Tag Archives: législatives

Hassan Rohani

Iran : victoire des alliés du président Rohani aux législatives

03/05/2016 – TEHERAN (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Samedi, la liste Espoir menée par les réformateurs et modérés a confirmé par sa victoire la politique d’ouverture menée par le président de la République d’Iran, Hassan Rohani. Réformateurs et modérés gagnent ainsi au moins une trentaine des 68 sièges qui étaient en jeu sur les 290 que compte le Parlement. La nouvelle Assemblée se réunira fin mai pour élire son chef. Le président Ali Larijani, un conservateur modéré, et le chef de file des réformateurs et modérés, Mohammad Reza Aref, devraient être en lice.

Dans quel contexte international s’inscrit ce vote ? Contrairement aux plus radicaux de son camp, Ali Larijani a défendu l’accord historique du 14 juillet 2015 sur le nucléaire conclu entre Téhéran et les grandes puissances. Le second tour des législatives est intervenu un peu plus de trois mois après l’entrée en vigueur de cet accord et la levée d’une grande partie des sanctions internationales contre Téhéran. Mais, en l’absence de retombées économiques concrètes suivant la fin des sanctions, l’exaspération commence à se faire ressentir en Iran.

Une reprise économique est‑elle envisageable pour l’Iran ? Le président Rohani mise justement sur les retombées de cet accord pour faire baisser le chômage qui touche 11 % de la population active et près de 25 % de jeunes. L’ayatollah Ali Khamenei, l’homme fort du pays qui a la main sur les grands dossiers nationaux et internationaux, a récemment souligné que l’Iran avait maintenant besoin de résultats tangibles. Il a accusé l’ennemi historique, les Etats‑Unis, de faire pression sur les pays européens afin d’empêcher l’Iran de bénéficier concrètement de l’accord, incitant ses compatriotes à privilégier « l’économie de résistance », axée sur la production nationale.

LMPT

Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.
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hollande conf de press sept 15

François Hollande renonce à la proportionnelle pour les législatives de 2017

18/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

C’était pourtant une promesse phare de sa campagne de 2012. En 1986, après que François Mitterrand eut instauré une dose de proportionnelle, 35 députés du Parti patriote avaient fait leur entrée à l’Assemblée nationale. « En 2017, ce ne serait pas les 35 députés Front National des législatives de 1986 que vous auriez, mais bien une centaine d’élus frontistes » a confié le chef de l’État à son entourage. Rappelons que le premier parti de France ne compte que deux députés : Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard.


Erdogan meeting strasbourg 02

Erdogan retrouve la stabilité

02/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce dimanche en Turquie, les élections législatives ont été gagnées par l’AKP. Le Parti de la justice et du développement a remporté la majorité absolue lors de ce scrutin ayant appelé 54 millions d’électeurs turcs. Le parti du président Recep Tayyip Erdogan prend possession de 320 sièges sur 500 au Parlement turc. Grâce à ce plébiscite, l’AKP au pouvoir depuis 2002 ne souffrira d’aucune gêne au Parlement. Le CHP emporte lui 25 % des voix, le MHP nationaliste 12 % et quant à lui le parti pro-kurdes HDP glane 10,5 % des votes et atteint donc le seuil nécessaire de 10 % pour pouvoir siéger au Parlement.

Quelle est l’importance de ce scrutin
L’AKP avait étonnamment perdu en juin dernier la majorité absolue au parlement, ce qui n’était pas arrivé depuis treize ans. Un résultat mettant en danger la politique du président turc. Le scrutin d’hier était donc primordial pour raffermir le pouvoir d’Erdogan qui n’a eu de cesse de marteler durant la campagne que seul « Un gouvernement d’un seul parti peut conjurer les risques d’un chaos imminent. » Haroun Armagan porte-parole du parti gouvernemental a estimé « Le peuple turc a choisi la stabilité pour le pays et pour son économie. »

Une victoire à double tranchant
Cette victoire s’est construite en partie sur le clivage Turcs/Kurdes. Le président Erdogan a rallumé le conflit divisant le pays afin de galvaniser son électorat turc. Les résultats de cette politique de division ne se sont pas fait attendre, des échauffourées ont éclaté entre Kurdes et policiers pendant le dépouillement.
Mais cette victoire arrive à point nommé deux semaines après qu’Angela Merkel eut déclaré qu’elle travaillerait pour que les négociations au sujet de l’entrée de la Turquie dans L’UE débutent promptement.



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James Cameron

L’Europe rappelle a Cameron qu’elle est anti-démocratique

10/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au lendemain de la victoire des conservateurs aux législatives Britanniques, Hollande « rappelle » à Cameron qu’il y a des « règles en Europe ».

