Tag Archives: langue

Haut Conseil à l’Égalité

Novlangue féministe au sommet de l’État

13/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Idéologie féministe au sommet de l’État
Le Haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes est une institution des plus officielles : installé en l’hôtel de Matignon, cet organisme consultatif est attaché au Premier ministre, et le conseille pour diriger sa campagne idéologique féministe.

Ce Haut conseil a publié, il y a une semaine un guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe qui propose une novlangue officielle féministe
Il se permet en premier lieu de contredire l’Académie française, responsable de la suprématie du genre masculin sur le féminin : pour le Conseil, le neutre n’existe pas. Le masculin ne peut donc servir de genre neutre. Et puis, l’utilisation de mots féminisés comme auteurE, pompièrE, poétessE, officiERE, gouverneurE, RecteurICE éclaircit le texte et ne le rend pas plus laid : pour les auteurs, il n’existe pas de beau ou de laid en soi.

Dix recommandations pratiques sont ensuite émises : bannir toutes les expressions relevant de rôles sociaux « traditionnels » : mademoiselle, nom de jeune fille, nom d’épouse, etc.
Ensuite, accorder les noms de métier : on ne dira plus madame le chef de bureau, mais « madame la chef F E de bureau » ou madame le préfet mais « madame la préfèT E ».

Il faut également adopter une nouvelle syntaxe pour désigner en toutes circonstances les hommes et les femmes : mettre le suffixe masculin, un point, le suffixe féminin, un point, le « s » du pluriel. Par exemple, ne plus écrire : les conseillers municipaux, mais les conseiller.ères.s municipaux.ales.
D’autres conseils viennent renforcer ce catalogue orwellien : il est défendu d’évoquer les qualités « féminines » d’une femme : dire qu’elle est douce, que c’est une mère attentive, ou un cordon bleu. De même il faut éviter « D’organiser des concours de beauté, d’offrir une rose, d’offrir une plante verte au personnel féminin ».

Bref. Le gouvernement gaspille son temps et son argent à colporter la plus grossière des idéologies.


Les partisans de la réunification de la Bretagne se rappellent au bon souvenir de Philippe Grosvalet

Les langues régionales sont-elles en voie de disparition ? La réponse est non !

24/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les langues régionales sont-elles en voie de disparition ? telle était la question centrale qui a animé un débat sur RTL le 22 septembre dernier.

Parmi les intervenants, une personne qui parle le Provençal, « la langue que parlait sa grand-mère. »
Celui-ci cherche aujourd’hui à transmettre cette langue aux plus jeunes :

C’est non seulement la langue du coeur. Mais c’est aussi la langue qui est dans l’air. Chez nous quand le mistral souffle, vous entendez la Provence et vous entendez le Provençal.



1-defi-gaulois-588x330-2

Guerre de civilisation ou préférence de civilisation ?

Source : Polémia
Jean-Yves Le Gallou revient sur son ouvrage, Le défi gaulois (1er janvier 2000), pour dénoncer, une fois encore, les tentatives destructrices de notre civilisation qui est propre aux Français

En employant le terme « guerre de civilisation(s) », le 28 juin 2015, Manuel Valls a affolé les bien-pensants. Ses ministres se sont chargés de « préciser » sa parole. Il s’agirait de défendre La civilisation (le « vivre-ensemble », « Si tous les gars du monde se donnaient la main ») contre la « barbarie », un ennemi à qui on donnait l’humanité. Dans ce texte paru en 2000 dans Le Défi gaulois, Jean-Yves Le Gallou rappelle que l’islam est une civilisation qui s’est opposée à la nôtre depuis l’Hégire ; et qu’il nous faut, au-delà de la préférence nationale, défendre la préférence de civilisation. La civilisation européenne et chrétienne.

Apprécier toute la richesse et les nuances d’une scène de théâtre d’Aristophane ou d’un discours de Cicéron ouvre l’esprit à une critique positive des événements les plus contemporains. Ni le grec ni le latin ne doivent être les éternels sacrifiés d’un enseignement chargé de former l’homme avant le technicien.

