barquettes de Piémontaise, s’est désolidarisé des propos de son tonton, qui ferait décidément mieux de retourner sucrer les fraises.

C.D.

Crédit photo : In Pausa via Flickr (CC) = Bonduelle a Milano Moda


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Les grands patrons contre le FN

02/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8495)

Pierre Gattaz, président du Medef, s’est donc enrôlé dans la bataille électorale en s’en prenant au Front national dont il dénonce le programme. Mais, attention, ne lui dites pas qu’il fait de la politique ! Non, il prend position uniquement sur le plan économique, comme si dans notre société on pouvait dissocier les deux !
Il prétend que le projet économique de Marine Le Pen est semblable à celui de Jean-Luc Mélenchon, mais on n’a pas souvenir qu’il ait dénoncé publiquement ce dernier. Il est vrai que le leader du Front de gauche partage avec le président du Medef la volonté d’ouvrir nos frontières aux « migrants », « une opportunité pour notre pays », assure le patron des patrons.

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Il faut comprendre qu’avec ces immigrés il a à sa disposition un gisement de main-d’œuvre bon marché, au détriment des salariés français. C’est pourquoi la prise de position du patronat ne déplacera pas une voix : dans le Nord, comme ailleurs, les ouvriers, les employés, les chômeurs savent qui les écoute et les défend et ce n’est pas Gattaz.
Il a été élu à la tête du syndicat patronal contre Laurence Parisot avec le slogan un « MEDEF de combat », mais il a oublié de dire que ce combat était le même que celui de sa rivale, contre le même adversaire, le Front national. Mme Parisot a publié un méchant pamphlet intitulé Le piège bleu Marine, il s’inscrit dans sa continuité. Elle faisait de la politique, comme lui, c’est la vieille alliance du capital contre la nation, du profit contre l’intérêt supérieur du pays.

Bien entendu, il s’est attiré les félicitations de Manuel Valls qui distribue les bons points à ceux qui mènent le même assaut que lui contre la droite nationale, de la Voix du Nord au Medef en passant par les saltimbanques pétitionnaires multirécidivistes. Le premier ministre aurait mauvaise grâce à ne pas soutenir Pierre Gattaz puisque la présidente du Medef de l’Hérault, Marie-Thérèse Mercier, est candidate sur la liste socialiste de sa Secrétaire d’État au commerce, Caroline Delga, en Midi-Pyrénées. Là, elle s’oppose au candidat frontiste, Louis Aliot, mais elle n’a pas le culot de prétendre, comme Gattaz, qu’elle ne fait pas de politique.

Un autre grand patron, Bruno Bonduelle (« Quand c’est bon, c’est Bonduelle »), ancien P.-D.G. du groupe portant son nom, actuellement président de la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Lille, vient de s’en prendre également à Marine Le Pen, avec les mêmes et pauvres arguments de Gattaz. Mais Bonduelle y ajoute le ridicule, sa tribune est intitulée « No pasaran ». C’était le slogan des « Républicains », communistes socialistes, anarchistes, pendant la guerre d’Espagne contre les troupes du général Franco. Comme si le FN préparait une insurrection armée ! Finalement tout cela est réconfortant. Cette « union sacrée » qui réconcilie Valls et Gattaz, le Medef et la CGT contre le Front national atteste de la panique qui s’est emparée de l’établissement. La dénonciation de la « haine », de « l’intolérance » doit laisser place à l’examen de son programme et d’abord au constat qu’il en a un, ce que l’on cachait jusqu’ici aux électeurs.

Guy Rouvrais

PS : après les envolées contre la finance, la valse avec le Medef [Présent n° 8176]

Le patron du Medef s’engage contre le FN

01/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Parce qu’il lui « rappelle étrangement le programme commun de la gauche » en 1981, Pierre Gattaz se dit inquiet en cas de victoire du FN dans une ou plusieurs régions. « Ce n’est pas un programme économique responsable », juge le président du Medef.

Mais le patron des patrons rappelle surtout que le Medef est favorable à toujous plus d’immigration :

On ne peut pas fermer les frontières. Le monde attend la France et ce n’est pas en nous recroquevillant sur nous-mêmes que nous allons y arriver. Il s’agit de ne pas confondre les problèmes sécuritaires avec les problèmes économiques.


