Tag Archives: Mali

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Mali et RCA, deux échecs du mythe du « vivre ensemble » – par Bernard Lugan

03/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

Au Mali comme en RCA, des conflits récurrents et résurgents opposent des populations que tout sépare. Au nom du mythe universaliste du « vivre ensemble », la seule solution proposée par la France est électorale. Or, l’ethno-mathématique confirmant à chaque fois la domination démographique, donc démocratique, des plus nombreux, les ressentiments des peuples minoritaires en sont aggravés. Voilà pourquoi nos interventions militaires successives, pourtant couronnées de succès, sont suivies d’autant d’échecs politiques.

Un minimum de culture ethno-historique permet pourtant de bien poser le problème :

1) Dans le Sahel, et notamment au Mali, toutes les populations nomades nordistes, qu’il s’agisse des Touareg, des Maures, des Arabes et des Peul, furent esclavagistes. Durant des siècles, elles puisèrent dans le « vivier humain » sudiste du Bilad al Sudan, le « pays des Noirs », notamment chez les Bambara, les Soninké et les Malinké. Ces derniers n’ont pas oublié leurs souffrances passées dont ils furent délivrés par la colonisation.
L’indépendance leur fournit ensuite les moyens d’une vengeance historique. Devenus les maîtres d’un Etat rassemblant artificiellement nomades et sédentaires, razzieurs et razziés, esclavagistes et victimes, ils s’en prirent aux Touareg, lesquels, en réaction, se soulevèrent à maintes reprises. Sur ce terreau propice prospérèrent ensuite les trafiquants de toutes sortes, puis les islamistes.

2) Avant la colonisation, l’actuelle RCA, le Bilad el Kouti ou Dar Kouti, littéralement la « terre des esclaves », fut ravagée par les esclavagistes musulmans venus du Soudan et du Tchad. Comme au Mali, les populations sudistes conservent la mémoire de ces chasses à l’homme dont elles furent, elles aussi, libérées par la colonisation française. Pour elles, l’offensive que la Seleka lança en 2013 était donc une moderne razzia renouant avec les raids musulmans d’avant la période coloniale.

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« Salafistes » : le gouvernement veut censurer un documentaire dénonçant l’islamisme radical

26/01/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Trois ans de tournage pour approcher au plus près la vérité du djihadisme. C’est ce que propose « Salafistes », un documentaire qui risque bien d’être censuré par le gouvernement… pour apologie du terrorisme.

C’est un documentaire dépouillé, sans voix off pour expliquer où est le bien et où est le mal. Le sujet ? Le djihadisme et la charia au Mali, à Tombouctou au printemps 2012, avant l’intervention française, puis en Mauritanie, près des idéologues du salafisme, en Tunisie au cœur du discours des extrémistes du groupe Ansar al Charia.
Prenant des risques énormes, les reporters se sont plongés dans cet univers dangereux et en rapportent les propos des thuriféraires de l’islam radical, sans voile.
De l’avis de ceux qui ont assisté à sa projection en festival, aucune ambiguïté sur le propos : la cruauté des intervenants et des pratiques, l’obscurantisme des djihadistes, tout cela est montré sans fard et sans qu’il soit besoin de sous-titres à l’usage des c… et des mal-comprenants.

Pourtant, un obscur fonctionnaire du ministère de l’intérieur, range « Salafistes » dans la catégorie « apologie du terrorisme ». Il a failli être complètement censuré, puis, devant le tollé suscité, serait « seulement » interdit aux moins de 18 ans. Cela reviendrait à tuer le film dont les distributeurs ne se presseraient pas au portillon pour le présenter. Il ne pourrait plus être diffusé par la télévision alors qu’il a été réalisé en collaboration avec France 3 et Canal +.

Bref, il semble qu’une fois de plus la vérité dérange. Seule Fleur Pellerin, ministre de la Culture, pourrait trancher en faveur du film, avant sa sortie prévue demain. Autant dire, au vu du discernement de la dame, que ce n’est pas gagné.