Polémia

La préférence nationale reste (…) plus que jamais nécessaire. Toutefois, compte tenu de l’africanisation et de l’islamisation de la France, elle doit être aujourd’hui complétée par la notion de préférence de civilisation. Si nous voulons que la France garde son identité française, nous devons affirmer notre préférence pour notre civilisation, pour sa langue, sa culture, pour ses traditions religieuses ou philosophiques. Nous nous devons de défendre la civilisation française, européenne, si riche de ses nuances latines, grecques, celtes, germaniques et chrétiennes, d’en faire découvrir toutes les facettes à nos enfants et de les aider à développer leurs talents dans le respect de cet héritage.

Préférence de civilisation dans l’éducation et la culture

Cette préférence de civilisation doit s’exprimer prioritairement dans tous les domaines où les choix politiques, et donc financiers, concernent directement la population : l’éducation, la culture, l’architecture et l’urbanisme, la vie associative, les relations avec les cultes, etc.

Contes de Perrault

Contes de Perrault

Quelles seront, pour commencer par ce qui me semble primordial, les grandes lignes d’une nouvelle politique éducative? Tout d’abord, une conception des programmes scolaires, des loisirs et même des repas scolaires axés sur les enfants de civilisation française : n’y aurait-il dans une école publique, ou privée sous contrat, qu’un seul enfant de civilisation française, c’est autour de lui, et de lui seul, que devront se faire les choix pédagogiques et que se détermineront les activités scolaires et péri-scolaires.

Cette découverte de sa propre civilisation doit commencer dès le plus jeune âge. L’enfant qui en aura découvert les richesses, une fois bien enraciné dans une culture vivante, pourra, par la suite, s’initier à la variété des autres civilisations sans risquer de perdre son identité.

La Chanson de Roland

La Chanson de Roland

Les instituteurs et les institutrices des écoles maternelles et primaires aiment à utiliser les contes du monde entier comme « supports pédagogiques ». Pourquoi ne pas leur préférer les contes et les légendes des provinces de France et d’Europe ? L’heure du conte ne doit pas être celle du déracinement, mais celle de l’enracinement dans la culture de nos ancêtres. L’apprentissage de l’histoire, que ce soit à l’école, au collège ou au lycée, doit d’abord être consacré à la France et à la civilisation européenne ; il doit conforter l’enfant dans sa fierté d’appartenir à un grand peuple et ne doit pas utiliser son passé pour le culpabiliser.

De même, la littérature française et les humanités gréco-latines doivent non seulement retrouver toute leur place dans les programmes des classes dites littéraires, mais être accessibles à tous les élèves qui en manifestent le goût et la capacité : il ne s’agit pas seulement de la transmission d’un savoir et de méthodes, mais aussi d’une culture, d’un ensemble de valeurs – et de modèles de référence susceptibles d’apporter du recul et de la hauteur de vue, face aux conformismes du temps. De jeunes musulmans ont récemment contesté un professeur qui leur proposait d’étudier le Voyage de Paris à Jérusalem de Chateaubriand. Il est inadmissible que les textes de la littérature française, de La Chanson de Roland au Salambô de Flaubert, puissent un jour disparaître des programmes sous prétexte que leurs « orientations » choquent les musulmans.

La civilisation ? Une manière de percevoir le monde par l’œil, l’oreille et les papilles

Une civilisation, c’est aussi une manière de percevoir le monde à travers une oreille, un œil, des papilles formés par un ensemble de références implicites mais toujours présentes. Les Musiques du monde, des flûtes indiennes aux rythmes syncopés des tam-tams, ne doivent pas imposer leur dictature sur notre imaginaire. Comment les Français peuvent-ils faire savoir à leurs édiles, aux marchands de disques et au monde frelaté du show-bizz qu’ils préfèrent les musiques folkloriques européennes, la chanson française contemporaine, l’opéra ou la musique symphonique, chef-d’œuvre de l’esprit humain, alors que les moindres responsables culturels entendent financer en priorité – et sur les deniers publics – les bruits sauvages du rap, la salsa, le reggae et tous leurs dérivés afro-cubains ou turco-guatémaltèques ? Il est urgent de refuser d’être constamment pris en otage par une coterie de faux intellectuels, urgent d’aider les artistes français et européens à exprimer leurs talents.