 

Eric Zemmour

Éric Zemmour : « Entre Valls et le Medef c’est la rupture bête et brutale »

05/12/2014 – FRANCE (NOVOpress)


Les histoires d’amour d’été s’achèvent souvent dans les premiers frimas de l’hiver. C’est la rupture bête et brutale. Entre Valls et le Medef se joue une banale confusion des sentiments. Le Premier ministre a chanté « parole e parole e parole » et le patronat rappelle à son séducteur empressé qu’il n’y a pas d’amour mais que des preuves d’amour.
Comme le vilain mari remplace un jour le prince charmant, l’administration s’est, depuis la rentrée, substituée au chef du gouvernement. Le patronat s’est révélé être une belle capricieuse qui en demande toujours plus.

(…)

Il y a toujours eu des divisions entre petits et grands patrons mais leurs différences étaient de degré, elles sont devenues de nature. Les patrons du Cac 40 sont les nouveaux aristocrates. Ils dirigent des multinationales, beaucoup de leurs usines sont délocalisées eux-mêmes se sont délocalisés. Pour eux la France n’existe plus que pour les vacances en familles, ils n’y vendent plus grand chose mais y achètent encore pour leurs filiales étrangères des pièces détachées à des sous traitants français qu’ils pressurent en les mettant en concurrence avec des Chinois ou des Turcs

(…)

En bas les patrons des PME sont économiquement et sociologiquement plus proches de leurs ouvriers que de ce monde de nabab. C’était le sens de la révolte des bonnets rouges que n’a pas compris Jean-Luc Mélenchon.

Malgré le rejet de la gauche, la droite parlementaire reste dans l’impasse - par Michel Geoffroy

Malgré le rejet de la gauche, la droite parlementaire reste dans l’impasse – par Michel Geoffroy

05/09/2014 – PARIS (via Polémia)
La gauche dégringole dans l’opinion avec la pitoyable présidence Hollande. Néanmoins avec le gouvernement Valls 2 elle prend rang pour l’avenir autour d’une stratégie lisible et cohérente : néo-capitalisme et réformes sociétales. On ne peut pas en dire autant de la droite parlementaire.


Une stratégie cohérente

Les médias de propagande ont mis en scène les états d’âme des militants du PS. Cependant cela ne peut masquer le fait que la stratégie Valls 2 est cohérente à la fois idéologiquement et politiquement.

Cohérente idéologiquement, parce que le néocapitalisme repose sur l’individuation des mœurs et la déconstruction de toutes les normes culturelles et sociales qui pourraient faire obstacle au libre-marché censé rendre la mondialisation heureuse.

Les grandes entreprises mondiales et leurs fondations préconisent d’ailleurs les réformes « sociétales » (qu’il s’agisse des discriminations positives, du féminisme ou de la promotion de l’homosexualité) comme on se souvient que l’ancienne présidente du Medef se déclarait favorable au métissage des cultures. La gauche bobo-libertaire est donc parfaitement en phase avec le néocapitalisme.

Les réformes sociétales servent aussi à faire croire que la gauche se préoccupe toujours du « progrès social » et du « changement », alors qu’en réalité elle sert le néocapitalisme.

La gauche peut désormais se passer du peuple

La stratégie Valls 2 est cohérente politiquement aussi, parce que la gauche a rompu avec le peuple et les classes moyennes autochtones – qui votent désormais majoritairement populiste – puisqu’elle a abandonné l’ambition socialiste de sortir du capitalisme et de faire fonctionner l’ascenseur social.

La gauche se concentre désormais sur une stratégie de niches électorales (immigrés, «minorités» diverses, bobos) et cherche à séduire les puissances d’argent car celles-ci maîtrisent les médias et donc le système politique en post-démocratie. Et comme l’a montré l’élection présidentielle de 2012, on peut très bien en post-démocratie être élu tout en étant minoritaire dans l’opinion.

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PS : après les envolées contre la finance, la valse avec le Medef [Présent n° 8176]

PS : après les envolées contre la finance, la valse avec le Medef [Présent n° 8176]

28/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Exit les déclarations de guerre à la finance et les discours enflammés qui effarouchaient la City ! L’économie sinistrée et les chiffres catastrophiques du chômage aidant, le pouvoir socialiste en est aujourd’hui réduit à faire ce qu’il reprochait hier à Nicolas Sarkozy : la « danse du ventre » devant les « boss » du Medef. Un patronat aux anges, bien sûr, qui a applaudi debout mercredi l’intervention de Manuel Valls.

