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La dénonciation, un divertissement d’avenir

Source : Boulevard Voltaire
La défiance universelle est le plus sûr chemin vers le totalitarisme.

Depuis Alexandre de Tocqueville, dans la première moitié du XIXe siècle, on sait que les États-Unis d’Amérique sont notre futur. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.
À tel point que, sans doute pour préparer le troupeau français et européen à l’avènement glorieux du traité transatlantique de libre-échange, nos gouverneurs locaux de l’empire atlantiste ont pris l’habitude de singer leurs maîtres. L’UMP s’appelle par exemple « Les Républicains » et, à la suite de l’affaire Charlie, quand les événements étaient encore dans toutes les mémoires, un Patriot Act à la française, dite « loi relative au renseignement », a été voté le 19 mars 2015, puis promulgué en plein mois de juillet.

Sait-on qu’il y eut, au mois de mars, quelque 35.000 messages de dénonciation ? Dans le monde anglo-saxon, c’est chose admise. Non que l’on n’ait pas, nous, Français, usé de cette vénérable coutume… Toutefois, nous sommes loin d’en être fiers ! En tout cas, en Grande-Bretagne et aux USA, c’est dans les mœurs depuis longtemps, et rémunéré. Le progrès… Twitter et Internet veillent sur nous.
Encore m’empressé-je d’ajouter, pour ne pas faire porter le chapeau à nos amis d’au-delà des mers, que, nous aussi, nous avons rejoint la joyeuse cohorte des rapporteurs. Le ministère de l’Intérieur met à notre disposition, en effet, un site tout à fait salutaire. Avis aux amateurs !

Pour en revenir à nos amis yankees, ils viennent d’inventer un nouveau jouet, qui risque d’enthousiasmer nos chères têtes plus ou moins blondes. Le FBI a créé un jeu interactif, sur le Web, utilisable en classe, et intitulé « Don’t Be A Puppet » (« Ne sois pas une marionnette »). Un joujou, comme on le voit, plus « ludique » que le triste site du ministère français censé lutter contre les djihadistes.
Rien de plus louable, en effet, que de n’être pas un automate ! Surtout quand il s’agit d’échapper à l’emprise terroriste (même s’il en faut peu pour être l’ennemi public numéro un aux USA) !

Sans préjuger de la pertinence des critères retenus, souvent vaseux, pour jauger si votre voisin est une bête immonde, on sera sans doute plus circonspect quant à l’approche éthique d’une telle opération. Enseigner la délation, est-ce vraiment sain ? La défiance universelle est le plus sûr chemin vers le totalitarisme.
Le paradoxe, dans notre société qui se veut critique, est sans doute que qui veut être libre, finalement, risque de faire la marionnette. Le but du jeu n’est pas toujours celui qui est indiqué sur l’emballage. On croit remplir son devoir de citoyen, avec la meilleure volonté possible, et l’on ignore complètement jusqu’où mènent les ficelles, qui les tire, et qui est manipulé.

Claude Bourrinet
Professeur de Lettres

Big Brother : 200 nouvelles caméras de vidéosurveillance supplémentaires à Paris

Surveillance de masse : la loi renseignement jugée constitutionnelle

24/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le Conseil constitutionnel a donc validé l’essentiel de la loi renseignement. Le président de la Commission des lois, Jean-Jacques Urvoas, s’est félicité dans un communiqué : « La quasi-totalité de la loi sur le renseignement est jugée conforme à la Constitution, aucun des griefs médiatiquement agités n’ayant été retenu. Contrairement à ce qui été martelé, ce texte n’organise en rien une surveillance de masse. C’est au contraire une loi qui garantit la protection des libertés par le renforcement de l’Etat de droit. » (sic)

Selon Florian Philippot, « c’est une petite victoire pour les terroristes« . Mais c’est également « une loi liberticide et parfaitement inutile« .

Pour Manuel Valls, « la France a désormais un cadre sécurisé contre le terrorisme et respectueux des libertés. C’est un progrès décisif« …

Souriez, vous êtes surveillés !