Premier ministre britannique a réaffirmé sa volonté d’organiser un référendum pour ou contre la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne d’ici à 2017. Une volonté démocratique inacceptable pour les européistes, qui a aussitôt suscité la réaction du président français.
Diplomatiquement, François Hollande a parlé de « concertation » et de « dialogue ». De son côté, La Commission Européenne a quand à elle immédiatement avertit la Grande-Bretagne que « Les quatre libertés fondamentales », à savoir libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services, « ne sont pas négociables, car elles sont l’essence de l’Union européenne ». Des rappels à l’ordre qui évoquent celui de Junkers à l’encontre de la Grèce :

Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens

Cela se confirme, la seule évocation d’un appel au peuple rend aussitôt nerveux nos chers eurocrates…


Le parti eurosceptique les « Vrais Finlandais » s'impose second aux élections législatives

Le parti eurosceptique les « Vrais Finlandais » arrive second aux élections législatives

21/04/2015 – HELSINKI (NOVOpress)
Les « Vrais Finlandais » protestataires bousculent les élections finlandaises.

Faux suspense dans les élections législatives finlandaises. C’est sans réelle surprise que le parti d’opposition du Centre s’est imposé face aux conservateurs sortants. La surprise vient des « Vrais Finlandais », qui avec 38 sièges au parlement, brûlent la politesse aux conservateurs (37 sièges) et aux sociaux-démocrates (34 sièges). Le parti au populisme assumé des « Vrais Finlandais » ou « Finlandais de base », défend à la fois les acquis de l’État providence et l’identité finlandaise menacée par l’immigration et la bureaucratie européenne. C’est sans doute sur le premier point que les Finlandais le classent au centre-gauche de leur hémicycle tandis que le second facteur les positionne à l’extrême-droite pour la plupart des commentateurs européens. Une chose est sûre, si les « Vrais Finlandais » sont favorables à l’Europe, ils sont franchement hostiles à l’Union Européenne et se voient mal « payer la note » pour les mauvais élèves de l’UE, comme la Grèce, qu’ils souhaiteraient bouter hors de la zone euro.

M. Sipilä, le représentant du parti du Centre devrait en toute logique former le prochain gouvernement, ce qui devrait intervenir après l’annonce officielle des résultats définitifs en milieu de semaine. Il a refusé de dire avec qui il souhaitait gouverner, déclarant « Nous avons besoin pour cela avant tout d’obtenir la confiance, et ensuite il sera question du programme gouvernemental ». S’il peut en théorie se passer des « Vrais Finlandais » pour former sa coalition gouvernementale, il a toutefois laissé entendre qu’il ne s’associerait qu’à l’un des deux partis dominants sortants : soit les sociaux-démocrates, soit les conservateurs. Une attitude qui laisse grande ouverte la porte à une entrée du parti populiste dans l’équipe gouvernementale. Son leader, Timo Soini, se verrait bien aux Affaires étrangères ou il pourrait mettre en ouvre son programme eurosceptique.

Crédit photo : Mariano Mantel via Flickr (cc)


 

« Doubs, durs et dingues » (Présent 8286)

« Doubs, durs et dingues » (Présent 8286)

03/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Le réalisateur James Fargo nous pardonnera de lui avoir emprunté ce titre pour évoquer le cinéma que nous font élus UMP et centristes depuis l’arrivée en tête de Sophie Montel au premier tour de la législative partielle dans le Doubs. Un mauvais film dont les saltimbanques, des « ni-ni » à ceux qui appellent à voter socialiste, ne font que démontrer une fois de plus la collusion existant entre le PS et la « droite ».

« Doubs, durs et dingues » (Présent 8286)Gauchistes masqués

Ouvrant dimanche soir le bal des gauchistes masqués, Lagarde (UDI) a ainsi appelé à voter pour le PS, en expliquant que « l’élection d’une députée d’extrême droite au programme xénophobe et démagogique serait une mauvaise nouvelle supplémentaire pour notre pays ». Un avis partagé par plusieurs élus UMP qui, sans attendre la position de Sarko, ont réclamé un « front républicain ». Ainsi Bussereau, qui confiait : « Je vote PS pour battre le FN. » Ou encore NKM, qui expliquait que si « le PS désespère la France », le FN, lui, la « défigure ». Et puis il y a tous ceux qui, dans le Doubs, s’abstiennent…

Sans oublier le petit Bertrand qui, officialisant sa candidature à la présidence de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a cru malin de défier Marine Le Pen en déclarant à son intention que « quand on a du courage on s’engage ».

Angoulème : B.D(himmitude)

Des réactions qui montrent à quel point l’UMP est idéologiquement vérolée par la gauche. Témoin, là encore, Xavier Bonnefont, maire d’Angoulême et « Charlie » frénétique, qui inaugurait dimanche une « place Charlie » dans sa ville, après avoir fait placarder sur les murs de la mairie les « meilleures unes » de l’hebdomadaire pornographique. Comprenez : celles insultant l’Eglise, l’armée, la police… Mais pas une seule, bien sûr, représentant Mahomet.

Une insulte, au passage, à la mémoire de ceux qui en sont morts. Comme n’a pas manqué de le lui rappeler l’éditeur Jean-Christophe Menu en expliquant que « Je suis Charlie, ce n’est pas faire sonner les cloches de Notre-Dame ni transformer en héros nationaux ceux qui ch… sur le pouvoir sous toutes ses formes ». Et Menu, au nom de Charlie Hebdo, de traiter alors le maire de « c… » pour avoir entouré de grillages les bancs publics de sa ville afin d’en écarter les SDF !