Une du n°8176 de "Présent"

Une du n°8176 de « Présent »

Danse avec les loups

Sa venue était d’ailleurs symbolique, puisque Valls était le deuxième Premier ministre seulement à se rendre à l’université d’été du Medef depuis sa création en 1998. Et il n’y est pas allé pour rien. Devant quelque 3.600 patrons réunis dans le parc du campus de l’école de commerce HEC à Jouy-en-Josas, Manuel Valls a en effet déclaré : « Cessons d’opposer systématiquement (…) Etat et entreprises ! D’opposer chefs d’entreprise et salariés ; organisations patronales et syndicats ! (…) Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise, Mesdames et Messieurs les entrepreneurs, la France a besoin de vous. La France a besoin de ses entreprises. De toutes ses entreprises. » Puis, rendant hommage à leur rôle dans la création de richesses, à la mobilisation de leurs salariés mais aussi au fait qu’« elles risquent les capitaux de leurs actionnaires », le Premier ministre s’est exclamé : « Moi, j’aime l’entreprise ! (…) Il est absurde de parler de cadeaux aux patrons. (…) Une mesure favorable à l’entreprise est une mesure favorable à tout le pays ! » Un discours évidemment très apprécié des patrons du Medef qui attendent avec impatience – entre autres – l’autorisation du travail le dimanche ou encore le recours à l’immigration. Et Pierre Gattaz, peu auparavant, appelait déjà à « cesser de raisonner en termes de donnant-donnant », allusion aux contreparties attendues des entreprises en termes d’emploi…

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[Tribune libre] Frédéric Saint-Geours, « socialiste d’affaires » - Par Paul Le Guern

[Tribune libre] Frédéric Saint-Geours, « socialiste d’affaires » – Par Paul Le Guern

La dépense publique (Etat + Collectivités territoriales + Sécurité sociale) se résume en deux chiffres : 1.100 milliards d’euros, soit 56,3% du PIB en 2012. Les néolibéraux ont leur petite idée pour remettre la France sur pied : il suffit de diminuer la dépense publique et le malade sera guéri. Sur ce point il est vrai qu’en Europe, la France fait la course en tête après le Danemark et la Suède.

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Au Sénat, les relations du gouvernement avec les communistes deviennent tendues

Au Sénat, les relations du gouvernement avec les communistes deviennent tendues

Le palais du Luxembourg, siège du Sénat

22/04/2013 – 12h10
PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) –
Après la farce démocratique du vote à main levée pour faire passer le mariage homosexuel, le gouvernement joue du menton pour faire passer son projet de loi sur l’emploi. Un projet de loi plus inspiré par les organisations patronales et la finance cosmopolite que par la défense des salariés.

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Les indignations à géométrie variable de Laurence Parisot

Les indignations à géométrie variable de Laurence Parisot

13/01/2013 – 08h30
PARIS (NOVOpress Breizh) –
On connait la devise des libéraux : « Nationalisons les pertes et privatisons les profits ». Ce principe semble tellement ancré dans les cerveaux de la classe dominante qu’il mériterait de figurer dans le préambule de la Constitution. Evidemment, le discours et l’action de Laurence Parisot, la patronne du Medef, s’inscrivent dans cette ligne à géométrie variable.

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Immigration-catastrophe : Merci les patrons ! Merci les partis « républicains » ! Merci les élites africaines !

Immigration-catastrophe : Merci les patrons ! Merci les partis « républicains » ! Merci les élites africaines !

Merci les patrons !

Merci au patronat français qui, avec une belle constance, a fait pression sur les gouvernements successifs de la Ve République pour faire ouvrir toutes grandes les portes de l’immigration de travail puis de peuplement, sans jamais en supporter les conséquences collatérales !

Merci en particulier à tous les dirigeants de l’industrie automobile française qui ont organisé dans les années 1960 des caravanes de promotion dans les pays du Maghreb, pour recruter à bas prix une main-d’œuvre destinée à concurrencer les salariés français ainsi que leurs syndicats et à éviter aussi aux entreprises d’investir dans l’innovation.

