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Libye : environ 800 000 migrants attendent de passer en Europe

25/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Jean-Pierre Elkabbach a harcelé Jean-Yves Le Drian jusqu’à ce qu’il donne un chiffre et, à la troisième tentative, le ministre de la Défense a cédé. Il est convenu que le nombre de 800 000 migrants potentiels, attendant, en Libye, de pouvoir traverser la Méditerranée pour gagner l’Europe, est « un chiffre à peu près convenable ».

Au cours de cet entretien vérité, diffusé hier matin sur Europe 1, Le Drian a aussi évoqué l’implication de l’Etat islamique dans les filières de passeurs : « Il y a trois dangers majeurs qui existent en Libye. Le premier c’est Daech, qui a entre 4 000 et 5 000 combattants en Libye. Il faut également éviter les trafics de migrants, qui profitent d’ailleurs à Daech, et le troisième danger est le trafic d’armes. »


Jean-Yves Le Drian : « Il y a trois dangers en… par Europe1fr

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Algérie : cette guerre qui menace

Source : Boulevard Voltaire

L’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ».

Il y a maintenant deux ans, j’écrivais un article, en forme de bouteille à la mer, pour Boulevard Voltaire intitulé « Printemps algérien en vue, une catastrophe pour la France ? » Des troubles naissaient alors en Algérie, suite à la nouvelle élection d’Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays. Loin de s’être arrangée, la situation du pays s’est, depuis, dégradée. En cause, notamment, la chute des cours des matières premières. Les rentes de gaz et de pétrole (60 % des recettes budgétaires d’Alger) ne rapportent plus autant qu’auparavant et la gérontocratie algérienne ne peut plus calmer la population en l’arrosant d’allocations diverses.

Mohamed Benchicou, ancien directeur du journal Le Matin, estime que l’Algérie est au bord d’une faillite qui « engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ». Une situation qui n’est pas souhaitable des deux côtés de la mer Méditerranée. Pire : l’Algérie partage une frontière avec la Libye, actuellement en guerre civile suite à la funeste opération de « démocratisation » voulue par Nicolas Sarkozy et son visiteur du soir, l’« intellectuel » Bernard-Henri Lévy.

Les forces de l’État islamique se sont considérablement renforcées lors des derniers mois, et certaines zones libyennes menacent de basculer sous le joug des armées du califat. Boualem Sansal, auteur du roman d’anticipation 2084 – La fin du monde, grand prix du roman de l’Académie française pour l’année 2015, déclarait hier au Figaro qu’un « scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien » lui paraissait tout à fait crédible. Je fais mienne sa déclaration et suis au regret de constater que ce que je prévoyais il y a deux ans pourrait n’être que modéré par rapport à ce qu’il se prépare.

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Le bobard du jour est géographique

25/02/2016 – MÉDIAS (Les Bobards d’Or/Polémia)
Quand l’AFP perd la boussole en méditerranée…
L’AFP s’affiche mauvais élève du fond de la classe. Dans la nuit du 18 au 19 avril 2015, plusieurs centaines de clandestins ont trouvé la mort « dans le canal de Sicile », qui se trouve entre la Sicile et la Tunisie. Pourtant, la carte de l’AFP montre le « lieu approximatif du naufrage » dans les eaux territoriales libyennes, au nord de Tripoli, la capitale, à plus de 500 km du canal de Sicile… Tous les médias ont rapporté l’information en déplaçant le lieu du naufrage :

Pour Le Monde : « Le décompte macabre se poursuit dans le canal de Sicile »
Pour Le Parisien, c’est aussi « dans le canal de Sicile » que le naufrage a eu lieu.
Les Échos parlent aussi de naufrage dans le canal de Sicile et précisent « au large de Lampedusa ».
Le Figaro est encore plus précis : c’est « au cœur du canal de Sicile » que le naufrage a eu lieu.