Franck Delétraz


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Législative dans le Doubs : Alain Juppé voterait socialiste

Législative dans le Doubs : Alain Juppé voterait socialiste

03/02/2015 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux)
Le maire de Bordeaux n’a finalement pas attendu la position officielle de l’UMP pour se prononcer sur le second tour de la législative partielle de dimanche dans le Doubs, qui opposera un candidat du Front national et un du Parti socialiste.

Dans un article publié sur son blog, celui-ci apporte son soutien au Parti socialiste et appelle à faire « barrage au FN », qui est « notre principal adversaire politique ». « Si j’étais électeur de la 4ème circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferais (…) je ne m’abstiendrais pas, je voterais pour le candidat PS ».

Si la proximité d’Alain Juppé vis-à-vis du Parti socialiste est constante depuis plusieurs années, il n’en a pas toujours été ainsi. En 1990, le maire de Bordeaux, alors numéro 2 du RPR, avait décidé d’exclure Alain Carignon (maire de Grenoble) puisqu’il avait appelé à voter socialiste au second tour d’une élection partielle à Villeurbanne pour contrer le FN. « Nous n’avons pas du tout l’intention de faire la courte-échelle au Parti socialiste », s’était justifié l’ancien ministre, après avoir mis en congé le maire RPR (vidéo ci-dessous).

Il faut dire qu’Alain Juppé n’était alors pas sur le même positionnement politique. A l’époque celui-ci souhaitait la « fermeture des frontières » , la « suspension de l’immigration » , « réserver certaines prestations sociales aux nationaux » et rappelait « l’incompatibilité entre l’islam et nos lois » .

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La législative partielle dans l’Aube a vu l’élimination du candidat socialiste dès le premier tour

La législative partielle dans l’Aube a vu l’élimination du candidat socialiste dès le premier tour

08/12/2014- TROYES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Après l’élection de François Baroin aux dernières sénatoriales, une élection législative partielle était organisée, dimanche 7 décembre, dans la troisième circonscription de l’Aube, afin de désigner son successeur à l’Assemblée nationale. Le candidat socialiste Olivier Girardin est éliminé dès le premier tour avec 14,69 % des voix et finit donc troisième derrière le candidat UMP, Gérard Menuel (40,76 %) et le candidat du Front National, Bruno Subtil (27,64 %). Marine Le Pen a vu dans le score du candidat FN une démonstration de « l’irrépressible dynamique du projet du Front National ».

Crédit photo : Rama via Wikipédia (cc).

Percée historique de la droite patriote en Suède

Percée historique de la droite patriote en Suède

14/09/2014 – STOCKHOLM (via 20 Minutes)
Assisterait-on à un réveil des peuples chez nos cousins scandinaves ? En effet, la formation patriotique (les Démocrates de Suède) est devenue la troisième formation du pays aujourd’hui à l’issue des élections législatives, « avec quelque 10,5% des voix, contre 5,7% il y a quatre ans ». Un signe dans un pays gangrené par l’immigration et l’islamisation.

« C’est un nouveau triomphe personnel pour leur président, Jimmie Åkesson, 35 ans, qui a fait de cette formation anti-immigration, autrefois marginale dans l’électorat, une force qui compte. Toutefois, les Démocrates de Suède (SD) restent frappés d’ostracisme par les sept autres partis du Riksdag , qui ont exclu de discuter avec eux. »

Pour lire l’article dans son intégralité

Photo Une : le palais du Riksdag. Crédit : Holger.Ellgaard via Wikipédia (cc).

Italie : Mario Monti annonce un « programme » mais hésite à affronter les électeurs

Italie : Mario Monti annonce un « programme » mais hésite à affronter les électeurs

23/12/12 — 13h00
ROME (NOVOpress)
— Le chef du gouvernement italien démissionnaire Mario Monti a annoncé ce matin « un programme pour changer l’Italie et réformer l’Europe ».

Il n’a pas cependant pas encore révélé s’il avait l’intention de se présenter directement aux élections législatives de février prochain. En effet, peut-être échaudé par les mauvais sondages ne prêtant qu’environ 15% des voix à une éventuelle « coalition du centre » qu’il mènerait, M. Monti, qui n’a jamais été élu par quiconque, semble grandement hésiter à franchir le pas et à se soumettre aux suffrages du peuple italien qui s’est largement paupérisé sous le règne de son gouvernement « technique ».

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Victoire écrasante de la droite nationaliste aux législatives japonaises

Victoire écrasante de la droite nationaliste aux législatives japonaises

Shinzo Abe, leader de la droite japonaise, grand vainqueur des élections législatives. Crédit photo : TTTNIS via Wikipédia (cc).

22/12/2012 — 16h00
TOKYO (NOVOpress avec le Kiosque courtois) — Le parti démocrate japonais a été balayé dimanche 16 décembre à l’occasion des élections législatives. C’est le parti libéral démocrate qui a raflé la mise, porté par son programme mêlant libéralisme économique et nationalisme. C’est plus de 60% des sièges qui reviennent à ce parti, sans compter ceux attribués à ses alliés bouddhistes. Ce nouveau gouvernement devrait relancer les grands travaux d’infrastructures et combattre la déflation par la création monétaire.

