Tag Archives: libertés individuelles

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Médiapart a bénéficié d’une amnistie fiscale grâce aux attentats

09/12/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Amnistie fiscale pour Médiapart et Arrêt sur images, qui s’étaient auto-appliqués un taux de TVA réduit depuis 2008. Le gouvernement était réticent à effacer les ardoises de respectivement 4,1 millions et 540 000 euros. Mais il y a eu un petit effet « 13 novembre » comme il y a eu un effet « Charlie ». Piquant de voir en plein état d’urgence et accumulation de mesures liberticides le gouvernement se poser en défenseur de la liberté d’expression pour sauver les copains… quant à la presse vraiment pluraliste, elle est privée de subventions… 

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Face au terrorisme, le gouvernement songe à interdire le wifi public…

08/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le durcissement des restrictions aux libertés publiques ne connaît pas de pause, au contraire. sous prétexte de lutter conte le terrorisme, le gouvernement envisage d’interdire réseaux WIFI gratuits et système d’anonymat sur le web.

Sera-t-il bientôt impossible de travailler sur son ordinateur au café ou à l’hôtel en utilisant la connexion Internet gratuite ? Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le ministère de l’Intérieur envisage sérieusement de supprimer les points d’accès publics à Internet. Ces modes de connexion étant difficiles à surveiller, il s’agirait d’un moyen de communication susceptible d’être utilisé par les terroristes… Mais les fonctionnaires iraient plus loin en interdisant également les réseaux Wifi partagés tels que Free Wifi ou SFR Wifi qui sont pourtant très pratiques pour les abonnés à ces opérateurs.

Enfin, la mesure pourrait s’étendre au blocage des communications des réseaux Tor en France. Ce logiciel est utilisé par les internautes qui tiennent à protéger leur anonymat.

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, le gouvernement espère limiter fortement les modes de connexion tout en empêchant les citoyens de protéger leur vie privée à travers l’utilisation de réseaux tels que Tor.

Crédit photo : Arkangel via Flickr (CC) = WIFI


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Comment réagir en cas d’attaque terroriste ? Le message désarmant de l’État

05/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Voilà qui semble une bonne idée a priori : le gouvernement diffuse une affiche expliquant comment réagir en cas d’attaque terroriste. Les trois points de base de la survie : fuir, se cacher, se battre ? Non, pour l’État, il ne faut pas se battre.

Le b-a-ba de la survie en cas d’attaque terroriste ou assimilée, tel qu’enseigné par tous les professionnels de la sécurité est clair :
1/Fuir : s’éloigner du danger est évidemment la meilleure option de survie
2/Se cacher : dans l’impossibilité de fuir, se cacher derrière des éléments « durs », se barricader.
Dans les deux cas, prévenir les forces de l’ordre dès que possible.
3/se battre : en dernier recours et en dernier recours seulement, il faut se battre, si possible en groupe et en utilisant toutes armes improvisées à portée de main.

Pas besoin d’aller sur des sites survivalistes et mytho en diable pour trouver ces conseils de bon sens. Le site de l’Obs, « bien sous tous rapports », nous les livre, avec quelques autres conseils utiles.

Mais l’État a peur des citoyens qui l’ont pas peur, c’est ce qui ressort en filigrane de la campagne de communication (affiches, page internet…) lancée pour expliquer à la population comment réagir en cas d’attaque terroriste.
Les conseils prodigués s’arrêtent en effet au point 2, « se cacher », remplaçant « combattre » par « alerter ».
Bien sûr, alerter les forces de l’ordre et leur obéir quand elles sont présentes est le bon sens même ; mais ne même pas expliquer à la population qu’en dernier recours elle doit combattre pour sa survie est très révélateur du contrôle social accru qui s’exerce à l’encontre des citoyens. Ce sont eux les premiers visés par les lois renseignement, le contrôle accru des armes légales et les mesures d’exception.
Décidément, le pouvoir préfère les moutons. À nous de ne pas nous laisser tondre.