Tout ceci est géographiquement faux :
• plus de 250 km séparent le lieu du naufrage de Lampedusa
• plus de 500 km séparent le lieu du naufrage du canal de Sicile

Mais le bobard géographique présente un intérêt politique et idéologique : culpabiliser les Européens. Car si le titre avait été « Naufrage au large des côtes libyennes », l’impact aurait sans doute été tout autre, d’autant que les médias se sont empressés, dans le même temps, de crier à « l’Europe démunie » « sommée d’agir » ou encore « au pied du mur »…


NOVOpress est partenaire officiel de la 7ème cérémonie des Bobards d’Or, qui se tiendra à Paris le 14 mars prochain. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site des Bobards d’Or (bobards-dor.fr) et sur la page Facebook de l’événement.

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Libye : un gouvernement de dilution de l’Etat – par Bernard Lugan

22/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

Dans une Libye disloquée par une guerre de tous contre tous, trois gouvernements s’opposent. A Tobrouk, siège la Chambre des représentants reconnue par la communauté internationale ; à Tripoli est installé le parlement de Salut national sous influence des islamistes d’Abdelhamid Belhadj et des Frères musulmans de Misrata. Quant au Gouvernement d’union nationale constitué le 19 janvier 2016 sous les pressions de l’ONU par le Conseil présidentiel de neuf membres dirigé par Fayez el-Sarraj, il n’est pas parvenu à se faire reconnaître par les Libyens. Composé de plus de trente membres, il a en effet été rejeté par les deux parlements rivaux de Tobrouk et de Tripoli.

Prié de « revoir sa copie », le 14 février, Fayez el-Sarraj a présenté un nouveau gouvernement de 13 membres plus cinq secrétaires d’Etat, dans lequel, en principe, chaque grande faction libyenne est représentée. Cependant, deux des neuf membres du Conseil présidentiel se sont opposés à sa composition. Il s’agit d’Omar lassoued (Omar Al Aswad), représentant de Zenten et d’Ali Kotrani (Ali al Gatrani) de Tobrouk qui reprochent à ce gouvernement de faire la part trop belle aux Frères musulmans de Misrata et aux islamistes de Tripoli.
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5 ans après la chute de Kadhafi, l’État islamique aux portes de l’Europe

16/02/2016 – LIBYE (NOVOpress)
Cinq ans après la chute de Kadhafi, le pays se retrouve dans une situation inédite et assez exceptionnelle. Deux gouvernement, l’un à Tobrouk reconnu pas la communauté internationale et l’autre de facto à Tripoli ; puis un troisième proposé suite aux accords conclu au Maroc.

Le chaos libyen et la situation d’Etat défaillant de la Libye ouvre grand les portes à l’implantation de l’Etat islamique qui n’a cessé de grignoter du terrain depuis son implantation dans le pays fin 2014.

Un grand merci à BHL et à Sarkozy !


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Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

Medvedev craint un califat mondial d’ici 20 ans

15/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
‪À la conférence sur la sécurité de Munich, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a averti ses collègues « si rien n’est fait maintenant, on vivra tous d’ici 20 ans dans un Califat mondial‬ ». Il a exhorté les États qui mènent le monde à mettre de côté leurs différends qui mènent « vers une nouvelle guerre froide » et coopérer pour lutter contre le terrorisme international.
Des propos qui donnent un relief particulier à d’autres déclarations du même Medvedev à la presse allemande : « C’est juste stupide d’ouvrir les portes européennes et d’inviter tout le monde à y entrer. […] Certains de ses réfugiés, et pas seulement quelques individus, mais probablement des milliers entrent en Europe en tant que bombes humaines pouvant exploser à n’importe quel moment »

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Libye : une situation préoccupante, mais pas d’intervention occidentale en vue

03/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que la situation ne fait qu’empirer en Libye et que l’État islamique renforce ses positions, les gouvernements semblent divisés sur la voie à suivre. Après Franco Roberti, procureur national de la Direction antimafia et antiterrorisme à Rome, Jean-Yves le Drian a évoqué dimanche dernier de possibles infiltrations djihadistes parmi les clandestins qui embarquent en Libye. Une intervention serait sérieusement à l’étude, ce que Laurent Fabius a catégoriquement infirmé hier. Cependant, des éléments des forces spéciales américaines, françaises et anglaises seraient sur le terrain « en reconnaissance ».

