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Thibault De Montbrial

La pénétration de l’islamisme n’épargne ni la police ni l’armée

12/03/2016 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
Une note confidentielle de la préfecture de police a récemment révèlé une progression préoccupante du fondamentalisme religieux dans les commissariats tandis qu’un ancien militaire radicalisé a été arrêté au Maroc.

Pour Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme, cette tendance est inquiétante.

Concernant l’ancien militaire, Thibault de Montbrial est loin d’être étonné :

le recrutement de l’armée est le reflet de la population française. La communauté musulmane y est très présente. La DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), dont la mission est d’anticiper les comportements à risque, est aux aguets.

Va-t-on vers des cas de «Green on green» ?

L’un des scénarii d’attentats que l’on a vu en Afghanistan est ce que les Américains appellent le «Green on green» (armée) ou le «Blue on blue» (police): des représentants des forces de l’ordre s’en prennent à leurs collègues. Quelqu’un qui porte l’uniforme s’en prend à quelqu’un d’autre, qui porte le même uniforme. Un tel scénario n’est pas impossible en France. Les forces de sécurité doivent avoir ce risque présent à l’esprit.


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Le pouvoir civil cherche à faire peur au pouvoir militaire

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Une analyse intéressante, à mettre en écho avec l’éditorial de Maxime de La Devèze sur Boulevard Voltaire, que nous avons publié tout à l’heure. (NDLR NOVOpress).

On se souvient que le général Piquemal avait été appréhendé par la police puis enfermé en garde à vue durant deux jours, pour avoir participé à une manifestation anti-invasion contre la jungle de Calais, le 6 février dernier, et qui avait été interdite par les pouvoirs publics.

Cette arrestation avait fait parler d’elle… et semble avoir de nouvelles suites…
Après avoir été arrêté puis traîné dans la boue par plusieurs médias, le général Piquemal risque désormais de passer devant un conseil de discipline, sous l’impulsion du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui voit dans la participation du général à la manifestation anti-migrant une rupture de son devoir de réserve.
En effet, le général Piquemal n’est pas à strictement parler à la retraite : il est encore membre de la « deuxième section », un statut qui permet de rappeler des généraux ayant cessé leurs activités en mettant leurs compétences à contribution en cas de conflit.
Le conseil disciplinaire viserait donc à exclure le général Piquemal de cette deuxième section. En outre, le ministre a annoncé qu’une modification du code de la Défense allait permettre par la suite à ce dernier d’exécuter directement cette procédure, et ceci sans passer par aucun conseil.

Cette décision est lourde de symboles
Cet acharnement à l’encontre du général, qui plus est ex-patron de la Légion étrangère, est un signal clair envoyé au pouvoir militaire : « ne vous occupez pas de politique ». Si le pouvoir s’acharne contre un ancien militaire, général, et ancien patron d’un des corps d’armée les plus prestigieux, c’est pour faire comprendre qu’il sera intraitable. L’Armée reste l’un des derniers bastions français du patriotisme, du sens aigu du devoir et de l’honneur. Pour cette raison, il est possible que cette dernière capte à l’avenir une grande partie de la confiance voire des espoirs des Français. Nos élites civiles jugent sans doute que, par mesure de précaution, il faut commencer à faire des exemples.

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Et si notre salut venait finalement de l’armée ?

Source : Boulevard Voltaire
Ceux qui se taisent beaucoup sont souvent très écoutés.

La semaine dernière, plusieurs déclarations inouïes ont marqué le fil des actualités. C’est le pape qui, le premier, parle « d’invasions arabes », après avoir appelé à l’accueil. Rappelons que l’hospitalité existe aussi bien dans la tradition européenne qu’orientale, et que nulle part dans le monde accueillir ne signifie se soumettre à la religion du nouvel arrivant. Ce serait même plutôt le contraire.