La « neutralité » dans l’art est une ruse grossière

Parler de neutralité dans le domaine de l’art – peinture ou sculpture – est une ruse bien grossière pour nous faire avaler une potion paralysante, celle du « tout vaut tout, tout est art ». Pour nous, les arts premiers, idoles précolombiennes ou masques austronésiens, restent des curiosités ethnologiques, rien de plus, n’en déplaise à quelques marchands qui ont découvert le dernier filon à la mode et s’enrichissent en hypnotisant snobs et gogos.

L’Aurige de Delphes

L’Aurige de Delphes

Jamais les formes grossières de ces objets ne régaleront notre œil et ne feront vibrer notre âme comme l’Aurige de Delphes, les Esclaves de Michel-Ange ou une Pomone de Maillol. Pas plus que la peinture prétendument moderne, destructurée et coupée de toutes racines ne peut rivaliser avec la grande peinture européenne, de Jérôme Bosch à Dali, de Botticelli à l’Art Nouveau, que nous admirons dans les grands musées de Paris, de Venise, de Florence, de Madrid ou de Londres. C’est cet héritage de la main et de l’œil qui doit être protégé, transmis, enseigné.

Plus quotidiennement, une civilisation, c’est aussi un florilège de goûts et d’odeurs : notre cuisine traditionnelle, fondée sur l’opposition du salé et du sucré, la diversité des produits de nos terroirs, l’inventivité de nos jeunes talents doivent être soutenus face à l’arrivée des nouveaux barbares qui envahissent nos villes dans les écœurantes effluves des chiche-kébabs et des Mac Do : invasion préparée dès les cantines publiques, scolaires ou hospitalières, par la normalisation, la banalisation du goût et la subordination aux interdits alimentaires de l’islam.

Une civilisation ? Un patrimoine et des paysages
4-Conques-300x201
Notre civilisation est aussi faite de nos paysages : ceux de nos campagnes, balisés de petits oratoires et de chapelles, près des anciennes sources sacrées ; ceux de nos villes où les clochers des églises et les tours des cathédrales rivalisent avec châteaux et palais pour constituer ce patrimoine dont les Français sont si fiers. Du Mont Saint-Michel à Chenonceaux, de Conques à Versailles, des calvaires bretons à la cité de Carcassonne, que de lieux chargés d’histoire, témoins de la virtuosité de nos artistes et de nos artisans !

L’islam ? Une civilisation qui s’est opposée à la nôtre depuis l’Hégire

La Grande Mosquée de Djenné (Mali)

La Grande Mosquée de Djenné (Mali)

Dans ce paysage, les mosquées n’ont pas leur place. Parce que leur architecture issue du désert est étrangère à la nôtre. Parce que l’islam n’est pas seulement une religion, réglant les rapports de l’homme et du sacré, mais aussi, et surtout, une civilisation contraire à la nôtre, qui n’a cessé de s’opposer à elle depuis l’Hégire. Contraire à la nôtre, par la confusion qu’elle entretient entre les domaines temporel et spirituel, alors que la séparation de ces deux domaines est la clé de voûte de la civilisation européenne, par sa prétention à égenter le monde et à considérer les non-musulmans comme des inférieurs, par la charia, loi islamique, qui est un véritable code civil et pénal contraire à notre droit sur de nombreux points, dont le droit de la famille ou le statut de la femme, par sa logique de termitière, négatrice de toute liberté individuelle.