Pourtant, hier ne s’est-il pas tenu une grande réunion à ce sujet Rome ?
En effet, hier, le gouvernement italien a réuni à Rome les ministres des Affaires étrangères de la « coalition anti-EI ». La situation en Libye a été évoquée, mais uniquement pour aboutir à une impasse : il n’y aura aucune intervention occidentale tant qu’il n’y a pas de gouvernement légitime d’union nationale. Le défi est de taille dans un pays en proie à la guerre civile. Depuis l’intervention occidentale, en 2011, tout principe d’unité a volé en éclat, feu le colonel Kadhafi étant alors le seul à pouvoir faire coexister dans une même nation une mosaïque de près de 150 tribus et à faire de la Libye un pays prospère.
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Libye, le plan de la conquête

Source : mondialisation.ca (traduction d’un article paru dans Il Manifesto)

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

Le plan est en acte : des forces spéciales SAS — rapporte le Daily Mirror — sont déjà en Libye pour préparer l’arrivée d’environ 1000 soldats britanniques. L’opération — « dans un accord États-Unis, Grande-Bretagne, France et Italie » — impliquera 6000 soldats et marine étasuniens et européens avec l’objectif de « bloquer environ 5000 extrémistes islamistes, qui se sont emparés d’une douzaine des plus grands champs pétrolifères et, depuis le repère Isis de Syrte, se préparent à avancer jusqu’à la raffinerie de Marsa el Brega, la plus grande d’Afrique du Nord ».
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L’opération Barkhane : une illusoire ligne Maginot ?

22/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Suite aux récents attentats de Bamako et de Ouagadougou, Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialisé dans les questions militaires, a remis en question l’utilité de l’opération Barkhane. L’opération Barkhane c’est une mutualisation des forces françaises au Sahel dans le but d’éviter la reconstitution de foyers de djihadisme. Avec l’opération « sentinelle » en métropole, c’est une réponse du gouvernement français au terrorisme.

Ce journaliste montre qu’au regard de son coût de 700 millions par an, et de sa mobilisation de moyens, de l’ordre de 4 000 hommes et d’une quarantaine d’aéronefs, cette opération ne parvient qu’à de faibles résultats
Les récents attentats indiquent que les terroristes ont contourné l’opération Barkhane. « Barkhane est victime du syndrome de la ligne Maginot. Ces opérations empêchent l’ennemi de passer là où l’on a décidé qu’il ne passerait pas, mais il n’en a cure et prend un autre chemin » selon le journaliste.

Le spécialiste Bernard Lugan tente pour sa part de montrer les résultats positifs de Barkhane
Selon lui, suite aux réductions d’effectifs du couple Sarkozy-Morin, l’armée française n’est plus en mesure de couvrir une zone plus grande que celle de l’opération Barkhane. Or, l’opération Barkhane rend hermétique la frontière entre la Libye et le Niger, et permet d’éviter un nouvel embrasement de l’Afrique par le djihadisme : la région-pivot du lac Tchad est ainsi protégée de la menace de Boko Haram, qui pourrait ensuite embraser le Cameroun.

Deuxièmement, Lugan montre que Barkhane a eu comme résultat concret de séparer les trafiquants d’avec les djihadistes. L’action terroriste reposait essentiellement sur des réseaux de trafiquants ; ces derniers sont gênés dans leur commerce et abandonnent leurs encombrants partenaires
Pour finir, Lugan montre que le vrai résultat, c’est que les djihadistes repoussés par l’opération Barkhane se retrouvent cantonnés à la Libye et au Burkina Faso.