C’est ensuite l’entretien du commander de l’OTAN en Europe, publiée dans le Guardian. Le général en chef affirme que « ISIS » (Daech) est un cancer qui prolifère au sein des migrants. Lui ne s’embarrasse pas des éléments de langage daechiens de notre ex-ministre des Affaires étrangères…
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La « Liaison 16 » : l’armée française à la botte du Pentagone

28/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Dans un article intitulé « Forfaiture et dissidence », publié en ligne par notre excellent confrère Politique Magazine, Mathieu Epinay, pseudonyme d’un collectif de spécialistes des questions de Défense, revient sur le fiasco de la « Liaison 16 »

La liaison 16 (L16) est le standard de liaison de données tactiques de l’OTAN pour l’échange d’informations entre unités militaires alliées, présentes sur un même champ de bataille. Pour Mathieu Epinay « La L 16 a été adoptée, en 1995, en violation des règles de programmation militaire par une génération d’officiers issue de mai 68. Conçue pour la guerre froide, archaïque sur les plans technique et conceptuel, elle est verrouillée par le Pentagone qui la contrôle et la modifie à son gré. Notre armée a juste le droit de payer les mises à jour d’un système qui mine la souveraineté opérationnelle de nos forces !» Par ailleurs, si l’armée française partage l’ensemble de ses données via la L16, contrôlée par les États Unis, ces derniers se gardent bien de lui confier leurs données sensibles. Leurs F22 entre autres, n’en sont pas équipés…

Un sujet trop ésotérique pour inquiéter les politiques ?
Mais il est explosif pour l’appareil d’État, étant donné les sommes mises en jeu et l’éminence des décideurs… Mathieu Epinay parle ainsi d’un « fiasco d’un demi milliard d’euros, d’un chantier ayant monopolisé les services techniques de l’Armée pendant des années, et de 10 ans de retard dans le domaine ultra sensible des liaisons de données tactiques ». En décembre dernier, le patron français des opérations aériennes déplorait nos difficultés de coordination avec les aviations russe et syrienne, relevant que l’absence de fiabilité de la L16, je cite : « Met en jeu la sécurité de nos équipages ».

Une dissidence s’est malgré tout fait jour au sein de l’Armée
Hélas, trop peu nombreuse. « Quant à ceux qui avaient compris les enjeux, relève Mathieu Epinay, beaucoup, par appétit de carrière, ont préféré se taire ». En 2012, le député Jacques Bompard posait à l’Assemblée une question écrite sur la L16. Elle est restée sans réponse…

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Armée : les Français retrouvent le goût des métiers de l’uniforme

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors qu’en février 2014, et pour la première fois, l’armée française n’était pas parvenue à recruter son quota mensuel de 730 engagés volontaires, l’année 2015 s’est achevée au contraire dans une paralysie des services de recrutement.
Plus de 170 000 Français ont contacté les bureaux de recrutement ou le site sengager.fr, presque deux fois plus que l’année précédente.

Cet engouement patriotique se manifeste notamment chez les jeunes…
… et notamment les jeunes diplômés qui déclarent vouloir se rendre « utiles à la société », au moment où celle-ci est menacée. Cœur sur la main ou armes au poing, ces Français marqués par les attentats de Paris semblent souhaiter bâtir l’engagement de demain.

Il en est de même pour la gendarmerie nationale qui enregistre, tout comme la police, un afflux record de postulants
En hausse de 47 % en un an, les candidatures spontanées se multiplient depuis les attentats et cela malgré l’explosion du nombre d’agressions dont sont victimes les gendarmes et les policiers.
Le nombre d’inscriptions pour devenir sous-officier de gendarmerie a triplé passant de 1 500 dossiers à 4 500 par semaine.

Et pour ceux qui ne souhaitent pas embrasser une carrière militaire, la réserve nationale leur ouvre les bras
Réserve où 25 000 citoyens sont déjà engagés.
Mardi, un sondage du journal Le Parisien a révélé que 70 % des Français se déclaraient favorable à un retour du service militaire.
Cette année 2015 aura été l’année de tous les renversements…

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Face aux nouvelles menaces planétaires, que pèse encore l’armée française ?

