Tag Archives: Macron

Zemmour

Eric Zemmour : « Hollande et Macron, c’est Laurel et Hardy »

12/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans une chronique magnifique et drolatique, Eric Zemmour a analysé, ce matin sur RTL, le numéro de duettistes entre Hollande et Macron, ce couple de la semaine constitué de « la gravure de mode et du « mal fagoté », entre le « gendre idéal aux yeux bleus » et le « père indigne à casque de moto », entre « le moderne et le ringard », « le hussard et le notable ». « Ils sont complices et compères, comme dans une partie de bonneteau », affirme Zemmour. Pour l’éditorialiste, Macron joue gagnant-gagnant, ou « win-win comme on dit dans son franglais de banquier » : « Hollande est réélu, et il est à Matignon. Juppé est élu, et il est à Matignon. »

« Hollande, c’est le fils que Chirac aurait fait avec le père Queuille. Mais Macron, c’est le fils que Madelin aurait eu avec Cohn-Bendit. Hollande est un Mitterrand de sous-préfecture, Macron un Giscard en autocar. » « Hollande est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme, Macron est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme. Jacques Attali a lancé Hollande en 1981, Jacques Attali a lancé Macron en 2007. Leur alliance de circonstance répond au principe cardinal de la théorie libérale : le vice privé concourt à la vertu publique. Hollande, c’est la phrase de Chateaubriand : “L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime.“ Macron, c’est le vers de Corneille : “Qui t’as rendu si vain, toi qu’on n’a jamais vu les armes à la main ?“ »…

Emmanuel Macron

La gauche continue de soigner ses électeurs

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Après le geste fait sur les pensions de réversion des paires homosexuelles début mars, le gouvernement de gauche continue de cajoler son électorat. Les fonctionnaires bénéficieront ainsi d’un « geste significatif » sur leur rémunération, Manuel Valls l’a promis. Emmanuel Macron appelle toutefois à la modération, soulignant que chaque point d’indice de la fonction publique coûterait 1,85 milliard d’euros.

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Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

Source : Boulevard Voltaire

BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
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Seine-Saint-Denis : la manifestation lycéenne en hommage à Rémi Fraisse vire à l'émeute

La réforme du droit des étrangers ou l’agenda jusqu’au-boutiste des sociétalistes

Source : Boulevard Voltaire
Rien ne les arrête, ni l’opposition parlementaire, ni le peuple en masse dans les rues, ni les pétitions et manifestes des intellectuels.

Le pouvoir continue dans sa voie suicidaire, et en accélère même l’agenda, avec cette réforme du droit des étrangers qualifiée de criminelle par Marine Le Pen, car visant à faciliter les démarches, raccourcir les procédures et améliorer l’accueil matériel des immigrés, en gros pour qu’ils se sentent tout à fait chez eux, en France, avant même que d’accéder au statut de Français de papiers.
Jamais un gouvernement n’a été si impopulaire depuis Guy Mollet, dont Hollande partage du reste nombre de traits, et pourtant rien ne freine l’ardeur de ses mesures insensées.

Nous avons au pouvoir des cyniques qui appliquent un agenda de transformation irréversible de la société française : soutien à l’hébergement et à l’accueil des migrants, territorialisation du remplacement de population, aide à l’islamisation, réforme multiculturelle de l’enseignement, loi Macron de dérégulation des derniers bastions de souche, lois sur la famille et la fin de vie liquidant ce qui reste de catholicisme vivant, bâillonnement des opposants par la loi sur le renseignement.
Ils n’ont rien à perdre. Leur horizon est 2022 plutôt que 2017, quand les réformes auront produit leurs effets et qu’ils en récolteront les fruits électoraux. C’est le programme Terra Nova. Ils refont le coup de la génération Mitterrand en préparant une génération Hollande.
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Chard

Loi Macron : la grande illusion (Présent 8394)

10/07/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

La loi Macron est définitivement adoptée après un nouveau recours à l’article 49‑3, qui permet l’adoption du texte sans passer par le vote des députés. C’est ce procédé que François Hollande dénonçait en 2006 quand Dominique de Villepin alors Premier ministre, l’utilisait pour imposer le CPE : « Le 49‑3 est une brutalité, le 49‑3 est un déni de démocratie, le 49‑3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire. »

C’est la seconde fois que Valls use de ce procédé pour le même projet de loi. Lors de la précédente, en février 2015, afin de justifier cette méthode expéditive, il invoquait « l’esprit du 11 janvier », ce qui était hors-sujet. Cette fois, cet esprit ayant fait long feu, il se raccroche à une autre actualité : « C’est peut-être encore plus utile aujourd’hui, au moment où le monde est confronté à une crise, celle de la Grèce, mais avec des inquiétudes également avec ce qui se passe en Chine. » Sauf à considérer que du fait de la mondialisation tout, partout, est dans tout et réciproquement, la réforme des prud’hommes en France, n’a évidemment aucun rapport avec ce qui passe en Chine, en Grèce ou dans le Béloutchistan oriental.
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Le seul motif de ce passage en force, c’est de tordre le bras des députés socialistes frondeurs qui, alliés à la droite parlementaire, feraient capoter cette réformette. À défaut de rassembler les socialistes, Macron a réussi à unir gauche et droite contre lui. Car son projet est trop libéral pour l’aile gauche du parti et pas assez pour les députés libéraux. C’est dans le droit fil de l’action de Hollande qui ménage la chèvre et le chou : il se fait donc mordre par la chèvre après qu’elle a dévoré le chou. Pour les libéraux, on ouvrira largement le travail du dimanche et pour apaiser les syndicalistes on imposera aux patrons d’informer les salariés en amont de la vente d’une entreprise. Emmanuel Macron veut libéraliser le transport en autocar, mais il laisse intact le statut des taxis alors qu’il entendait abolir les rentes de situation. Il préfère s’en prendre aux notaires qui ne peuvent paralyser les villes, c’est moins risqué.