Bien sûr, la liberté des cultes fait partie de nos traditions, mais elle ne doit aucunement conduire, comme c’est trop souvent le cas actuellement, à faciliter l’exercice du culte islamique par la mise à disposition de terrains sur lesquels s’élèveront des mosquées ou par l’octroi de subventions à des associations dont on ne sait jamais trop si elles sont culturelles ou cultuelles. Il serait pour le moins singulier que la République accorde à la religion musulmane des avantages que le principe de laïcité conduit à refuser aujourd’hui au christianisme, pourtant intimement mêlé à la culture européenne depuis près de deux millénaires. Il serait pour le moins étrange que des maires et des ministres qui persécutent les Témoins de Jéhovah ou les scientologues au nom de la lutte contre des sectes encouragent l’islam, religion porteuse d’une civilisation antagoniste de la nôtre.

Nous voulons que vive notre civilisation – la civilisation européenne d’expression française. Elle vivra tant qu’il y aura des hommes et des femmes pour la porter et pour relever les défis qu’elle doit affronter. Nous voulons qu’elle vive parce que c’est la nôtre, que nous en sommes les héritiers et que nous sommes redevables de cet héritage vis-à-vis de tous ceux qui nous ont précédés. Enfin parce que nous en sommes fiers. Oui, notre civilisation vaut la peine d’être illustrée et défendue parce que, de l’âge du fer jusqu’à l’atome, l’essentiel de ce qui s’est fait pour le devenir de l’humanité est issu de la civilisation européenne. Ex Occidente lux !

Jean-Yves Le Gallou

[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

22/03/2015 – PARIS (NOVOPress)
N’est-ce pas un formidable symbole de la modernité que de joindre, dans un temps extrêmement bref, l’appauvrissement d’une langue millénaire et belle comme aucune autre à l’obsession de tout ce que nous comptons d’élites de créer sans cesse de nouveaux langages compatibles avec leur quête illimitée du profit ?

Expliquons-nous. Il était un temps, bien peu éloigné, où ces ouvrages que l’on qualifiait de romans « populaires » étaient construits à partir des solides matériaux de la langue française, en respectant les non moins solides règles de l’artisanat littéraire. Ces romans, nouvelles, feuilletons, étaient lus par le petit peuple français, quand celui-ci existait encore en chair et non seulement dans le verbiage politicien. Nous pouvions alors parler de culture populaire sans rougir, car il existait bel et bien une culture très largement partagée. La langue française était une matière inaltérée, simplement retravaillée et affinée par la succession de quelques génies et d’une myriade de serviteurs attentionnés. Matière inaltérée mais vivante, organique. Une langue mâchée, digérée, chantée et criée à chaque étage des corps sociaux, de ces corps intermédiaires qui n’avaient pas encore été broyés par le jacobinisme niveleur. Une langue accentuée, parfois malmenée, mais avec quelle tendresse, dans nos provinces les plus contrastées.

Comme toute particularité, tout caractère trop fortement marqué, une telle langue, si exigeante et si jalouse, en somme si inégalitaire, devait disparaitre. De ce projet, nous pouvons constater l’indéniable succès. De haut en bas de la société, nous observons depuis les décennies 1950 et 1960 le profond déclin de notre langue. Au sommet de l’Etat, la richesse du champ lexical du président De Gaulle a laissé place à une affligeante pauvreté, tant dans les interventions de Nicolas Sarkozy que dans celles de François Hollande. Le dictionnaire Larousse se félicite d’ouvrir ses pages à « zénitude », « candidater », « vapoter » ou encore « iconique ».

Lire la suite

Grande-Bretagne : Une école enseigne l’anglais en langue étrangère

Grande-Bretagne : Une école enseigne l’anglais en langue étrangère

Parkinson Building, Université de Leeds

27/03/2014- LEEDS (NOVOpress)
Une école de la ville de Leeds, dans le Yorshire, a pris la décision radicale de proposer l’anglais en tant que seconde langue à ses 350 élèves, y compris ceux nés en Angleterre. La direction de l’école a justifié cette démarche en soulignant que leur maîtrise du langage était très mauvaise, même ses élèves originaires d’Angleterre.