 

 

 

 



Florian Philippot : « C’est une loi liberticide… par Europe1fr

Loi renseignement

Loi renseignement : lettre ouverte aux membres du Conseil constitutionnel

22/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Novopress a décidé de reproduire une lettre ouverte de chercheurs et universitaires français, américains, britanniques et belges qui ont décidé de s’exprimer contre la Loi sur le renseignement en invitant les membres du Conseil constitutionnel à mesurer ses conséquences éthiques et politiques.


Nous sommes pleinement conscients des menaces que les nouvelles formes de terrorisme font peser sur nos espaces démocratiques. La loi relative au renseignement adoptée récemment par le Parlement français entend être la réponse la plus appropriée à ces menaces. Nous nous inquiétons toutefois très vivement d’un certain nombre de points inhérents à cette loi qui touchent, non seulement au respect des libertés individuelles, mais au sens que nous entendons conférer à la construction du vivre ensemble.

Dans la loi en question, un régime d’exception se profile assez nettement. Ce régime vise en effet à légaliser des moyens exceptionnels de surveillance en les faisant accepter par l’opinion publique, en rendant de ce fait acceptable la possibilité de capturer toutes les données personnelles des citoyens, en instaurant par là un régime de suspicion généralisée. La confiance, qui est pourtant une dimension essentielle à toute coexistence, à tout échange, se verrait de la sorte explicitement bafouée. Le régime dominant serait celui d’une défiance qui ne serait plus simplement destinée à lutter contre le terrorisme, puisqu’il s’agit – selon le texte de la loi – de prévenir « des atteintes à la forme républicaine des institutions » ou des « violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ». Les critères de dangerosité s’étendent ici au point de devenir très flous, en créant un risque de grave confusion entre d’éventuelles actions terroristes et des actes de dissidence, voire de militantisme. Surtout, à partir de quels principes et de quelles valeurs ces critères seront-ils forgés ? Quelles garanties aurons-nous dans le long terme à cet égard ?

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Loi renseignement

Loi Renseignement : vers une police politique ?

Source : Boulevard Voltaire – Loi Renseignement : vers une police politique ?

106 élus de tous bords entendent dénoncer jusqu’au bout les dangers de la loi Renseignement entérinée mercredi à l’Assemblée.

Ce texte « peut conduire à la création d’une police politique, sans réel garde-fous », prévient la députée LR d’Eure-et-Loir Laure de la Raudière, à l’origine, avec Pierre Lellouche, de la saisine transpartisane du Conseil constitutionnel. Du Front national à EELV, en passant par Les Républicains, l’UDI et le Modem, 106 élus de tous bords entendent dénoncer jusqu’au bout les dangers de la loi Renseignement entérinée mercredi à l’Assemblée. Le Front de gauche, bien qu’ayant voté contre, brille curieusement par son absence. Dommage, la lutte pour le respect de la vie privée et des libertés individuelles valait pourtant bien une unité de circonstance.

Car au-delà des courants politiques et des idéologies, les opposants à la loi, qu’ils soient parlementaires, experts, juristes ou geeks, s’accordent sur l’inutilité de la surveillance de masse en matière d’antiterrorisme, sur le caractère liberticide d’outils technologiques intrusifs et d’enquêtes administratives pouvant être déclenchées sans l’aval d’un juge, sur le pouvoir excessif attribué au Premier ministre ou encore sur les champs d’application beaucoup trop vagues et fourre-tout qui s’étendent aux « atteintes à la forme républicaine des institutions ». « Si ce texte est mal utilisé, il ouvre la voie à toutes les dérives », s’inquiète Pierre Lellouche.

« Ces motifs sont tellement flous qu’ils pourront être invoqués pour tout et n’importe quoi. Les violences collectives pourraient s’appliquer à toute manifestation syndicale, par exemple », confirme Adrienne Charmet, de la Quadrature du Net, qui va aussi saisir le Conseil constitutionnel – et, le cas échéant, la CEDH – avec deux autres associations, et lui remettre un amicus curiae. Ce mémoire détaille sur 120 pages les points juridiques et techniques litigieux, à commencer par les boîtes noires d’algorithmes et les Imsi catchers, qui vont passer au crible des dizaines de milliers de métadonnées de citoyens lambda.