Malheureusement, ces deux pays sont bénéficiaires des opérations humanitaires du Qatar. Ces opérations ne sont qu’un cheval de Troie, destinée à soutenir l’effort terroriste en Afrique
En définitive, Bernard Lugan retourne donc la question : « la France peut-elle lutter contre le djihadisme ouest-africain tout en continuant à privilégier des rapports politiques et commerciaux avec un Qatar clairement à l’origine de la radicalisation des populations de la zone que nous protégeons ? »

coalition_anti-terroriste_soudienne

Ils osent tout : l’Arabie Saoudite à la tête d’une coalition islamique anti-terroriste

15/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’un des principaux bailleurs de fonds du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques prend la tête d’une … coalition de pays musulmans pour lutter contre le terrorisme. Les indépendantistes corses n’ont qu’à bien se tenir.

L’Arabie saoudite fait partie de la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, est supposée combattre l’État islamique en Syrie et en Irak. A croire que cela ne suffit pas à blanchir son image de grand financier du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques, puisque Ryad a formé une coalition, comprenant 34 pays, notamment l’Égypte, la Turquie et le Pakistan ou encore le Sénégal, destinée à combattre « toute organisation terroriste » par des opérations militaires.
A la question de savoir si la nouvelle coalition va se consacrer à la lutte contre l’EI, le prince Mohamed, fils du souverain saoudien, a souligné qu’elle allait combattre « toute organisation terroriste ». Elle sera dotée d’un centre de commandement basé à Ryad pour « soutenir les opérations militaires dans la lutte contre le terrorisme », selon les communiqués officiels de Ryad.

F16 saoudiens engagés au Yémen

F16 saoudiens engagés au Yémen

En attendant, cette coalition ne rassemble(1) que du beau linge, la Turquie étant connue pour son soutien financier (par le trafic de pétrole) et logistique (par l’acheminement de matériel et d’hommes via son territoire) à l’État Islamique. Le Pakistan, de son côté, a créé, formé et développé le mouvement taliban…avec les fonds saoudiens et le soutien américain. Si l’Égypte est le berceau des Frères Musulmans, l’une des matrices du fondamentalisme révolutionnaire sunnite, il fait bien avouer que le pouvoir égyptien est le seul parmi les grand pays arabes de cette coalition à souffrir du terrorisme et à le combattre.
Parmi les autres membres de cette intéressante coalition, le Soudan est depuis longtemps un foyer terroriste, de même que la Somalie ou la Palestine. Quant à la Libye, elle est partagée depuis la brillante intervention occidentale entre factions plus extrémistes les unes que les autres, laissant l’État Islamique prendre peu à peu le contrôle du pays.
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12 migrants chrétiens, jetés par-dessus bord par des musulmans, ont péri en Méditerranée

27/11/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

15 migrants musulmans ont été arrêtés par les autorités italiennes, accusés d’avoir jeté par-dessus bord 12 migrants chrétiens originaires du Nigéria et du Ghana.

Les faits se sont déroulés le 17 novembre dernier, dans un canot pneumatique parti des côtes libyennes faisant route vers le nord.
Ce sont des occupants du canot qui ont dénoncé les coupables aux autorités. Des rescapés qui, eux-mêmes menacés, ont réussi à s’opposer « en constituant une chaîne humaine » sur le canot, selon une déclaration de la police de Palerme.

Ce scénario s’est déjà produit le 16 avril dernier, 12 personnes avaient péri en Méditerranée.
Nous n’avons à ce jour aucune information signalant que des migrants chrétiens auraient jeté par-dessus bord des migrants musulmans.

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Sauver la Suisse ou pour l’attribution post-mortem du Prix Nobel de la Paix à Mouammar Kadhafi

09/11/2015 – MONDE (Tribune libre du Dr Anatoly Livry)
Avant que de prétendus démocrates ne renversent ces régimes, la Libye, l’Irak et la Syrie constituaient des verrous face au déferlement migratoire et contribuaient ainsi à la stabilité, donc la paix mondiale. Maintenant qu’ils ont sauté, la survie de l’Europe et de la Suisse sont menacées. Si pour le moment, le minima sociaux achètent une certaine paix sociale, la situation ne saurait perdurer.