La responsable de l’établissement, Mme Georgiana Sale, a indiqué qu’il fallait remettre en question nos habitudes d’enseignement si nous voulions améliorer le niveau général. Elle ajoute qu’un quart seulement des enfants présents ont l’anglais comme langue maternelle et que la moitié de ses élèves sont arrivés il y a moins de 4 ans. L’année dernière seul 25% de ces élèves âgés de 11 à 16 ans ont été capable de répondre au GCSE, un test d’évaluation nationale. C’est la plus mauvaise performance de toutes les écoles de la ville.

Cette école comporte 55 nationalités différentes venant du monde entier avec une prédominance de Roms. « L’autre problème, précise Mme Sale, est que la plupart des enfants sont illettrés en anglais mais aussi dans leur propre langue maternelle et qu’ils ne savent même pas tenir un stylo ». Quant aux enfants anglais, la directrice se rassure en disant que cela leur donnera l’opportunité de travailler leur grammaire et leur orthographe.

Lire la suite

Renaud Camus : "Parlons d’un art de mettre les pieds dans le plat"

Renaud Camus : « Parlons d’un art de mettre les pieds dans le plat » (première partie)

18/03/2013 – 09h00
PARIS (NOVOpress) – Auteur prolifique aux affinités sélectives, diariste infatigable depuis les années 1970, Renaud Camus a basculé il y a quelques années du monde reconnu de la « culture » à l’enfer des bien-pensants où doit être plongé quiconque blasphème contre la religion officielle des droits-de-l’homme, du mélangisme et du remplacisme. Et en ces différentes matières, Renaud Camus a beaucoup pêché. Convaincus, pour notre part, qu’il lui sera beaucoup pardonné, nous sommes allés à sa rencontre.

Vos premiers lecteurs sont, pour certains, désarçonnés par vos derniers ouvrages (essais comme journaux) et les plus récents s’étonnent de découvrir Tricks parmi la liste de vos œuvres. Quel regard portez-vous sur votre désormais longue production littéraire ? Quels fils directeurs y apercevez-vous ?
Oh, le problème, si c’en est un, a toujours existé. Il ne se pose pas seulement dans le temps, entre telle ou telle période de mes petits travaux, mais aussi, et plutôt, à l’intérieur de chaque période, entre les styles, entre les genres, entre les types d’écriture. Pour dire les choses différemment le phénomène n’est pas seulement diachronique mais aussi synchronique. Comme Pessoa je ne souhaitais pas être un écrivain mais aurais voulu en être dix, vingt, cent, une littérature à moi tout seul (la littérature d’un petit pays, tout de même…). Mon meilleur ami prétend néanmoins, à la lecture récente du Changement de peuple, que tout était déjà dans Passage, mon premier roman, il y a quarante ans : un livre de littérature “expérimentale”, comme on disait alors, constitué pour une grande part de citations, de phrases empruntées ici ou là. J’ai été ravi de cette remarque, bien entendu, mais elle m’a tout de même beaucoup étonné. À un mouvement fortement centrifuge, une production totalement éclatée, s’opposerait donc la résistance archaïque, au centre de cette nébuleuse, d’un auteur constitué, d’une personne véritable, de quelques obsessions majeures, qui sait. Mais les lecteurs de Passage et des premières Églogues ont été très étonnés et désarçonnés par Tricks, ceux de Tricks par Manières du temps ou par Éloge moral du paraître, ceux de Travers par Roman Roi, ceux de Buena Vista Park par La Dictature de la petite bourgeoisie, et ainsi de suite. Rien qu’à l’intérieur du journal les genres et les thèmes d’intérêt les plus éloignés coexistent, parfois sur une même page. J’ai dans mon lectorat de charmantes vieilles dames aux cheveux bleus qui adorent mes jolies descriptions de paysage et de châteaux et que certaines scènes de sexe, jadis, menaient au bord de l’apoplexie et de la fureur. Des jeunes gens intellectuels, passionnés de littérature à contrainte et de recherche formelle, qui ne jurent que par L’Amour l’Automne ou par L’Inauguration de la salle des Vents, ne peuvent pas croire que j’aie pu écrire des romans aussi traditionnels de facture que Roman Roi, déjà nommé, L’Épuisant désir de ces choses ou même Loin. Des puristes de la langue, épris de Syntaxe ou de mon Répertoire des délicatesses du français contemporain, n’entendent mot à Vaisseaux brûlés ou à mes divers hypertextes. Etc. Il me semble — mais est-ce bien à moi de le dire ? — que je me suis toujours intéressé à ce dont une société ne voulait absolument pas que ce fût dit, à ce que j’ai appelé pas trop euphoniquement le reste des opérations comptables du réel. En ce sens-là il n’y a rien d’étonnant que l’auteur de Tricks soit aussi celui du Grand Remplacement. Parlons d’un art de mettre les pieds dans le plat, si vous voulez.