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Kiosque Courtois du samedi 23/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 23/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

[box]Le samedi, une revue de la semaine des « Bulletins de Réinformation » de Radio Courtoisie.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

France

Elections législatives : des raisons de rester optimiste

Le premier parti de France est celui des abstentionnistes : 45 % des électeurs sont ainsi restés chez eux au second tour, contre 43 % au premier. Des chiffres jamais enregistrés pour des élections législatives sous la Vème République. Quant aux 18‑24 ans, 64 % se sont abstenus au premier tour et 66 au second. Quand on sait que le Front national est le premier parti de cette tranche d’âge, on mesure le boulevard qui s’ouvre devant Marine Le Pen dans cinq ans. Et peut‑être avant…

Kiosque Courtois du samedi 23/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit A condition naturellement que les jeunes Français trouvent le chemin des urnes et prennent conscience du fait que, compte tenu de la crise profonde dans laquelle s’enfonce jour après jour notre pays, la seule alternative au choix démocratique est… la guerre civile. Elue dans la 3ème circonscription du Vaucluse, une circonscription particulièrement symbolique pour le Front national, Marion Maréchal Le Pen, qui sera le plus jeune député de la Vème République et sans doute de toute l’histoire de la République, est éminemment représentative de cette tranche des 18‑24 ans qui, nous l’avons dit, vote majoritairement Front national.

La droite parlementaire (UMP, Nouveau centre, Parti radical valoisien, Alliance centriste, divers droite) totalisent 229 élus sur les 577 de l’Assemblée nationale. De son côté, la nouvelle majorité présidentielle (Parti socialiste, Europe Ecologie‑Les Verts, Parti des républicains de gauche et divers gauche) disposera de 331 sièges, soit la majorité absolue. Le Front de gauche emporte dix sièges et le Front national stricto sensu, deux. Rapporté au nombre de voix du second tour, le spectacle est proprement surréaliste : un élu Front de gauche pèse 25.000 voix ; un élu de la majorité socialiste, 34.700 voix ; un élu de la droite nominale, 44.400 voix ; un élu vert, 48.800. Quant aux deux élus du Front national, chacun représente 421.300 voix !

Rapporté au nombre de voix du 1er tour, parler de démocratie représentative à propos de l’Assemblée nationale telle qu’elle se présente à nos yeux tient du plus haut comique, puisqu’il faut 1.765.000 voix pour élire un député Front national, et qu’il en faut à peine 31.300 pour élire un député de la majorité socialiste, soit près de soixante fois moins. Lors de la soirée électorale, aucun des journaleux du système, présents sur les plateaux télé n’a sauvé l’honneur de la profession en dénonçant cette caricature de démocratie. Le contraire eut été étonnant.

La gauche dispose dorénavant de tous les leviers du pouvoir politique : Elysée, Matignon, Assemblée nationale, Sénat, mais aussi, du moins pour la plupart, régions, départements et grandes villes. Elle dispose aussi de tous les leviers métapolitiques : médias, édition, culture, showbiz, magistrature, éducation nationale, université. Machiavélique à souhait, Mitterrand a su, dès le début de son premier septennat, favoriser une césure radicale à l’intérieur de la droite par la diabolisation de la droite nationale. Une stratégie que l’appareil de la droite nominale a immédiatement fait sien et qui fonctionne encore aujourd’hui à merveille.

Guy Mollet ne parlerait plus de droite la plus « bête » du monde, le qualificatif étant aujourd’hui largement insuffisant. Cela dit, les deux principaux partis de l’oligarchie lui ayant fait abdiquer l’essentiel de sa souveraineté, la France est à la merci des institutions européennes et supranationales que sont notamment le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne, la Banque mondiale, ou encore l’Organisation mondiale du commerce. Dès lors, le « pouvoir » de la gauche tient plutôt d’un incertain jeu d’ombres dans un pitoyable théâtre de Guignol.

Il n’empêche : la droite est politiquement minoritaire alors qu’elle est sociologiquement majoritaire. Cette nouvelle débâcle de la droite nominale révoltera donc une majorité de Français, sincèrement de droite. Fidèle à elle‑même, l’ancienne ministre Chantal Jouanno a écrit sur le réseau social Twitter que  « La défaite de l’UMP sanctionne la stratégie de droitisation ». Jean‑Pierre Raffarin défendait la même ligne en expliquant sur les plateaux de télévision que la campagne de l’UMP : « Très à droite, a privé d’expression la partie centrale [de son électorat] ».

Patrick Buisson

Patrick Buisson

Et les apparatchiks de l’UMP, généreusement relayés par les médias de l’oligarchie, d’expliquer l’échec de la Droite populaire par la stratégie droitière impulsée par Nicolas Sarkozy, sous les conseils de Patrick Buisson, et d’appeler à un renforcement de la sinistre « vigilance républicaine » à l’encontre du Front national, autrement appelée « cordon sanitaire ». Un « cordon sanitaire » dont il faut remarquer que le Front de gauche est exempt, alors qu’il prône une idéologie, le communisme, qui pèse 100 millions de morts…

D’une part, il faut rappeler que c’est cette stratégie de droitisation qui a permis à l’ancien chef de l’Etat de limiter considérablement la casse au premier et au second tour, terminant à un peu plus de trois points et demi de son concurrent, alors qu’il était donné perdant dès le premier tour peu de mois auparavant. D’autre part, l’analyse objective des résultats de la vingtaine de députés de la Droite populaire qui ont été battus dément l’interprétation qu’en donnent les médias.