Merci à tous les patrons qui préfèrent employer des immigrés, en situation régulière ou non, en particulier dans les métiers de la restauration, du nettoyage, du gardiennage ou dans les services à la personne et les travaux publics.

Merci au MEDEF de promouvoir la « diversité » dans les entreprises et d’expliquer que notre économie a toujours plus besoin d’immigrés.

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Difficultés économiques : Laurence Parisot sait de quoi elle parle

Difficultés économiques : Laurence Parisot sait de quoi elle parle

14/11/2012 – 19h30
PARIS (NOVOpress Breizh) – Donner des leçons d’économie à la France entière – et au gouvernement en particulier – semble facile, mais faire tourner une entreprise constitue un exercice beaucoup plus compliqué. Voilà la leçon que devrait retenir Laurence Parisot, présidente du Medef.

L’entreprise Parisot – fondée par son grand-père en 1936 et dans laquelle son père lui avait confié son premier job : l’ouverture du courrier – vient d’être placée en procédure de sauvegarde pour une période de six mois par le tribunal de commerce de Vesoul (mardi 6 novembre 2012). Ce qui lui permettra de geler ses dettes.

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Contribuables, à vos poches : deux ou trois choses que vous ne lirez pas ailleurs – Par Polémia

Contribuables, à vos poches : deux ou trois choses que vous ne lirez pas ailleurs – Par Polémia

Pour les chefs d’entreprise et la droite libérale l’affaire est entendue : les socialistes arrivent, les socialistes aiment les impôts, les impôts augmentent. C’est court, c’est simple, mais c’est insuffisant ! Car si Sarkozy avait été réélu et si l’UMP avait gagné les élections législatives, les impôts augmenteraient dans les mêmes proportions.

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Explications :

En 2012, le montant de la dette publique française approche 90% du produit intérieur brut. Pire : près du quart des dépenses annuelles de l’Etat est financé par l’emprunt. Ceci peut d’autant moins durer que le Parlement français vient de ratifier à une large majorité PS/UMP le Traité budgétaire européen, un traité d’ailleurs signé par le précédent gouvernement. La hausse des impôts prévue au budget 2013 est dans la droite ligne de ce texte.

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Université d'été du Médef 2012 : un petit chef-d'oeuvre de politiquement correct sur l'« intégration »

Université d’été du Médef 2012 : un petit chef-d’oeuvre de politiquement correct sur l’“intégration”

02/08/2012 — 15h30
PARIS (via Polémia) — Dans la torpeur de l’été, Polémia a reçu une invitation du Médef (dirigé par Laurence Parisot, photo ci-dessus) à son université d’été de fin août 2012. Son thème : « Intégrer ». Un petit chef d’œuvre de politiquement correct qui ne risque pas de déplaire au gouvernement socialiste et qui souligne au passage le rôle néfaste de l’oligarchie patronale dans le politiquement correct et la promotion de la Novlangue. Ce thème rappelle aussi la responsabilité des institutions patronales dans l’immigration et la « discrimination positive », avec un côté dérisoire : cela fait trente déjà qu’on débat en France de « l’intégration » et les faits montrent qu’à l’exception de quelques individualités c’est un échec manifeste. Reste qu’un thème aussi conformiste qu’« Intégrer » plaira sûrement aux médias, mais, si l’on en croit le Canard enchainé du 25 juillet qui annonce un « bide », un peu moins aux… vrais entrepreneurs. La pièce à conviction : un chef-d’œuvre de guimauve.

Crédit photo : Médef (cc)

Laurence Parisot à Nantes pour défendre le « projet de société » du Medef

Laurence Parisot à Nantes pour défendre le « projet de société » du Medef

19/03/2012 – 18h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Un vrai projet de société pour les années à venir ». Laurence Parisot était à Nantes le mercredi 14 mars pour présenter « Besoin d’aire », le livre programme du Medef. Au-delà de la vie économique, il s’agit en effet pour l’organisation patronale de construire les Etats-Unis d’Europe, de réguler le monde, de réinventer la France et de mettre en œuvre une ambition « humaniste ». Coup de projecteur sur l’idéologie du grand patronat français en 2012.