Lire la suite

Les mots, la novlangue et les remplaçants

Les mots, la novlangue et les remplaçants

« Imbus de matérialisme et d’utilitarisme les tenants du Système qui nous oppresse tiennent le langage pour chose secondaire et négligeable.»

Bien que d’habitude on tienne les mots pour choses secondaires, négligeables, bien qu’on considère les questions qu’ils posent comme des questions byzantines, les mots – notre sang et notre sève – véhiculent un pouvoir plus que considérable : énorme, décisif ; un pouvoir qui découle non seulement de ce que les mots disent, mais de la façon dont ils le disent – c’est-à-dire de « l’aura poétique » qui entoure tout mot, y compris le plus banal.

Lire la suite

ecole

A Saint-Raphaël (Var), une école favorise le communautarisme [MàJ]

L'école favorise le communautarisme

L’école favorise le communautarisme

19/03/2013 – 15h00
SAINT-RAPHAËL (NOVOpress) – Un correspondant nous a fait suivre le courrier d’une autre école élémentaire (rédigé en français et en arabe) établissant que c’est bien au niveau national que l’école dite de la République favorise un communautarisme bien loin du discours officiel assimilationniste…

14/03/2013 – 15h00
SAINT-RAPHAËL (NOVOpress) – Suite à notre dépêche d’hier, nous avons reçu ces précisions de l’inspection d’académie dont dépend cette école :
– Il ne s’agit pas d’une initiative locale mais d’un cadrage national du dispositif d’enseignement des langues et cultures d’origine (Loi n°83 663 du 22 juillet 1983 et la circulaire n°83 165 du 13 avril 1983),
-Le caractère optionnel de cet enseignement est réservé aux élèves du CE1 au CM2.
-Cela concerne un enseignement prodigué par des enseignants étrangers mis à disposition par leur gouvernement respectif.

Ce qui n’enlève donc rien au caractère anti-assimilation d’une telle initiative…

Lire la suite

Tour de Babel en Angleterre : la justice suspendue faute d’interprètes

Tour de Babel en Angleterre : la justice suspendue faute d’interprètes

La tour de Babel vue par Pieter Bruegel l’Ancien via Wikipédia (cc)

13/03/2013 – 19h10
LONDRES (NOVOpress) – On ne saurait trouver meilleure illustration de la décomposition des États européens sous les assauts conjoints de l’immigration, du droit-de-l’hommisme et de la mondialisation libérale, sans oublier la cupidité de certains autochtones qui en profitent pour faire des millions faciles.

Lire la suite

Selon Jean‑Luc Mélenchon, l’arabe est une « langue commune » pour les Français

Selon Jean-Luc Mélenchon, l’arabe est une « langue commune » pour les Français

21/02/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – De retour de son voyage au Maghreb, pour faire une tournée des gauches locales, le président du Parti de Gauche s’enthousiasme des points communs qu’il voit aux deux rives de la Méditerranée. Selon Jean-Luc Mélenchon : « On a une langue en commun, deux ! D’abord, la langue française qui est très répandue, comme vous le savez [dans le monde arabe]. Et puis la deuxième, c’est l’Arabe. Parce qu’il y a aussi beaucoup de Français qui parlent arabe. »

Ce brillant esprit en a aussi profité pour faire le parallèle entre les islamistes d’Ennahda au pouvoir en Tunisie et le Front national.