Mettons les choses au clair : il n’y a pas de cadre civique qui soit plus immonde et plus nuisible aux peuples boréaux que la démocratie. Cela est le plus visible chez nous, en Suisse, où ce système abject – porte ouverte à une tyrannie déjà largement installée en Occident – se heurte constamment au rarissime trésor social issu des tréfonds de notre civilisation indo-européenne qu’est la politie : la cité qui s’exprime via « initiatives » et « référendums », autrement dit la voix du pays réel, est détestable au pays légal, cette tyrannie cosmopolito-médiatique, ultra-minoritaire, souvent allochtone, haïssant tant sa terre que son peuple et qui continue à se nommer, dans sa stupide arrogance, « démocratie ». En somme, nous avons dans les poumons alpins du continent l’illustration de ce qu’a théorisé Aristote durant ses promenades lycéennes.

En effet, les gouvernants avaient laissé, durant les dernières décennies, cette politie à la Suisse étant donné que ce pays servait de refuge utile aux « démocrates » du monde entier qui s’évertuaient à piller, chacun selon ses coutumes, leur État. Semblables à ces familles mafieuses qui s’engraissent du racket, de la prostitution et de la drogue, ils préféraient ces quartiers tranquilles de l’Europe pour élever leur progéniture dans le cadre de la préférence nationale, du patriotisme glorifié, du service militaire obligatoire via des milices populaires ayant leurs armes à domicile, du franc qui avait naguère glorieusement résisté à la monnaie unique et du secret bancaire tant qu’il existait. Désormais, la mondialisation permet à ces pseudo-élites de s’installer confortablement parmi des peuplades moins élevées et donc moins fières. Ils abandonnent par conséquent la Suisse, laquelle sera dès lors perdue en quelques décennies par son ancestral respect de la personnalité humaine, tout comme le continent qui l’entoure.
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Recul des libertés: sur le podium la Libye, l’Ukraine… et la France !

29/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Libye, Ukraine, France, ne cherchez pas l’intrus, il n’y en a pas, ces trois pays sont ceux où la liberté d’expression sur Internet a le plus reculé, selon l’ONG Freedom House.

Voilà au moins une performance à mettre au crédit du gouvernement, elles sont si rares… Notre pays est en effet l’un de ceux où la liberté d’expression recule le plus cette année, effet Charlie oblige… un apparent paradoxe qui ne choquera bien sûr pas nos lecteurs, habitués au double langage de la classe politico-médiatique. Le rapport de l’ONG américaine Freedom House souligne en effet dans un communiqué que

Des reculs notables ont été enregistrés en Libye, en France et, pour la deuxième année consécutive, en Ukraine, sur fond de conflit territorial et de guerre de propagande avec la Russie.

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Allons-nous intervenir en Libye au profit d’Al Qaïda et des Frères musulmans ?

Source : Blog de Bernard Lugan
En Libye, près de 300 kilomètres de littoral sont aux mains d’un Etat islamique que rien ne semble pouvoir arrêter. A partir de cette fenêtre sur la Méditerranée, des terroristes mêlés aux clandestins rebaptisés « migrants » s’infiltrent en Europe. Contrairement aux annonces de la presse internationale, les efforts désespérés de M. Bernardino Leon, Emissaire des Nations unies pour la Libye, et qui, depuis plus d’un an, cherche à obtenir un accord inter-Libyen, n’ont pas débouché sur une solution politico-militaire viable.

