Tag Archives: liste blanche

Marine Marion

Marine Le Pen repousse l’idée de « liste blanche » avancée par Marion Maréchal

04/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un entretien au numéro de janvier de Causeur, Marine Le Pen repousse l’idée de « liste blanche » avancée en février dernier par Marion Maréchal-Le Pen. « Aux législatives de 2012, avait confié au Monde la présidente du groupe FN au conseil régional de Paca, on avait fait une liste noire des personnalités à faire battre. Nous pourrions cette fois faire une liste blanche de celles qui sont cohérentes avec leurs idées. »

Marion Maréchal-Le Pen, expliquait Europe 1, proposait de « négocier avec les élus de droite qui perdront leur siège à coup sûr aux prochaines législatives parce que le Front national a multiplié ses scores par deux dans leur circonscription. Le parti frontiste ne présenterait pas de candidat contre eux afin d’assurer leur réélection. En échange, ces députés rejoindraient l’extrême droite pour former un groupe à l’Assemblée. »

Causeur demande donc à Marine Le Pen ce qu’elle pense « d’une “liste blanche“ de députés LR “FN-compatibles“ qu’il faudrait aider aux législatives ». Sa réponse est claire :

« Je pense que l’union des droites est un fantasme réducteur ! J’ai 48 ans et ça fait quarante ans que j’en entends parler. Le problème des gens qui défendent cette idée, c’est que la droite refuse de s’allier avec nous. Or, même sous les socialistes, il faut être deux pour se marier ! La seule question que je pose est : qui peut rejoindre les grandes lignes de mon projet ? Qu’on vienne de gauche ou de droite, je m’en moque complètement. J’ajoute que cette proposition de “liste blanche“ va à l’encontre de notre jurisprudence. Cela devrait donc être débattu et tranché par le bureau politique. »

La déchéance de nationalité examinée aujourd’hui au Sénat

16/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui, les sénateurs examineront le projet loi constitutionnelle de protection de la Nation. Ce texte prévoit l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution, ainsi que la déchéance de nationalité. C’est la réponse normative de Hollande et Valls aux attentats du 13 novembre 2015. Si le texte a été adopté à l’Assemblée nationale, ce n’est pas sans divisions.

Des divisions qui semblent épargner le Sénat
À la différence de leurs confrères du Palais-Bourbon, les sénateurs des Républicains semblent unis. En effet, ils sont d’accord pour la déchéance de nationalité, sous réserve de certaines modifications. Ainsi, ils proposent d’amender le texte pour ne pas créer des apatrides et éviter que la déchéance ne soit prononcée à la suite de délits. De même, ils souhaitent encadrer le recours à l’état d’urgence. Par exemple, ce dernier ne pourrait plus être décrété à la suite de « calamités publiques ».

Le Sénat met donc sa marque sur le projet de révision constitutionnelle
Gérard Larcher a affiché clairement son refus de créer des apatrides à la suite d’éventuelles déchéances de nationalité. Mais il veut donner l’image d’un Sénat sérieux et constructif. Il ne veut pas faire capoter la révision constitutionnelle et essuyer les accusations d’obstruction. Si le texte n’est pas adopté ou soumis au Parlement réuni en congrès à Versailles, le Sénat pourra dire qu’il a été constructif. Mais Larcher ne souhaite pas présenter l’image d’un Sénat qui donnerait un chèque en blanc à Hollande, ce qui explique le choix des retouches au projet de loi constitutionnelle.

,Mais il faut regarder au-delà du présent quinquennat
Larcher a beau mettre en cause Hollande, le Sénat veut aussi se singulariser dans les primaires qui viendront à droite. La prudence, dont le Sénat fait preuve, sera-t-elle récupérée par Sarkozy, Fillon ou Juppé ? On dit que le président du Sénat afficherait une préférence pour un candidat, des Républicains dits modérés. Affaire à suivre…

Crédit photo : Bernard Laguerre via Flickr (CC) = 20 heures 30 au Sénat

Soutien inattendu à Apple contre le FBI

07/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Apple et le FBI se livrent une bataille sans merci autour du décryptage d’un iPhone utilisé lors de l’attentat de San Bernardino. Le constructeur à la pomme a reçu le soutien de l’ONU

C’est un soutien de poids qu’a reçu Apple dans sa bataille juridique et communicationnelle contre le FBI. Il n’est en effet pas courant que les Nations Unies se positionnent en faveur d’une entreprise privée contre un État.
Bref rappel des faits pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire : le FBI demande à Apple de concevoir un procédé permettant d’accéder aux données cryptées contenues dans l’iPhone d’un des terroristes musulmans auteur de la tuerie de San Bernardino, en Californie (14 morts). L’agence fédérale accuse le constructeur californien de faire obstruction à une enquête pour terrorisme et met en avant la sécurité des Américains.
Outre une base juridique mince et qui a été depuis invalidée, Apple craint que cela ne crée un dangereux précédent, permettant non seulement aux USA, mais aussi à tous les régimes autoritaires de la planète, d’exiger le « déplombage » des téléphones à la pomme, compromettant gravement le respect de la vie privée et les libertés publiques. Le FBI a d’ailleurs fini par admettre qu’il comptait bien s’appuyer sur le succès de la requête de San Bernardino pour pousser d’autres demandes similaires.
Lire la suite

Face à la surveillance généralisée, Pavel Dourov défend son application Telegram

25/02/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Son application de messagerie sécurisée a annoncé mardi dernier avoir séduit 100 millions d’utilisateurs. Dans un entretien accordé à Rue89, Pavel Dourov répond à ceux qui l’accusent d’avoir permis à l’État islamique de préparer des attentats grâce à son application. le fondateur de Telegram a d’ailleurs finalement fermé des dizaines de chaînes du groupe islamiste.

