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Marine Le Pen déclare sa flamme à l’outre-mer

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio CourtoisieMarine Le Pen revient d’une visite dans deux départements français d’outre‑mer : La Réunion et Mayotte. Un déplacement qui intervient très symboliquement au début de sa campagne présidentielle, quelques jours après l’inauguration de son QG de campagne.

Est‑ce à dire que la priorité de Marine Le Pen est de redresser la situation outre‑mer ? C’est en tout cas un thème sur lequel elle veut se démarquer. Ses résultats électoraux dans les DOM‑COM – le nom officiel de ce que l’on continue à appeler dans le lange courant les DOM-TOM – sont encore très en deçà de sa moyenne nationale, encore qu’ils aient progressé ces dernières années. Ainsi, la liste FN aux Européennes de 2014 a atteint 13 % des voix à La Réunion, qui constitue le DOM dans lequel le parti frontiste est le plus structuré. Pas sûr cependant que ce soit outre‑mer que Marine Le Pen ait les réservoirs de voix les plus importants.

Ce déplacement a été l’occasion pour Marine Le Pen de publier son projet présidentiel pour l’outre‑mer. Il y a aussi une raison très pragmatique au fait de commencer par publier un programme pour l’outre‑mer, alors que le reste de son programme est encore en cours de maturation : pour finaliser son programme, elle attendait de savoir qui émergerait des primaires du centre‑droit et de la gauche.

Sur l’outre‑mer, la présidente du Front national ne craint pas d’affirmer des convictions fortes. Marine Le Pen s’engage à faire de l’outre‑mer une sorte de domaine réservé du chef de l’Etat, et à créer un grand ministère d’Etat de l’Outre‑Mer et de la Mer.

Son projet est fait à la fois de fermeté en matière d‘immigration et de délinquance, d’ambition maritime et de préoccupations sociales. Elle veut supprimer le droit du sol, renforcer les moyens de la marine nationale, améliorer l’attractivité économique des DOM‑COM ou encore développer un service militaire adapté. Elle souhaite également donner une priorité d’emploi aux résidents ultramarins, proposition qui avait déjà été faite par Bruno Mégret. Il n’est néanmoins pas certain que les mesures envisagées suffisent pour sortir l’outre‑mer de l’assistanat dont il bénéficie.

Le programme de Marine Le Pen pour l’outre-mer est à télécharger ici

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Mayotte barrage

Mayotte, un territoire français au bord de l’insurrection

14/04/2016 – MAMOUDZOU (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’île de Mayotte paralysée par une grève générale depuis le 30 mars. Et, en marge de ce mouvement social, la situation a dégénéré. Un conflit social oppose depuis deux semaines les autorités mahoraises et plusieurs syndicats revendiquant « l’égalité réelle » entre la métropole et le département d’outre‑mer. Cette intersyndicale qui regroupe notamment la CGT, la CFDT et Force ouvrière, a installé des barrages filtrants dans le Nord et le Sud de l’île pour faire entendre ses revendications. Parmi celles‑ci : l’alignement des allocations familiales et autres prestations sociales au même niveau qu’en métropole, la construction d’infrastructures scolaires mais aussi l’application du Code du travail national – il doit être aligné sur la métropole en 2018 – et l’abandon du projet de loi El Khomri.

Mais depuis la situation a dégénéré. Des violences ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi à Mamoudzou, chef‑lieu du 101e département de France, en marge de la grève. Des bandes de jeunes cagoulés et armés de barres de fer se sont postées entre les villages et rackettent les automobilistes. Avec, depuis samedi, des blessés. La préfecture de Mayotte a précisé qu’il s’agissait d’affrontements entre bandes rivales, qui ont provoqué des dégâts matériels (85 véhicules saccagés) et fait au moins un blessé. Selon la chaîne Outre-Mer 1re, du groupe France Télévisons, les affrontements prennent des airs de guérilla urbaine.

La grève engendre aussi des perturbations sur l’île. Depuis le lancement de la grève générale, l’île (qui est devenue département français en 2011) est confrontée à de graves perturbations, avec le blocage des principales routes. Les activités économiques fonctionnent au ralenti au grand dam de nombreux entrepreneurs qui n’ont pas hésité mardi à s’en prendre verbalement aux leaders syndicaux. Certaines écoles sont aussi touchées par des fermetures, faute de transports scolaires.