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Les-Barbouzes

Loi Renseignement adoptée, le Conseil constitutionnel saisi

24/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Au terme d’une procédure éclair, le projet de loi sur le renseignement a été adopté en lecture finale. Le Conseil Constitutionnel a été saisi.

Le gouvernement aura fait aussi vite que possible (hors utilisation du 49-3) pour faire passer la loi renseignement. Il est revenu sur le bureau des députés dès le lendemain de son vote par le Sénat au terme d’une procédure d’urgence avec des amendements adoptés en Commission mixte paritaire et non en séance plénière.
Dernière formalité : le Conseil constitutionnel suite à une triple saisine : celle du président de la République, celle du président du Sénat et celle d’une centaine de parlementaires. Notons l’hypocrisie du procédé qui consiste à faire voter une loi et à saisir soi-même le Conseil constitutionnel, comme si l’on avait un doute de dernière minute. Cela donnera en tout cas le temps de préparer les décrets d’application, dont on imagine que ne la publication ne traînera pas non plus !

Bernard Cazeneuve souligne que

les techniques de renseignement n’ont rien à voir avec les pratiques de la NSA

Laquelle agence ne fait donc pas de renseignement en mettant sur écoute qui lui chante… Plus justement, Jean-Jacques Candelier relève que

les lois scélérates sont toujours votées à une forte majorité.

Parmi les coups de Jarnac du gouvernement, relevons qu’il a sabordé en dernière minute le statut des lanceurs d’alerte.
La loi prévoyait que des agents de l’État constatant des infractions graves à la loi puissent en référer à la Commission nationale de contrôle des techniques du renseignement (CNCTR), sous le sceau du secret. Dorénavant, ils ne pourront plus révéler d’éléments ou d’informations « protégés au titre du secret de la défense nationale ou susceptibles de porter atteinte à la sécurité des personnels ou des missions des services ».
En clair, ils ne pourront révéler quoi que ce soit en lien avec le monde du renseignement.


Loi renseignement

Surveillance de masse : la loi sur le renseignement adopté par le Sénat

10/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le 9 juin, le Sénat a donc adopté le projet de loi sur le renseignement par 251 voix contre 68.

Pourtant, l’Observatoire des libertés et du numérique avait prévenu : « Ce projet entérine les pratiques illégales des services secrets et met en place des méthodes de surveillance lourdement intrusives« . Le collectif n’avait pas hésité – à juste titre – à comparer ce texte « à ceux de la NSA dénoncés par Edward Snowden, sans garantie pour les libertés individuelles et le respect de la vie privée« .

Le texte sera soumis une nouvelles fois aux députés le 24 juin puis au Sénat le lendemain. Il pourrait alors définitivement adopté pendant le mois de juillet.

Dans un communiqué intitulé « Loi renseignement : vote désastreux des sénateurs qui abandonnent les libertés publiques« , la Quadrature du Net appelle les parlementaires à préparer la saisine du Conseil Constitutionnel :

Cette loi a été discutée en urgence et sous la pression d’un gouvernement arguant de l’extrême risque terroriste pour imposer l’espionnage de masse de la population française pour des finalités larges. Elle fera peser sur la France le poids d’une surveillance diffuse, intrusive, indiscriminée et sans contrôle réel. La Quadrature du Net regrette amèrement l’aveuglement des parlementaires français et appelle les citoyens à ne pas renoncer à leurs libertés.

(…)

Nous appelons les parlementaires soucieux de la constitutionnalité de cette loi et des libertés publiques à préparer dès à présent la saisine du Conseil Constitutionnel et à travailler encore pour empêcher la mise en application d’une loi qui va à l’encontre des droits fondamentaux des citoyens et de la démocratie


 

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24 h avant 1984, seconde édition

04/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Mobilisation contre le projet de loi sur le renseignement, qui est présenté au Sénat

ciotti

Rapport-choc contre le djihadisme : la privation de liberté continue

03/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Et voici un des premiers rapports conjoints Républicains/Parti Socialiste. Et, bien évidemment, il s’agit d’un rapport sur les mesures à prendre contre le djihadisme. Éric Ciotti, député ex-UMP des Alpes-Maritimes et Patrick Menucci, député socialiste des Bouches-du-Rhône ont publié hier ledit rapport. Ce travail avait lieu dans le cadre d’une commission chargée d’enquêter sur les filières djihadistes.

