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Patrimoine des ministres : Marylise Lebranchu serait-elle un panier percé ?

Patrimoine des ministres : Marylise Lebranchu serait-elle un panier percé ?

16/04/2013 – 14h00
MORLAIX (NOVOpress Breizh) –
La France entière s’est connectée hier soir sur le site web du Premier ministre pour connaître le patrimoine des ministres. Voyeurisme ? Oh ! en fait, il n’y a guère à voir. De toute évidence, la plupart des ministres sont de piètres gestionnaires : ils dilapident des revenus annuels à six chiffres sans économiser grand chose. Car on n’ira pas les soupçonner, bien sûr, d’avoir caché quelque magot non déclaré dans un coffre-fort non transparent.

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PS : la révolte des soutiers

PS : la révolte des soutiers

05/06/2012 — 13H30
PARIS (NOVOpress Breizh) — Sans doute n’est-ce-pas exagéré d’écrire que le Poitou n’inspire plus Ségolène Royal. On l’avait vu abandonner sa circonscription à Delphine Batho pour se concentrer sur la présidence du conseil régional (depuis mars 2004). Mais le job ne l’amuse plus, semble-t-il. A tel point que, rêvant d’autres horizons, mais l’espoir de redevenir ministre étant vain, elle cherchait à sortir par le haut. Madame Royal ministre, cette perspective n’enchantait guère son « ex ». N’oublions pas que leur vrai séparation – pas l’officielle – remonte aux années 2000 et que la bagarre fut rude, à l’époque, pour la garde des enfants. On ne peut donc pas parler d’un « amour fou » entre les deux énarques.

Quoique l’affaire eût du piquant : le Président nez à nez avec son « ex » tous les mercredis lors du conseil des ministres…Cela ne se pouvait pas. Elle a donc négocié avec « François » un deal ; à défaut d’hériter d’un ministère, elle jetait son dévolu sur la présidence de l’Assemblée nationale. Un beau bâton de maréchal à la vérité !

Aussitôt dit aussitôt fait, on annonce le parachutage de Ségolène à La Rochelle, après une petite magouille avec le maire de la ville, député sortant (PS) et qui ne se représentait pas. Débarquement imposé par la direction nationale du PS, sans que l’avis des adhérents de la circonscription ne soit sollicité. Conclusion : la gauche morale sait s’asseoir sur les statuts.

Grâce à son élection à La Rochelle – en principe facile – Ségolène Royal débarquait au Palais-Bourbon et son accession au perchoir n’aurait été qu’une formalité puisque faisant figure de candidate officielle de l’Elysée. Tel était le scénario.

Malheureusement, un grain de sable apparaît. Le premier secrétaire de la fédération socialiste de Charente-Maritime, Olivier Falorni, se voyait, depuis longtemps, devenir député de La Rochelle ; la chose figurait dans son plan de carrière. Le mécontent se rebelle et décide d’être candidat malgré tout. Socialiste dissident, ça existe. Si bien que la victoire de madame Royal se trouve compromise.

Mais, même en cas de victoire à La Rochelle, Ségolène Royal n’était pas assurée d’habiter à l’hôtel de Lassay (résidence des présidents). En effet Marylise Lebranchu (PS), député de Morlaix et questeur de l’Assemblée nationale, avait prévu, elle aussi, d’occuper le perchoir. Très populaire dans le groupe socialiste, elle menait campagne auprès de ses collègues.

Pour neutraliser Madame Lebranchu, François Hollande a décidé de la nommer « ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la Fonction publique ». Ainsi elle ne barrera pas la route à l’ »ex » de François Hollande. Mais depuis, d’autres oligarques du Parti socialiste ont annoncé leur intention d’être candidats…à suivre.

Hervé Cadic

Crédit photo : Jmayrault, via Flickr, licence CC

Lebranchu

Quand un (éventuel) futur ministre régale ses amis aux frais du contribuable

[box]En cas de victoire de la gauche en 2012, trois députés élus en Bretagne peuvent espérer se retrouver ministres : Jean- Marc Ayrault, Jean-Jacques Urvoas et Marylise Lebranchu. Cette dernière, député de Morlaix, est une grande amie de Martine Aubry, ce qui lui donne de sérieuses chances de retrouver un maroquin.[/box]
En 2000, le premier ministre de l’époque, Lionel Jospin, l’avait nommée ministre de la justice bien qu’elle fût entièrement ignorante en la matière.

Depuis les élections législatives de 2007, Madame Lebranchu a hérité au Palais-Bourbon d’un job qui nourrit bien son homme : questeur. Les questeurs assurent la gestion de la maison, ce qui leur procure une indemnité « renforcée » et primes diverses et variées. Mais ce sont surtout les avantages en nature qui assurent un train de vie confortable aux questeurs. En particulier la mise à disposition d’un bel appartement qui permet de « recevoir ».

C’est ainsi que le soir même de l’annonce de la candidature de Martine Aubry à la primaire socialiste, les parlementaires amis étaient invités à fêter l’évènement à la questure de l’Assemblée nationale dans les appartements de Marylise Lebranchu. Aux frais du contribuable, évidemment.

La députée de Morlaix fera partie d’un « comité stratégique » chargé de veiller à « l’orthodoxie » (sic) de la campagne du maire de Lille. Tout naturellement Marylise Lebranchu croit beaucoup aux chances de sa copine : « Martine Aubry a montré ce qu’elle est capable de faire quand les choses sont extrêmement complexes et très difficiles ».

Effectivement, lorsqu’on a été capable de se faire élire Premier secrétaire au congrès de Reims, il n’y a rien qui soit « complexe » ou « difficile »…