Mais que fait le gouvernement ? Visiblement davantage concerné par le mouvement Nuit Debout qui attire tous les projecteurs médiatiques, le gouvernement s’est contenté de faire intervenir le ministre d’Outre‑Mer, George Pau‑Langevin, qui a laconiquement appelé au calme et à la patience. Reste à savoir si cela suffira à calmer les ardeurs des casseurs de Mayotte…

Lire aussi Mayotte en insurrection, par Michel Lhomme, sur Metamag

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Mayotte au bord de la guerre civile ?

21/01/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est ainsi que Mansour Kamardine, l’un des anciens députés du 101e département français, voit la situation explosive de l’île. La Cour des comptes a récemment publié un rapport apocalyptique sur celle-ci. Non contente d’avoir le taux de chômage le plus élevé de France, Mayotte possède des systèmes fiscaux, éducatifs et répressifs défectueux.

Faut-il blâmer la départementalisation ?
Celle ci, qui a eu lieu en 2011, a été « Insuffisamment préparée » selon la Cour des comptes. De l’aveu même du député, l’État est « quasiment absent », et la dotation dont devait bénéficier le territoire s’est considérablement réduite. D’un autre côté, la décentralisation a provoqué un clientélisme phénoménal, au point que le conseil départemental soit désormais le premier employeur de l’île.

L’immigration est également un problème
Si l’Europe subit actuellement une vague migratoire, ce qui arrive à Mayotte relève du tsunami. Toujours selon le député « La population d’origine mahoraise est aujourd’hui minoritaire » et 75 % des nouveau-nés de 2015 étaient étrangers et clandestins. Ainsi, la route maritime vers Mayotte « Est une gigantesque autoroute à huit voies à sens unique sur laquelle le trafic est intense 24 heures sur 24 ».

Cela ne va pas sans une montée des tensions
Avec les clandestins, en très large majorité des Comoriens, arrivent des « Individus qui s’improvisent imams ou maîtres coraniques » prônant un islam radical. Et cela sans que l’État réagisse. C’est donc la population qui se sent obligée de réagir : elle a ainsi récemment détruit deux mosquées radicales pour montrer son opposition à ce qui y était prêché.

Le bilan africain de Nicolas Sarkozy – L’Afrique Réelle n°58, Octobre 2014

Le bilan africain de Nicolas Sarkozy – L’Afrique Réelle n°58, Octobre 2014

Editorial et Sommaire

Le bilan africain de Nicolas Sarkozy – Editorial de Bernard Lugan :

George Bush désintégra l’Irak et Nicolas Sarkozy la Libye, deux pays qui étaient des remparts contre l’islamisme. La Libye du colonel Kadhafi était, de plus, devenue un partenaire essentiel dans la lutte contre la déferlante migratoire venue de la mer, phénomène si bien annoncé par Jean Raspail dans son prophétique Camp des Saints.

Si George Bush n’a plus d’avenir politique, Nicolas Sarkozy ambitionne quant à lui de revenir aux Affaires. Le bilan africain de son premier mandat doit donc être fait. Il est catastrophique et tient en sept points :

Le bilan africain de Nicolas Sarkozy – L’Afrique Réelle n°58, Octobre 20141) Le plus grave par ses conséquences régionales fut la guerre incompréhensible qu’il déclara au colonel Kadhafi après qu’il l’eut pourtant reçu avec tous les honneurs (photo ci-contre). Nicolas Sarkozy devra répondre à trois questions :

– Pourquoi outrepassa-t-il le mandat international prévoyant une zone d’exclusion aérienne dans le seul secteur de Benghazi pour le transformer en une guerre totale ?
– Pourquoi refusa-t-il toutes les options de sortie de crise proposées par les chefs d’Etat africains, exigeant au contraire d’une manière obstinée la destruction pure et simple du régime libyen ?
– Pourquoi, alors que le colonel Kadhafi venait de réussir à se sortir du piège de Syrte, fit-il tronçonner son convoi par l’aviation, le livrant ainsi aux islamo-gangsters de Misrata qui le mirent ignominieusement à mort ?