Le but de tout cela ? Montebourg, le prédécesseur de Macron qui avait lancé le projet l’a dit : « Rendre 6 milliards de pouvoir d’achat aux Français » après qu’impôts et taxes leur en eurent ponctionné quelque 20 milliards ! Quoique urgente pour « l’emploi et la croissance » on ne sait pas quand la loi sera appliquée. Décidée il y a un an, elle attend maintenant le verdict du Conseil constitutionnel et l’avis des partenaires sociaux, après quoi, si tout se passe bien, il faudra passer aux décrets d’application, sachant que 40 % des décrets attendus pour 2014 ne sont toujours pas publiés. Le chef de l’État est déjà dépassé, lui qui disait le 16 juin : « Si on pense que ce texte est utile à la croissance et à l’emploi, il faut qu’il soit mis en œuvre avant l’été, avant les vacances. » Ce ne sera pas le cas. La loi Macron et ses mesurettes inopérantes, c’est la grande illusion de ce quinquennat agonisant.

Guy Rouvrais

Emmanuel Macron

Adoption du projet de loi Macron au Sénat

14/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)

Hier, au Sénat, le projet de loi Macron a été adopté par 185 voix contre 44. La grande loi du quinquennat, destinée à montrer le ralliement du pouvoir à la logique de la globalisation économique, a donc été votée moyennant des transformations de la part des sénateurs de la droite et du centre.

Qu’a-t-on pu remarquer dans le texte adopté ?
Ainsi, la possibilité de célébrer des jours fériés locaux au détriment des jours fériés traditionnels d’origine a été supprimée dans les débats en commission. Mais, en revanche, certaines facultés ont été élargies au point d’embarrasser le gouvernement.

Concernant les rapports entre la droite et la gauche que peut-on dire ?
Cette loi illustre toutes les ambiguïtés de la scène politique actuelle. Prévoyant un certain nombre de libéralisations pour prendre la droite par défaut, cette dernière n’a pas hésité à amender le texte, au point de le modifier substantiellement. Le résultat est que la gauche sénatoriale, minoritaire à la Haute assemblée, s’est essentiellement abstenue. On doit noter la forte mobilisation des communistes qui ont déposé un grand nombre d’amendements et utilisé le temps de parole dont ils disposaient. La loi Macron, c’est une manière de donner une crédibilité économique au gouvernement. Emmanuel Macron a été, au même titre que Valls ou Bartolone, le pompier d’une présidence fragile, qui veut rassurer ou, pire, se rassurer.

Que peut-on dire sur Emmanuel Macron ?
Il vient de s’illustrer en éliminant Proglio de la présidence non opérationnelle du groupe Thalès. Motif de cette opposition du ministre de l’Économie : la trop grande proximité de Proglio avec la Russie. Le Young Leader Emmanuel Macron reproche à l’ancien PDG de Veolia d’être rémunéré par un groupe ayant la main sur toute l’industrie nucléaire civile et militaire russe.

Crédit Photo : Gouvernement français via WikiCommons (CC)


Macron, dragon des 35 heures ? [Présent 8177]

Macron, dragon des 35 heures ? [Présent 8177]

29/08/2014 – PARIS (Novopress)
Le gouvernement Valls 1 (137 jours) a terminé sa brève existence dans un formidable couac : celui de son ministre de l’Economie, dont la cuvée du redressement, après son cuvage à la Fête de la rose (un rose qui tâche) de Frangy-en-Bresse s’est transformée, en arrivant à Matignon puis à l’Elysée, en vin de la colère. Le sulfureux vigneron Montebourg entraînant dans sa disgrâce les ministres de l’Education et de la Culture. « On va faire péter les bouchons », s’était targué l’organisateur de la fête en s’enivrant de mots. Les bouchons ont effectivement sauté : Montebourg s’en est pris un en pleine figure, tout comme son invité Benoît Hamon et sa pourtant lointaine « supporteur » Aurélie Filippetti.

Le gouvernement Valls 2, après le couac fatal de Valls 1, commence, deux jours à peine après son avènement, par un autre couac. Son auteur en est le nouveau ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui s’en prend, dans un entretien qu’il a accordé au Point (la veille de sa nomination à Bercy) aux sacro-saints 35 heures : « Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. »

Une suggestion marquée au coin du bon sens, partagée aujourd’hui par à peu près tous les économistes. Mais pas par la gauche de la gauche, dont le bon sens n’est pas le fort.

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