Tag Archives: Lybie

Poutine : « les USA sont responsables de la crise migratoire en Europe »

07/09/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Vladimir Poutine pointe du doigt la responsabilité des Américains dans la définition d’une politique migratoire qui s’opère au « mépris des particularités historiques, religieuses, nationales et culturelles » de l’Europe, qui suit aveuglément cette ligne. On ne saurait mieux dire.

Crédit photo : Capture d’écran de l’intervention de Vladimir Poutine au Forum économique oriental, qui s’est tenue à Vladivostok du 3 au 5 septembre 2015, traduction et sous-titres : RT


Publié le
Le Sahel dans son ensemble a été déstabilisé par l’intervention contre Kadhafi - L'Afrique Réelle N°40, avril 2013

Le Sahel dans son ensemble a été déstabilisé par l’intervention contre Kadhafi – L’Afrique Réelle N°40, avril 2013

Editorial de Bernard Lugan

Au moment où le Président de la République française s’apprête à rendre des « arbitrages » concernant le budget de la Défense, il faut bien avoir à l’esprit que ce n’est pas le seul Mali, mais le Sahel dans son ensemble, que l’armée française devra tôt ou tard « sécuriser ».
L’intervention contre la Libye du colonel Kadhafi ayant eu pour résultat de déstabiliser toute la région sahélo-saharienne, il va en effet lui falloir protéger les régions stratégiques du Niger tout en garantissant l’environnement tchadien. Tant au Nord, vers la Libye, qu’au Sud vers la RCA, qu’à l’est vers le Darfour et que vers le Sud-est afin d’éviter la contagion du Nigeria.

Lire la suite

BHL, persona non grata à Tripoli, "parce qu’il est juif"

BHL, persona non grata à Tripoli, « parce qu’il est juif »

22/03/2013 – 16h00
TRIPOLI (NOVOpress/Bulletin de Réinformation) – Le 19 mars 2011, il y a donc deux ans, Nicolas Sarkozy annonçait qu’une coalition regroupant, outre la France, une dizaine de pays, dont les Etats‑Unis, le Qatar et les Emirats arabes unis, s’apprêtait à attaquer la Libye. C’est pour célébrer cette déclaration de guerre contre un pays souverain que celui qui était à l’époque président de la République française s’est rendu mardi dernier à Tripoli à l’invitation de la mairie de la capitale libyenne.

Lire la suite

« Crise libyenne : la nouvelle donne géopolitique » de Jean Fleury

« Crise libyenne : la nouvelle donne géopolitique » de Jean Fleury

Le 19 mars 2011, la France et la Grande-Bretagne bombardaient la Libye pour soutenir les insurgés qui voulaient abattre Kadhafi, l’homme qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis quarante ans. Quelles ont été les causes de ce conflit ? Comment l’intervention étrangère a-t-elle été rendue possible ? Quelles ont été les forces en présence ? Comment fut menée la conduite des opérations militaires? Quelles seront les conséquences de ces évènements ?

Dans son dernier ouvrage, « Crise libyenne : la nouvelle donne géopolitique » (Jean Picollec ed.), Jean Fleury apporte son point de vue sur un conflit dont les conséquences sont loin d’être terminées. Ancien chef d’état-major de l’armée de l’air pendant la première guerre du Golfe, ancien conseiller de François Mitterrand à l’Elysée, le général Fleury connait bien son sujet.

Lire la suite

Printemps arabe : « Une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit », selon Boualem Sansal

Printemps arabe : « Une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit », selon Boualem Sansal

01/06/2012 – 18h00
ALGER (NOVOpress) – Il a été l’un des chantres du Printemps arabe. Aujourd’hui, il déchante. L’écrivain algérien, Boualem Sansal (de profil sur la photo), qualifié fin 2010 par Le Magazine littéraire d’« écrivain solidaire du printemps arabe », estime aujourd’hui que le Printemps arabe est « une erreur ». Dans une interview publiée par Global Post le 29 mai, le lauréat 2011 du prix de la Paix des Libraires allemands, estime que les révolutions arabes représentent « une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit ».

Un auteur qui n’a pas hésité par le passé à comparer l’islam au national-socialisme, soulignant au passage les points communs entre cette religion et les nazis : « Il y a des similitudes énormes. Le concept de la conquête des âmes, mais aussi des territoires. Il y a aussi le concept d’extermination de tous ceux qui ne se soumettent pas à l’idéologie de l’Islam ».