Crédit photo : DR

[Lu sur le Net ] Des langues européennes menacées d'extinction numérique

[Lu sur le net] Des langues européennes menacées d’extinction numérique

Crédit photo : Jody Art via Flickr (cc)

03/10/2012 — 16h00
via Atelier.net Avec la digitalisation, certaines langues souffrent de ne pas assez être exploitées par le numérique. Elles pourraient disparaître de la Toile, ou tout du moins avoir une présence très limitée.

Certaines langues parlées par un faible nombre de personnes pourraient être menacées d’existence virtuelle. En effet, des scientifiques de l’Université de Manchester pour Text Mining (NaCTeM) qui font partie de l’équipe européenne de chercheurs META-NET (composé de 60 centres de recherche répartis dans 34 pays) ont conclu que l’assistance numérique est « inexistante » ou au mieux « faible » pour 21 des 30 langues européennes qu’ils ont étudiées. Leur étude a en fait évalué l’assistance technique linguistique pour chaque langue selon quatre critères différents : la traduction automatique, l’interaction vocale, l’analyse des textes et enfin la disponibilité des ressources linguistiques. Il en résulte que l’islandais, le letton, le lituanien et le maltais sont les langues les plus menacées de disparition. Le bulgare, le grec, le hongrois et le polonais sont également en danger. Quant au néerlandais, au français, à l’allemand, à l’italien et l’espagnol, ils sont considérés comme ayant « un soutien modéré ». Enfin, le basque, le bulgare, le catalan, le grec, le hongrois et le polonais se situent également dans l’ensemble des langues à haut risque.

Lire la suite sur www.atelier.net

CP : L’Education nationale attentive à l’apprentissage des langues !

CP : L’Education nationale attentive à l’apprentissage des langues !

08/03/2012 – 15h10
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
C’est une jeune mère de famille indignée qui a contacté lundi dernier Infos-Bordeaux. Dans le cahier de liaison de son enfant, son professeur lui remettait une note de l’Education nationale pour la rentrée en CP à l’école primaire publique David Johnston.

« A partir de la classe de CP, et sous certaines conditions, votre enfant peut recevoir à l’école l’enseignement de la langue turque, tunisienne, marocaine, algérienne ou portugaise » est-il précisé. Le ministre de l’éducation nationale avait pourtant déclaré que « l’école devait se recentrer sur les fondamentaux ».

Il est vrai que cet établissement scolaire est situé non loin du quartier multi-ethnique du Grand-Parc, qui a récemment défrayé la chronique avec l’annulation de l’achat d’un terrain qui devait héberger une mosquée.

Les Lettons refusent de prendre le russe comme deuxième langue

Les Lettons refusent de prendre le russe comme deuxième langue

20/02/2012 – 17h30
(NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
Un référendum portant sur la place de la langue russe en Lettonie a été organisé samedi. À une écrasante majorité, les deux tiers des votants ont refusé que le russe soit la deuxième langue officielle de la république balte.

Ce résultat a aussitôt été contesté par la Russie qui estime que ce référendum ne reflète pas la réalité.

Cette ancienne république de l’ex-URSS a souffert du joug soviétique pendant cinquante ans, période durant laquelle il était obligatoire de converser en russe dans tous les actes de la vie publique. Ce vote a été l’occasion pour les Lettons de rappeler que la langue fait partie de l’identité et du patrimoine national.
[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]
Photo : Riga. Crédit : OneRandomMonkey via Flickr (cc)

Grande manifestation en faveur de l'occitan le 31 mars à Toulouse

Grande manifestation en faveur de l’occitan le 31 mars à Toulouse

12/01/2012 – 19h30
TOULOUSE (NOVOpress) –  La Coordination « PER LA LENGA OCCITANA » organise le 31 mars prochain à Toulouse « une grande manifestation en faveur de la langue occitane ». En manifestant à « quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle et des élections législatives », le collectif d’organisation, « apolitique, composé uniquement d’associations culturelles, souhaite interpeler tous les candidats à ces élections sur les points » de son manifeste.  En parallèle, d’autres manifestations se dérouleront le même jour à Quimper, Bayonne et Perpignan.