C.D.


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Ils osent tout : l’Arabie Saoudite à la tête d’une coalition islamique anti-terroriste

15/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’un des principaux bailleurs de fonds du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques prend la tête d’une … coalition de pays musulmans pour lutter contre le terrorisme. Les indépendantistes corses n’ont qu’à bien se tenir.

L’Arabie saoudite fait partie de la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, est supposée combattre l’État islamique en Syrie et en Irak. A croire que cela ne suffit pas à blanchir son image de grand financier du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques, puisque Ryad a formé une coalition, comprenant 34 pays, notamment l’Égypte, la Turquie et le Pakistan ou encore le Sénégal, destinée à combattre « toute organisation terroriste » par des opérations militaires.
A la question de savoir si la nouvelle coalition va se consacrer à la lutte contre l’EI, le prince Mohamed, fils du souverain saoudien, a souligné qu’elle allait combattre « toute organisation terroriste ». Elle sera dotée d’un centre de commandement basé à Ryad pour « soutenir les opérations militaires dans la lutte contre le terrorisme », selon les communiqués officiels de Ryad.

F16 saoudiens engagés au Yémen

F16 saoudiens engagés au Yémen

En attendant, cette coalition ne rassemble(1) que du beau linge, la Turquie étant connue pour son soutien financier (par le trafic de pétrole) et logistique (par l’acheminement de matériel et d’hommes via son territoire) à l’État Islamique. Le Pakistan, de son côté, a créé, formé et développé le mouvement taliban…avec les fonds saoudiens et le soutien américain. Si l’Égypte est le berceau des Frères Musulmans, l’une des matrices du fondamentalisme révolutionnaire sunnite, il fait bien avouer que le pouvoir égyptien est le seul parmi les grand pays arabes de cette coalition à souffrir du terrorisme et à le combattre.
Parmi les autres membres de cette intéressante coalition, le Soudan est depuis longtemps un foyer terroriste, de même que la Somalie ou la Palestine. Quant à la Libye, elle est partagée depuis la brillante intervention occidentale entre factions plus extrémistes les unes que les autres, laissant l’État Islamique prendre peu à peu le contrôle du pays.
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Mali : prise d’otages à l’Hôtel Radisson de Bamako

20/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Déjà au moins trois victimes dans la prise d’otage de l’hôtel Radisson de Bamako, fréquenté par de nombreux étrangers. Près de 170 personnes, dont plusieurs Français, étaient détenues par les terroristes, mais 80 auraient été libérés.

Une « prise d’otages » est en cours ce vendredi à l’hôtel Radisson de Bamako au Mali, avec « 140 clients et 30 employés » retenus par deux ou trois assaillants. Un témoin raconte qu’il a vu les gardiens de l’hôtel se faire tuer par les auteurs de l’attaque. D’autres témoignages indiquent que les terroristes auraient crié « Allahu Akbar » (« Dieu est grand » en arabe) lors de leur entrée dans l’hôtel.
L’hôtel Radisson est très prisé par la clientèle internationale, dont les diplomates et les équipages d’Air France.
Selon plusieurs sources médiatiques concordantes, 80 otages ont été libérés, pour la plupart américains.
Une quarantaine de gendarmes du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) partent vendredi en mission au Mali après l’attaque de l’hôtel Radisson, annonce le ministère de l’Intérieur.



Opération Barkhane ! Tribune libre par Vincent Revel

Opération Barkhane ! Tribune libre de Vincent Revel

Sacré général Hollande ! Souvenez-vous, février 2013, notre chef de guerre, qui aujourd’hui a endossé le costume du sauveur du monde libre, nous expliquait avec le plus grand sérieux, au début de l’Opération Serval au Mali, que nos hommes étaient présents au Sahel pour une durée de deux mois. En juin 2013, en fin spécialiste de l’Afrique et de la géopolitique, il certifiait : « nous voyons que nous sommes maintenant dans la dernière phase de l’opération. » Juin 2015, c’est-à-dire deux ans plus tard, nous pouvons logiquement constater que la situation est évidemment toute autre avec l’Opération Barkhane.