Charles Dewotine

Ps : les messages américains visant le même but (éduquer la population aux bons comportements face à une attaque) n’oublient pas le 3e point : combattre.


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État d’urgence : Vers un coup d’État républicain en France ?

Source : Boulevard Voltaire
L’annonce par Manuel Valls d’une possible prolongation de l’État d’urgence en France sur plusieurs mois amène quelques réflexions que les Français attentifs feraient bien de prendre en compte.

L’annonce par Manuel Valls d’une possible prolongation de l’État d’urgence en France sur plusieurs mois amène quelques réflexions que les Français attentifs feraient bien de prendre en compte :
Avant les élections régionales, il était question d’agir vite contre les islamistes, ce qui a entraîné des centaines de perquisitions, dont beaucoup d’inutiles, voire arbitraires. L’effet d’annonce, l’envie de montrer dans les journaux que quelques « barbus » sont menottés, ça fait de l’audience, et ça vous remonte une cote de confiance à 50 %.

Dans le concret, le Bataclan peut se rejouer demain, les frontières sont toujours des passoires, et l’islam radical a une armée de postulants au martyr, partout en Europe.
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Valls : Vers l’état d’urgence permanent ?

03/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Le Premier ministre a déclaré sur Europe 1 que l’état d’urgence décrété dans la foulée des attentats pourrait être prolongé au-delà du 26 février 2016.
Il a précisé qu’« Il ne faut pas écarter cette possibilité bien évidemment, en fonction de la menace, et il faudra agir avec beaucoup de responsabilité ».
De plus, le projet de loi visant à inscrire l’état d’urgence dans la constitution avance. Il vise à en faciliter l’emploi et à couper court aux contestations juridiques de cet état d’exception.
Un avant-projet de loi transmis cette semaine au Conseil d’État inscrirait dans la Constitution un dispositif permettant d’instaurer un état d’urgence « pendant une durée maximale de six mois » et pourrait être présenté en conseil des ministres le 23 décembre. Dans le même temps, le parlement se pose en garant des libertés publiques en instaurant une commission de contrôle parlementaire de l’état d’urgence.

La question de la sortie est également abordée : afin de ne pas voir s’égayer dans la nature toutes les personnes surveillées, une forme d’état d’urgence transitoire est envisagée. Sans nouvelles perquisitions administratives, ni assignations à résidence, mais avec des pouvoirs de police qui resteront valides pendant un temps. « L’idée est d’introduire des périodes de sortie progressive selon les situations », note-t-on à Matignon. Derrière la réforme constitutionnelle, c’est tout un appareil législatif qui est en préparation, allant dans le sens d’une plus grande latitude donnée à l’administration policière de mener des actions sans contrôle à priori du parquet.

Parmi elles, la possibilité de saisie par la police de tout objet ou document lors d’une perquisition administrative, sans contrôle du procureur, une mesure peu spectaculaire mais politiquement significative. Tout comme les perquisitions de nuit, la création d’un délit d’obstruction de la perquisition administrative, l’interconnexion globale de tous les fichiers, notamment ceux de la sécurité sociale, très complets, l’élargissement des possibilités de vidéosurveillance dans les lieux publics, l’assouplissement du régime de la légitime défense pour les policiers ou encore l’installation systématique de GPS sur les voitures de location, l’injonction faite aux opérateurs téléphoniques de conserver les fadettes pendant deux ans, contre un aujourd’hui, la garde à vue en matière terroriste portée de six à huit jours, l’utilisation des IMSI-Catchers, ces valisettes antenne-relais siphonnant dans un périmètre donné toutes données téléphoniques sans autorisation judiciaire.