Le manifeste : « Pour la reconnaissance de la diversité des langues et des cultures de la République française. »
La France reste le dernier grand État de l’Union européenne à refuser de reconnaître le droit des langues de son territoire et des cultures dont elles sont porteuses.
Sa politique centralisée et uniformisante à tous les niveaux, de l’éducation aux medias et à la vie économique, sociale et culturelle, conduit à la disparition de langues et de cultures qui appartiennent non seulement au patrimoine de la France comme le déclare la Constitution depuis 2008, mais aussi à la diversité et à la richesse des expressions culturelles de l’humanité.
Elle constitue aussi une atteinte à la dignité et une grave violation des droits des personnes des différentes communautés linguistiques, dénoncées régulièrement par les instances internationales.
Alors que l’élection à la présidence de la République se tiendra au printemps prochain, la société civile se mobilise, à travers les organisations des différentes régions. Elle demande aux autorités de l’État et à ceux et celles qui sollicitent les suffrages des citoyens :
− la reconnaissance de leurs droits et donc une loi pour garantir le droit à l’expression de leurs langues et cultures dans tous les domaines,
−    la ratification par la France de la Charte des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe, qu’elle a signée en 1999, mais non ratifiée.
Dans cet objectif, une campagne est organisée au cours des prochains mois et se traduira notamment par des grandes manifestations sous des formes diverses dans des villes de différents territoires le 31 mars 2012 : de Toulouse à Quimper, d’Ajaccio à Perpignan, de Strasbourg à Bayonne et à Poitiers ainsi que par différentes actions dans des régions d’Outre- mer.
Coordination « per la lenga occitana »

Crédit photo : DR

A Quimper la langue bretonne ne manque pas d’avocats

A Quimper, la langue bretonne ne manque pas d’avocats

25/12/2011 – 19h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) –
« C’est la première signature de la charte dans le monde du droit. Un petit événement ». Lena Louarn, présidente de l’Office public de la langue bretonne a salué comme il convient la signature, le 21 décembre dernier, de la charte Ya d’ar brezhoneg par le barreau des avocats de Quimper.

La charte, établie en 2001 par l’Office public de la langue bretonne, vise à promouvoir et développer l’usage de la langue bretonne dans la vie quotidienne des habitants de la Bretagne historique. Outre les collectivités, les entreprises privées et les associations peuvent adhérer à celle-ci dans le but de favorise l’utilisation de la langue bretonne dans la vie courante des employés, des clients ou des membres de l’association.

Désormais les avocats de Quimper rédigeront en français et en breton leur papier à en-tête, leurs invitations et leurs cartes de vœux,  ainsi que la signalétique de la Maison des avocats. Le bâtonnier du barreau de Quimper, Jean-François Moalic, a indiqué à Ouest-France que « le barreau a souhaité faire un geste fort. On souhaite contribuer, sans doute modestement, à promouvoir la langue bretonne ». Un membre du barreau, qui a fait part de son intention d’installer une signalétique en breton dans son cabinet, ne cache pas son intention de pouvoir à l’avenir  accueillir sa clientèle en breton.

Le français étant la seule langue autorisée devant les tribunaux, ce n’est cependant pas demain que les avocats pourront plaider en langue bretonne. Des plaideurs peuvent toutefois s’exprimer en breton, par le truchement d’un interprète, sous réserve que leur demande soit acceptée par le président d’audience, ce qui n’est pas toujours le cas.

Devant certains magistrats, en effet, la langue bretonne n’est pas toujours la bienvenue. On se souvient qu’en mars dernier, lors du procès de deux jeunes militants du collectif « 44=BZH » devant la cour d’appel de Rennes, le président de chambre Pierre Dillange avait sèchement renvoyé un témoin qui voulait s’exprimer en breton. « Votre audition est terminée. Je ne comprends pas le baragouin », avait déclaré le magistrat…

Ackles29 licence CC