Face à cette situation plus que périlleuse pour notre sécurité, une opération militaire serait donc envisagée. Or, celle à laquelle pensent nos diplomates aurait pour résultat de donner le pouvoir à des islamistes aussi dangereux que ceux de l’Etat islamique… Comme en Syrie où, si le président Poutine n’avait pas sifflé la fin de la récréation, le Quai d’Orsay voulait faire remplacer le président Assad par de « gentils démocrates » salafistes. En Libye, ce serait au profit des Frères musulmans et d’Al-Qaïda (ou de ses diverticules) que nos forces pourraient être engagées. Comme elles le furent hier à l’avantage des musulmans de Bosnie et du Kosovo…

L’idée française serait en effet de miser sur la cité-Etat de Misrata, fief des Frères musulmans et base avancée turque en Libye. Ses milices [1] sont certes parmi les plus opérationnelles du pays, mais elles sont détestées par la plupart des tribus de Tripolitaine et de Cyrénaïque. Intervenir en appui de Misrata permettrait peut-être de freiner les forces de l’Etat islamique, mais en nous aliénant les vraies forces vives du pays.
Ce plan envisagerait également un renforcement de la coopération avec les islamistes de Tripoli qui reçoivent actuellement des renforts jihadistes acheminés par voie aérienne depuis la Turquie. Comme si, pressé en Syrie par la Russie, le président Erdogan voulait ouvrir un second front en Libye.

Or, et il importe de ne pas perdre de vue deux éléments essentiels :

1) Comme notre ami-client égyptien est en guerre contre les Frères musulmans d’Egypte, l’arrivée au pouvoir de cette organisation en Libye ferait courir un danger mortel au régime du général Sissi.

2) Aucune intervention franco-européenne ne peut se faire sans, au moins, la neutralité de l’Algérie. Or, qui commande à Alger ? Les clans qui guettent la mort du président Bouteflika pour s’emparer du pouvoir ont en effet des positions contradictoires à ce sujet. Certains sont farouchement opposés à toute intervention étrangère, d’autres l’accepteraient sous certaines conditions, cependant que ceux qui espèrent obtenir le soutien des islamistes feront tout pour torpiller une opération franco-européenne.

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La Libye continue à sombrer vers le chaos

30/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La Libye, partagée en deux gouvernements principaux, à l’Est et à l’ouest du pays, continue san descente aux enfers. Les factions s’entendent néanmoins sur le partage du pétrole.

Près de quatre ans après l’opération Harmattan en Libye et la destitution brutale de Kadhafi, la Libye n’en finit plus de plonger dans un marasme politique et économique.

Le pays est en proie à une forte instabilité politique depuis la chute du régime
Depuis un an, deux gouvernements et deux parlements se disputent la légitimité institutionnelle. L’un, le Congrès général national, situé à Tripoli (à l’ouest), n’est pas reconnu par la communauté internationale. L’autre, installé à Tobrouk (à l’est), est l’interlocuteur de la communauté internationale.

Les frères ennemis libyens s’accordent néanmoins pour se partager la manne pétrolière
En dépit de cette dualité gouvernementale, il existe un seul ministre du pétrole. Le pétrole et le gaz sont ainsi fournis aussi bien à l’est qu’à l’ouest du pays, l’argent n’est pas géré par les gouvernements respectifs, mais reversé à la Banque centrale de Tripoli.

Mais le gouvernement de Tobrouk a décidé de créer une compagnie nationale du pétrole pour contrôler l’exportation du pétrole libyen
Cette entreprise, créée avec le soutien des Émirats arabes unis, n’est pour le moment pas couronnée de succès. En 2012, l’exportation des barils de pétrole rapportait au pays 60 milliards de dollars, en 2015, le revenu est estimé à 10 milliards. Et pour cause : la plupart des sociétés européennes ont plié bagage à cause de l’insécurité.

En conséquence, la situation se dégrade pour la population libyenne
On constate des pénuries de gaz et de carburant, dues à la difficulté de maintenir en place les infrastructures. L’effondrement des revenus du pétrole rend également le financement des salaires et des importations de plus en plus difficiles. Le trésor de la Banque centrale a connu une chute brutale en 2014. Si les exportations ne repartent pas rapidement à la hausse, le pays pourrait connaître un défaut de paiement d’ici 2017.