Le Salon beige signale ainsi que deux de ces députés n’avaient pas l’investiture UMP, comme Christian Vanneste ; que dix ont perdu dans une circonscription difficile où Hollande est arrivé en tête à la présidentielle et que tout autre candidat UMP y aurait aussi été battu ; et qu’enfin six ont fait les frais d’une triangulaire avec le Front national.

Les résultats globaux des législatives sont d’ailleurs le meilleur témoignage de l’échec du revirement centriste de l’UMP : alors que Nicolas Sarkozy avait fait plus de 48 % des voix à la présidentielle, l’ancien parti sarkozyste n’a pas su entretenir la dynamique et n’a décroché que 44 % des voix au second tour des législatives.

Signe encourageant : en 2012, les électeurs de droite s’assoient sur les consignes des appareils et pratiquent largement l’union des droites. Ainsi, en cas de triangulaire, les électeurs de droite se sont massivement reportés vers celui des deux candidats UMP ou FN qui est arrivé en tête au 1er tour et qui était donc le mieux placé pour battre la gauche. Ce fut spectaculairement le cas dans le Gard, entre l’UMP Etienne Mourrut et le FN Gilbert Collard.

Bravant les oukases de l’appareil, l’UMP Roland Chassain a choisi de mettre courageusement en œuvre cette union des droites dans la 16ème circonscription des Bouches‑du‑Rhône. Arrivé troisième au premier tour, il a fait le choix de ne pas se maintenir et de laisser le champ libre à la candidate frontiste, dans une stratégie « Tout sauf Vauzelle ». Certes, le président de la région PACA a gagné, mais ce haut dignitaire socialiste, proche de Mitterrand, ancien garde des Sceaux, a néanmoins mordu la poussière, l’emportant d’à peine deux points sur Valérie Laupies, directrice d’école publique en ZEP. Roland Chassain passera devant la commission de discipline de l’UMP, Fillon et Copé ayant demandé son exclusion.

Jacques Bompard

Jacques Bompard

De son côté, Jacques Bompard, maire d’Orange et ancien du Front national, qui a obtenu plus de 58 % des voix dans la 4e circonscription du Vaucluse face au socialiste Pierre Meffre, a su magnifiquement pratiquer l’union des droites. De nombreux élus et de cadres locaux de l’UMP, du Nouveau centre, du Front national, mais aussi du Parti radical et du Modem sont en effet venus le rejoindre. Le soutien le plus emblématique est celui de Louis Driey, maire UMP de Piollenc, adversaire de Bompard aux cantonales de 2008, et qui fut cette fois son suppléant. Autre renfort de poids en faveur de Bompard : Patrick Bassot, l’unique conseiller général Front national de France.

Monde

Boko Haram frappe encore au Nigéria

Le groupe terroriste islamiste Boko Haram, qui entend appliquer la charia dans tout le Nigéria, pratique depuis des années le djihad à l’encontre les chrétiens du pays. Depuis lundi, des violences opposant des chrétiens et des musulmans ont fait au moins 43 morts dans l’Etat de Kaduna, au nord du Nigéria. Les chrétiens dénoncent un « nettoyage religieux systématique », et critiquent l’inaction du gouvernement nigérian. Ces manifestations succèdent aux attentats de dimanche dernier, qui ont fait 52 morts et 150 blessés dans une série d’attentats contre trois églises du nord du pays.

David Cameron veut déployer le tapis rouge aux entreprises françaises

David Cameron

David Cameron ©Wikipédia, licence CC

David Cameron s’est littéralement frotté les mains à l’idée que François Hollande allait bientôt mettre en œuvre sa promesse d’augmenter à 75 % le taux d’imposition sur les revenus de plus d’un million d’euros. « Quand la France instituera un taux de 75 % pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge et nous accueillerons plus d’entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume‑Uni », a déclaré le Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté. Gentille pirouette de Michel Sapin : « Je ne sais pas comment on fait pour dérouler un tapis rouge au travers de la Manche ». Pas sûr que les futurs chômeurs français apprécient la réponse du ministre français du Travail.

Syrie : la Russie s’interposera en cas d’ingérence étrangère

Pour Sergueï Lavrov, le départ volontaire de Bachar al‑Assad du poste de président syrien est impossible et les exigences des dirigeants occidentaux sont absurdes. « Il faut comprendre, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie russe, qu’Assad a recueilli les suffrages d’au moins la moitié des Syriens qui, pour différentes raisons, voient en lui leur avenir et leur sécurité ». Sergueï Lavrov a clairement menacé les pays voulant intervenir militairement en Syrie pour renverser Bachar al‑Assad, déclarant : « Dans le cas de la Syrie, le scénario libyen ne passera pas. Nous nous en portons garants ».

