Tag Archives: Laurence Parisot

Laurence Parisot doit sauver les meubles

Laurence Parisot doit sauver les meubles

18/02/2013 – 16h00 PARIS
(NOVOpress Breizh) –
Les statuts du Medef sont inhumains. En juillet, Laurence Parisot (ci-dessus) devrait abandonner la présidence de l’organisation patronale. C’est du moins ce que prévoient ses statuts ; ils interdisent, en effet, d’occuper cette fonction plus de deux mandats de suite (deux fois quatre ans).

Lire la suite

Les indignations à géométrie variable de Laurence Parisot

Les indignations à géométrie variable de Laurence Parisot

13/01/2013 – 08h30
PARIS (NOVOpress Breizh) –
On connait la devise des libéraux : « Nationalisons les pertes et privatisons les profits ». Ce principe semble tellement ancré dans les cerveaux de la classe dominante qu’il mériterait de figurer dans le préambule de la Constitution. Evidemment, le discours et l’action de Laurence Parisot, la patronne du Medef, s’inscrivent dans cette ligne à géométrie variable.

Lire la suite

Difficultés économiques : Laurence Parisot sait de quoi elle parle

Difficultés économiques : Laurence Parisot sait de quoi elle parle

14/11/2012 – 19h30
PARIS (NOVOpress Breizh) – Donner des leçons d’économie à la France entière – et au gouvernement en particulier – semble facile, mais faire tourner une entreprise constitue un exercice beaucoup plus compliqué. Voilà la leçon que devrait retenir Laurence Parisot, présidente du Medef.

L’entreprise Parisot – fondée par son grand-père en 1936 et dans laquelle son père lui avait confié son premier job : l’ouverture du courrier – vient d’être placée en procédure de sauvegarde pour une période de six mois par le tribunal de commerce de Vesoul (mardi 6 novembre 2012). Ce qui lui permettra de geler ses dettes.

Lire la suite

Laurence Parisot à Nantes pour défendre le « projet de société » du Medef

Laurence Parisot à Nantes pour défendre le « projet de société » du Medef

19/03/2012 – 18h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Un vrai projet de société pour les années à venir ». Laurence Parisot était à Nantes le mercredi 14 mars pour présenter « Besoin d’aire », le livre programme du Medef. Au-delà de la vie économique, il s’agit en effet pour l’organisation patronale de construire les Etats-Unis d’Europe, de réguler le monde, de réinventer la France et de mettre en œuvre une ambition « humaniste ». Coup de projecteur sur l’idéologie du grand patronat français en 2012.

Devant 300 représentants des organisations patronales et chefs d’entreprise de la région, la réunion s’est ouverte par un éloge des « Pays de la Loire » et de la parfaite coopération entre les élus socialistes, en particulier le président du conseil régional J. Auxiettte, et le Medef. Laurence Parisot, membre du Siècle, club le plus fermé de l’oligarchie au pouvoir, participante des réunions du Groupe Bilderberg – un acteur clef de la mondialisation – a exposé son projet intitulé « Besoin d’aire », c’est-à-dire selon elle « besoin d’espace, de nouveaux horizons, de territoires, pas de repli sur soi, participer à la mondialisation pour que nos entreprises gagnent ».

Rappelant qu’en 2007, le Medef avait choisi d’être présent dans la campagne présidentielle en publiant un livre papier intitulé « Besoin d’air » avec 10 propositions pour améliorer la vie des entreprises, la patronne des patrons souligne qu’en 2012, « Besoin d’aire », livre électronique téléchargeable gratuitement, se veut plus ambitieux. « Nous entrepreneurs devions présenter un vrai projet de société » affirme-t-elle. Celui-ci se décline autour de quatre thèmes.

Le premier est de consolider la construction européenne en constituant les Etats-Unis d’Europe. En effet, pour la patronne du Medef, depuis sa création, l’Europe a permis aux pays qui la composent un fort développement. Aujourd’hui, l’Europe est la première puissance économique. Elle continue de mettre en œuvre de grands projets comme celui de Galileo pour la maîtrise des transferts d’information. Pour continuer, il faut préparer l’union politique.

Le second est de réguler le monde car « s’il est évident que rejeter la mondialisation c’est refuser de voir que la terre tourne », il faut des règles communes pour que la compétition soit équitable. A l’occasion du dernier G20 à Cannes, elle a participé à la constitution du B20, B pour business, avec les autres représentants patronaux des 20 pays concernés.

Le troisième est de « réinventer » la France. Il faut lui insuffler l’esprit de conquêtes. La France est riche de « success stories » d’entrepreneurs mais elle est handicapée par son niveau de redistribution qui atteint 54% du PIB. Pour le réduire, il faut organiser, en particulier, le désendettement compétitif en maintenant les leviers de la croissance. De même, la fiscalité des entreprises est la seconde des pays développés derrièrela Suède. Pour la réduire, un nouveau pacte fiscal et social est nécessaire. Ainsi, la diminution des cotisations sociales des salariés pourrait être compensée par une hausse de la CSG, celle des cotisations patronales par une hausse de la TVA.

Le quatrième thème développé par l’organisme patronal est de mettre en œuvre « une ambition humaniste ». Un de ses objectifs est d’assurer l’égalité Homme – Femme d’où la proposition du congé de paternité pour équilibrer la vision des recruteurs sur la disponibilité des jeunes quel que soit leur sexe. Citant Julia Kristeva, L. Parisot veut s’inspirer des pratiques des pays nordiques. Mais surtout elle entend promouvoir « la mixité, la diversité selon le sexe, l’origine, les parcours car on est plus créatif…. lutter contre le racisme, les discriminations.. » pour conclure « qu’ainsi on contribuera à faire avancer la société ».