Telegram permet d’échanger par smartphone (et sur ordinateur) des messages indéchiffrables et autodestructibles, à deux ou à plusieurs, mais aussi des photos, des documents ou de la musique.

Sûr de sa technologie, il promet 300 000 dollars à qui saura casser son protocole de chiffrement, développé par sa petite équipe de 15 ingénieurs, des as de la programmation, tous russophones, dont son frère aîné Nikolaï.


1984, façon Zuckerberg

23/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Cela se passait au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone. Tandis que toute l’assistance était aveuglée par un casque de réalité virtuelle, le patron de Facebook remontait l’allée, tel le marionnettiste heureux de tous ces zombies. Notre futur, façon 1984 ? Ou notre présent ?

C’est le sujet qui « buzze » chez les geeks… mais pas qu’eux. En pleine démonstration d’un casque de réalité virtuelle Samsung au MWC de Barcelone, Mark Zuckerberg, invité-surprise, remonte l’allée pour rejoindre l’estrade. Il voulait créer la surprise, mais l’effet obtenu a glacé de nombreux internautes.

Assis, des dizaines d’hommes en chemise et costumes, les visages inexpressifs, plongés dans le monde virtuel de leurs lunettes. Debout, ce jeune en T-shirt et baskets, tout sourire, marchant comme si le monde lui appartenait et surtout comme s’il était seul ancré dans la réalité d’un univers qu’il manipule à sa guise.

On pense à 1984, à Matrix, à Johnny Mnemonic ou à Orange Mécanique.

Mark – ça ne te semble pas étrange d’être le seul à marcher avec tes propres yeux, alors que tous les autres sont des zombies dans la Matrice ?

interroge un utilisateur de Facebook.

Cette photo est-elle une allégorie de notre futur, Les gens dans une réalité virtuelle, et nos leaders qui se promènent à côté de nous.

demande un autre internaute.

Propagande commerciale et politique de masse, contrôle social exacerbé, isolement volontaire des individus, rupture du lien social, manipulation à grande échelle… ce qui est vraiment effrayant dans cette image, ce n’est pas qu’elle préfigure notre futur. C’est qu’elle décrive notre présent.


Twitter, petit soldat de la doxa ?

18/02/2016 – MÉDIAS (Présent 8549)

Le site conservateur anglais Breitbart révélait mercredi que l’entreprise Twitter s’était lancée dans le « shadowbanning » politique. L’entreprise ne se gênerait pas pour cacher aux utilisateurs les messages de personnalités influentes et peu sujettes au politiquement correct. C’est une source interne à l’entreprise qui aurait révélé la pratique, appuyée par le rédacteur en chef d’une grosse maison d’édition.
8549_Une
Selon cette source évidemment restée anonyme, l’entreprise alimente une « liste blanche » de comptes à favoriser, mais également une « liste noire » de comptes à bannir… des utilisateurs. À croire que nous sommes décidément trop idiots pour rester libres, ou trop intelligents pour ne pas percer à jour les manipulations politiques et idéologiques qui pleuvent de toutes parts. Le résultat est le même : la censure, pour le bien de l’humanité bien entendu.

La technique est déjà connue des informaticiens, elle est utilisée contre les « spammeurs », ces indésirables qui profitent de n’importe quelle occasion pour poster massivement des messages publicitaires ou des informations non vérifiables. Au lieu de bannir un tel compte, ce qui entraîne la création d’un nouveau dans la seconde, on en cache le contenu en espérant que le propriétaire ne s’en rende pas compte. L’idée est bonne évidemment, sauf qu’elle semble devenir un instrument de censure idéologique. C’était si tentant… et si prévisible.

Cela faisait d’ailleurs plusieurs semaines que des utilisateurs dénonçaient la disparition des tweets de conservateurs, populistes, libertaires culturels et autres opposants populaires à la doxa ambiante.

L’information est largement crédible, a fortiori quelque temps après la création du « Trust and Safety Council » au sein de l’entreprise américaine, composé d’associations militantes de gauche et du centre de recherche islamique « Wahid Institute ». Un Conseil de confiance et de sécurité tout impartial, comme ses composantes l’indiquent.
Le 10 février, Twitter annonçait par ailleurs le lancement d’une option d’affichage des tweets les plus « intéressants » sélectionnés par un algorithme…
La question semblera peut-être idiote ou naïve, mais osons-la malgré tout : qui décidera pour nous de ce qui est « intéressant » ou non ?

Charlotte d’Ornellas