2) Le plus irresponsable pour l’avenir de la France est d’avoir, par petit calcul électoral, et sans consultation préalable du peuple français, transformé Mayotte en département. Dans ce Lampedusa d’outre-mer qui vit des prestations versées par les impôts des métropolitains, la maternité de Mamoudzou met au monde chaque année 7000 jeunes compatriotes, dont 80% nés de mères immigrées originaires de toute l’Afrique orientale et jusqu’à la cuvette du Congo. Juridiquement, il n’existe plus aucun moyen de revenir au statut antérieur qui permettait de maintenir cette île de l’océan indien dans l’ensemble français sans avoir à subir les conséquences dramatiques de la départementalisation.

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Mayotte : les désarrois du député PS Urvoas

Mayotte : les désarrois du député PS Urvoas

Mayotte, novembre 2011 : gendarmes mobiles tentant d’expulser un manifestant

01/07/2013 – 14h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) –
« Je reviens d’une île où rien n’est simple… ». De retour de Mayotte où il a passé une semaine à l’invitation de la gendarmerie locale « pour découvrir les multiples difficultés rencontrées dans la lutte contre l’immigration clandestine », Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère (PS) et président de la commission des lois de l’Assemblée nationale,  ne cache pas, sur son blog, les interrogations que soulèvent chez lui  ce « département français » de l’océan Indien situé dans l’archipel des Comores, dont la population est à 95% musulmane.

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Mayotte en situation insurrectionnelle, par Bernard Lugan [tribune libre]

(Mise à jour) Mayotte en situation insurrectionnelle, par Bernard Lugan [tribune libre]

[box class= »warning »]Bernard Lugan a répondu à Novopress au sujet de ces émeutes [/box]

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[box class= »warning »]Article repris du site “l’Afrique réelle”[/box]

Depuis plusieurs jours, l’île de Mayotte que des politiciens irresponsables ont, par misérable calcul électoral, et sans avoir préalablement consulté le peuple français, transformé en département, vit un véritable climat insurrectionnel.

Pour mémoire, ce Lampedusa d’outre-mer ne produit rien et l’immense majorité de sa population est au chômage ou vit des prestations généreusement versées par la France ; à 60% ses habitants ne parlent que le swahili ou le malgache, les musulmans polygames y sont majoritaires et sur 200.000 habitants, l’on compte au moins 60.000 immigrés clandestins. Quant à la maternité de Mamoudzou, elle met au monde chaque année 7.000 jeunes compatriotes, dont 80% nés de mères immigrées originaires de toute l’Afrique orientale et jusqu’à la cuvette du Congo.

Pour donner une apparence de légalité à cette départementalisation, les politiciens irresponsables qui nous gouvernent ont organisé un simulacre de référendum concernant les seuls habitants de Mayotte, à l’exclusion des Français métropolitains qui, pourtant, vont de leurs deniers, assurer le suivi de l’opération… Cette seule population appelée à voter n’allant pas refuser les avantages sociaux promis par le nouveau statut de l’île, ce fut donc à 95% qu’elle plébiscita la départementalisation, synonyme pour elle de RSA et d’alignement sur les prestations de l’assistanat servies en Métropole.

Cette manne tardant à être concrétisée, nos « chers » nouveaux compatriotes ont entrepris de détruire avec méthode les équipements ultra modernes payés par les Français hexagonaux. A la date de rédaction de ce texte, l’île est ainsi en situation quasi insurrectionnelle. Une fois de plus impuissant et dépassé par les évènements, le gouvernement français va, à quelques mois d’un scrutin dans lequel il joue sa survie, acheter la paix sociale en acceptant les exigences des Mahorais qui seront soldées par les impôts des autres Français.

Face à ce véritable diktat qu’est la départementalisation de Mayotte, le plus incroyable est que, juridiquement, il n’existe plus aucun moyen de revenir en arrière, c’est-à-dire au statut antérieur qui permettait de maintenir cette île de l’océan indien dans l’ensemble français mais sans avoir à subir les conséquences dramatiques de cette surréaliste départementalisation.

[box class= »info »] Photo : capture d’écran d’un reportage (vidéo ci-dessous) sur les émeutes à Mayotte/DR[/box]