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Chard Magistrats

La bronca des magistrats

Les premiers extraits du livre Un président ne devrait pas dire ça…, dévoilés mercredi par la presse, n’ont pas fini de faire des remous. Notamment chez les magistrats qui, particulièrement en colère, ont dénoncé jeudi les propos de François Hollande comme une nouvelle « humiliation » posant un réel « problème institutionnel ».

En fait, ce qui a choqué ces braves gens, ce n’est pas que le Pprésident ait déclaré aux journalistes du Monde que « la femme voilée d’aujourd’hui sera la Marianne de demain », ni qu’il ait balancé des informations classifiées. Mais qu’il ait osé s’en prendre à la corporation, en parlant d’elle comme d’une… « institution de lâcheté » ! Une vérité difficile à entendre pour les deux plus hauts magistrats de l’ordre judiciaire qui, dès jeudi matin, montaient au créneau.

Dénonçant des « outrances renouvelées à l’encontre du corps judiciaire », le premier président Bertrand Louvel devait notamment estimer que celles-ci « posent un problème institutionnel » et qu’« il est plus que temps » que la justice « s’émancipe de la tutelle de l’exécutif ». Une colère évidemment partagée par l’ensemble des magistrats qui se disent « humiliés ».

Au point que, cherchant à éteindre au plus vite l’incendie, Urvoas s’est vu contraint de publier un communiqué réaffirmant « son absolue confiance en l’institution judiciaire ». Parallèlement, la mère Taubira y allait de son tweet de soutien à Hollande, expliquant que « la Justice a bien assez de vrais ennemis » et que « le respect sans faille montré depuis 2012 fut le support de réformes de confiance ».

Mais en réalité, soulignait jeudi Florian Philippot, ces « attaques très sévères de magistrats contre un président de la République sont difficilement tolérables pour tous ceux qui sont attachés à la fonction présidentielle et au respect républicain qu’on lui doit. Quand la fonction présidentielle flanche, devait ajouter le vice-président du FN, c’est l’image de la France qui fléchit. Cependant, si ces attaques sont aujourd’hui possibles, cela tient en premier lieu aux deux derniers présidents de la République, qui par leur attitude désinvolte ont affaissé comme jamais la fonction présidentielle ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2016

Freres Bakraoui

Qui sont les magistrats qui ont remis les salopards de Bruxelles en liberté ?

23/03/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Il est maintenant certain, pour la police belge, que les frères El Bakraoui sont les deux kamikazes qui se sont fait exploser à l’aéroport international et dans le métro de Bruxelles. Il est tout aussi certain que, hier et pour de nombreux mois encore, Khalid (celui du métro) comme Ibrahim (celui de l’aéroport) auraient dû être en prison !

 

 

Ibrahim El Bakraoui avait été condamné, en novembre 2010, à une peine de neuf ans de prison pour avoir tiré à de nombreuses reprises sur des policiers – et blessé l’un d’eux – après un braquage raté contre un bureau de change bruxellois. 2010 + 9 = 2019. Pourquoi était-il dehors ? Pour bonne conduite ?

Khalid El Bakraoui avait, lui, été condamné, en 2011, à cinq ans de prison pour des vols avec violence. 2011 + 5 = 2016. Il semble qu’il était sorti depuis un bon moment. On peut savoir pourquoi ?

Et on peut avoir les noms des magistrats qui ont décidé de leur libération ? Dans la faillite générale des institutions, en Belgique comme en France, la magistrature est l’un des derniers secteurs à opérer dans la plus totale impunité. Même, comme c’est le cas ici, en cas de mise en danger de la vie d’autrui.

 

 

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Djihadistes : la submersion (Présent 8366)

02/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Les magistrats français spécialisés dans le terrorisme ne sont pas assez nombreux pour faire face aux dossiers djihadistes. C’est un problème concret que l’on n’aurait même pas imaginé il y a quelques années, c’est désormais une grave carence. Va-t-il falloir délocaliser des juges ordinairement occupés à remettre les criminels sexuels en liberté, à surveiller les conversations de Sarko ou à clouer les déviants de la pensée unique sur le mur des cons pour leur donner une formation anti-islamiste accélérée ? Taubira vivante, jamais !8366-P1
Face à l’explosion du djihadisme en France, qui implique plus de 1 700 Français et résidents (connus) engagés dans les réseaux syrio-irakiens, le rapport parlementaire d’Éric Ciotti et de Patrick Mennucci sur les filières djihadistes précise que « la France a perdu plusieurs années » et que la justice française n’est plus adaptée.
Il préconise en urgence le « renforcement des effectifs de magistrats spécialisés, qu’il s’agisse du parquet, de l’instruction ou de l’application des peines ».
La section antiterroriste du parquet de Paris ne compte actuellement que neuf magistrats et encore ce neuvième poste vient-il à peine d’être créé. 157 enquêtes ont été recensées au 18 mai 2015, dont 94 concernant l’islamisme radical, parmi lesquelles 53 se rapportent aux filières irako-syriennes. Dans le même temps, le rapport pointe les « moyens insuffisants » du juge d’application des peines (JAP) de Paris qui suit « seul avec un greffier » un grand nombre de dossiers qui ne font que se multiplier depuis un an.
Les deux députés suggèrent que « certaines infractions terroristes puissent être décentralisées et traitées localement, notamment à Lyon et à Marseille. “Il existe des lacunes dans la continuité territoriale du suivi des individus dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Ces difficultés ont conduit à l’interruption de l’écoute de Saïd Kouachi par la Direction du renseignement de la préfecture de police en juin 2014.”
Les policiers, les CRS et l’armée sont déjà mobilisés on le sait, au-delà de leurs forces, par la lutte contre l’islamoterrorisme. Et maintenant les juges. Il n’y a guère que nos gouvernants finalement qui n’ont rien changé à leur train-train : festival de Cannes, panthéonisation, amours, carrière… Cela fait maintenant cinq mois que l’on attend des actes et une volonté politique à la hauteur de la guerre qui a été déclarée à la France.

Caroline Parmentier

Vingt magistrats se prononcent contre l'emprisonnement de Nicolas

Vingt magistrats se prononcent contre l’emprisonnement de Nicolas

08/07/2013 – 19h40
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Tandis que le procès en appel de Nicolas Bernard-Buss (photo lors de son arrestation) se tiendra demain mardi, un collectif de vingt magistrats s’est constitué pour dénoncer l’illégalité de l’arrestation du jeune homme. Incarcéré depuis le 19 juin dernier, cet étudiant de vingt-trois ans, sympathisant de La Manif pour tous, avait été condamné à deux mois de prison ferme pour rébellion envers les forces de l’ordre.

Le fondement même de cette interpellation, ainsi que ses modalités, est largement contestable. « Le traitement policier et judiciaire qui a suivi a amorcé un mouvement de fond qui secoue non seulement l’opinion mais également la magistrature elle-même », a déclaré Jean‑Paul Garraud. Ce magistrat et ancien député UMP se présente comme le « porte‑voix » de l’indignation d’un collectif qui compte déjà quelque vingt magistrats.

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Taubira impose un stage sur « l’identité de genre » aux magistrats

Taubira impose un stage sur « l’identité de genre » aux magistrats

L’Union Syndicale des Magistrats (USM) mécontente.

Lundi 3 juin, les magistrats sont convoqués à Paris pour assister à un stage de formation sur « les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre ».

L’insistance et le ton employé par le ministère pour obliger les magistrats à assister à cette formation a provoqué la colère du principal syndicat de magistrats, l’USM.

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