Ils ont rajouté à cette enquête une série de 10 propositions visant à faciliter le travail de la police et de l’appareil juridique contre cette menace vigipirate
Et voici quelques-unes des mesures proposées : plus de coordination entre les différents services, renforcement des effectifs, développer une action pédagogique, renforcer le contrôle des imams ou encore la prévention en prison. Jusqu’ici, rien de très surprenant. Mais d’autres mesures plus inquiétantes ont aussi été proposées, dans la droite lignée du projet de loi sur le renseignement. La commission a ainsi proposé : un accès facilité à de nombreux fichiers, en particulier celui des passagers des compagnies aériennes, ou encore la permission pour l’espionnage informatique. Autant de mesures, qui remettent en péril notre vie privée, à tous.

Surtout que les causes principales du problème djihadiste ne sont pas évoquées
Bien évidemment. L’immigration n’est pas évoquée. À croire que la menace islamiste en France est tombée du ciel. Il en va de même pour les guerres en Libye et en Syrie. En effet, la France refuse toujours de soutenir Bachar al-Assad qui mène pourtant un combat contre l’État islamique depuis de nombreuses années maintenant. Ces lois n’ont donc comme objectif que de faire passer des mesures sécuritaires et liberticides, sans pour autant traiter la racine du problème. Ce dernier ne risque donc pas de disparaître tout de suite.

Crédit photo : Éric Ciotti par Frantogian via Wikimedia Commons (CC)
capture d’écran de l’interview de François Molins par figarotv le 13 mai 2015 : la police d »ployée dans Paris dans le cadre de Vigipirate

Loi Renseignement : les libertés menacées

« Patriot Act » voté en France… suspendu aux USA

01/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le projet de loi sur le renseignement passe à partir de demain au Sénat, où il devrait être adopté sans plus de difficulté qu’à l’Assemblée Nationale, il est piquant de noter que la collecte des données des appels téléphoniques américains, inscrite dans le Patriot Act, est suspendue, faute d’avoir obtenu le renouvellement de son autorisation légale.

octave-klaba

Le point de vue d’OVH.com sur la loi renseignement

12/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
le prestataire internet Français OVH a menacé de quitter la France si le projet de loi renseignement était voté. Son président s’explique.

OVH est un hébergeur de sites web français. Il propose des serveurs dédiés, des serveurs privés, de l’hébergement mutualisé, du housing, des services de Cloud computing, de la fourniture d’accès… Il est aussi expert en conception et réalisation de datacentres.
Le 5 mai dernier, les députés ont voté l’adoption de la loi renseignement par 438 voix pour et 86 contre. En attendant la suite du processus législatif, Octave Klaba, fondateur et président d’OVH, revient en détail sur les conséquences réelles de cette loi, pour les hébergeurs, les FAI et leurs clients.

OVH a menacé de s’exiler hors de France, si la loi renseignement était adoptée. La loi vient d’être votée par l’Assemblée nationale. Qu’allez-vous faire maintenant ?
Je souhaite d’abord m’exprimer sur la loi elle-même. Cette loi n’est pas bonne pour notre pays. Pourquoi ? Parce qu’elle va changer nos comportements, notre manière de vivre au quotidien, notamment lorsqu’on utilise les téléphones et l’Internet. Nous allons avoir le sentiment d’être sur écoute constamment et cela va créer une psychose dans la population. Manuel Valls le Premier ministre disait « Nous sommes en guerre », et effectivement avec la loi renseignement, le stress vient d’être transmis à l’ensemble du pays. En bref, si le gouvernement voulait que la population se sente menacée, c’est réussi. Très rapidement et automatiquement, nous allons intégrer les mécanismes de l’autocensure.
Je pense qu’au contraire, le rôle du gouvernement est de gérer le pays et ses problématiques sans que cela ait un impact sur la population, sans provoquer un changement de nos comportements, sans modifier les habitudes, sans modifier nos libertés acquises ou notre manière de vivre au quotidien. Le gouvernement a décidé de nous lier tous à cet état d’urgence terroriste. C’est un fait. C’est un choix. Personne ne peut plus dire « moi dans mon village je me moque du terrorisme ».

