Tag Archives: libéralisation

« Dé-dollarisation » : la Russie veut attaquer la toute puissance du pétrodollar

TAFTA, Grèce, Russie, trois grands dossiers, une seule et même logique

Source : Boulevard Voltaire
Ce vers quoi tend le Nouvel Ordre Mondial est un monde sans États ou bien avec des États croupion dirigés par des gouvernements fantoches, organisé au seul profit de l’entreprise multinationale, selon une seule et unique règle, la règle du marché.

Lorsque mes enfants me demandent de définir le Nouvel Ordre Mondial, je leur réponds ceci : le monde jusqu’à la fin du XXe siècle était organisé autour d’États souverains, selon des règles de droit conçues par les autorités politiques et acceptées par les peuples via ses représentants élus. Dans ce schéma-là, la seule et unique source du pouvoir était politique. Ce vers quoi tend le Nouvel Ordre mondial est un monde sans États ou bien avec des États croupion dirigés par des gouvernements fantoches, organisé au seul profit de l’entreprise multinationale, selon une seule et unique règle, la règle du marché. Dans ce Nouvel Ordre mondial, le pouvoir suprême siège aux conseils d’administration des grandes multinationales et particulièrement des banques et des fonds d’investissement.
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taxis

Grève des chauffeurs de taxi dans un climat délétère

26/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation, édité par NOVOpress)
Hier matin, les chauffeurs de taxi ont entamé une nouvelle grève à durée illimitée. La violence était au rendez-vous.

La cause de leur colère ? Les voitures de transport avec chauffeur, VTC, qui leur font selon eux une concurrence illégale. Et pour cause : les chauffeurs de taxi doivent payer une licence d’environ 250 000 € pour exercer leur profession ; les VTC, quant à eux, ne payent rien. Ils sont essentiellement recensés par l’application américaine UberPop. La loi Thévenoud avait tâché il y a un an d’organiser le marché des taxis et des VTC. Mais elle n’a en réalité rien apaisé.

La grève s’est déroulée dans un climat violent et délétère
Alors que les chauffeurs de taxi bloquaient la circulation, essentiellement à Paris et à Lyon, de nombreux affrontements ont eu lieu avec les chauffeurs de VTC. Ces derniers ont été parfois traqués. Les VTC ont été retournés, parfois incendiés. Certains chauffeurs de taxi ont dégainé des bombes lacrymogènes, ou lancé des cailloux. Des passagers ont même été agressés. Les chauffeurs de VTC n’étaient pas en reste : deux d’entre eux ont été mis en garde à vue pour avoir foncé sur des chauffeurs de taxi. Au total, sur Paris et Lyon, une dizaine de chauffeurs de tous bords ont été interpellés. Dans la soirée, le Premier ministre dénonçait des violences inacceptables. Sur certains points de blocage, notamment à Paris, les chauffeurs de taxis ont été rejoint par des « jeunes des quartiers » (le lecteur aura traduit de lui-même l’euphémisme politiquement correct…), trop heureux de l’aubaine d’aller casser un peu en ville.

En dépit de ces confrontations, les revendications des chauffeurs de taxi ont été écoutées
Revenu précipitamment de Marseille en fin de journée, Bernard Cazeneuve a reçu les représentants des syndicats de chauffeur, donnant une fois de plus raison au chantage exercé par ceux qui en on les moyens, en l’occurrence les taxis bloquant gares, aéroports et grands axes.
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Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

11/11/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Mardi 8 novembre 2011, énième grève à la SNCF. Comme souvent, les médias « grand public » s’attardaient davantage sur les conséquences (suppressions de train, retards, mécontentement des voyageurs) que sur les causes. Cette grève visait la libéralisation du système ferroviaire européen. Les syndicats de cheminots français CGT, CFDT, Unsa et CFTC répondaient en effet à l’appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), alors que le Parlement européen doit se pencher à la mi-novembre sur la poursuite de l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire.