21/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Le gouvernement Hollande semble découvrir les menaces mortelles qui pèsent sur notre pays…
Avec la disparition de l’URSS et de la menace communiste sur l’Europe, nos politiques, de droite et de gauche, s’étaient délicieusement coulés dans la vision fukuyamienne de la « fin de l’histoire » : paix universelle, règne sans fin d’un marché émancipateur des peuples, mondialisation heureuse, bisounoursisme à tous les étages. Certes, le budget de notre outil de défense croît régulièrement chaque année, mais il s’agit d’une croissance en trompe-l’œil. Depuis 1990, en euros constants, le budget de l’armée a en fait baissé de 20 %. Si l’on observe les 15 meilleures années de cette période en termes de croissance économique, on constate que le PIB français a crû en moyenne de 2,8 % alors que le budget de notre défense n’augmentait quant à lui que de 0,3 %. En 2014, la France ne consacrait plus à son outil de défense que 2,2 % de son budget, un minimum historique, contre 3,5 % pour les États-Unis et 4,5 % pour la Russie.

Coupes massives dans les effectifs de l’Armée depuis 2008…
La loi de programmation militaire (LPM), décidée, en 2013 par François Hollande fixait un objectif de 34 500 postes à supprimer entre 2014 et 2019, s’ajoutant aux 45 000 déjà supprimés au cours de la précédente LPM du quinquennat Sarkozy. En tout, une saignée de quelque 80 000 postes. En termes de destruction de notre défense nationale, « Républicains » et socialistes font donc rigoureusement la paire. Dans son livre La Dernière Bataille de France, le général Vincent Desportes se livre à un réquisitoire sans appel.

Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus… Les armées françaises n’ont jamais été aussi fragiles (…) Un avion sur deux ne peut décoller, un navire sur deux ne peut prendre la mer, un char sur deux ne peut plus rouler, quatre hélicoptères Tigre sur cinq ne peuvent prendre l’air.

Mais en avril dernier, le président Hollande annonçait que 18 500 postes seraient finalement maintenus
Soit malgré tout un bilan net de 61 500 postes supprimés. Les socialistes se montrent en cela les dignes héritiers du Front populaire de 1936, qui n’avait eu de cesse, trois années avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, de casser notre outil de défense. Souvenons-nous de ce cri du cœur de Léon Blum, le 7 mars 1936, dans le quotidien l’Humanité : « S’il s’agit de détruire l’armée française, j’en suis ! » On connaît la suite…

STX : notre secteur naval est aussi menacé

STX : notre secteur naval est aussi menacé

Par Aymeric Chauprade. Source : Realpolitik.tv Le 12 décembre dernier, le ministre des Finances, M. Michel Sapin, évoquait l’intérêt du chantier italien étatique Fincantieri pour STX-France, les anciens Chantiers de l’Atlantique. Depuis, plusieurs articles de presse – Les Échos, le site spécialisé Mer & marine, etc – ont repris l’information. Si cet intérêt italien pour STX-France n’est en rien surprenant, en revanche, la réaction des pouvoirs publics français fait craindre un abandon pur et simple d’un joyau industriel français. Un abandon qui n’aurait rien de surprenant de la part de l’actuel gouvernement : le secteur aéronautique a été bradé en 2000 lorsque le gouvernement Jospin a octroyé 50% du capital d’EADS alors que les Allemands – en quasi banqueroute – en demandaient seulement 30% ; le secteur terrestre l’est depuis la loi Macron avec le projet Kant qui livrera Nexter aux appétits de Krauss-Maffei Wegmann avec les mêmes conséquences que pour EADS : opacité de la gouvernance, délocalisation et destruction des emplois et conduite des programmes désastreuse (voir l’A400M, le NH-90 et le Tigre) ; est-ce désormais le tour du secteur naval d’être livré aux Italiens de Fincantieri ou aux appétits d’un Daewoo ? Les déclarations de M. Sapin et les silences de l’Administration de Bercy (APE, Trésor, budget) le laissent penser.

Plus récemment, il est évoqué à mots couverts dans les milieux de la défense et les cercles industriels une possible alliance entre DCNS et Fincantieri soit disant afin d’éviter des concurrences sur les marchés français et export. Alliance censée faire passer cette opération pour un progrès de l’Europe de la Défense.