La zone de tension s’est considérablement agrandie. Les islamistes sunnites ont la capacité de fragiliser plusieurs pays. Le Centrafrique, le Mali, le Niger, le Cameroun, le Nigéria sont régulièrement touchés par des attaques terroristes. La Lybie sombre dans un chaos qui nous rappelle celui de la Syrie. Mais rassurons-nous, le général Hollande et son ministre des Affaires étrangères Fabius gèrent formidablement bien le secteur. Il était tout à fait sensé d’être aussi optimiste en 2013 avec une zone à contrôler grande comme huit fois la superficie de la France ! Nos hommes, seuls soldats européens sur le front, avancent à l’aveugle avec du matériel vieillissant (certains engins ont plus de 40 ans !) et doivent obéir à des politiques qui étaient quand même prêts, faut-il le rappeler, à armer les djihadistes en Syrie ! Nous envoyons nos soldats combattre sans réellement prendre conscience ce que nous combattons et sans réellement leur donner les moyens d’accomplir leurs missions. Nous ne nommons pas explicitement nos ennemis.

En employant le terme de terroristes nous esquivons maladroitement et dangereusement nos responsabilités en ne pointant pas distinctement du doigt les véritables causes des conflits. Pourtant, les événements parlent d’eux-mêmes ! L’Islam sunnite connaît sur tous les continents un réveil violent et conquérant et une grande partie de ses croyants se radicalisent.

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Chefs djihadistes abattus au Mali, Honneur à nos forces spéciales ! (Présent 8359)

21/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Exit Abdelkrim « le Touareg ». Terminé Ibrahim Ag Inawalen… Avec la précision, le professionnalisme et l’efficacité redoutable que nous leur connaissons et qui font d’elles les meilleures au monde, les forces spéciales françaises ont abattu dans la nuit de dimanche à lundi, dans le nord du Mali, deux des principaux chefs d’Al Qaïda au Maghreb islamique et d’Ansar Eddine, ainsi que deux autres djihadistes qui se déplaçaient en 4×4. Une opération remarquable à tout point de vue, qui rappellera à ces gens qu’ils ne sont à l’abri nulle part et que nous pouvons, nous aussi, frapper n’importe où et à n’importe quel moment.

Deux beaux salopards
Voilà des semaines que nos militaires au Sahel avaient fait de Amada Ag Hamaalias dit « Abdelkrim le Touareg » l’une de leurs cibles prioritaires. Malien membre de la communauté touarègue, chef de l’une des quatre katibas d’AQMI, qu’il avait rejoint en 2009, cet ancien imam salafiste, réputé pour sa cruauté et sa brutalité, était lié à quasiment tous les enlèvements et assassinats de ressortissants français dans la zone. Il était apparu pour la première fois en 2010, lors du rapt, dans le nord du Niger, du Français Michel Germaneau, un ingénieur à la retraite qu’il aurait lui-même tué d’une balle dans la tête. Il avait revendiqué le double assassinat des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués près de Kidal en 2013, et était également impliqué dans le rapt et l’assassinat de Philippe Verdon ainsi que dans l’enlèvement de Serge Lazarevic. Il ne cessait depuis de gagner en influence, jusqu’à ce que nos soldats mettent fin à ses activités dans la nuit de dimanche à lundi.

Lors de cette opération, nos forces spéciales devaient également liquider cet autre chef terroriste de premier plan qu’était Ibrahim Ag Inawalen, alias « Bana », un responsable important d’Ansar Eddine, ainsi que deux djihadistes qui les accompagnaient.

Un coup dur pour les islamoterroristes

Félicitant « les forces françaises pour leur action et leur détermination dans la lutte menée contre les groupes armés terroristes au Sahel », le ministre de la Défense devait souligner mercredi que « cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO (mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest) porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens. »

Et ce n’est pas fini : nos forces spéciales se concentreraient en ce moment sur un autre islamoterroriste spécialisé dans les enlèvements d’Occidentaux dans le Sahara : Mokhtar Belmokhtar dit « le Borgne ». Un Algérien de 43 ans, ancien djihadiste d’Al Qaïda au Maghreb islamique, qui est à la tête d’Al-Mourabitoune, une formation extrémiste très active dans l’Est malien.