Les grévistes, mobilisés comme d’habitude pour la défense de leurs « avantages acquis », ont au moins eu le mérite de mettre en lumière un problème qui touche tous les peuples membres de l’Union européenne : la perte de souveraineté sur leurs services publics, le secteur ferroviaire étant l’ultime étape d’un processus mis en place à partir des années 90. Ce processus vise à imposer progressivement à l’ensemble des États membres de l’Union européenne l’ouverture à la concurrence de ses services publics : l’énergie (gaz et électricité), les transports (tous modes), les services postaux et les télécommunications. En théorie, le projet européen vise l’amélioration des performances techniques et économiques, tout en préservant la mission de service qui incombe à tout opérateur. Dans les faits, le modèle américain et les libéralisations déjà effectuées en Europe démontrent le contraire.

L’anodin secteur des renseignements téléphoniques est un exemple du genre. Les Français sont passés de leur bon vieux « 12 » efficace et peu cher à un marché où ils sont submergés par les publicités des différents opérateurs (les fameux 118 XXX), où ils paient plus cher quel que soit le prestataire, pour une qualité souvent inférieure et pour finir, une grosse partie de l’activité a été délocalisée dans les pays d’Afrique francophone. Le Français est perdant sur toute la ligne : service, tarif, emploi, pollution publicitaire. Les gagnants : les financiers qui se sont emparés des marchés et les publicitaires. Et il en est ainsi pour tous les services publics déjà sacrifiés sur l’autel de la mondialisation et il en sera de même pour ceux à venir.

Ironie de l’histoire, les grèves à répétition organisées par des syndicats inconséquents et égoïstes ont réussi à rendre ces libéralisations souhaitables aux yeux du public, celui-ci espérant que cela mette fin aux grèves et aux « privilèges acquis » et que la concurrence conduise à une baisse des tarifs. Quitte à perdre une partie de son patrimoine…

[box class= »info »]Crédit photo : DR[/box]

Vers un renouveau du parti communiste en Russie ?

Vers un renouveau du parti communiste en Russie ?

26/10/11 – 12h50
PARIS (NOVOpress)
– Malgré le redressement de l’ère Poutine, la brutalité du passage à l’économie de marché et au libéralisme a causé beaucoup de dégâts dans la société russe.

Criminalité, corruption, bond des inégalités, précarité sociale… ce sont sans doute ces maux qui expliquent le regain de sympathie que connaît actuellement le parti communiste en Russie.

En effet, aujourd’hui, 6% des Russes déclarent soutenir activement le Parti communiste russe et plus de 20% affirment en être des sympathisants.

C’est le Centre d’étude de l’opinion publique russe qui a dévoilé ces chiffres.
C’est au sein des classes populaires, âgées et peu diplômées que le PC trouve le plus grand nombre de sympathisants.

Parallèlement l’opposition jadis virulente au PC s’atténue, le nombre de Russes se déclarant neutres vis-à-vis du Parti communiste ne cessant d’augmenter, passant de 39% à 48% au cours des dix dernières années.

Crédit photo : damienbottolier via Flickr (cc)

UE: une nouvelle libéralisation des échanges agricoles repoussée in extremis

UE : une nouvelle libéralisation des échanges agricoles repoussée in extremis

10/08/11 – 07h00
PARIS (NOVOpress)
– La proposition d’accord de libéralisation des échanges agricoles entre le Maroc et l’Union Européenne a été rejetée par la Commission agricole du Parlement européen.

Ce nouvel accord, qui aurait eu pour conséquence une très forte augmentation de la quantité de marchandises agricoles importées exonérées de droits de douane, notamment dans le secteur des fruits et légumes marocains qui aurait représenté une nouvelle concurrence déloyale pour les producteurs européens, a été rejeté par la Commission qui a avancé des motifs de sécurité alimentaire, de protection de l’environnement et des répercussions économiques très négatives .

Cette opposition à un nouvelle vague de libéralisation a été saluée par le syndicat agricole indépendant la Coordination Rurale qui rappelle néanmoins que la situation reste périlleuse !

En effet, malgré leurs efforts pour abaisser leurs coûts de production, les producteurs européens et français, ne sont pas en mesure d’être compétitifs du fait du coût du travail et des contraintes environnementales qui leur sont imposées.

Le Parlement européen se révèle donc le dernier et fragile rempart des agriculteurs face à la libéralisation forcenée que veut appliquer la Commission européenne pour le plus grand profit des multinationales agro-alimentaires.