La thèse du réchauffement climatique bientôt dans les poubelles de la science

Le Climatic Research Unit de l’Université d’East Anglia est l’un des plus influents centres de recherche sur les changements climatiques, et nombre de ses correspondants font partie de l’encadrement du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, le fameux GIEC. En novembre 2009, ce centre était secoué par un énorme scandale. La divulgation d’un ensemble de courriels et de fichiers du centre montrait en effet que certains de ses responsables avaient sciemment manipulé les données ou leur présentation, interféré dans le processus d’évaluation afin d’empêcher la publication d’articles divergents, détruit ou falsifié des informations, etc., le tout dans le but de présenter comme certaine la thèse du réchauffement climatique. Une thèse qui vient d’être démolie par trois équipes de chercheurs, l’une d’elles n’étant autre que celle du fameux centre de recherche d’East Anglia ! Une information largement passée inaperçue de la grosse presse. Se fondant sur les relevés de températures de plus de 30.000 stations, ces trois instituts ont démontré que la température moyenne de la planète a cessé d’augmenter depuis la fin de 1997. La terre se dirige vers un micro« âge glaciaire », et pourraient connaître vers 2020/2025, des températures inférieures à celles du « minimum de Dalton » des années 1790/1830.

Opération « Retour à la maison »

Benyamin Netanyahu

Benyamin Netanyahu

Dimanche dernier, le gouvernement israélien a mis à exécution les mesures d’expulsion de quelque 25.000 clandestins africains. L’opération s’appelle « Retour à la maison ». Devant l’afflux grandissant d’immigrés sub‑sahariens et les problèmes d’insécurité qui en découlent, l’Etat hébreu a décidé de renvoyer dans leurs pays tous ceux qui : « Représentent pour Israël un danger plus grand que la menace iranienne ». Pour le premier ministre Benyamin Netanyahu, c’est carrément le « rêve sioniste » que la présence de ces populations exogènes risquerait de faire disparaître. Et le ministre de l’Intérieur d’appeler : « A protéger le caractère juif et démocratique d’Israël ». Malgré les réticences de quelques associations de droits de l’homme, l’ensemble de la population juive manifeste son accord avec l’opération « Retour à la maison » « Les Soudanais au Soudan !», entend‑on ainsi crier dans les rues des grandes villes du pays.

Législatives : les ministres bretons en campagne

Législatives : les ministres bretons en campagne

07/06//2012 – 15h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Depuis qu’il a été élu président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian a abandonné son fief de Lorient. Après avoir renoncé à son fauteuil de maire, il ne s’est pas représenté aux législatives de 2007. Devenu ministre de la Défense, il demeure sur cette ligne en ne prenant pas le départ des législatives de juin. Cela ne l’empêche pas d’être présent en Bretagne, où il suit de très près les dossiers sensibles, comme celle du volailler Doux.

En Bretagne, deux ministres peuvent considérer que leur réélection ressemblera à une simple formalité. Jean-Marc Ayrault à Saint-Herblain : en 2007 il avait été réélu au second tour avec 66,15%. Mais c’est son suppléant Jean-Pierre Fougerat, maire de Couëron, qui prendra le chemin de l’Assemblée nationale. Ensuite Malylise Lebranchu à Morlaix : en 2007, elle avait été réélue au second tour avec 54,38%. Son adversaire,  Agnès Le Brun (UMP), maire de Morlaix et députée européenne, à peu de chance de l’emporter. On notera dans cette circonscription la candidature de Yann Vallerie, le dynamique leader du mouvement Jeune Bretagne qui, sous l’étiquette « Bretagne nous avons foi en toi », défendra les couleurs de la Bretagne.

Pour les deux Bretons expatriés que sont Benoit Hamon à Trappes (78) et Stéphane Le Foll à Sablé (72), les affaires semblent plus compliquées. Dans le premier cas, le député sortant, Jean-Philippe Fourgous (UMP) avait été réélu au second tour, en 2007, avec 51,75% des suffrages exprimés. Mais en 2012, François Hollande a dépassé les 57%… Dans le second, dès le premier tour, en 2007, François Fillon (UMP) avait battu Stéphane Le Foll – 53,40% contre 30,03%. Le ministre de l’Agriculture a face à lui Marc Joulaud, le député UMP sortant. Le Foll,  selon un sondage OpinionWay-Fiducial publié fin mai, est donné gagnant au second tour avec 53 % des voix.

Rappelant la position de François Hollande, Jean-Marc Ayrault avait déclaré le 16 mai dernier que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin perdraient leur maroquin.

Crédit photo : jyc1, via Wikipédia, licence cc

Élections : le troisième tour a déjà commencé…

Élections : le troisième tour a déjà commencé…


12/05/2012 – 15h30
PARIS (NOVOpress via le Kiosque Courtois de Radio Courtoisie) — Le troisième tour, c’est-à-dire les prochaines élections législatives. 460.000 électeurs du premier tour de la présidentielle ont choisi de ne pas faire le déplacement vers leur bureau de vote pour le deuxième tour. D’autre part, toujours pour ce deuxième tour, le nombre de bulletins blancs et nuls se situe autour des deux millions, un record pour une élection présidentielle. Les électeurs de Marine Le Pen ne sont manifestement pas restés insensibles aux « conseils de vote » donnés par la présidente du Front national au cours du discours qu’elle a prononcé le 1er mai, lors du grand rassemblement patriote, place de l’Opéra à Paris.