63 % des Français pensent pourtant que cette loi n’est pas dérangeante parce qu’être écouté n’est pas grave quand on n’a rien à se reprocher. Quelles réflexions cela vous inspire-t-il ?
Nous vivons en démocratie. Le plus grand nombre décide pour le pays, les lois sont votées de manière démocratique par des personnes qui ont été élues et auxquelles nous avons décidé de donner le pouvoir. C’est dans ce type de système que nous avons choisi de vivre, il faut le respecter. Ceux qui ne sont pas contents, ceux qui veulent changer le système peuvent s’engager, créer de nouveaux partis politiques, participer à la vie publique et faire en sorte que ce genre de loi ne passe pas. C’est comme ça. Voilà.

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Palais Bourbon

Loi Renseignement : les 86 qui ont sauvé l’honneur

06/05/2014 – FRANCE (NOVOpress)

Sans surprise, le projet de loi sur le renseignement est passé en première lecture hier à l’Assemblée nationale. Ce texte liberticide, qui donne des pouvoirs discrétionnaires exorbitants au Premier ministre et organise le flicage numérique de masse a été refusé par 86 députés. Tout comme les 80 qui ne votèrent pas les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, ils sauvent l’honneur. Les 438 autres iront rejoindre leurs collègues du Front Populaire sur les bancs de l’infamie. Quant aux 42 députés abstentionnistes, nous ne les saluons pas.

Si votre député figure dans cette liste, n’hésitez pas à lui faire parvenir vos félicitations. Dans le cas contraire…

Voici tout d’abord les résultats de vote « contre » par groupe parlementaire

  • 0 députés du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste sur 18 (0 %)
  • 10 députés socialistes sur 288 (3,4 %)
  • 35 députés UMP sur 198 (17,6 %)
  • 11 députés de l’union des démocrates et indépendants sur 30 (36,6 %)
  • 11 députés écologistes sur 18 (61 %)
  • 7 députés non inscrits sur 9 : (78 %)
  • 12 députés de la gauche démocrate et républicaine sur 15 (80 %)

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Loi Renseignement : les libertés menacées

Loi Renseignement : « Ce projet de loi est un mensonge d’État »

05/05/2015 – POLITIQUE (NOVOpress via le Bulletin de Réinformation)
La loi sur le Renseignement, qui va être votée aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, suscite des oppositions de plus en plus vives

A propos du projet de loi sur le Renseignement, le bâtonnier de Paris n’y va pas avec le dos de la cuiller. À propos du projet de loi sur le renseignement, Maître Pierre-Olivier Sur a déclaré, je cite : « Ce projet de loi est un mensonge d’État ». Il a rajouté par la suite : « Le président de la République l’a présenté lui-même récemment à la télévision comme un texte essentiel pour lutter contre le terrorisme, alors qu’il va s’appliquer bien au-delà, à beaucoup d’autres domaines. Ce projet menace gravement les libertés publiques ». Un opposant de plus donc à un projet de loi contesté de tous bords.

Crédit photo : Olivier GENDRIN via Flickr (CC)



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Christiane Taubira et l’ennemi imaginaire – Par Ulysse

Face aux critiques sur sa politique pénale, Taubira prévient qu’elle refuse de « capituler »

27/04/2015 – FRANCE (NOVOpress via Le Figaro)
Christiane Taubira est sous le feu des critiques de la droite parlementaire. Entre les accusations de laxisme à l’encontre de sa politique pénale après le meurtre de la petite Chloé ou la fronde contre la Loi sur le Renseignement, les piques se multiplient à l’encontre du Garde des Sceaux.