STX-France doit redevenir les Chantiers de l’Atlantique, c’est-à-dire une société française à capitaux français, basée en France (Saint-Nazaire, Lanester) et concevoir des bâtiments en France. Les raisons en sont simples : STX France, outre son activité civile (croisières, offshore), est une entreprise stratégique : elle est un partenaire de la Marine nationale non seulement pour ses BPC, mais également pour ses futurs programmes-clés : ravitailleurs (4 unités du programme FlotLog) et frégates de surveillance NG destinées à la protection de nos DOM-TOM ; ses produits ont ensuite un impact sur notre diplomatie de défense. Le BPC est ainsi un enjeu des relations franco-russes et peut le devenir pour nos relations avec l’Inde (projet de 4 unités), le Brésil (projet également de 4 unités), le Chili, la Malaisie, etc. Au-delà de l’outil industriel exceptionnel, STX-France est un actif de souveraineté pour notre marine et notre diplomatie de défense.

Des solutions nationales existent pour préserver ce fleuron : reprise de STX France par un investisseur privé (comme le groupe Privinvest déjà actionnaire actif des CMN qui est candidat comme un article de presse l’a révélé) et alliance entre STX-CMN et DCNS sur le segment des bâtiments de surface (des intercepteurs aux BPC). Toute autre solution que nationale serait de la forfaiture pure et simple.

Aymeric Chauprade
Géopolitologue, député européen

Crédit photo : oliviermartins via Flickr (cc)


Crise : la France vendrait ses navires militaires pour ensuite les louer et les racheter

Crise : la France vendrait ses navires militaires pour ensuite les louer et plus tard les racheter

14/01/2015 – FRANCE (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Les coupes budgétaires n’ont pas lieu que dans l’Armée de terre. La Marine nationale y contribue aussi, pour trouver les deux milliards qui manquent encore au budget de la défense.

Le ministère a donc déployé toute son ingéniosité financière pour brader notre armée et réaliser quelques économies à court terme. Ainsi, la Marine pourrait vendre presque tout matériel à une société de projet, qui lui louerait alors ce matériel, avec option d’achat à la fin du bail. Il est à remarquer que l’entretien resterait à la charge des unités, les sociétés se contentant de la prestation de location.

Une économie serait ainsi réalisée à court terme et le problème amplifié simplement renvoyé au gouvernement suivant. Les obstacles juridiques restent néanmoins nombreux à lever avant le mois de juin.

Crédit photo : Jean-Michel Roche, via Wikipédia, (cc).

Opérations extérieures : la Royale prend le relais

Opérations extérieures : la Royale prend le relais

12/12/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Un groupe aéronaval constitué autour du porte‑avions Charles‑de‑Gaulle quittera Toulon vers la mi‑janvier pour se rendre dans le Golfe. Ses avions participeront aux frappes en Irak. Le départ est prévu juste après les vœux du président de la République aux armées, lors d’une cérémonie à bord. Le Charles-de-Gaulle devrait rester plusieurs mois « sur zone » et ses Rafales prendront la relève de ceux de l’armée de l’air, basés aux Emirats.

Les marins se réjouissent de cette décision qui a été confirmée à la suite de la récente visite du ministre de la Défense à bord. Depuis la campagne de Libye, les marins se sentent en effet les parents pauvres des opérations, que ce soit au Mali, dans le reste du Sahel, en Centrafrique ou en Irak. Certes, ses commandos et ses avions de patrouille Atlantique 2 sont engagés, mais ces opérations impliquent, pour l’essentiel, les armées de terre et de l’air. Avec les Rafale, les Super‑Etendard de la 17F feront encore partie du groupe aérien embarqué, leur retrait n’étant prévu qu’en 2016.

Cet engagement de l’aéronavale est inquiétant pour l’armée de l’air…

Fait inquiétant, cela appuie le fait que l’armée de l’air a épuisé ses ressources. C’est ce qu’a confirmé le général Denis Mercier. La France ne prévoit plus que de faire voler 33 avions dans les opérations extérieures, et le chiffre de 28 est déjà atteint. L’armée française est à bout de souffle. La disponibilité du parc militaire, déjà mauvaise, est aggravée par l’utilisation intensive des matériels. Avec des budgets en baisse, cette situation ne devrait pas s’améliorer.

Crédit photo : http://www.netmarine.net via Wikipédia (cc).