Laurence Parisot clôturera son intervention par la projection d’un montage tiré à partir du générique du film « L’auberge Espagnole ». Le héros français du film résume ainsi son expérience barcelonnaise : « je suis Français, je suis Danois… c’est le bordel mais je me suis bien marré ». Omettant juste de préciser qu’à l’université de Barcelone les cours sont donnés en langue catalane, démontrant ainsi que la réussite passe aussi par la tradition et l’identité de chaque peuple.

Crédit photo : Medef, licence CC.

Les dessous de Laurence Parisot

Les dessous de Laurence Parisot [tribune libre] [vidéo]

Ne paraissant se soucier ni de la crise économique et financière, ni de la sortie du volume programmatique du Medef pour 2012, Besoin d’air 2, la présidente du Medef Laurence Parisot (par ailleurs propriétaire de l’institut de sondages Ifop)  a pris officiellement parti dans la campagne présidentielle en cosignant un ouvrage lamentable, Un piège bleu Marine (Calmann-Lévy) et en prenant donc position dès à présent contre le Front national. L’argumentaire insigne, façon « Marie Chantal chez les prolos », explique doctement aux ouvriers français que « voter Marine, ce n’est pas bien ». Pour cette tenante du libéralisme mondialisé le plus échevelé (adepte d’une France « ouverte » et « métissée »), évidemment membre du Siècle, l’élection de Marine Le Pen entraînerait « l’effondrement immédiat de l’économie » et « une cascade très rapide de catastrophes ».

 

Se présentant en parangon de vertu et en impartiale donneuse de leçons, Parisot s’est associée dans l’affaire avec une certaine Rose Lapresle, qui a sans doute collationné et rédigé l’essentiel de ce mince volume de 144 pages en gros caractères. Sur cette « Rose Lapresle », pratiquement rien, sur Google. En revanche, il est relativement aisé de découvrir qu’il s’agit en réalité de Rosine Lapresle-Tavera, le « coach » très personnel – et plus que discret – de la patronne du Medef, que d’aucuns comparent à un véritable « gourou ». Pourquoi ce changement de prénom ? Peut-être parce que son nom avait défrayé la chronique en janvier 2009 lorsqu’il était apparu qu’elle était, via sa société de conseil Elzévir, l’employée la mieux payée du Medef, avec des versements de 25 000 euros par mois pour un mi-temps (soit 272 400 euros H.T. rien que pour 2008). Ancien professeur de philosophie, cette femme élégante, qui s’est reconvertie dans la graphologie et le conseil aux entreprises, émargeait déjà au conseil d’administration d’Optimum, une société de Parisot, avant qu’elles n’entrent de concert au Medef.

 

Dans Enquête sur le patronat – dans les coulisses du scandale Medef/UIMM (Plon) (voir la vidéo « Scandale UIMM : la vérité »   et l’article du Figaro « Parisot face au nouveau scandale de l’UIMM » ) de Guillaume Delacroix , on apprend que nombre de hauts salariés du Medef connurent des déboires, voire furent licenciés, pour s’être intéressés de trop près à ce contrat et à cette relation fusionnelle : « C’est elle qui souffle à l’oreille de la patronne de l’Ifop de devenir un jour présidente du Medef […] Dans la vie compartimentée de Laurence, Rosine devient la pièce centrale, le PC de Rosny-sous-Bois. » On découvre aussi que Lapresle-Tavera est à l’origine de l’embauche des principaux collaborateurs de Parisot. Dans sa biographie non autorisée, de Laurence Parisot, Une femme en guerre (L’Archipel), Fanny Guinochet raconte aussi par le menu les multiples rendez-vous discrets de la patronne des patrons dans l’appartement personnel de sa coach (qui abrite aussi ses bureaux), où elle reçoit en « maîtresse de maison » les leaders syndicaux ou les patrons des principales fédérations. Comme l’indique L’Express (22 janvier 2009), « quand la présidente du Medef s’emporte trop fort, c’est Rosine Lapresle et ses vertus apaisantes que l’on appelle à la rescousse »…

 

[box class= »info »] Source : Faits & Documents  n°322, 1er-15 octobre 2011. Avec leur aimable autorisation. [/box]

[box]Crédit photo : MEDEF sur Flickr. Licence CC. Laurence Parisot, Nicolas Sarkozy.[/box]

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

29/08/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– Et si les Etats-Unis avaient cherché à manipuler opinions et médias pour fragiliser l’euro et ainsi détourner l’attention de la crise du dollar et de l’endettement record de leur économie ?

C’est en tout cas la théorie avancée par le patron du Medef, Laurence Parisot, dans une entrevue accordée au Figaro.

« La situation s’est tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe. On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro », a notamment déclaré Laurence Parisot.

Prudente sur la terminologie de « complot » contre l’euro et l’Europe, Laurence Parisot n’en évoque pas moins « une orchestration » des rumeurs sur les difficultés européennes depuis Washington et New York, en rappelant notamment : « Voyez les rumeurs sur les banques françaises, qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées, faisant allusion notamment aux difficultés de la Société Générale. Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des unes de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle, et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! »

[box class= »info »] Image : Medef (cc)[/box]