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L’un des terroristes s’était entraîné légalement en France

01/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’un des assaillants du Bataclan s’était entraîné dans un stand de tir de la police
L’enquête autour des assaillants du 13 novembre dernier n’en finit pas de livrer des surprises. Après nous avoir appris que certains des terroristes étaient arrivés par la filière syrienne d’immigration clandestine ou encore que d’autres étaient déjà connus des services de police pour différentes raisons dont radicalisation et tentative de départ vers la Syrie ou le Yémen, nous apprenons aujourd’hui que l’un d’entre eux s’était entraîné au tir de manière parfaitement légale. En effet, Samy Amimour, qui avait été placé sous contrôle judiciaire en 2012 après avoir tenté de rejoindre le Yémen, possédait une licence de tir de la Fédération française de tir pour la saison 2011/2012 et s’entraînait au stand de tir de l’Association nationale de tir de la police.

Qu’est-ce que cela signifie pour les chasseurs et les tireurs sportifs ?
C’est une nouvelle inquiétante pour tous les chasseurs, les tireurs sportifs et les citoyens soucieux de la liberté de posséder une arme. En effet, cette nouvelle pourrait avoir des répercussions graves pour ces catégories, tout d’abord en provoquant un tollé médiatique quant à la sécurisation des stands de tir, mais aussi en donnant du grain à moudre à l’argumentaire sécuritaire déployé derrière l’état d’urgence.
En effet, certaines mesures de l’état d’urgence permettent à l’État de réquisitionner toutes les armes déclarées par les chasseurs et les tireurs sportifs bien que ces derniers aient plus souvent le profil de citoyens soucieux de leur sécurité, de leurs traditions et du respect des lois que le profil de bandits et de terroristes de cité armés jusqu’aux dents. Rappelons d’ailleurs que les restrictions autour de l’acquisition légale d’armes à feu sont nombreuses, et que les chasseurs et les tireurs sportifs sont soumis à un contrôle rigoureux de l’État. Néanmoins, ce nouvel élément pourrait pousser les pouvoirs publics à finir de désarmer légalement la population en utilisant l’état d’urgence.

D’ailleurs, on parle de prendre certaines mesures à l’échelle européenne…
En effet, la Commission européenne a déposé le 18 novembre des propositions pour durcir la législation en matière de détention d’armes. Ainsi, parmi les mesures proposées, on retrouve des amendements visant à rendre plus difficile l’acquisition d’armes à feu, augmenter la traçabilité des armes et échanger des informations à l’échelle européenne sur les détenteurs d’armes. En fin de compte, ce sont les citoyens soucieux du respect de la loi et de leur sécurité qui vont payer les politiques sécuritaires visant les terroristes et les criminels. Pendant que la population est désarmée par l’État, les criminels continuent à s’armer sur le marché noir.

Crédit photo : Centre de Tir de Paris de la Police Nationale (cc)

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Dérives de l’état d’urgence : l’arbitraire au pouvoir

30/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Alors que la loi sur l’état d’urgence a été votée, il y a deux semaines et pour trois mois, les dérives ne se sont pas fait attendre.

Votées suite aux attentats du vendredi 13 novembre, les mesures de perquisition et d’assignation à résidence n’ont pourtant pas visé que les milieux islamistes radicaux
Effectivement. Certaines interventions dépassent largement le cadre de l’enquête. L’état d’urgence autorise des perquisitions administratives, c’est-à-dire sans l’intervention d’un juge, de jour comme de nuit. Le pouvoir exécutif a donc les mains totalement libres.

Des militants écologistes en ont été victimes
Mercredi 25 et jeudi 26 novembre des militants zadistes et écologistes se sont vus signifier des assignations en résidence jusqu’au 12 décembre, au lendemain de la COP21. Selon le ministère de l’Intérieur, 24 militants au total ont été assignés à résidence. Plus étonnant encore, des maraîchers bio de Dordogne ont été perquisitionnés le 24 novembre. Ils cherchaient des personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste, et n’ont évidemment rien trouvé.