Pour les élections législatives de juin prochain, les positions de l’UMP restent inébranlables, même si on sent poindre quelques inquiétudes du côté de certains responsables ou élus de terrain : pas d’accords, même locaux, ponctuels et circonstanciés, avec le Front national.

Chantal Jouanno - Crédit photo : Global Sports Forum via Flickr (cc)

Chantal Jouanno : "Ma position sur ce sujet est très claire. Tout rapprochement avec le Front national serait la mort de l’UMP". Crédit photo : Global Sports Forum (cc)

Ainsi de Chantal Jouanno, sénatrice UMP de Paris, ancienne ministre des sports, qui, jeudi, a une nouvelle fois repoussé la moindre tentative de rapprochement entre l’UMP et le Front national. « Ma position sur ce sujet est très claire. Tout rapprochement avec le Front national serait la mort de l’UMP. Nous avons des positions radicalement différentes, non seulement sur le plan économique mais aussi sur la vision de la société ». Un a priori à proprement parler suicidaire pour l’ex-parti présidentiel puisque le nombre de triangulaires avoisinerait les 350 selon des projections communément admises. Autant de circonscriptions qui verront vraisemblablement la victoire d’un candidat de gauche. Inutile, donc, de savoir lire dans le marc de café pour pronostiquer que l’UMP sera laminée en juin prochain. Lorsqu’elle parle de la mort de l’UMP, Mme Jouanno ne croit pas si bien dire.

Du côté du Front national, les positions sont tout aussi claires…

Marine Le Pen - Crédit photo : Ernest Morales via Flickr (cc)

Marine Le Pen a affirmé que son parti « ne fera pas d'accord avec l'UMP, pour une raison simple : nous n'avons pas les mêmes opinions ». Crédit photo : Ernest Morales via Flickr (cc)

« Évidemment que l’on se maintiendra » en cas de triangulaire, a affirmé ainsi vendredi matin sur l’antenne d’Europe 1 la présidente du Front national. Marine Le Pen a affirmé que son parti « ne fera pas d’accord avec l’UMP, pour une raison simple : nous n’avons pas les mêmes opinions ». Une réponse du berger à la bergère, donc… Marine Le Pen a ironisé sur l’auberge espagnole UMPesque, selon elle un simple « syndic d’intérêts électoralistes, au sein [duquel], il y a des gens qui pensent tout et l’inverse de tout ». Et la présidente du Front national de lancer un appel « à des élus de base, qui se rendent compte que la ligne qui est défendue par les dirigeants UMP – qui est une ligne prosocialiste – n’est pas admissible. Ceux là, qu’ils quittent l’UMP et qu’ils viennent nous rejoindre. » Avant de lancer : « Nous sommes un rassemblement qui a vocation à dépasser la droite et la gauche ».

En cas de duel UMP-PS, le Front national « regardera au cas par cas », a t elle par ailleurs expliqué.

Mais un appel généralisé à l’abstention ou au vote blanc est plus vraisemblable. Difficile en effet d’imaginer que le Front national puisse se compromettre avec des représentants d’un parti qui méprise ouvertement les patriotes. Pour Marine Le Pen, « le seul combat, c’est à l’assemblée nationale qu’il faut le mener, avec des députés qui savent où ils vont », soulignant que la droite nationale constitue « la véritable opposition » aux « social communistes ».

Quid de François Bayrou ?

François Bayrou - crédit photo : pierremeunie via Flickr (cc)

Le MoDem risque fort d’être totalement déconnecté du réseau en juin prochain - crédit photo : pierremeunie via Flickr (cc)

Sans alliance, le MoDem risque fort d’être totalement déconnecté du réseau en juin prochain. Depuis son ralliement, que d’aucuns qualifieront de contre nature et d’opportuniste, à François Hollande, le Béarnais est en effet devenu l’homme à abattre dans les rangs de l’UMP, laquelle opposera un candidat de l’ex parti présidentiel à tous les candidats du parti centriste, en particulier à François Bayrou lui-même, dans la 2ème circonscription des Pyrénées Atlantiques. Hélas pour lui, Bayrou ne devra pas compter sur les remerciements du Parti socialiste. Alors que la députée PS Marisol Touraine proposait de faire un geste en faveur du président du Modem, en ne présentant aucun candidat PS face à lui, la candidate socialiste locale, Nathalie Chabanne, fermement soutenue par le député maire PS de la circonscription voisine, refuse de se retirer, malgré les appels de Ségolène Royal et Pierre Moscovici. La candidate a appris la proposition de Marisol Touraine lundi soir par le biais d’un sympathisant qui l’avait lue dans un média.