Devant 300 représentants des organisations patronales et chefs d’entreprise de la région, la réunion s’est ouverte par un éloge des « Pays de la Loire » et de la parfaite coopération entre les élus socialistes, en particulier le président du conseil régional J. Auxiettte, et le Medef. Laurence Parisot, membre du Siècle, club le plus fermé de l’oligarchie au pouvoir, participante des réunions du Groupe Bilderberg – un acteur clef de la mondialisation – a exposé son projet intitulé « Besoin d’aire », c’est-à-dire selon elle « besoin d’espace, de nouveaux horizons, de territoires, pas de repli sur soi, participer à la mondialisation pour que nos entreprises gagnent ».

Rappelant qu’en 2007, le Medef avait choisi d’être présent dans la campagne présidentielle en publiant un livre papier intitulé « Besoin d’air » avec 10 propositions pour améliorer la vie des entreprises, la patronne des patrons souligne qu’en 2012, « Besoin d’aire », livre électronique téléchargeable gratuitement, se veut plus ambitieux. « Nous entrepreneurs devions présenter un vrai projet de société » affirme-t-elle. Celui-ci se décline autour de quatre thèmes.

Le premier est de consolider la construction européenne en constituant les Etats-Unis d’Europe. En effet, pour la patronne du Medef, depuis sa création, l’Europe a permis aux pays qui la composent un fort développement. Aujourd’hui, l’Europe est la première puissance économique. Elle continue de mettre en œuvre de grands projets comme celui de Galileo pour la maîtrise des transferts d’information. Pour continuer, il faut préparer l’union politique.

Le second est de réguler le monde car « s’il est évident que rejeter la mondialisation c’est refuser de voir que la terre tourne », il faut des règles communes pour que la compétition soit équitable. A l’occasion du dernier G20 à Cannes, elle a participé à la constitution du B20, B pour business, avec les autres représentants patronaux des 20 pays concernés.

Le troisième est de « réinventer » la France. Il faut lui insuffler l’esprit de conquêtes. La France est riche de « success stories » d’entrepreneurs mais elle est handicapée par son niveau de redistribution qui atteint 54% du PIB. Pour le réduire, il faut organiser, en particulier, le désendettement compétitif en maintenant les leviers de la croissance. De même, la fiscalité des entreprises est la seconde des pays développés derrièrela Suède. Pour la réduire, un nouveau pacte fiscal et social est nécessaire. Ainsi, la diminution des cotisations sociales des salariés pourrait être compensée par une hausse de la CSG, celle des cotisations patronales par une hausse de la TVA.

Le quatrième thème développé par l’organisme patronal est de mettre en œuvre « une ambition humaniste ». Un de ses objectifs est d’assurer l’égalité Homme – Femme d’où la proposition du congé de paternité pour équilibrer la vision des recruteurs sur la disponibilité des jeunes quel que soit leur sexe. Citant Julia Kristeva, L. Parisot veut s’inspirer des pratiques des pays nordiques. Mais surtout elle entend promouvoir « la mixité, la diversité selon le sexe, l’origine, les parcours car on est plus créatif…. lutter contre le racisme, les discriminations.. » pour conclure « qu’ainsi on contribuera à faire avancer la société ».

Laurence Parisot clôturera son intervention par la projection d’un montage tiré à partir du générique du film « L’auberge Espagnole ». Le héros français du film résume ainsi son expérience barcelonnaise : « je suis Français, je suis Danois… c’est le bordel mais je me suis bien marré ». Omettant juste de préciser qu’à l’université de Barcelone les cours sont donnés en langue catalane, démontrant ainsi que la réussite passe aussi par la tradition et l’identité de chaque peuple.

Crédit photo : Medef, licence CC.

Les dessous de Laurence Parisot

Les dessous de Laurence Parisot [tribune libre] [vidéo]

Ne paraissant se soucier ni de la crise économique et financière, ni de la sortie du volume programmatique du Medef pour 2012, Besoin d’air 2, la présidente du Medef Laurence Parisot (par ailleurs propriétaire de l’institut de sondages Ifop)  a pris officiellement parti dans la campagne présidentielle en cosignant un ouvrage lamentable, Un piège bleu Marine (Calmann-Lévy) et en prenant donc position dès à présent contre le Front national. L’argumentaire insigne, façon « Marie Chantal chez les prolos », explique doctement aux ouvriers français que « voter Marine, ce n’est pas bien ». Pour cette tenante du libéralisme mondialisé le plus échevelé (adepte d’une France « ouverte » et « métissée »), évidemment membre du Siècle, l’élection de Marine Le Pen entraînerait « l’effondrement immédiat de l’économie » et « une cascade très rapide de catastrophes ».