Franck Delétraz

Première condamnation d’un terroriste Français pour actes commis à l’étranger

15/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le djihadiste français Gilles Le Guen condamné à 8 ans de prison ferme

Gilles Le Guen, 60 ans, avait été interpellé en avril 2013 par les forces françaises présentes à Tombouctou (Mali), dans le cadre de l’opération Serval, alors qu’il se trouvait dans un pick-up bourré d’explosifs. Remis aux autorités maliennes, il avait été extradé puis immédiatement arrêté à son retour en France. Il a écopé hier de 8 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir rejoint le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali de 2012 à 2013. Il était notamment apparu sur plusieurs vidéos de propagande de ce groupe.
Cette condamnation est une grande première en France. Pour la première fois, un citoyen a ainsi pu être jugé et condamné pour des soupçons d’actes terroristes à l’étranger ou pour y être parti s’entraîner, comme le permet une loi votée fin 2012.



Mali : mort d’un soldat français (Présent 8221)

Mali : mort d’un soldat français (Présent 8221)

Ci-dessus convoi d’islamistes au Mali.

30/10/2014 – PARIS (NOVOpress) – Mercredi noir pour l’armée française. Thomas Dupuy, 32 ans, sergent-chef des commandos parachutistes de l’air, est tombé au combat.

Premier mort français de l’opération Barkhane qui a remplacé l’opération Serval au Mali, Thomas Dupuy, « spécialiste reconnu dans les domaines de l’appui aérien, des transmissions opérationnelles et du saut à ouverture très grande hauteur », avait servi en Afghanistan en 2011, avant de rejoindre le théâtre sahélien en août dernier.

Mali : mort d’un soldat français (Présent 8221)Opération anti-terroriste

Mercredi, le sergent-chef Dupuy a perdu la vie (et deux autres soldats ont été blessés) alors qu’il participait à une mission dans le massif du Tigharghar, au nord du Mali, près de la frontière algérienne. Une mission à haut risque, dont le but était de « surprendre et frapper les groupes armés terroristes » de type Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) lourdement armés avec, notamment, des mitrailleuses et des armes anti-char. Des fous d’Allah chassés des grandes villes du nord lors de l’opération Serval essaient désormais de regagner du terrain depuis les profondeurs septentrionales du Mali et les pays voisins, où ils ont trouvé refuge.

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L’ONU visée par une attaque meurtrière au Mali

L’ONU visée par une attaque meurtrière au Mali

06/10/2014 – BAMAKO (NOVOpress via le bulletin de réinformation)
Vendredi dernier (03/10/2014, note de Novopress), 9 Casques bleus ont été tués dans une attaque djihadiste dans le nord du Mali. La force onusienne Minusma a participé à l’intervention Serval en 2013 aux côtés de l’armée française.

C’est l’attaque la plus meurtrière pour les Casques bleus au Mali, et qui aurait été conduite par un groupe islamiste, le Mujao, lié à Al-Qaïda. La mission de l’ONU a déjà été confrontée à 27 attaques violentes, dans le pays qui compte plus de 9.300 Casques bleus pour soutenir l’armée et l’Etat malien, à recouvrer sa pleine souveraineté sur son territoire.

Le gouvernement ainsi que six mouvements armés du nord du pays sont actuellement en négociations de paix à Alger concernant notamment le statut de cette région, faiblement contrôlée par l’Etat face à ses opposants.