Le gouvernement français a prévenu : il pourra déroger aux droits de l’homme
C’est en effet ce que la France a annoncé au Conseil européen des droits de l’homme, en application de l’article 15. En cas de guerre ou d’autres dangers menaçant la vie de la nation, un État peut adresser une demande motivée pour écarter la protection de certains droits de l’homme. Nous sommes prévenus : notre sécurité est déjà menacée, maintenant c’est au tour de notre liberté.

Et un prolongement de l’état d’urgence est déjà prévu
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur qui n’exclut pas la prolongation au-delà des trois mois déjà prévus. Cette prolongation sera évaluée en fonction de l’état de la menace. En Algérie l’état d’urgence, prévu pour un an, a duré 19 ans. Bernard Cazeneuve se défend d’être dans l’arbitraire : « l’état d’urgence, ce n’est pas l’abandon de l’État de droit parce que l’État de droit le prévoit ».

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COP21 : 317 garde à vue après les affrontements place de la République

30/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
COP21 : des militants d’extrême-gauche sont venus chercher l’affrontement avec la police hier place de la République. 341 ont été interpellés, 317 gardés à vue.

L’État d’urgence et l’interdiction de manifester sont vécus par les groupuscules d’extrême-gauche comme une provocation, eux qui comptaient bien profiter de la Cop21 pour semer le désordre. Alors que plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés calmement dimanche à partir de midi sur la place de la République, à Paris, pour former une chaîne humaine, au moins une centaine de casseurs rouges sont venus pour en découdre avec la police, qui a répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de charges.
Ils n’ont pas hésité à se servir des objets du mémorial improvisé en faveur des victimes des attentats (bougies, fleurs, chaussures, etc.) comme projectiles contre la police.
Au final, plus de 300 gardes à vue ont été prononcées.


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La COP 21, bal des mondialistes, cache-sexe des incompétents

27/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La défense de l’environnement est une cause bien trop importante pour que nous laissions les problèmes environnementaux entre les mains de groupes de pression ayant réussi à transformer l’écologie en arme politique au service d’une idéologie universaliste dont l’avers et le revers de la même médaille sont le mondialisme et l’altermondialisme.

Désormais, l’écologie est devenue un simple outil de propagande détenu par les mêmes qui nous disent que le multiculturalisme est le seul projet sociétal valable pour les pays européens. Pour des personnes attachées à un terroir, à des paysages séculaires, à la terre des pères, il est devenu insupportable de constater l’influence néfaste que peuvent avoir certains lobbies mondialistes sur la protection des biodiversités. En cautionnant le système qui permet de déraciner l’humain de sa patrie charnelle, de le déplacer selon les besoins d’une oligarchie mondialisée, en en faisant un simple consommateur membre d’un village monde imaginaire, nos dirigeants sont mal placés pour nous parler d’écologie. Chaque personne respectueuse de dame Nature peut se rendre compte à quel point cette volonté est destructrice des véritables richesses naturelles et civilisationnelles.

Aujourd’hui, la France accueille dans un grand show médiatique la Conférence de l’ONU sur le climat (21 COP). Malgré ce qu’en disent les « spécialistes » de l’actualité, la 21 COP tombe bien pour nos dirigeants, car avant la mise en place de l’état d’urgence et l’interdiction de toutes manifestations, tout le monde, au sein des forces de l’ordre, redoutait la mobilisation des groupuscules d’extrême gauche.
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François Hollande veut rendre l’état d’urgence inattaquable

19/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
A la suite des attentats du vendredi 13 novembre, le président de la République a décrété l’état d’urgence.
Né en 1955 via une loi votée dans le contexte de la guerre d’Algérie, et utilisé pour la dernière fois lors des émeutes de 2005, l’état d’urgence constitue un état d’exception qui rend possible une restriction des libertés individuelles au profit de la sécurité collective. Il est décrété en Conseil des ministres.

