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Devoir de repentance perpétuelle ! - par Vincent Hurel

Devoir de repentance perpétuelle ! – par Vincent Revel

02/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Cela fait déjà 70 ans ! La fin de la Seconde Guerre Mondiale dévoila l’horreur des camps d’extermination nazis (photo). L’antisémitisme violent du IIIème Reich prenait toute son ampleur avec la libération des sites concentrationnaires comme celui d’Auschwitz-Birkenau. La loi des vainqueurs allaient pouvoir s’appliquer avec d’autant plus de force que les vaincus n’avaient plus aucune circonstances pouvant atténuer leur responsabilité dans l’origine du conflit et dans les atrocités commises. Avec une telle barbarie, l’histoire de l’Europe allait s’en retrouver bouleversé comme jamais. L’horreur allait s’incruster dans les têtes et marquer au fer rouge le futur des Européens. Avec le temps, avec l’esprit de renoncement de l’époque moderne, la culpabilité nazie allait devenir insidieusement la culpabilité de tous les Allemands et par la suite celle de tous les Européens. Comme le dit Le journal d’une femme à Berlin, écrit d’avril à juin 1945 : « Des criminels et des aventuriers sont devenus nos chefs de file et nous les avons suivis comme les moutons à l’abattoir. »

Depuis cette âge sombre de l’histoire européenne, les moutons ont connu les Trente Glorieuses et ont décidés de délaisser, avec raison, certaines idéologies totalitaires du XXème siècle pour épouser, malheureusement sans condition, l’utopie du bien vivre ensemble, née de la rencontre incroyable de l’ultra-libéralisme et du communisme (érigée en religion avec des dogmes nouveaux comme celui de l’antiracisme, du « sanspapiérisme », de la mutliculturalité, de l’abolition des frontières, de la haine des patries charnelles…). Pourtant, avec le temps, nous devrions réussir à prendre un peu plus de recul et éviter toutes interprétations politiquement orientées de notre passé, aussi terrible soit-il.

Comme le dit Alexei Teretchenko, auteur russe, « il est très difficile de faire table rase du passé et les Etats ont le choix entre deux attitudes : assumer ou renier leur histoire. » L’Europe a fait un choix, accepté par l’ensemble de notre classe politique, en décidant de se renier, par honte, par sentiment de culpabilité. C’est ce que l’on peut nommer aujourd’hui la repentance perpétuelle et la haine de soi. Depuis 1945, l’Europe, au nom du «  plus jamais ça », a décidé de se dépouiller de ses lettres de noblesse pour ne plus prendre le risque d’être le témoin ou l’acteur d’atrocités. Avec le temps et les terribles images colées devant les yeux, la Shoah, associée aux croisades, à la colonisation et à l’esclavage, est devenue la mauvaise conscience des Européens.

Depuis cette âge sombre de l’histoire européenne, les moutons ont connu les Trente Glorieuses et ont décidés de délaisser, avec raison, certaines idéologies totalitaires du XXème siècle pour épouser, malheureusement sans condition, l’utopie du bien vivre ensemble, née de la rencontre incroyable de l’ultra-libéralisme et du communisme (érigée en religion avec des dogmes nouveaux comme celui de l’antiracisme, du « sanspapiérisme », de la mutliculturalité, de l’abolition des frontières, de la haine des patries charnelles…). Pourtant, avec le temps, nous devrions réussir à prendre un peu plus de recul et éviter toutes interprétations politiquement orientées de notre passé, aussi terrible soit-il.

Dans l’ouvrage La tyrannie de la pénitence, Pascal Bruckner, nous disait que « naître européen, c’est porter sur soi tout un fardeau de vices et de laideurs qui nous marquent comme des stigmates. » Pour expier ces crimes, l’Europe se doit de faire profil bas. Elle a choisi de sortir de l’Histoire en renonçant à sa grandeur. Nos politiques préfèrent que nous disparaissions en tant que peuples et civilisation plutôt que de voir renaître de leurs cendres les puissances qui, selon eux, ont permis la Shoah.

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