L'Afrique face à plusieurs grands problèmes - L’Afrique Réelle N°55, Juillet 2014

L’Afrique face à plusieurs grands problèmes – L’Afrique Réelle N°55, Juillet 2014

Editorial et Sommaire

En ce début du mois de juillet 2014, l’Afrique est face à plusieurs grands problèmes – Editorial de Bernard Lugan

En Afrique du Nord, la Libye n’en finit pas de sombrer et de se morceler. A l’Est, en Cyrénaïque, l’offensive menée contre les jihadistes par le général Haftar semble piétiner cependant qu’en Tripolitaine, constamment approvisionnées par la Turquie et le Qatar, les milices de Misrata affiliées aux Frères musulmans ont conservé tout leur pouvoir de nuisance. Quant au grand sud saharien qui a échappé à toute autorité, il « intéresse » de plus en plus les forces algériennes à l’Ouest et les éléments franco-tchadiens au Sud.

En Tunisie, les autorités font désormais face à une véritable implantation jihadiste dans les monts Chaambi, cependant que les partis islamistes refont leurs forces en vue des prochaines élections.

 

Au sud du Sahara, la question malienne n’a pas été réglée. Les autorités de Bamako refusent de reconnaître qu’elles ne sont pas en mesure de détruire la revendication des Touareg et qu’elles doivent donc composer sur la base d’une nouvelle organisation étatique quasi-confédérale.

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Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard Lugan

Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard Lugan

Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard LuganLes Touareg avaient prévenu : si les autorités maliennes tentaient de venir à Kidal, elles en seraient chassées. Samedi 17 mai, pensant que le bouclier français allait permettre à l’Etat sudiste de réoccuper la totalité du pays, le Premier ministre Moussa Mara est bien venu à Kidal et il en a effectivement été chassé…L’armée malienne s’est ensuite débandée, comme fin 2011 et début 2012.

La guerre qui vient de reprendre au Mali n’aura pas surpris les abonnés à l’Afrique Réelle car, depuis le début de la crise, je ne cesse d’écrire que rien n’a été réglé dans ce pays car :

– En dépit de sa réussite militaire, l’Opération Serval, n’a pas résolu le problème de fond qui n’est pas islamiste, le jihadisme n’étant que la surinfection d’une plaie ethnique millénaire, mais ethno-racial et géo-ethnographique.

– Quant aux élections de l’été 2013, elles n’ont fait que confirmer la mathématique ethnique locale, l’ethno-mathématique.

Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard Lugan

Vue satellite du Mali. Le point rouge montre Kidal

Tant que les idéologues – médias, politiques et faux « experts » -, refuseront de voir que le Sahel, monde contact entre les civilisations sédentaires des greniers au Sud et l’univers du nomadisme au Nord, est un Rift racial le long duquel, et depuis la nuit des temps, sudistes et nordistes sont en rivalité pour le contrôle des zones intermédiaires situées entre le désert et les savanes, aucun espoir de solution ne sera en vue.

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Mali : les Touaregs poussent leur avantage dans le nord du pays

Mali : les Touaregs poussent leur avantage dans le nord du pays

23/05/2014 – BAMAKO (NOVOpress)
Les séparatistes touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui se sont emparés de Kidal, dans le nord du Mali, ont pris plusieurs villes sans coup férir et ont promis de se plier aux appels au cessez-le-feu. Un représentant du MNLA a déclaré à Reuters : « Nous allons tenir nos positions. Nous répondrons à l’appel de la communauté internationale qui nous a demandé de cesser-le-feu. Nous prenons également note du fait que le gouvernement malien a appelé à un cessez-le-feu immédiat ».

L’armée malienne avait lancé mercredi une offensive pour reprendre Kidal, tombée samedi aux mains des séparatistes, mais les militaires ont été repoussés. Les forces françaises de l’opération Serval et les casques bleus de la Minusma ne sont pas intervenus. Paris, qui avait l’intention de réduire ses effectifs déployés au Mali dans le cadre de l’opération Serval, a annoncé mercredi l’envoi d’une centaine d’hommes supplémentaires. On ignore quels mouvements ont participé à la contre-offensive de mercredi, mais le MNLA n’a pas agi seul, selon un diplomate. Les séparatistes touaregs ont nié avoir reçu l’appui de combattants islamistes.