Concrètement ?
Les préfets ont le pouvoir d’interdire la fréquentation de certaines zones, par exemple à certaines heures (couvre-feux), ou encore de fermer certains lieux. Le ministre de l’Intérieur peut assigner à résidence des personnes dangereuses. Les contrôles de police doivent être obéis immédiatement sous peine d’emprisonnement. Sa durée initiale est de 12 jours, mais il peut être prolongé par une loi ad hoc. Il a pour l’instant permis des perquisitions administratives, qui se font donc sans autorisation judiciaire préalable.

Pourquoi François Hollande a-t-il évoqué une modification de la Constitution devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi dernier ?
Selon le président de la République, la guerre contre le terrorisme nécessite une adaptation de notre droit. En effet, les possibilités offertes par la Constitution, à savoir l’état de siège (art.36) qui revient à donner le pouvoir à l’armée, et les pleins pouvoirs (art.16) qui peuvent être pris par le président en cas de menace sur l’indépendance nationale, ne correspondent pas à la situation.

François Hollande peut donc craindre les foudres du Conseil constitutionnel s’il était saisi de la loi prolongeant l’état d’urgence…
Oui, car l’état d’urgence revient à restreindre certaines libertés fondamentales, lesquelles sont garanties par la Constitution. Pour écarter tout risque constitutionnel, rien de mieux que de donner à l’état d’urgence une base constitutionnelle. Toutefois, une révision de la Constitution nécessite un vote à la majorité des 3/5ème du Congrès.

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État d’urgence : Jusqu’où aller trop loin?

Source : HASHTABLE
Nous ne partageons pas forcément les convictions libérales de ce blogueur. Pourtant, son billet sur l’état d’urgence est la meilleure chose que nous ayons lue à ce sujet (on lira aussi avec profit cet autre billet). Avec un sens de l’opportunisme qui force le respect, le pouvoir saute sur chaque occasion pour se renforcer. Ce fut l’émotion obligatoire du « nous sommes tous Charlie » en janvier, c’est maintenant la peur qui est instrumentalisée pour faire passer un état d’urgence liberticide et bien plus dirigé contre les opposants politiques du pouvoir – dont NOVOpress et ses lecteurs sont la première ligne — que contre les djihadistes. Notre liberté est fragile, prenons-y garde !

Pour la première fois depuis la guerre d’Algérie, l’état d’urgence a été décrété sur l’ensemble du territoire. Cela n’est guère fréquent, dans la vie d’une démocratie, que, d’un coup, on bascule ainsi dans un autre mode de gestion au jour le jour.

En effet, et même si l’ensemble de la presse et des politiciens semble avoir pris la nouvelle avec un stoïcisme tangentiel à l’abrutissement, l’état d’urgence peut impliquer la possibilité de restreindre la circulation des personnes et des véhicules dans des lieux et à des horaires déterminés (ce qui laisse la possibilité aux préfets d’instaurer un couvre-feu dans les secteurs exposés à des risques importants de trouble à l’ordre public), de restreindre l’accès à certains lieux, certains bâtiments (publics ou privés), d’interdire de séjour certains individus, de renforcer le contrôle aux frontières, de réquisitionner biens et personnes pour le maintien de l’ordre public.

Cela peut aussi signifier l’interdiction de manifestations, des restrictions pour la presse et les médias en général voire leur prise de contrôle, bref, un cortège de mesures qui ne sentent pas forcément très bon la liberté. Ces derniers éléments sont d’ailleurs soigneusement passés sous silence par le ministre de l’Intérieur lorsqu’il rappelle de quoi il retourne avec cet état d’urgence : il évoque bien les nouvelles prérogatives des préfets, mais on n’entendra pas parler des autres aspects (article 11 notamment) de cet état.
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Attentats : l’état d’urgence, qu’est-ce que cela implique ?

