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Mona Lisa Smile

Le chanteur black Will.I.Am, nouvel ambassadeur du Louvre

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le leader des Black Eyed Peas (groupe d’electro dance américain), Will.I.Am, invite à célébrer le Louvre en sortant simultanément le clip Mona Lisa Smile, où il s’insère dans plusieurs chefs-d’œuvre du musée, et un documentaire autour du département des Objets d’art.

« Je veux donner aux gens l’envie de venir au Louvre ou même d’aller dans les musées près de chez eux » : c’est avec ces mots que le leader des Black Eyed Peas explique, dans le documentaire intitulé sobrement Will.I.Am au Louvre, l’origine de ce projet réalisé en collaboration avec l’institution muséale la plus fréquentée au monde.

Dans le clip Mona Lisa Smile, cet artiste américain se glisse et désacralise ainsi des œuvres classiques du Louvre, de la Joconde de Vinci à La liberté guidant le peuple de Delacroix ou L’Astronome de Vermeer.


Will.i.am – Mona Lisa Smile ft. Nicole Scherzinger par louvre


will.i.am au Louvre (will.i.am at the Louvre) par Off

Patrimoine en danger ? Le Louvre d'Abou Dhabi

Patrimoine en danger ? Le Louvre d’Abou Dhabi

06/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – La partie la plus visible de l’Iceberg n’est pas la plus grosse, chacun de nous l’a appris sur les bancs de l’école. Ainsi, après que le sapin de Noël-jouet anal, déposé comme un besoin animal place Vendôme, a été heureusement dégonflé – illustrant la quintessence de l’art contemporain, qui se remplit d’air, c’est-à-dire de vide ! –, une autre affaire d’Art se profile discrètement depuis quelques années, nettement plus dramatique que les vaines expressions intestinales de Paul Mc Carthy : le Louvre d’Abou Dhabi.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’Abou Dhabi ?

C’est le plus grand des Émirats arabes unis en superficie, où chacun peut pratiquer librement sa religion, dans les limites fixées par la loi, laquelle reste fermement attachée à la tradition islamique. Autrement dit, la charia y coule des jours heureux. Pour preuve, une information parue dans Le Monde en 2010, évoquait des « négociations » entre l’Émirat et la France au sujet de sa base militaire stationnée sur place, avec les familles des militaires : « Selon le journal, le Conseil d’État a donné un avis négatif sur le projet d’accord de défense entre les deux pays. En cause: la loi islamique censée s’appliquer aux Français sur place, qui prévoit « une échelle de sanction de peines incompatibles avec les principes républicains », dont la peine de mort. »

La base existe pourtant bel et bien aujourd’hui.

Donc, la monarchie du Golfe, grâce à un partenariat culturel cette fois, va bientôt ouvrir son antenne du Louvre (en 2015), ce dernier lui prêtant sculptures et tableaux pour la valoriser. Parmi les œuvres – au nombre de 300 – qui partiront dans une région du Monde aussi stable que la faille de San Andreas, citons :

La Belle Ferronnière, de Léonard de Vinci ; Bonaparte franchissant les Alpes, de Jacques-Louis David ; Le Fifre, d’Édouard Manet ; un Autoportrait de Vincent Van Gogh ; La Nature morte au Magnolia, d’Henri Matisse et La gare Saint-Lazare de Claude Monet.

Ces œuvres ne quitteront la France que pour une durée déterminée (dix ans maximum), appelées à rentrer progressivement au bercail à mesure que les collections du musée s’étofferont.

S’agissant des acquisitions pour l’exposition permanente, les défenseurs du projet dissipent les craintes en faisant un douteux parallèle avec les industriels américains qui achetèrent jadis des œuvres à tour de bras, omettant de préciser que les liens culturels avec le Nouveau Monde n’étaient pas une fabrication artificielle – surtout économique et politique dans le cas d’Abou Dhabi ! –, puisque ses habitants étaient majoritairement des descendants de la vieille Europe et de surcroît : chrétiens. Et pour ce qui est du reste du Monde, quand un nu de la Renaissance séjourne au Japon, il y a peu de chances qu’un fanatique du Bushido lui fasse sepukku (lui ouvre le ventre) pour atteinte aux bonnes mœurs.

On peut arguer de la bonne volonté d’Abou Dhabi ainsi que de sa modération – très relative en vérité –, comme l’était l’Iran avant que cette nation moderne ne sombre dans la Révolution islamique, en 1979. A partir de là, des espaces culturels furent dévastés, des œuvres détruites. Si, par aventure, Abou Dhabi basculait dans le même islamisme débridé ? « Aucune chance » rétorqueront, sentencieux, les spécialistes de la géopolitique, les mêmes sans doute qui promettaient des lendemains radieux à l’Irak, après la chute de Saddam Hussein.

L’Art n’est pas juste destiné à faire joli sur les murs : il est le meilleur témoin de notre passé. Prenez, par exemple, la grotte Chauvet en Ardèche, et voyez ce qu’elle nous dit de nos ancêtres d’il y a environ 30 000 ans. On ne peut prendre de risques inconsidérés avec un Léonard de Vinci – dont il existe une infime quantité de peintures – et le laisser aux mains d’individus façonnés par une religion toute-puissante considérant la représentation figurative des êtres comme un sacrilège.

Le Louvre d’Abou Dhabi est une tragique erreur, née de ce fantasme mondialiste et pluriculturel qui anime les élites occidentales mais pas les peuples qu’elles dirigent tellement mal. Ces œuvres sont la propriété de la France : pas d’une poignée de nantis méprisants capables de s’extasier devant un étron géant ! Ces œuvres sont par ailleurs identitaires : les vierges de Raphaël s’adressent à des chrétiens. Libre aux autres peuples de les contempler chez eux, encore faut-il que dans les veines de ces peuples ne coule pas la politique de la terre brûlée, comme nous l’avons douloureusement, et définitivement, éprouvé avec les Bouddhas de Bâmiyân, pulvérisés en Afghanistan par les Talibans en 2001.

Charles Demassieux