Crédit photo : Jean Louis Gonterre via Wikipédia (cc).

Trois opérations militaires françaises en Afrique : trois échecs politiques. Par Bernard Lugan

Trois opérations militaires françaises en Afrique : trois échecs politiques. Par Bernard Lugan

Editorial du N°52, avril 2014 de la revue l’Afrique Réelle

Ces dernières années, la France a mené trois opérations militaires d’envergure en Afrique. Leurs résultats politiques sont autant d’échecs :

1) En Libye, l’incompréhensible « croisade pour la démocratie » lancée par M.M. BHL et Sarkozy a provoqué le chaos. Le pays est aujourd’hui dans une situation de guerres régionales, tribales, claniques, religieuses et mafieuses. Un espace inespéré s’est ainsi ouvert pour Aqmi et toutes les forces terroristes qui prospèrent désormais au milieu de l’anarchie ambiante avec des répercussions dans toute la zone sahélo saharienne comme nous l’avons observé au Mali.

Si le cataclysme régional ne s’est pas encore produit c’est parce que le Tchad du président Déby constitue un maillon de résistance. Pour combien de temps encore ? Là est toute la question car la situation du pays est plus que complexe :

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Opération française au Mali, victoire militaire, fiasco politique ?

04/04/2014 – VIDEO REALPOLITIK.TV Christophe Réveillard se penche sur la suite à donner à l’opération française au Mali, avec la présentation de l’ouvrage de Nicolas Beau, « Papa Hollande au mali, chronique d’un fiasco annoncé », fondé sur une documentation abondante. Selon l’auteur, la victoire militaire sur le terrain risque bien pour le gouvernement français de correspondre à un fiasco annoncé dans les champs politiques et diplomatiques. L’amateurisme de l’Élysée serait, toujours selon Nicolas Beau, confirmé par les faits, analysés tout à long de l’ouvrage.

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Mali : la France entre l’enclume sudiste et le marteau nordiste, par Bernard Lugan

Mali : la France entre l’enclume sudiste et le marteau nordiste, par Bernard Lugan

Le 27 novembre, et pour la première fois depuis le début de l’opération Serval, une manifestation anti-française s’est déroulée au Mali, à Bamako, aux cris de « A bas la France ».  (NDLR : il y en a eu d’autres depuis]

Ces Maliens bien peu « reconnaissants » de ce qui a été fait pour eux font à la France un reproche de fond : interdire à leur armée de se repositionner à Kidal [au nord-est du Mali sur la carte ci-dessus], au cœur du pays touareg. Or, durant la campagne de l’Azawad, notamment lors des combats dans les Iforas, les forces françaises furent renseignées par les Touareg du MNLA contre la promesse de ne pas laisser l’armée malienne se repositionner à Kidal…

Culbutés par les Touareg, les militaires maliens qui se sont enfuis vers Bamako fin 2011-début 2012, veulent aujourd’hui profiter du bouclier français pour prendre leur revanche et réoccuper la totalité du territoire national, ce que les Touareg refusent.

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Centrafrique : ironie de l'histoire l’armée française intervient… pendant les fêtes de l’indépendance

Centrafrique : ironie de l’histoire l’armée française intervient… pendant les fêtes de l’indépendance

07/12/2013 – 16h30
PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) –
Ironie apparente de l’histoire, cette projection militaire de l’ancienne métropole est déployée en plein milieu de la « fête nationale et de l’indépendance » qui a lieu le 1er décembre.

Après le Mali c’est en Centrafrique que l’armée française intervient avec un millier d’hommes, officiellement pour des raisons humanitaires.

Comme pour le Mali, c’est aussi une conséquence de la guerre en Libye qui a déstabilisé la région du Sahel. Pour l’africaniste Bernard Lugan, derrière l’opposition entre musulmans et chrétiens, il y a l’éternel conflit entre nomades et sédentaires.

Photo en Une : Bangui, image d’archive. Crédit photo : Kayikwamba, via Flickr, (cc).