16/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
C’est la première fois que l’état d’urgence est décrété sur tout le territoire national. Face aux terribles attentats de vendredi dernier, Hollande a pris cette mesure exceptionnelle, qu’il a décidé dans la foulée de prolonger de trois mois. Si la mesure peut se comprendre dans le contexte il faut rester vigilant quant à ses dérives possibles, notamment dans le domaine politique t de la liberté de la presse.

À la suite des attentats de Paris, François Hollande a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire, un fait rarissime. Cette procédure d’exception a été utilisée pour la dernière fois en 2005, pendant les émeutes en banlieue, elle renforce les pouvoirs des autorités. En début d’après-midi samedi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a détaillé le contenu des mesures prises par décret dans le cadre de l’état d’urgence.

L’exécutif et les forces de police pourront désormais :
• Instaurer un couvre-feu dans des lieux qui pourraient être exposés de manière importante à des troubles publics
• Restreindre la circulation des personnes ou des véhicules dans des lieux et des horaires déterminés
• Instituer des zones où le séjour des personnes est réglementé
• Interdire l’accès à un département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics
• Assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public
• Réquisitionner des personnes ou des biens si le maintien de l’ordre le nécessite
• Ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature
• Interdire les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre
• Obliger les propriétaires d’armes à les remettre aux autorités
• Autorise les perquisitions à domicile de jour et de nuit
• La prise de mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias
Le ministre de l’Intérieur a rappelé que le rétablissement des contrôles aux frontières était effectif depuis vendredi. Les aéroports et les ports vont faire l’objet de mesures de sûreté particulières, ainsi que les axes routiers. 5,5 compagnies de CRS, 230 gendarmes, 1500 militaires viennent par ailleurs renforcer les effectifs engagés.


Bientôt votre maison directement connectée avec la NSA ? - par Fabrice Robert

Bientôt votre maison directement connectée avec la NSA ? – par Fabrice Robert

24/01/2014 – 18h00
PARIS (via Boulevard Voltaire) –
Cela fait déjà bien longtemps que Google ne se contente plus d’être un simple moteur de recherche. Investissant dans les domaines les plus variés (le secteur mobile — avec Android —, la publicité, la culture, etc.), le géant de Mountain View vient peut-être — guidé par sa volonté hégémonique — de franchir une nouvelle étape avec l’acquisition de la société Nest. Peu connue, cette entreprise a créé des alarmes anti-incendie et des thermostats connectés à Internet. Il est ainsi possible de régler la température de sa maison à distance via son smartphone. Mais ces objets connectés sont aussi capables d’acquérir une connaissance assez précise de la vie du foyer grâce à des capteurs qui étudient les habitudes des utilisateurs pour mieux optimiser la consommation énergétique.

En choisissant d’investir dans la « maison connectée », Google se donne donc les moyens d’accéder à une mine d’informations sur les comportements des utilisateurs de Nest. Ce qui n’est pas sans soulever certaines inquiétudes si l’on se place sur le terrain de la protection des données personnelles. Car, après avoir réussi à capter une partie non négligeable d’informations sur les internautes à des fins publicitaires, Google pourrait aller encore plus loin en faisant de même avec les données collectées par les objets communicants. Quand on sait que la technologie créée par Nest permet, par exemple, de connaître avec précision dans quelle pièce se trouve chaque personne, Google pourrait donc très bien un jour savoir si vous êtes à la maison, dans quel endroit précis puis être informé quand vous sortez de chez vous… Sam Biddle, un journaliste américain, va même jusqu’à écrire : « Si votre maison est en feu, vous aurez désormais des annonces Google dans Gmail pour des extincteurs. »

Ce n’est pas de la science-fiction et, au-delà du rachat de Nest par Google, se pose la question plus globale de l’explosion à venir du marché des objets connectés. La CNIL a beau vouloir sensibiliser les fabricants de matériel aux enjeux de la protection des données personnelles, il n’est pas certain que cette revendication soit vraiment entendue.

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