Ainsi, Laurent Wauquiez, secrétaire général de l’UMP, et Georges Fenech, secrétaire national à la Justice du parti d’opposition ont-ils publié vendredi dernier une tribune dans le Figaro, où ils réclament d’« en finir avec le désarmement pénal » aggravé par la politique judiciaire actuelle.
Mais qu’on se le dise, le ministre de la justice ne se laisse pas impressionner. Dans le style… fleuri qui est le sien, elle affiche dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France, (analysée ici par le Figaro) sa détermination.

Que ce soit très clair, pour les médias, pour des gens comme Eric Ciotti et consorts. Les attaques peuvent être multipliées par mille, dix mille, cent mille, je ne vais pas capituler!
Je suis très soutenue par le premier ministre , Manuel Valls, dans ce combat. Cette violence, de trop nombreux gamins qui me ressemblent la subissent dans cette société. C’est pourquoi je serai la dernière à capituler

En attendant, la violence dont parle Mme Taubira, ce sont les victimes des délinquants qui la subissent, ceux-là même que sa politique pénale conduit loin des prisons. Un état de fait qui choque les Français.


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cameras de surveillance

Attentat avorté : la loi Renseignement aurait-elle changé quelque chose ?

24/04/2014 – Source : Atlantico.fr
François-Bernard Huyghe, directeur de recherches à l’IRIS, explique pourquoi le projet de loi sur le renseignement n’est pas taillé pour lutter contre les loups solitaires comme Sid Ahmed Ghlam

Manuel Valls profite de l’attentat « déjoué » pour défendre son projet de loi sur le renseignement, affirmant qu’elle « aurait donné plus de moyens aux services de renseignement pour effectuer un certain nombre de surveillances » dans le cadre de l’enquête sur Sid Ahmed Ghlam, le suspect arrêté dimanche.

Qu’en est-il vraiment ? C’est la question que nos confrères d’Atlantico ont posé à François-Bernard Huyghe. Dans ce salutaire exercice de réinformation, le directeur de recherche à l’IRIS tord le cou aux rodomontades du Premier ministre. À lire.

Eric Zemmour

Loi renseignement : Pour Éric Zemmour, « on écoute tout le monde pour entendre quelques uns »

22/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans sa chronique sur RTL, Éric Zemmour a donné son avis sur la loi Renseignement qui permettrait de mettre en place une surveillance massive des citoyens français.

Comme le rappelle le polémiste, tous les amateurs de romans policiers vous le diront : on reconnait le coupable à ce qu’il parait le plus innocent de tous les suspects. Il a le meilleur alibi, il est le plus serviable auprès de l’enquêteur. En annonçant qu’il saisirait le Conseil Constitutionnel sur le projet de loi renseignement – une première pour un président de la République de la Vème- François Hollande s’est cru très malin et n’a fait que signer son crime. C’est la maladresse des habiles.

Ce texte sur le renseignement trouble le traditionnel clivage-droite -gauche. Il inquiète les esprits les mieux disposés, grands flics ou juges antiterroristes. Les garanties sont dérisoires et les risques immenses. Il profite du fameux « esprit du 11 janvier » pour légaliser une plate-forme nationale de cryptage et de décryptement (PNCD) qui permet depuis des années de recueillir et de stocker des données personnelles massives.

Pour une efficacité fort réduite : on écoute tout le monde pour entendre quelques uns. On pêche au chalut pour attraper quelques poissons. On traque le délit d’opinion sans poursuivre le crime. On se refuse à interdire le retour sur le territoire des djihadistes à la manière anglaise; on n’ose pas descendre dans les banlieues pour mettre à jour les innombrables caches d’armes par peur des bavures. Alors, pour faire taire ce message qu’on ne veut pas entendre, on s’en prend au facteur.

Cette loi sur le renseignement doit être mise en relation avec le plan, annoncé la semaine dernière, par le premier ministre pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Désormais, on fait basculer tout ce délit du racisme dans le code pénal, alors qu’il relevait jusque là d’un droit de la presse éminemment protecteur. Et on en profite au passage pour serrer encore la vis à internet. Une fois de plus, c’est la parole qui est suspectée, pas le crime. On sort de plus en plus du cadre démocratique qui respecte toute opinion