L’élection de Hollande a au moins eu le mérite d’illustrer la réalité du communautarisme en France

Dans les grandes villes de France, de nombreux drapeaux maghrébins, maliens, guinéens, palestiniens, etc., ont flotté tard dans la nuit du 6 au 7 mai dernier pour fêter la victoire de François Hollande. Des burqas se sont également joyeusement exhibées, au mépris de la loi, en particulier sur les Champs‑Élysées, ainsi que le prouvent des photos d’agences de presse. Une étude réalisée par l’institut de sondages OpinionWay le jour du deuxième tour révèle une adhésion massive des musulmans au parti socialiste : 93 % des musulmans ont ainsi voté François Hollande.

La cartographie des votes est sans ambiguïté

Élections : le troisième tour a déjà commencé…

La cartographie des votes est sans ambiguïté. Crédit : DR

Dans le fameux « 9-3 » par exemple, Hollande fait mieux qu’en Corrèze, département dont il présidait jusqu’à ces derniers jours le conseil général, avec des pointes à 77 % à Bobigny et 78 % à Saint Denis. Dans les Yvelines, Les Mureaux et Trappes, deux villes à forte densité musulmane, le candidat socialiste atteint respectivement 70 et 77 %, et “monte” même à 89 % dans le quartier dit “sensible” du Val Fourré, sur la commune de Mantes la Jolie.

Le nouveau président ne peut donc qu’entendre les avertissements que lui lance entre autres le collectif ethnique « AC le feu »

« AC le feu » (sic), un collectif ethnique basé précisément dans le 93 a clairement posé les règles du jeu auxquelles devra se soumettre le nouveau chef de l’État. Ce dernier est sommé « d’envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires [lire : quartiers ethniques] de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire ». Une vidéo tournée par Khoutspa TV à la Bastille le soir du 6 mai, intitulée « La Palestine à la Bastille », actuellement visible sur le site François de Souche, montre l’adhésion sans ambiguïté de nombre de jeunes supporteurs musulmans de François Hollande aux thèses du Hamas ou du Hezbollah.

Le Hamas a d’ailleurs officiellement invité François Hollande à Gaza

Après Martine Aubry qui, le 10 mars dernier, était allée à la rencontre d’Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement marocain et ancien membre de la Jeunesse islamique, qualifié sur le site Slate Afrique « d’ennemi juré des laïcs, des athées, des homosexuels et de la culture occidentale », c’est au tour du Hamas d’inviter François Hollande à Gaza. Dans un communiqué publié mardi, le Hamas déclare « Nous appelons le président français élu François Hollande à mettre la question palestinienne en tête de ses priorités et à corriger l’approche française de la question palestinienne ».

Noël Mamère va-t-il pouvoir se représenter aux élections législatives ?

Noël Mamère va-t-il pouvoir se représenter aux élections législatives ?

14/11/2011 – 18h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Le conseil statutaire d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV) a invalidé quatre candidatures, dont celle du député-maire de Bègles, pour cause de cumul des mandats. Celui-ci a estimé jeudi matin que « trois investitures de personnes en situation de cumul ne sont pas conformes au règlement intérieur des Verts », a-t-il précisé.

Noël Mamère se retrouve donc, provisoirement, sans siège à briguer pour les législatives de 2012 qui suivront les présidentielles. En septembre 2007, Noël Mamère avait pourtant accusé Jean-François Copé de cumuler les mandats, « la logique voudrait que quand on est député, on est seulement député ».

Ce n’est pas la première fois que le maire de Bègles ne met pas ses actes en conformité avec ses prescriptions. En février 2007, une vidéo (voir ci-dessous) fait le tour du net . On y voit l’ancien candidat à l’élection présidentielle dans une émission de télévision affirmer : « Je suis d’autant plus en forme que je suis venu de République à bicyclette. Je n’ai plus de voiture dans Paris depuis 21 ans. Et on m’en donnerait une que je ne l’accepterais pas ». Cependant quelques minutes auparavant, la caméra de télévision le filme lors de son arrivée au studio, en… voiture !

Crédit photo : Kenji-Baptiste Oikawa, licence CC.

Des pirates à l'Assemblée nationale en 2012 ? [audio]

Des pirates à l’Assemblée nationale en 2012 ? [audio]

25/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – 8,9% : c’est le score réalisé par le Parti pirate allemand lors des élections régionales de Berlin, devenant la 4ème force politique de la ville, avec 15 députés au parlement régional.

Né en Suède en 2006, suite aux poursuites engagées contre les fondateurs du site « The Pirate Bay », le Parti pirate s’est déployé dans une trentaine de pays, unis depuis l’an dernier sous la bannière du Parti pirate international. Avec, à chaque fois, le même socle de revendications : libérer l’accès à la culture en légalisant le téléchargement, mais aussi lutter contre les monopoles privés et renforcer la transparence des institutions et la protection des droits des citoyens.

La France aussi possède son parti pirate. Hadopi, menaces sur l’Internet illimité, restriction des libertés individuelles, blocage du web… les pirates français s’élèvent contre ce qu’ils estiment être des dérives autoritaires de plus en plus fortes réclamées par des « lobbys » et relayés par les gouvernements successifs.

Présentation du Parti pirate en compagnie de Maxime Rouquet, son président (photo ci-dessous), qui revient sur l’entrée des pirates au parlement berlinois et qui nous parle également d’un abordage prévu sur l’Assemblée nationale en 2012.

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