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Michel Onfray : mort d’Aylan Kurdi,« BHL complice ! »

04/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Invité jeudi sur BFMTV, Michel Onfray n’a pas mâché ses mots à l’égard de Bernard-Henri Lévy : « les cons, ça ose tout… », « Ces gens-là sont des criminels. ». Il a qualifié l’icône germanopratine de « complice » dans la mort du petit Aylan Kurdi.

Alors que Bernard-Henri Lévy venait de terminer de s’exprimer sur BFMTV Michel Onfray l’a taclé en direct : «

Il n’a pas honte lui ? Il ferait mieux de rester caché. Je vais citer Michel Audiard “les cons, ça ose tout, c’est à cela qu’on les reconnaît”. Franchement, avec ce qu’il advient aujourd’hui, il ferait mieux de rester chez lui.

Et de poursuivre :

Voilà quelqu’un qui a invité à bombarder la Libye. On ne peut plus rien faire avec la Libye, c’est une base extraordinaire pour le terrorisme aujourd’hui. Responsable de rien ? Coupable de rien Bernard-Henri Lévy ? Il vient nous expliquer qu’il faudrait ceci, il faudrait cela […] Il y a un moment où il faut un peu de pudeur […] Tous ces gens qui ont rendu possible cet enfant mort, et Bernard-Henri Levy en fait partie […] il est complice […] comme d’autres sont complices, les présidents de la République d’hier et d’aujourd’hui qui défendent la même ligne. Ces gens-là sont des criminels. Leur politique est criminelle.

Nous ne pouvons qu’approuver ces propos de bons sens, dont la pertinence est prouvée par les réactions indignées des médias officiels.



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Milos Zeman : la crise des migrants est née des opérations militaires occidentales au Moyen-Orient

Source : RT en Français
Le Président de la République tchèque s’est exprimé sur la question des migrants, arguant que la crise était une conséquence directe des interventions militaires de l’occident en Irak, Syrie et Libye.

La vague de migrants [en Europe] prend racine dans l’idée absurde [des États-Unis] de lancer une intervention en Irak, qui était sensé avoir des armes de destruction massive, mais rien n’a été trouvé

Ainsi raisonne Milos Zeman, le Président de la République Tchèque, sur la question des migrants. Dans une interview au journal populaire tchèque Blesk, dimanche 2 août, le chef de l’état a fustigé les interventions occidentales au Moyen-Orient, pointant du doigt ces initiatives comme les causes directes de la crise des migrants que connaît l’Europe.

Pour Zeman, les Américains ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Ils partagent la faute avec leurs alliés occidentaux qui ont participé à « coordonner les opérations en Libye ». Selon l’homme politique, la volonté occidentale de « restaurer l’ordre » en Libye et en Syrie aura été à l’origine d’un embrasement des conflits dans ces deux pays et à l’émergence d’organisations terroristes, poussant les populations locales à fuir leur pays.
Le Président tchèque a annoncé dans ce même entretien son intention de s’exprimer lors de la prochaine réunion de l’Assemblée générale des Nations-Unies (ONU) et d’y proposer la création d’unités militaires pour détruire les camps d’entraînement djihadistes.

L’opinion du Président Milos Zeman était sollicitée après un incident dans un centre de détention pour migrants, au nord-est de la République tchèque. Plusieurs dizaines de détenus avaient pris part à une manifestation et tenté de fuir le centre, commettant des actes de vandalisme. La police avait dû employer du gaz lacrymogène pour disperser la manifestation. Le chef de l’état a eu des mots sévères à l’égard des immigrants illégaux, leur rappelant que

personne ne vous a invité. Mais maintenant que vous êtes ici, vous devez respecter nos règles, comme nous respectons les vôtres lorsque nous nous rendons dans vos pays.

Milos Zeman avait résumé sa pensée en une maxime : « si vous ne vous plaisez pas ici, partez ».

Crédit photo : David Sedlecký via WikiMedias (CC) = Miloš Zeman, Président de la République tchèque