Il y a deux ans, Boualem Sansal saluait le Printemps arabe comme une « révolution mondiale», en ajoutant : « Les gens veulent une démocratie universelle, authentique, sans frontières ni tabous. Ils rejettent les dictateurs, l’extrémisme, le pouvoir des marchés, l’emprise étouffante de la religion ». Aujourd’hui, c’est l’inverse : l’islam impose sa loi en Tunisie, en Egypte, en Libye et peut-être bientôt en Syrie. Le nouvel « espace vital » islamique ?

Crédit photo : Das blaue Sofa via Flickr, licence CC.

Roberto Maroni, ministre italien de l'Intérieur : « Sans la guerre en Libye, la crise de l’immigration est terminée »

Roberto Maroni, ministre italien de l’Intérieur : « Sans la guerre en Libye, la crise de l’immigration est terminée »

17/08/11 – 15h30
ROME (NOVOpress) —
En pleine déferlante migratoire (entre deux et trois mille clandestins ce week-end), 280 Africains arrivés hier à Lampedusa, 56 Afghans recueillis au large d’Otrante, dans les Pouilles, le ministre de l’Intérieur italien et membre de la Ligue du Nord, Roberto Maroni, a une nouvelle fois affiché l’optimisme, lors de sa traditionnelle conférence de presse de mi-août. « S’il n’y avait pas la guerre en Libye, je pourrais dire que la crise de l’immigration est terminée », a-t-il affirmé.

Du début de l’année jusqu’au 31 juillet, selon les chiffres du ministre, ont débarqué en Italie 24 769 immigrés en provenance de la Tunisie et 23 267 en provenance de la Libye. Les arrivées depuis la Tunisie ont considérablement diminué depuis la signature de l’accord italo-tunisien, le 5 avril dernier : 14 390 en mars, 3 504 en avril et 597 en mai. De Libye, en revanche, les clandestins continuent à arriver : 2 055 au mois de juillet selon le ministre [chiffre officiel qui paraît très bas si on le compare à celui du seul week-end dernier, NDLR]. « Avec la Tunisie, a ajouté Maroni, il y a un interlocuteur, qui est le gouvernement tunisien et cela nous permet de garder le problème sous contrôle, avec la Libye ce n’est pas le cas. Aussi longtemps qu’il y aura la guerre en Libye, le contrôle de l’immigration ne sera pas possible, c’est pourquoi nous demandons une fin rapide des opérations militaires, qui est l’unique moyen de gérer le problème ».

Maroni avait dit exactement la même chose il y a déjà deux mois, le 13 juin à Varese : « Je pense, avait-il déclaré, qu’à partir d’octobre, les endroits où sont envoyés aujourd’hui les réfugiés commenceront à se vider, toujours en espérant que la guerre en Libye cesse entre temps et qu’on pourra trouver la même solution que j’ai trouvée avec la Tunisie pour mettre fin aux débarquements ».

Attendre que la guerre en Libye veuille bien se terminer et, entre temps, se transformer en gigantesque agence de voyage pour clandestins, en organisant leur remorquage en mer, leur débarquement à Lampedusa, leur transfert en centre d’accueil et leur répartition dans toute l’Italie, voilà donc ce qui tient lieu de politique au gouvernement italien. Les Européens sont-ils vraiment condamnés à subir toujours et ne jamais réagir ?

[box class= »info »]Source[/box]

141066_gerard-longuet-sur-la-base-aerienne-de-nancy-ochey-le-25-mars-2011-300x199

Libye : la France renonce aux parachutages d’armes

05/07/11 – 20h00
PARIS (NOVOpress)
– La décision unilatérale de Paris de parachuter des armes aux milices rebelles libyennes avait suscité un grand émoi et l’opposition virulente de la Russie et de la Chine. Face à cette levée de boucliers, la France a annoncé qu’elle n’effectuerait plus ce genre d’opérations.

Les parachutages d’armes à la rébellion libyenne « ne sont plus nécessaires », a ainsi déclaré le ministre de la Défense, Gérard Longuet (photo), en estimant d’autre part que « l’impatience » des insurgés à fondre sur Tripoli se heurtait à un « principe de réalité ».

En Libye « émerge une organisation politique distincte de celle de Tripoli. C’est la raison pour laquelle les parachutages ne sont plus nécessaires – ils l’ont été il y a plusieurs semaines de cela – parce que des territoires organisent leur autonomie » qui leur permet de s’approvisionner auprès de parties tierces, a-t-il également expliqué lors d’une rencontre avec quelques journalistes.