 

Se présentant en parangon de vertu et en impartiale donneuse de leçons, Parisot s’est associée dans l’affaire avec une certaine Rose Lapresle, qui a sans doute collationné et rédigé l’essentiel de ce mince volume de 144 pages en gros caractères. Sur cette « Rose Lapresle », pratiquement rien, sur Google. En revanche, il est relativement aisé de découvrir qu’il s’agit en réalité de Rosine Lapresle-Tavera, le « coach » très personnel – et plus que discret – de la patronne du Medef, que d’aucuns comparent à un véritable « gourou ». Pourquoi ce changement de prénom ? Peut-être parce que son nom avait défrayé la chronique en janvier 2009 lorsqu’il était apparu qu’elle était, via sa société de conseil Elzévir, l’employée la mieux payée du Medef, avec des versements de 25 000 euros par mois pour un mi-temps (soit 272 400 euros H.T. rien que pour 2008). Ancien professeur de philosophie, cette femme élégante, qui s’est reconvertie dans la graphologie et le conseil aux entreprises, émargeait déjà au conseil d’administration d’Optimum, une société de Parisot, avant qu’elles n’entrent de concert au Medef.

 

Dans Enquête sur le patronat – dans les coulisses du scandale Medef/UIMM (Plon) (voir la vidéo « Scandale UIMM : la vérité »   et l’article du Figaro « Parisot face au nouveau scandale de l’UIMM » ) de Guillaume Delacroix , on apprend que nombre de hauts salariés du Medef connurent des déboires, voire furent licenciés, pour s’être intéressés de trop près à ce contrat et à cette relation fusionnelle : « C’est elle qui souffle à l’oreille de la patronne de l’Ifop de devenir un jour présidente du Medef […] Dans la vie compartimentée de Laurence, Rosine devient la pièce centrale, le PC de Rosny-sous-Bois. » On découvre aussi que Lapresle-Tavera est à l’origine de l’embauche des principaux collaborateurs de Parisot. Dans sa biographie non autorisée, de Laurence Parisot, Une femme en guerre (L’Archipel), Fanny Guinochet raconte aussi par le menu les multiples rendez-vous discrets de la patronne des patrons dans l’appartement personnel de sa coach (qui abrite aussi ses bureaux), où elle reçoit en « maîtresse de maison » les leaders syndicaux ou les patrons des principales fédérations. Comme l’indique L’Express (22 janvier 2009), « quand la présidente du Medef s’emporte trop fort, c’est Rosine Lapresle et ses vertus apaisantes que l’on appelle à la rescousse »…

 

[box class= »info »] Source : Faits & Documents  n°322, 1er-15 octobre 2011. Avec leur aimable autorisation. [/box]

[box]Crédit photo : MEDEF sur Flickr. Licence CC. Laurence Parisot, Nicolas Sarkozy.[/box]

Le Medef veut-il assouplir les règles sur l'immigration ?

Le Medef veut-il assouplir les règles sur l’immigration ?

19/07/11 – 08h30
PARIS (NOVOpress)
– La dernière conférence organisée par le Medef, et ayant pour thème  » Rethink Africa France : Ensemble, repensons les relations économiques entre la France et le Continent africain » (photo), a montré une nouvelle fois le soutien des hautes plus hautes instances patronales à l’immigration. En effet, lors de son intervention, Jean-Michel Severino, actuel gérant de la société Investisseurs et Partenaires Conseil (ancien président de l’Agence française de développement) et membre de l’équipe de campagne de Martine Aubry pour l’élection présidentielle de 2012, a déclaré que le « gouvernement français devait changer ses méthodes en matière d’immigration sous peine d’enfoncer les relations France Afrique ». En clair, la France doit accueillir encore plus d’immigrés africains afin de ne pas contrecarrer les plans financiers des multinationales sur le continent noir !
Cette déclaration demandant au gouvernement français un assouplissement de sa politique d’accueil des étrangers n’est pas la première de la part du Medef. Déjà en avril dernier, la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait demandé que la France reste « un pays ouvert, qui accueille de nouvelles cultures et profite du métissage« .